Paris: échange violent entre Dati et Bernard Debré sur internet

Sur son blog, M. Debré a répliqué de manière cinglante à l’eurodéputée : « pendant au moins deux ans, tu as +tapé+ contre ton camp en injuriant le Premier ministre. Tu as choisi tes mots. Ils étaient tranchants, outranciers. Ils témoignaient d’une haine qui n’aurait jamais dû exister. Tu avais oublié que c’était ton Premier ministre. Tu avais oublié qu’il avait pendant plusieurs années supporté tes caprices ».

(…) S’adressant à Mme Dati, M. Debré accuse: « Tu as été aussi désignée maire du VIIème arrondissement par la grâce des puissants. »

Défendant longuement son « nom » et sa prestigieuse famille, M. Debré conclut : « Il n’est pas honteux d’avoir des parents irréprochables qui ont eu une seule devise : +servir+ ». Mme Dati, selon lui, a juste « envie de +(se) servir+ pour cultiver (sa) notoriété ».

Mme Dati a tenu à répondre sur son compte Twitter: « Les Français attendent autre chose que la vulgarité des propos d’un professeur de médecine! ». Et de persévérer: « Quelle image B. Debré veut donner de la droite parisienne par ses propos haineux et misogynes ? Contre cela, votez @brigitte_kuster! ».

L’Echo Républicain

(Merci à Flamand)

« Quand on vote FN, on a Taubira » (Copé)

Le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, a mis en garde  les électeurs tentés par le vote FN en affirmant que « quand on vote Front national, on a la gauche qui passe » et « on a (Christiane) Taubira », la garde des Sceaux, devenue la principale cible de la droite.

Hebergeur d'image

Lors des législatives, « la question est aussi de nous adresser à ceux de nos compatriotes qui ont voté Front national à la présidentielle et de leur dire ‘attention, l’expression du ras-le-bol, de l’exaspération a pour conséquence de faire passer la gauche, parce qu’il y a une alliance objective entre Marine Le Pen et François Hollande‘ », a-t-il dit lors d’une conférence de presse à l’Assemblée avec le président du Nouveau centre, Hervé Morin.

« Je dis aux Français qui ont envie de voter Front national qu’en votant Front national, on a la gauche qui passe. Donc, quand on vote Front national, on a Taubira et l’annulation des tribunaux correctionnels pour mineurs qui ont commis des actes passibles de plus de trois ans de prison », a-t-il affirmé.  »Donc j’invite à ce qu’on fasse très, très, très attention car ce vote pour les législatives est un vote capital pour l’avenir de notre pays« , a poursuivi Jean-François Copé. [...]

Le Figaro

Morano menacée par une triangulaire

Nadine Morano part favorite au premier tour des législatives dans la cinquième circonscription de Meurthe-et-Moselle, à Toul, mais la présence du Front national dans une triangulaire au second tour pourrait lui être fatale. L’ex-ministre de l’Apprentissage, proche de Nicolas Sarkozy, fait intensivement campagne depuis quinze jours, bien décidée à endiguer le vote FN, alors que Marine Le Pen avait recueilli plus de 24% des suffrages à la présidentiel le 22 avril dernier.

Hebergeur d'image

« Nous avons à parler à tous les Français. Arrêtons de parler du péril FN. J’ai à parler de sécurité, d’immigration », martèle celle qui avait repris cette circonscription rurale à la gauche en 2002. [...]

« Si l’on se fie aux dernières échéances électorales depuis deux ans, le bloc des gauches peut être supérieur à celui des droites », observe Etienne Criqui. « La véritable inconnue est celle de la possibilité d’une triangulaire : le cas échéant, elle pourrait être fatale à Mme Morano« , fait valoir le politologue. Il suffirait en effet que deux tiers des électeurs de Marine Le Pen à la présidentielle votent pour le candidat Front national, Olivier Prugneau, pour que celui-ci se maintienne au deuxième tour de la législative.

Cet enseignant, qui se définit comme « gaulliste de gauche », s’était fait connaître il y a dix ans en tant que secrétaire départemental du MRC de Jean-Pierre Chevènement. Candidat malheureux aux législatives en 2002, il avait ensuite soutenu le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan pour la présidentielle de 2007, avant de rallier le parti d’extrême droite. [...]

Le Figaro

Le Vaucluse laboratoire de la future droite ?

Bompard et Lombard inventent l’extrême-centre

Les signataires de cette charte, tous candidats aux législatives, de gauche à droite : Christophe Lombard (divers droite, sur la 2e), Astrid Ducros (sans étiquette, sur la 3e), Jacques Bompard (Ligue du Sud, sur al 4e), Patrick Gangloff (RPF, sur la 1ere)

Les signataires de cette charte, tous candidats aux législatives, de gauche à droite : Christophe Lombard (divers droite, sur la 2e), Astrid Ducros (sans étiquette, sur la 3e), Jacques Bompard (Ligue du Sud, sur al 4e), Patrick Gangloff (RPF, sur la 1ere) et François Vaute (RPF, sur la 5e) .

Une large union, des centristes à l’extrême droite, est-elle l’avenir de la droite ? C’est visiblement la conviction des cinq candidats aux élections législatives en Vaucluse qui ont signé hier matin, à Carpentras, une charte appelant au « rassemblement nécessaire et concret de toutes les droites et du centre dont la France a besoin ». Et d’en faire la démonstration puisque ces cinq-là appartiennent à des familles politiques aux valeurs en théorie inconciliables. Avec, en tête de ce quintette (à vent), Jacques Bompard, le maire d’Orange (Ligue du Sud), et Christophe Lombard, jusqu’à hier matin président départemental du Nouveau centre. Cet élu cavaillonnais, qui s’oppose dans cette élection au sortant UMP Jean-Claude Bouchet, vient en effet de démissionner de ses fonctions, pour « se mettre en conformité » avec la philosophie de ladite charte.

La Provence

La responsable CPNT de la Somme rejoint le FN

La figure de proue du mouvement de chasseurs de la Somme depuis dix ans CPNT (Chasse, Pêche, Nature et Traditions), rallie le FN pour les législatives des 10 et 17 juin dans la Somme.

Nathalie Huiart sera dans la 3e circonscription face au député UMP sortant, Jérôme Bignon. Qu’elle accuse d’avoir fait aux nemrods «un chèque en bois » en 2007.

Courrier Picard

(Merci à Antibarbare)

Les candidats UMP dépassés par leurs propres électeurs !

Lancés sur le terrain depuis deux semaines, les candidats UMP à l’Assemblée nationale n’en reviennent pas : leurs électeurs sont plus à droite qu’eux. Résultat : même les tenants d’une droite modérée ont décidé de remettre à juillet leurs critiques sur la stratégie électorale de Sarkozy et de continuer sur la même voie pour les législatives.
[...]

« Pour une fois, Copé n’y est pour rien, lui voulait faire campagne sur le vieux projet, son projet, adopté par l’UMP il y a huit mois, rapporte un membre du comité stratégique de l’UMP. Mais Juppé et d’autres lui ont tordu le bras devant tout le monde pour l’obliger à reprendre le temps des législatives les thématiques de Sarko ! »[...]

Affolés par les risques de triangulaires avec le FN, abasourdis par le discours à droite toute de leurs électeurs,

de nombreux députés sortants acceptent donc, par stratégie électorale, de reprendre à leur compte les propos de Sarkozy sur l’immigration à réguler et l’assistanat à éradiquer.

« Il faut voir ce qu’on entend sur le terrain, les gens ne sont plus choqués par le discours de Marine Le Pen… »,

confie, gêné, un ex-ministre candidat à sa réélection. [...]

Marianne2

Gouvernement, FN et législatives : Bougrab face à M Caresche

(…) FRONT NATIONAL

J. B. : « On assiste à un phénomène européen. Je ne crois pas qu’il y ait une spécificité française, il suffit de regarder les Pays-Bas ou la Grèce où vous avez des représentants d’un parti nazi à l’Assemblée. Aujourd’hui il y a un phénomène, une montée des populismes en Europe, et je pense qu’à force de penser que c’est un vote protestataire, que c’est un vote pour renverser la table, on en vient à ignorer les causes profondes qui font qu’en France 30 % de l’électorat va voter pour des partis extrémistes, que ce soit à droite ou à gauche. Donc ça veut dire qu’on doit vraiment changer de logiciel. »

C. C. : « Je crois qu’il y a une coupure entre une France qui est assez intégrée dans la mondialisation, qui la vit de manière plutôt positive (…), et une partie de la population qui se sent totalement à l’écart de la mondialisation, qui pense qu’elle est un élément qui les fragilise, qui remet en cause leur mode de vie. C’est cette coupure qu’il faut essayer de résorber en s’adressant à eux mais sans mettre en opposition les uns avec les autres. Pas un discours sur la recherche de boucs émissaires. »

MÉLENCHON VS LE PEN

C. C. : « Je comprends sa volonté de planter le drapeau de la gauche face à ce populisme de droite ou d’extrême droite et, en même temps, je me dis que ça fait aussi le jeu du Front national, parce que ça le met finalement aussi beaucoup en valeur et ça met en valeur ses thématiques sur le plan médiatique. »

J. B. :

« Cette théâtralisation de la vie politique, en disant « on va planter un drapeau rouge à Hénin-Beaumont », ça devient presque ridicule.

On a l’impression que c’est une volonté d’exister après une campagne présidentielle qui a été un échec, parce qu’il espérait être devant le Front national, et ça n’a pas été le cas. Cette théâtralisation, c’est justement ce qui est rejeté par les Françaises et les Français. »

Le Monde