Lille : Après 31 condamnations pour vol, son cas relève du corps médical

L.F., Guadeloupéen suivi pour des soins dans la région, vient d’être condamné à trois mois de prison ferme. À 46 ans, c’est son 31e passage devant le tribunal. Mais son cas relève plutôt du domaine médical, plaide Me Lambert.Pas d’avocat pour ce prévenu, vendredi, devant le tribunal de Lille. Il y a renoncé en garde à vue, mais aucun des commis d’office n’a repris son dossier avant l’audience. C’est Me Patrick Lambert, sollicité par le président Zanatta, qui récupère l’affaire au vol. Avec vingt minutes pour préparer la défense « sur un coin de table » en cellule.

Le Guadeloupéen, arrivé en métropole pour des soins, a été arrêté le 22 mars alors qu’il fracturait la porte d’un immeuble à Lille. D’après un témoin, il aurait aussi volé un sac dans une voiture, qu’il aurait aussi forcée. L.F. ne s’en souvient pas. Il dit juste avoir été « frappé ». Il avait bu ce jour-là, mais, d’après son conseil qui plaide la relaxe, l’alcool n’est pas le seul problème de L.F. :

J’ai la conviction que mon client a bien volé et fracturé la voiture et l’immeuble, mais il était dans un état tel que son discernement était aboli. Après 31 condamnations pour vol, son cas relève davantage du corps médical que judiciaire. Il doit être hospitalisé d’office.[...]

Nord Eclair

(merci à Vincent)

Marcq-en-Baroeul : auteur présumé du double meurtre, Anousone Sayarath placé en détention

Anousone Sayarath a été mis en examen pour les meurtres de Valérie Bodin et de François Martin, poignardés à leur domicile le 19 avril. Les contours de ce drame familial commencent à se dessiner.Libéré de l’hôpital psychiatrique où il avait été admis au cours de sa garde à vue, Anousone Sayarath a été placé en détention provisoire à la maison d’arrêt de Sequedin, vendredi midi. Entre ces deux étapes, un passage devant le juge d’instruction. L’homme, agent administratif au Trésor Public, est mis en examen pour assassinat, séquestration, enlèvement et détention arbitraire de mineurs de moins de 15 ans, ses enfants.[...]

« C’est là qu’il aperçoit un homme qu’il n’a jamais vu, explique son avocat. Il comprend vite qu’il a déjà été remplacé. » La situation s’envenime rapidement. Anousone Sayarath prétend que François Martin a tenté de l’agresser. Acculé dans la cuisine, il aurait alors saisi un couteau de chasse. Ensuite ? Ce sont 2 morts, 4 enfants traumatisés et le flou le plus total.

Il prétend qu’il ne se souvient de rien » , explique une source judiciaire. L’autopsie a révélé que Valérie Bodin a été lardée d’une vingtaine de coups de couteau.[...]

Nord Eclair

(merci à Vincent)

Henri Guaino : «Le grand thème de la présidentielle sera comment affronter la crise de civilisation»

Henri Guaino, « conseiller spécial » de Nicolas Sarkozy, répondait aux questions des lecteurs du Monde. Extraits.

Où en serait la situation des Français, celle du pouvoir d’achat, celle de l’emploi, celle des retraites, de la protection sociale… si le président de la République n’avait pas agi avec autant de sang-froid, de détermination et d’énergie ?

Dimid : Quels seront, selon vous, les grands thèmes de l’élection présidentielle de 2012 ?

Le grand thème de l’élection de 2012, c’est : comment affronter la crise de société, la crise d’identité, la crise morale, la crise de civilisation que nous traversons. C’est de quelles qualités, de quel caractère faut-il être doté pour affronter le monde périlleux dans lequel nous entrons.

Dimid : Marine Le Pen, alliée de la droite, c’est possible ?

Je ne comprends pas ce que cela veut dire. Si vous me demandez s’il peut y avoir une alliance électorale entre le Front national et l’UMP, je crois que les choses sont claires : c’est non.

Henri : Pensez-vous que Marine Le Pen et le Front national constituent une menace pour la démocratie française ?

Ce qui constituerait une menace pour la démocratie française, ce serait l’incapacité des hommes politiques démocrates et républicains à répondre aux souffrances et aux difficultés des Français. […]

Le Monde

Un 1er mai syndical à résonance anti-FN

L’affirmation de «l’égalité des droits» entre travailleurs français et étrangers et le pouvoir d’achat devraient dominer le 1er mai organisé ensemble par cinq syndicats. Un défilé qui leur permettra d’opposer «leurs valeurs» à celles du Front national, dont les militants et sympathisants défileront le même jour.

On ne laissera pas la rue au Front national sur les questions sociales. (Nadine Prigent, CGT)

Dans une période de reflux des grandes luttes sociales après l’échec des mobilisations de l’automne, impuissantes à bloquer la réforme des retraites, l’édition 2011 ne s’annonce pas comme un grand cru. «On ne va pas être dans un 1er mai exceptionnel», estime Annick Coupé, porte-parole de Solidaires, à la différence de 2009 lorsque tous les syndicats s’étaient mobilisés ensemble contre l’hécatombe des plans sociaux, au plus fort de la crise. […]

Dans ce contexte qui offre peu de perspectives aux salariés, on assiste à «une course à la défense des classes populaires», observe-t-il. Les syndicats sont confrontés à l’offensive de l’extrême droite vers la classe ouvrière.

Outre un sondage, aux données toutefois fragiles, sur la position flatteuse qu’occuperait Marine Le Pen dans cette fraction de l’électorat, le «coming out» de quelques syndicalistes s’affichant comme candidats du Front national aux élections cantonales du mois de mars a été perçu par comme un signal d’alerte par les confédérations, qui ont réagi par un texte commun contre «la préférence nationale». L’un des mots d’ordre étant de «lutter pour l’égalité des droits et contre toutes les discriminations, notamment concernant les travailleurs migrants».

Le Point (Merci à Vincent)

Bagnols-sur-Cèze : La Légion commémore l’épisode glorieux de Camerone

La bataille de Camerone est considérée comme un haut fait sinon le plus haut de la légion étrangère, toutes unités comprises.En ce 30 avril 1863, lors de l’expédition française au Mexique, une soixantaine de soldats de la troisième compagnie du régiment étranger de la Légion, assiégée dans une hacienda du petit village de Cameron de Tejeda, avait résisté plus d’une journée à l’assaut de 2000 soldats mexicains. On raconte qu’à la fin de la journée, les six légionnaires encore en état de combattre, chargèrent les troupes ennemies à la baïonnette, faute de munitions. Il ne restera qu’un seul survivant.

Chaque 30 avril, cet épisode glorieux est célébré par le 1er Reg de Laudun pour rappeler le courage et la détermination des légionnaires et le sens du serment de Camerone, autrement dit le respect de la parole donnée jusqu’au sacrifice suprême.Cette année encore, le régiment laudunois invite la population à partager ce serment en lui ouvrant ses portes en grand aujourd’hui et demain pour une grande fête. Une façon aussi de perpétuer le lien entre le corps et son territoire.[....]

Le Midi Libre

Hicham, « expert » en contrôles sur la voie publique

Hicham est devenu un « expert » en contrôles sur la voie publique. Il pourra en débattre aujourd’hui avec les forces de l’ordre lors d’un colloque intitulé « Dialogue police-jeunes », au musée d’Art moderne de Saint-Etienne.

Casque audio sur les oreilles, casquette, keffieh autour du cou, Hicham, 17 ans, apparaît comme un jeune homme presque classique. Qui prévient d’emblée : « J’aime pas trop la police ». Il s’en explique, avec d’autres jeunes gens, dans un court-métrage qui sera présenté aujourd’hui, au musée d’Art moderne, dans le cadre d’un colloque intitulé « Dialogue entre jeunes et police ».

Hicham habite tout en haut de la rue Antoine-Durafour, à Saint-Etienne. « Avant j’étais à Tarentaize, j’ai préféré déménager ». Mais il assure que son quotidien reste le même, sur les trottoirs, rythmé par les contrôles de police. « La première fois que je me suis fait contrôler, j’étais en sixième. C’était devant la Comédie de Saint-Etienne. » [...]

Le Progrès

(Merci à Eisbär)

« Droite populaire », une marque déposée

Thierry Mariani, ex-député UMP du Vaucluse nommé secrétaire d’Etat aux Transports le 14 novembre dernier, est l’inventeur du sigle « Droite populaire », regroupant les 40 députés les plus à droite de l’UMP. Pour plus de sûreté, il a déposé, en novembre, la marque « Droite populaire » à l’Institut national de la propriété industrielle (Inpi) afin de ne pas se la faire « piquer », dit-il

Le Parisien