Rose Mafia : Le livre choc de l’ancien maire PS d’Hénin-Beaumont

L’ancien maire d’Hénin-Beaumont, Gérard Dalongeville, décrit dans un livre choc à paraître jeudi des malversations dans le Pas-de-Calais destinées à financer le PS local. Alors qu’il est toujours sous contrôle judiciaire pour détournement de fonds publics, il revient en détail sur ses précédentes accusations émises à la justice sur le « fonctionnement du système de corruption organisé par les élus socialistes » dans le département.

France Soir

(Merci à Bagadou)

Les Frégates de Taïwan (MàJ)

La corruption généralisée et institutionnalisée au cœur de la République, expliquée à travers l’histoire incroyable des Frégates de Taïwan.

Ce scandale est la mère de toutes les affaires de corruption contemporaines, de la mort du Capitaine Yin en 1993 jusqu’à la terrible sentence judiciaire de 2010 aux dépens de la France, sans oublier les affaires Clearstream et Karachi.

Après la parution du livre de Pierre Péan et la mise en examen de Nicolas Bazire, cette vidéo, fruit d’un long travail d’investigation et de synthèse, est particulièrement didactique.

Partie 1 : « De l’argent il y en aura pour tout le monde »

Suite et commentaires sur Fortune

Eric Woerth aurait bien bradé l’hippodrome de Compiègne

Selon un rapport d’experts dont Mediapart révèle les conclusions samedi 21 janvier, Eric Woerth aurait bien bradé le terrain de l’hippodrome de Compiègne quand il était encore ministre du budget, en mars 2010.

Les experts désignés par la Cour de justice de la République (CJR) début 2011 estiment que les 57 hectares de terrains valaient entre 8 et 10 millions d’euros quand ils ont été vendus pour 2,5 millions d’euros à la Société des courses de Compiègne.

Les trois experts (un géomètre, un spécialiste des questions forestières et un expert en évaluation de biens immobiliers) « critiquent également la cession de gré à gré des terrains, qui a empêché toute mise en concurrence », écrit Mediapart. [...]

Le Monde (Merci à Happy Collider)

Eva Joly cherche une assurance «moins de 5%»

L’équipe d’Eva Joly voudrait assurer l’écologiste contre le risque d’un score inférieur à 5% à la présidentielle, qui aurait des conséquences financières pour le parti.

Comme aucun assureur français n’est prêt à signer, elle cherche depuis un mois à l’étranger. Cette «assurance moins de 5%» pourrait bien être remboursée par l’Etat.

Mediapart

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[...] Son mandataire financier a chargé «un professionnel, dont c’est le métier, de chercher» un accord avec une société française ou étrangère.

Le site rappelle que les candidats qui échouent à franchir ce seuil voient leurs dépenses de campagne remboursées par l’Etat à hauteur de 800000 euros seulement, contre 8 millions d’euros s’ils dépassent 5% des suffrages (et presque 11 millions s’ils atteignent le second tour).

Or l’équipe d’Eva Joly a prévu d’engager 2 millions d’euros au fil de sa campagne, dont 1,8 million emprunté aux banques.

Cette idée d’«assurance moins de 5%», Yves Contassot a confié à Mediapart l’avoir chipée à Jean-Pierre Chevènement, qui l’a expérimentée en toute discrétion à la présidentielle de 2002 (qu’il avait finalement bouclée sur un score de 5,33%).

Libération

Eric Zemmour / Les 500 signatures : coups tordus et petits arrangements (Vidéo)

RTL – Z comme Zemmour – 28 novembre 2011

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Affaire Carlton : « Beaucoup de policiers sont écoeurés »

Ébranlée par l’affaire du Carlton, la police lilloise vit dans une ambiance pesante et le fossé se creuse entre les fonctionnaires et leur hiérarchie.

(…) C’est ce dernier qui avait présenté M. Menault à Dominique Strauss-Kahn. Ce « clan » entourant les deux policiers aurait eu un objectif partagé : tout miser sur la victoire de DSK en 2012. « La police a toujours été très politisée, et encore plus depuis que la sécurité est un enjeu électoral majeur. Et il faut avouer que ces calculs n’existent pas qu’à gauche, confie ce commissaire.

(…) Pour la partie traiteur, c’est la société de Virginie Dufour, l’ex-compagne de Fabrice Paszkowski – tous deux sont mis en examen dans l’affaire du Carlton – qui s’en est chargée. Et pour régler l’addition (environ 2 000 E), la DDSP aurait puisé dans l’enveloppe servant à gratifier en liquide les fonctionnaires lorsqu’ils réalisent de belles affaires. Ce détail a creusé un peu plus le fossé entre les policiers et leur hiérarchie. « Beaucoup de policiers sont écoeurés, ont le sentiment d’avoir été trahis, ce n’est pas la peine d’exiger beaucoup des autres quand on ne s’applique pas ses exigences à soi-même », regrette un officier. Surtout dans un contexte budgétaire tendu.

(…) «  » On comprend mieux pourquoi les gratifications étaient plafonnées à 30 E »

Nord Eclair

(Merci à Jean Mouloud)

Affaire Karachi : Thierry Gaubert mis en examen

C’est un nouvel épisode dans la tentaculaire affaire Karachi. Déjà soupçonné de recel d’abus de biens sociaux, Thierry Gaubert a été mis en examen, mardi, pour subornation de témoin. L’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy est en effet soupçonné d’avoir fait pression sur son épouse, qui l’avait mis en cause dans une déposition.

Entendue à deux reprises par la justice début septembre en qualité de témoin, Hélène Gaubert, dite Hélène de Yougoslavie, avait fait des révélations pour le moins gênantes concernant son mari, avec qui elle est par ailleurs en procédure de divorce.

Fin septembre, Thierry Gaubert, qui a été le conseiller de Nicolas Sarkozy à la mairie de Neuilly en 1983 puis au ministère du Budget (1993-1995), avait déjà été mis en examen par les juges Renaud van Ruymbeke et Roger Le Loire qui enquêtent sur le financement de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur de 1995. Dans le cadre de cette enquête, Hélène Gaubert avait évoqué, devant les enquêteurs et les juges, l’implication de son mari dans un possible financement illicite de cette campagne. Elle avait notamment parlé de voyages effectués par son mari avec Ziad Takieddine, un intermédiaire franco-libanais en armement soupçonné d’avoir joué un rôle clé dans l’affaire Karachi. Des voyages « surtout à l’étranger », notamment à Londres et Genève, d’où Thierry Gaubert revenait « avec des sacoches » destinées, selon sa femme, à Nicolas Bazire, directeur de campagne de M. Balladur. (…)

Parallèlement, Brice Hortefeux, soupçonné d’avoir eu accès à des renseignements protégés par le secret de l’instruction, s’est retrouvé à son tour dans le collimateur de la justice avec une plainte des familles des victimes de l’attentat de Karachi du 8 mai 2002 (15 morts, dont 11 Français) pour « complicité de subornation de témoins ». Le parquet de Paris a de son côté ouvert une enquête préliminaire pour « violation du secret professionnel » et « recel ». (…)

Le Parisien