Des milliers de manifestants ont demandé lundi à Sofia, pour le quatrième jour consécutif, le départ du Premier ministre soutenu par les socialistes.
Plus de 7.000 personnes se sont réunies dans la capitale, scandant « Démission » et « Pourriture rouge » devant le siège du gouvernement à Sofia.
Dimanche déjà à Sofia, plus de 15.000 manifestants avaient reproché au gouvernement d’obéir à l’oligarchie et avaient réclamé la démission de M. Orecharski.
Cet hiver, les Bulgares étaient déjà descendus dans la rue pour protester contre l’électricité chère, la pauvreté et la corruption.
« Nous ne cherchons pas à chasser les socialistes pour que le parti conservateur revienne. Ce sont tous les mêmes » a expliqué lundi lors de la manifestation une institutrice de 37 ans.
Trop de détenus ? Relâchons-les, pardi ! par Gabrielle Cluzel sur Boulevard Voltaire
On vient de l’annoncer : au 1er juin, il y avait 67.977 détenus en France, soit environ 10.500 de plus que les prisons françaises ne peuvent théoriquement en contenir. Un nouveau record après celui du mois de mai.
Comment faire face à ces prisons surpeuplées ? Construire des prisons, puisque nous sommes, paraît-il, dans ce domaine, les plus mal équipés d’Europe ? Cela a un coût, bien sûr, mais comparé à celui de la délinquance… Vade retro, esprits simplistes.
Pour Taubira, la solution est ailleurs car, pour elle,
nos prisons sont pleines, mais vides de sens
C’est beau, c’est poétique, digne de figurer dans un dictionnaire des citations à usage des collèges, mais ça veut dire quoi, en fait ?
Ça veut dire que, s’il y a trop de prisonniers, il faut les relâcher, pardi ! C’est un peu comme les hôpitaux en période d’épidémie, quand il y a trop de malades, plutôt qu’ouvrir de nouveaux lits, une solution efficace est de les renvoyer chez eux. On ne les voit plus, ils cessent de nous faire braire, et c’est une façon très économique de gommer le problème ; cela s’appelle la politique de l’autruche.
Et justement, ce trop-plein carcéral le montre, il y a une épidémie de la délinquance. À ce stade-là, c’est même la pandémie. Une idée — simpliste aussi — pourrait-être de faire une étude épidémiologique, rechercher les causes, étudier la population touchée, son âge, ses caractéristiques, les vecteurs de transmission, regarder les statistiques, pour tenter de mettre en place un truc qui ressemblerait à un traitement. Oh là ! Ça, c’est vraiment super dangereux. Glissant, je veux dire. Non, restons prudents. Relâchons donc les détenus, c’est plus sûr.
Pour venir à bout de ce fléau, Taubira, dans son projet de loi pénale en préparation, envisage donc une nouvelle « peine de probation » pour remplacer la prison et également « la suppression des mécanismes automatiques qui limitent la liberté d’appréciation des magistrats » tels que « les peines plancher ». Il y aura un jugement « individualisé ». Pas de stress. Si vous êtes sur le mur des bons, cela devrait bien se passer.
Parce que notre ministre de la Justice, elle, est tout sauf un esprit simpliste. Pas une seule idée dans aucun domaine qui n’ait préalablement trempé dans un bain idéologique. Saint Michel Foucault, priez pour nous. Et comme le disait cet éminent philosophe tant aimé des poilus de la grande guerre de Mai 68, la prison induit la récidive des délinquants. Sans doute. Mais un peu plus tard que s’ils n’y allaient pas du tout, non ? Tant que les matons les tiennent à l’œil, c’est toujours ça de gagné pour la tranquillité des braves gens ? Esprit simpliste, sors de ce corps.
Le mieux, évidemment, pour régler de façon drastique ce problème pénible de la surpopulation carcérale, serait de faire taire les victimes. Un peu agaçantes, toujours à se plaindre. Et douillettes, avec ça. Avec des dépôts de plainte qui ressemblent singulièrement à de la délation. On pourrait fermer les commissariats ? Elle y a pensé, à ça, Christiane ?
Monsieur le ministre, entre nous dans nos quartiers, on dit pas qu’on est français. Je vous le dis franchement, je m’appelle Shéhérazade Ben Messaoud, je vais pas dire à ma copine Malika qu’on est française
Au cours du repas, Dominique Gérardin directrice d’un hôtel vient les interrompre. Elle n’hésite pas à exprimer sa colère en évoquant le marché du travail auprès des jeunes « quelle que soit leur nationalité ».
[mise à jour 17 juin 21h43]
Un lecteur [du Salon Beige] s’est rendu sur place. Voici les détails :
47 camions de CRS sur la contre-allée de l’avenue Charles De Gaulle + 1 bus de GAV, dans le sens Porte Maillot – Pont de Neuilly
1 bus de GAV et une camionnette de la Direction Opérationnelle Services Techniques Logistiques avenue Charles De Gaulle, dans le sens Porte Maillot – Pont de Neuilly
7 camionnettes de CRS sur la contre-allée de l’avenue Charles De Gaulle, dans le sens Pont de Neuilly – Porte Maillot, juste avant M6
2 camionnettes avec barrières anti-émeutes rue d’Orléans.
4 policiers en civil, il doit certainement y en avoir plus que cela.
21 camionnettes de CRS devant M6
2 camionnettes avec barrières anti-émeutes à l’angle rue Jean Dulud – avenue Charles De Gaulle
2 camionnettes de CRS avec barrières anti-émeutes à l’angle rue Paul Déroulède – avenue Charles De Gaulle
2 camionnettes de CRS avec barrières anti-émeutes sur la contre-allée à droite de M6 en étant face à M6
9 camionnettes de CRS à gauche de M6 en étant face à M6
16 camionnettes de CRS cachés rue Gustave Charpentier, avant l’angle avec l’avenue du Roule
Soit 108 camionnettes de CRS et 2 bus de GAV pour un président « normal » ayant souhaité parler avec le peuple s’il était élu.
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Invité spécial de l’émission Capital sur M6 ce dimanche soir, François Hollande sera «accueilli» par des manifestants de la Manif pour tous au pied des locaux de la chaîne à Neuilly-sur-Seine dans les Hauts-de-Seine. De nombreux appels à venir constituer le «comité d’accueil» du président de la République devant les locaux de la chaîne Mo nt été lancés ces dernières heures sur Internet.
L’autorisation du rassemblement a toutefois été refusé samedi soir par la préfecture de police de Paris. Les forces de l’ordre sont donc attendues sur place pour procéder aux habituelles interpellations.
Plus d’une centaine de camions de CRS et de gendarmes sont mobilisés pour la venue de Hollande sur le plateau de « Capital » sur M6, dimanche soir.
Les rues adjacentes sont elles aussi interdites d’accès. Pour toute réponse, un membre des forces de l’ordre avoue : « On est dix fois plus nombreux de l’autre côté. »À ce prix, on ne doute pas que les annonces du chef de l’État valent de l’or… »
Sur le web, de nombreux appels à venir constituer le «comité d’accueil» du président de la République ont été lancés ces dernières heures. «Votre défi: forcer le chef de l’État à venir avec 1000 policiers!», invitaient les messages des opposants à la loi Taubira. «Venez déterminés et de bonne humeur avec vos sifflets, tambours, trompettes, casseroles, drapeaux, etc.», appelait pour sa part le collectif de la Manif pour Tous.
Le message à Hollande ? «Lui redire notre refus de l’enseignement du gender aux enfants, notre opposition à la PMA pour tous et à la GPA et, bien sûr, que nous ne lâcherons rien sur la loi Taubira», résume les organisateurs de cette nouvelle manifestation. Déterminés à être sur le chemin du président à chaque déplacement médiatique, mais à talonner aussi la garde des Sceaux Christiane Taubira, les opposants à la loi mariage pour tous ont en outre prévu de «faire certaines étapes» du Tour de France pour continuer cet été à braquer les caméras sur leurs actions.
SOS Racisme a lancé aujourd’hui à Lyon une campagne destinée à lutter contre « la montée en puissance » de groupes de l’extrême droite radicale et «la multiplication des agressions» à caractère xénophobe ou homophobe, a-t-on appris auprès de l’association.
Cette campagne, baptisée «Lyon, capitale de la résistance contre l’extrême droite» fait explicitement référence au rôle joué par la capitale rhônealpine dans la résistance à l’occupant nazi durant la seconde guerre mondiale.
Elle prend notamment la forme, en ce 18 juin, d’un «appel à la résistance» appelant les Lyonnais à «agir pour que les groupes d’extrême droite radicale soient dissous, pour que leurs locaux soient fermés et pour que leurs leaders soient condamnés quand leurs propos et leurs actions tombent sous le coup de la loi».
«Nous devons créer un mouvement de résistance pour libérer notre ville de la violence xénophobe», affirme encore cet appel proposé à la signature de la population sur un site dédié (www.lyoncapitaledelaresistance.org). SOS Racisme entend notamment avec cet appel et cette campagne «sensibiliser le grand public et la société civile à la gravité de la situation locale», puis les «amener à réagir et s’engager» pour que Lyon ne devienne pas le «laboratoire d’expériences» de l’extrême droite radicale. […]
Lors de son audition devant la commission d’enquête sur l’affaire Cahuzac, le directeur adjoint de cabinet de l’Élysée, Alain Zabulon, a déclaré avoir alerté François Hollande dès le 15 décembre 2012 de sa conversation avec Michel Gonelle. Ce dernier lui avait affirmé avoir les preuves – un enregistrement – que Jérôme Cahuzac détenait un compte à l’étranger. (…)
Qualifié au premier tour de l’élection législative partielle de Villeneuve-sur-Lot, Étienne Bousquet-Cassagne représentera le Front national face à l’UMP. Étudiant en BTS commerce, célibataire et sans enfant, il n’a que 23 ans, comme l’unique député Front national de l’Assemblée Marion Maréchal Le Pen. 23 ans : trop jeune pour un futur législateur ?
Le second tour de l’élection se déroulera en effet entre le maire UMP de Fumel, Jean-Louis Costes, arrivé en tête avec 28,71% des voix, et Étienne Bousquet-Cassagne, le jeune candidat du Front national qui a obtenu 26,04% des voix. Ce score augmente de plus de 10 points le score du candidat FN au premier tour des législatives de juin 2012 : Catherine Martin avait alors obtenu 15,71% des suffrages. A 23 ans, le candidat du FN s’est même offert le luxe d’arriver en tête des suffrages dans la ville de Villeneuve-sur-Lot. Mais pour quelles raisons le FN choisit-il des candidats si jeunes ? Eléments de réponses avec Jacques Le Bohec, professeur en Sciences politiques et spécialiste du Front national.
JOL Press : Etienne Bousquet-Cassagne, 23 ans, est étudiant en BTS commerce. L’âge de ce candidat est surprenant surtout si l’on considère qu’en cas d’élection dimanche prochain, les deux députés FN auraient le même âge. Comment expliquer ce choix du parti ?
Jacques Le Bohec :
Il ne faut pas s’emballer. Il ne sera sans doute pas élu.
Certes, il a obtenu un score assez élevé, même s’il y a pas mal de circonscriptions aujourd’hui où le Front national obtient plus de 20%. Comment expliquer ce choix ? Plusieurs facteurs explicatifs. Le premier, c’est il avait fait un bon score l’année dernière : 17,93%, dans la 2e circonscription de Lot-et-Garonne. Il a en retiré certainement une certaine crédibilité électorale au sein du FN, à l’échelle nationale et locale. Jusqu’à être investi. De plus, il est responsable de la section jeunesse en Aquitaine, ce qui lui octroie un minimum d’expérience du militantisme et aussi des troupes mobilisables pour mener une campagne.
Autre élément, c’est un garçon qui n’a pas l’apparence du skinhead, de l’extrémiste de droite stéréotypé, du genre de ceux qui ont frappé à mort Clément Méric.
Ce n’est pas la première fois et cela s’incrit dans une stratégie national du parti de Marine Le Pen de ne pas jouer la provocation systématique. Mais il faut aussi savoir qu’au FN, il n’y a pas tant que ça de militants ou d’adhérents susceptibles de représenter le parti aux élections : on se souvient de candidats qui se retrouvent sur les listes alors qu’ils n’ont rien demandé à personne et qu’ils ne sont même pas au courant… Les dirigeants sont désireux de trouver des gens « présentables », qui font ou ont fait des études supérieures et disposent d’un vocabulaire étendu et châtié.[...]
Selon différentes organisations politiques d’extrême-droite, la victime serait un des leurs et aurait été la cible d’un groupe de jeunes politisés à l’autre extrême.
Ni la police, ni le parquet ne souhaitent confirmer le caractère politique de l’affrontement. L’enquête est en cours.
[extrait] ANGERS — Le blanc-seing accordé aux groupuscules « antifas » par Valls et Taubira, suite au décès tragique de Clément Méric, aurait-il été perçu comme une autorisation de tuer ? On peut s’interroger suite à la violente agression dont a été victime un militant de Génération Identitaire dans le centre ville d’Angers.
Il est 18h30 lorsqu’un groupe de cinq jeunes militants patriotes sortent d’un immeuble dans une rue commerçante et animée du centre-ville, ils sont alors pris à partie par quatre personnes se revendiquant « antifas ».
Un des jeunes militants présents sur les lieux témoigne : « Ils nous ont insultés : nous leur avons demandé qui ils étaient, ils ont refusé de nous répondre, l’échange en est resté là.
Moins de deux minutes après, dans la même rue, une vingtaine de personnes nous sont tombées dessus, armées de planches à clous, de battes de base-ball, ainsi que de poings américains et de couteaux. » (…)
Dimanche soir, TF1 s’est imposée en tête des audiences avec la comédie française « La chance de ma vie », portée par Virginie Efira et François-Xavier Demaison. Diffusé dès 20h50, le long métrage a réuni en moyenne 5,9 millions de téléspectateurs, soit 24,5% du public. [...]
Deuxième, M6 a attiré 2,8 millions de curieux devant son magazine « Capital », qui recevait exceptionnellement François Hollande, pour une part d’audience de 12,5% sur l’ensemble du public, et 12% seulement sur les ménagères de moins de 50 ans.
A l’occasion de la venue du président de la République, M6 avait décidé de supprimer ses coupures publicitaires. L’émission est dans sa moyenne basse sur M6 – c’est 300.000 téléspectateurs de moins qu’il y a quinze jours, par exemple -, et bien en dessous des objectifs de l’Elysée, qui espérait 5 millions de téléspectateurs au rendez-vous. [...]