Une journaliste infiltrée au cœur du Front National

La journaliste Claire Checcaglini témoigne dans un livre, Bienvenue au Front – Journal d’une infiltrée, qui sort le 27 février aux éditions Jacob-Duvernet.

Pendant huit mois, cette jeune femme de 35 ans a milité dans les Hauts-de-Seine et a gravi un à un les échelons du parti. Au point même de se voir proposer par Marie-Christine Arnautu, la vice-présidente du FN, de participer aux prochaines législatives, à Paris. [...] Elle écrit qu’elle se rend compte très vite, comme elle s’y attendait, que la stratégie de dédiabolisation du FN est une façade. [...]

Ce qui est très désarmant ce sont les paradoxes des militants. Trois membres de la famille de mon secrétaire départemental, qui est d’origine juive, ont ainsi été déportées pendant la deuxième guerre mondiale.

Le Figaro

(Merci à Stormisbrewing)

Débat Marine Le Pen/Mélenchon : le Front de gauche joue la provocation (màj)

Addendum 22/02/12

22 mai 2002, quand Jean-Luc Mélenchon se faisait tancer par une jeune femme débutant alors la politique…

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Le Front de Gauche a ironisé aujourd’hui sur « Marine la pétoche », après le refus réaffirmé par la candidate du Front national à la présidentielle de débattre avec Jean-Luc Mélenchon. « Disparue Marine Le Pen, voici maintenant Marine la pétoche ! », écrit Ian Brossat, l’un des animateurs du Front de gauche (PCF et Parti de gauche).

Selon lui, Marine Le Pen « veut être présidente de la République, mais à la moindre contradiction, elle se défile ». « La méthode du Front de gauche, qui consiste à ne plus céder un pouce de terrain face aux idées de la haine, a porté ses fruits », poursuit-il. [...]

Le Figaro

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Addendum 21/02/12

Marine Le Pen, candidate du FN à la présidentielle, a déclaré aujourd’hui qu’elle ne débattrait pas avec le champion du Front de Gauche jeudi soir sur France 2, alors que la chaîne avait confirmé la veille leur face-à-face.

« Pourquoi M. Mélenchon veut-il à tout prix débattre avec une semi-démente? », a demandé Marine Le Pen sur France Inter, faisant allusion à une déclaration de campagne à son propos de l’eurodéputé et co-président du Parti de Gauche. [...]

« M. Mélenchon essaye de s’accrocher à moi et se présenter comme mon meilleur adversaire pour pouvoir profiter un peu du vent qui me porte », a poursuivi Mme Le Pen. « Ça ne m’intéresse pas beaucoup et je n’ai pas envie de débattre avec quelqu’un qui m’insulte sur toutes les estrades de France ». « Donc, c’est non », a-t-elle conclu sur ce point.

Le Figaro

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Addendum 20/02/12

Marine Le Pen (Front national) et Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) débattront bien jeudi soir lors de l’émission « Des Paroles et des Actes » sur France 2, alors que l’incertitude planait sur cette confrontation depuis la semaine dernière.

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« France 2 a confirmé le débat face à Marine Le Pen », a indiqué lundi à l’AFP le service de presse du candidat du Front de gauche (FG).  Jeudi dernier, le FG avait annoncé que Jean-Luc Mélenchon avait accepté une invitation à débattre avec Marine Le Pen sur France 2, mais le FN avait fait savoir qu’elle refusait ce duel et préférait être confrontée à un responsable UMP ou PS.

Le Figaro

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«Pourquoi M. Mélenchon à chaque fois ?» Le Front national a fait savoir ce jeudi que Marine Le Pen, invitée de l’émission «des Paroles et des Actes» sur France 2, le jeudi 23 février, ne veut pas du candidat du Front de gauche pour contradicteur. Jean-Luc Mélenchon avait lui accepté l’invitation.

Et pourquoi pas Ségolène Royal?

Interrogé par le Parisien.fr, le directeur des relations presse de Marine Le Pen, Alain Vizier, justifie ce rafus «parce qu’elle a déjà débattu avec lui». «Pourquoi recommencer le même débat ?» s’interroge-t-il. Les deux candidats s’étaient déjà confrontés en duel sur BFM TV en février 2011. «La classe politique française est quand même un peu plus large», fait valoir Alain Vizier. Il explique que «Marine Le Pen veut quelqu’un de l’UMP ou du PS», avant d’évoquer le nom de Ségolène Royal, «entre autres». «Ce serait intéressant», juge-t-il.

Selon le Front de gauche, «elle se dégonfle» [...]

Le Parisien

Bardot demande aux maires de parrainer Marine Le Pen (màj)

Addendum 22/02/12

La lettre manuscrite de Brigitte Bardot

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Brigitte Bardot s’engage pour Marine Le Pen. Ce mardi soir, « BB » a mis la dernière main depuis sa propriété de La Madrague, à Saint-Tropez, à une lettre en forme d’appel aux élus à qui elle demande d’apporter leur parrainage à la candidate du Front National.

Nice Matin

« Moi manger de la viande halal ou casher, je m’en fous ! » (Maillot/RMC)

Les GG de RMC débattent une nouvelle fois sur le polémique du halal. Avec Johnny Blanc, Jacques Maillot et Rama Yade.

« Moi pour acheter de la bonne viande, je vais dans une boucherie halal régulièrement. Ça ne m’empêche pas de dormir. Moi ce que je veux, c’est de la viande de qualité à un prix correct. » – Catherine

« Front national: voyage dans l’ordinaire raciste » (vidéo)

Pendant huit mois, la journaliste Claire Checcaglini a infiltré le Front national et gravi les échelons du parti d’extrême droite. Mediapart publie les bonnes feuilles de son livre, Bienvenue au Front – Journal d’une infiltrée, qui sortira le 27 février aux éditions Jacob-Duvernet. Il y apparaît clairement la stratégie de dédiabolisation du FN : la laïcité défendue mordicus n’est qu’une façade « pour les Français qui croient encore, ces cons-là, que l’islam est une religion ». Pour le reste, islamophobie et racisme quotidien organisent les engagements militants.

Mediapart

http://www.dailymotion.com/video/xow331

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L’équipe de la PMI incendiée des Tarterêts ne veut pas abandonner la cité à sa dérive

Tristes, en colère, mais pas abattues. Depuis l’incendie criminel qui a rendu inutilisable le centre de protection maternelle et infantile (PMI) du quartier des Tarterêts, l’une des trois zones urbaines sensibles (ZUS) de Corbeil-Essonnes (Essonne), les femmes qui composent exclusivement l’équipe médicale ne baissent pas les bras. Le feu, déclenché par le jet d’un cocktail molotov le 7 février, leur a pourtant enlevé le site d’un travail auquel certaines ont voué des dizaines d’années de leur carrière. Comme il a retiré aux Tarterêts l’un des derniers espaces de vie collective de cette cité accablée par la violence.

(…) Il y a plusieurs années déjà, elles avaient alerté les élus sur la hausse croissante du sentiment d’insécurité et les risques liés à l’enclavement de la PMI « en plein milieu des tours ». « Après l’incendie, la mairie n’a pas eu un mot pour nous. Même après l’agression de Florence [l'un des médecins], la mairie n’est jamais venue » déplorent-elles.

« Au début, les voitures brûlaient, puis il y a eu des agressions contre le personnel, et l’année dernière la devanture de la PMI a été criblée de balles », détaille la directrice.

Florence Lelièvre pourtant n’est « pas du genre fragile », comme elle dit. Malgré ses 33 ans, elle a exercé dans de nombreuses cités de l’Essonne, la Grande Borne à Grigny par exemple, pas réputée pour sa quiétude. En mars 2011, elle a été agressée aux Tarterêts. « Un gamin de quinze ans et deux plus grands », se souvient-elle. Un choc pour elle comme pour l’équipe, qui ne l’a pas empêchée de revenir travailler à la PMI. Mais « après les coups de feu, j’ai demandé à ne pas y retourner. C’était trop, et je voulais faire pression sur les élus pour qu’ils prennent conscience de la situation. Ça n’a servi à rien ! »

(…) Mais le souvenir encore frais des violences laisse vite place à l’évocation des bons moments. « Les jeunes venaient chercher des capotes, d’autres venaient se faire soigner après avoir joué au chat et à la souris avec la police », sourit Isabelle. (…)

http://img525.imageshack.us/img525/1503/16450023ac92lebureaudes.jpg

« C’était un coup de pression contre la mairie », avance l’une d’entre elles. Et d’expliquer comment Serge Dassault, maire de la ville entre 1995 et 2009, a introduit le clientélisme avec une partie de la jeunesse des Tarterêts. « Et avec Bechter ? », demande-t-on, en faisant allusion au bras droit de Serge Dassault qui a pris la mairie en 2010. « Bechter et Dassault, c’est comme Poutine et Medvedev ! »

(…) « Je voulais faire une tribune dans Libération, raconte-t-elle. Cela fait dix ans que j’y pense, mais je ne l’ai jamais fait : je ne veux pas faire monter le Front national. Il y a eu un article sur le site du Parisien au sujet de l’incendie, il n’y a quasiment que des commentaires racistes », déplore-t-elle.(…)

Le Monde


 

 

Bruno Roger-Petit : Ruquier, Polony et Pulvar ont-ils été piégés par Marine Le Pen sur France 2 ?

En recevant Marine Le Pen à On n’est pas couché, Laurent Ruquier et ses acolytes ont opté pour la banalisation plutôt que l’agression. Compte tenu des polémiques précédentes, ils n’avaient pas le choix. Ont-ils été piégés et ont-ils échoué là ou Anne-Sophie Lapix avait réussi ?

Opération banalisation réussie sur France 2 et chez Laurent Ruquier pour Marine Le Pen. Il ne s’est rien passé, ou si peu, sur le plateau de l’émission de Laurent Ruquier sur France 2. Rien, ou pas grand chose. Marine Le Pen a pu s’y exprimer tranquillement, comme si de rien n’était, et comme l’avaient annoncé les représentants du Front national dès l’enregistrement de l’émission terminé, jeudi soir, tout s’est passé entre gens de bonne compagnie. Courtoisement. Cordialement. http://img718.imageshack.us/img718/7609/88197211.jpg

(…) De cet épisode on retiendra la leçon suivante : si, à l’instar d’Anne-Sophie Lapix, Laurent Ruquier et Audrey Pulvar (posture plus problématique pour Audrey Pulvar, journaliste professionnelle, que pour Laurent Ruquier, humoriste et animateur de télévision) n’avaient pas affiché au préalable une révulsion totale de Marine Le Pen, révulsion affirmée, confirmée et revendiquée depuis des semaines, ils ne seraient pas trouvés dans la terrible tenaille dialectique qui les a contraints à opter pour le moindre mal et à faire, selon la formule consacrée, « le jeu du Front national ».

La meilleure arme médiatique contre Marine Le Pen, c’est donc le journalisme, façon Anne-Sophie Lapix, et c’est finalement une bonne nouvelle pour le journalisme, le seul, le vrai.

Atlas info

Gilles Pargneaux (PS 59) : « Le FN est un parti fascisant » (vidéo)

Marine Le Pen organise la convention de Font National à Lille Grand Palais. Le PS local l’accuse de venir chercher des électeurs sur les terres socialistes et n’apprécie pas. Explications avec Gilles Pargneaux, premier secrétaire PS du Nord, qui incite à manifester contre la convention du FN. (GrandLilleTV, 17/02/12)


Marine Le Pen / Convention FN de Lille : Le PS… par GrandLilleTv

Rappel historique avec Eric Zemmour…

La Réunion : Beaucoup de reproches adressés au FN peuvent facilement se retourner contre ses adversaires locaux

Que reproche-t-on exactement au Front national : racisme, xénophobie, haine de l’immigré, apologie de la préférence nationale… ?

C’est là qu’il convient de ne pas s’enfermer dans des schémas simplistes, car l’on se rend compte très rapidement que nombre des reproches adressées au FN peuvent facilement se retourner contre bien de ses adversaires locaux.

Quelques exemples : on reproche au FN racisme et xénophobie. Mais qu’en est-il des sentiments envers les Comoriens et les métros par exemple ?

Est-ce que je rêve quand je lis sur les murs : « Comoriens (ou zoreils) dehors » ?

Est-ce que j’ai rêvé quand j’ai entendu sur Freedom (eh oui, c’est la voix du peuple) une brave dame proclamer qu’on devait refuser de vendre des terrains à bâtir aux métros pour qu’ils ne puissent pas s’installer à La Réunion ? Et combien d’autres exemples que chacun connaît mais que l’on tait pudiquement.

(…) et quand on nous vante à grands cris le bien vivre ensemble que l’on dit fleurir à La Réunion, il faut bien avouer que ce bien vivre supporte – apparemment très bien ! – certaines exceptions.

L’immigré n’est pas nécessairement bien vu à La Réunion et le zoreil est souvent accusé de venir voler le travail des Réunionnais.

Quant à la préférence nationale, reprochée au Front national, elle existe bien ici, mais rebaptisée préférence régionale… (…)

Le Quotidien de La Réunion

 

Médiapart interdit de séjour à la convention présidentielle du FN de Lille

Le Front national a décidé de choisir dorénavant les médias et les journalistes autorisés à couvrir ses activités et sa campagne électorale. De ce choix, qui viole la liberté de la presse, Mediapart est la première victime qui s’est vu interdire de suivre la « convention présidentielle » de Marine Le Pen, ce week-end à Lille.

Ce mercredi, nos journalistes ont donc appelé plusieurs responsables du Front national pour préparer ce sujet. Alain Vizier d’abord, contacté par mail au sujet du déroulement de la convention. Puis Steeve Briois, appelé pour l’informer de notre venue et lui demander de nous mettre en contact avec des militants de Lille. Sa réponse a été lapidaire : pas question que Mediapart couvre cette convention ou rencontre des militants. « Je prendrai grand soin à vérifier que vous ne pourrez pas rentrer dans la convention, j’en fais une affaire personnelle », a-t-il précisé.

 Il n’a jamais été question pour nous de boycotter le Front national. Mais bien au contraire, de raconter son électorat, son fonctionnement, de décrypter ses stratégies, son idéologie, ses propositions. Pour mieux en cerner les menaces et les dangers…

 

Médiapart

 

 


Les quartiers populaires, bastions de gauche sensibles aux idées de droite

Importance accordée à la famille, respect des traditions, goût pour l’entreprise: la banlieue, traditionnellement ancrée à gauche, n’est pas insensible aux valeurs de la droite, même si cette dernière peine à s’implanter, estiment experts et élus.

« Les habitants de banlieue ont longtemps été encadrés politiquement et socialement par le PC ou le PS », rappelle Jérémy Robine, chercheur à Paris-VIII et auteur de « Les ghettos de la nation ».

Les habitants des cités ont majoritairement voté Ségolène Royal à la présidentielle de 2007. « Chez les descendants d’immigrés africains ou maghrébins, le taux s’est même élevé à 80% », note Vincent Tiberj, chercheur à Sciences-Po et spécialiste du vote des banlieues.

Un score record qui masque une autre réalité: l’érosion du vote de gauche dans les quartiers populaires, au-delà des rendez-vous électoraux à forte charge symbolique. (…)

« Les gens ne sont pas dupes dans les quartiers populaires, ils voient que la gauche n’a rien fait pour eux », renchérit Lucien Kemkeng, conseiller municipal à Sèvres et président du Cercle de la Diversité, mouvement affilié à l’UMP.

Dans un rapport publié au printemps 2011, intitulé « Gauche, quelle majorité électorale pour 2012? », le cercle de réflexion Terra Nova, proche du PS, avait constaté cette « rupture ».

« La classe ouvrière n’est plus le coeur de la gauche, elle n’est plus en phase avec l’ensemble de ses valeurs », notaient les auteurs.

Parmi ces « valeurs »: l’importance accordée à la famille et aux traditions. « En banlieue, l’autorité des parents est incontournable », souligne Camille Bedin, secrétaire nationale UMP à l’égalité des chances et auteur de « Pourquoi les banlieues sont de droite ».

« Les jeunes ne souhaitent pas faire table rase du passé. Ils respectent beaucoup les traditions, notamment religieuses », poursuit la militante.

Au-delà des valeurs morales, c’est le rapport à l’économie qui est en jeu. « Dans les quartiers, il y a un taux de création d’entreprise deux fois plus élevés qu’ailleurs », complète Camille Bedin.

« Les jeunes des quartiers rêvent de travailler dans la finance et le commerce… L’argent ne leur fait pas peur. » (…)

Le Point

Bouches-du-Rhone : accords EELV-PS contre le FN

Europe Ecologie-Les Verts présentera 13 candidats sur 16 circonscriptions aux législatives dans les Bouches-du-Rhône, offrant son soutien à trois candidats socialistes « écolo-compatibles », résultat d’un accord PS-EELV obtenu aux forceps par les responsables nationaux des partis.

Parmi ces 13 candidats, figurent la magistrate Laurence Vichnievsky, qui se présente à Marseille dans la première circonscription, Sébastien Barles, porte-parole d’EELV en Paca (4e circ.), Karim Zéribi, président de la Régie des transports de Marseille (7e circ.) et les médecins Pierre Souvet et Patrice Halimi, fondateurs de l’Association santé environnement France (Asef) (12e et 14e circ.).

(…) « Sur les circonscriptions où il y avait un risque réel d’élimination d’un candidat de gauche du second tour, du fait de la présence très forte du Front national et de l’atomisation possible de la gauche, on a trouvé un accord partiel avec le partenaire socialiste qui pourra être élargi à terme avec le Front de Gauche sur six circonscriptions ».

Il a néanmoins jugé que « ce type de négociations d’appareils n’est pas sain »: « Nous n’y sommes pas favorables. Il faut respecter le pluralisme et arrêter ces négociations d’appareils ».

Les trois écologistes qui seront soutenus par le PS sont Pierre Sémériva (6e circ.), Denis Grandjean (9e) et François-Michel Lambert (10e).

EELV soutiendra en retour trois socialistes: l’avocat Jean-Pierre Mignard (2e circ.), le président de Terra Nova Olivier Ferrand (8e) et la conseillère régionale Gaëlle Lenfant (11e).

Maritima

On n’est pas couchés : aucune exigence de Marine Le Pen

Marine Le Pen n’a posé aucune exigence pour venir chez Laurent Ruquier qui n’a pas modifié le déroulement de son émission enregistrée le 16 février au Moulin-Rouge

Marine Le Pen, viendra jeudi 16 février au Moulin-Rouge, à 20h30, pour participer à l’enregistrement d’On n’est pas couché, diffusée ce samedi sur France 2. La candidate du Front national à l’élection présidentielle sera interrogée pendant dix minutes, tout au plus, par Laurent Ruquier, au cours d’un tête-à-tête très attendu, les deux protagonistes, c’est un euphémisme, ne s’appréciant guère.

Audrey Pulvar et Natacha Polony questionneront ensuite Marine Le Pen pendant 30 minutes sur des questions générales qui n’ont pas été communiquées au Front national. Marine Le Pen ne les a d’ailleurs pas demandées, ses représentants ayant seulement fait savoir qu’elle entendait parler de son dernier livre et des thèmes porteurs du Front national. Cette intervention d’une durée de 40 minutes sera donc réalisée, dans les conditions du direct, et ne devrait donner lieu à aucun montage. [...]

« À aucun moment, nous n’avons voulu nous substituer à la production de l’émission, assure de son côté, Bruno Bilde, directeur de la communication du Front national. Toute cette polémique n’a pas lieu d’être. Lorsque nous avons reçu cette invitation, nous avons seulement voulu nous assurer que l’intervention de Marine Le Pen, comme pour toutes les personnalités politiques reçues dans cette émission, se déroulerait bien dans les conditions du direct. Nous avons également souhaité nous assurer que Marine Le Pen ne serait pas confrontée à une salle hostile et qu’elle pouvait être accompagnée par son staff de campagne. Ce qui sera le cas, comme nous l’a confirmé la société indépendante de la production qui gère les invitations du public. Il n’y a donc eu aucun problème particulier dans la préparation de cette émission. »

Laurent Ruquier avait, lui aussi, banalisé cette confrontation sur Canal+ : « Si vous me demandez si j’avais envie d’inviter Marine Le Pen avant, non. Parce que je n’ai pas de raison. Après, non plus. Mais dans le cadre de la campagne électorale et dans le cadre de l’équité du temps de parole et des règles démocratiques, je n’ai aucun souci avec ça. » L’information propagée par le jdd.com, selon laquelle Laurent Ruquier et Marine Le Pen était à la veille d’un clash, était donc, selon les protagonistes, inexacte, même si elle a donné lieu à un buzz sur le Net. En revanche, on peut s’attendre, étant donné le délai de 48 heures entre le tournage et la diffusion d’On n’est pas couché, à quelques fuites sur la Toile.

Le Figaro

En France voisine, ils votent Front national et ils assument

Grande Rue, à Cluses, face à la mairie. Une voiture heurte une jeune femme engagée pourtant sur le passage piéton. Elle se relève un peu groggy et la hanche douloureuse. Le conducteur, loin de s’arrêter, appuie sur l’accélérateur. «Sale bougnoule!» crie la femme. Sa colère est pour le moins légitime mais pourquoi ne pas avoir lancé le traditionnel «sale chauffard!»?

«Je l’ai vu, il conduit presque allongé derrière son volant, les Arabes font tous ça, la nuit ils tracent à 150 et la police ne fait rien, par contre si je stationne à 22 heures devant la mairie, dans les dix minutes j’ai une amende.»

Cluses (18 000 habitants), à 50 km de Genève, est la quatrième ville de Haute-Savoie et celle où le Front national (FN) réalise ses plus gros scores départementaux. Les 40% sont parfois atteints lors des scrutins locaux. La crise a frappé la capitale du décolletage, le bassin de l’Arve enregistre 5300 sans-emploi. Le quartier populaire des Ewües abrite une population essentiellement d’origine maghrébine. Les grands-parents et les parents qui formaient le gros de la main-d’œuvre regardent de loin les jeunes livrés à une oisiveté «mauvaise», dit Abdelmalek. (…)

Insécurité, défiance et racisme, comme dans de nombreuses villes de France la situation joue pour l’extrême droite et Dominique Martin, le patron départemental du FN, conseiller municipal de Cluses et conseiller régional Rhône-Alpes. A deux mois de l’élection présidentielle où Marine le Pen est créditée de 15 à 20% des voix, l’élu est à la fois à Paris – il est l’un des bras droits de la candidate – et au pied des HLM de sa commune sitôt qu’il se passe quelque chose.

«La drogue circule, des vieilles dames se font jeter à terre et il y a du racket devant l’école catholique où mon fils est scolarisé», dénonce-t-il. Il poursuit: «On dit que cette région est calme, sans gros problème, plutôt nantie, allez voir la queue devant les Restos du Cœur!»

Eduqué en Suisse, au Petit-Lancy (GE), Dominique Martin envie l’UDC qui peut aller loin dans la provocation lors des campagnes électorales.«En France, on finirait en taule avec leurs affiches sur les minarets ou avec le mouton noir.» (…)

Christelle Borguiet, 28 ans, vivait encore à Marseille il y a six mois de cela. Elle est montée à Evian pour cause de «mauvaise qualité de vie dans le sud». «Les Maghrébins là-bas te traitent de jambon-beurre et le logement social est pour eux.

Quand Jean-Marie Le Pen est passé au second tour en 2002, la cité a été silencieuse pendant une semaine, ils avaient très peur», raconte-t-elle. (…)

Le Temps

Nîmes : Julien Sanchez (élu FN) empêche l’UMP d’entrer dans un lycée

Communiqué de Presse de Julien Sanchez, conseiller régional de Languedoc-Roussillon, membre du Comité Central du FN :

Julien Sanchez, conseiller régional de Languedoc-Roussillon, se félicite d’avoir obtenu l’annulation de l’intervention devant des élèves au sein du Lycée Albert Camus de Nîmes de l’assistante parlementaire du député UMP Nouveau Centre Yvan Lachaud.
Intervention qui risquait bien évidemment (volontairement ou involontairement) en pleine campagne électorale de bafouer le principe de neutralité politique et donc d’égalité qui doit prévaloir au sein de l’Education Nationale.
Il remercie les élèves et parents d’élèves vigilants qui lui avaient signalé la participation de cette personnalité politique sans débat contradictoire.

Julien Sanchez rappelle que le Front National Nîmois ne laissera rien passer dans ce domaine. L’absence de neutralité et la démocratie bafouée : « YA BASTA » comme ils disent !

Avec les parents d’élèves et les élèves de bonne volonté, il se battra dans toutes les écoles, les collèges et les lycées concernés pour dégager l’UMPS et les associations parasites, irresponsables et pro-immigration qui parlent aux élèves et cherchent à les influencer sans débat contradictoire plusieurs fois par an.

L’Education Nationale est aussi NOTRE Education Nationale à nous élèves ou parents d’élèves électeurs du Front National qui représentons à Nîmes 40 à 45% des voix !

Julien Sanchez remercie enfin le Proviseur pour sa sagesse et sa diligence qui permettent d’éviter à des parents indignés de demander à leurs enfants (tout aussi indignés) de procéder à un enregistrement sonore de l’intervention de l’assistante du Député Lachaud dans le but de la faire étudier par des juristes.

L’UMP et le PS ne veulent plus d’opposition

Christophe Barbier explique la frilosité des maires en raison des rétorsions de leurs Conseils Généraux respectifs et également à quoi ressemblerait une Présidentielle  sans le Front National.

http://www.dailymotion.com/video/xnaqib

FN Infos 80

« Les jeunes avec Marine » (Radio Courtoisie)

« Le Libre Journal des Lycéens » du samedi 11 février. Une émission diffusée sur Radio Courtoisie, animée par Romain Lecap.

Campagne électorale oblige, le Libre Journal des lycéens reçoit Julien Rochedy, président des Jeunes avec Marine.
Libre Journal