Washington-Paris, la diplomatie des banlieues (Canal+)

Canal + février 2012

Dans une note diplomatique publiée par WikiLeaks, les Etats-Unis reprochent à la France de ne pas considérer ses compatriotes musulmans comme des Français à part entière. Aujourd’hui, les diplomates américains pensent que l’avenir politique de la France passe par ses minorités. Pour l’administration américaine, nos banlieues sont aussi leur problème …

le site de ANELD propose des liens fort peu équivoques

L’ambassadeur des Etats-Unis se rend à l’école… de la seconde chance

Vendredi prochain, 24 février, le président du Conseil régional Martin Malvy accompagnera l’ambassadeur des Etats-Unis en France, Charles Rivkin, lors d’une visite à l’Ecole Régionale de la Deuxième Chance de Midi-Pyrénées (ER2C), à Toulouse.

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Ils rejoindront des élus locaux ainsi que des représentants des PME et grands groupes partenaires de cette école dédiée aux jeunes sortis du système scolaire sans diplômes ni qualification, pour assister à une table ronde sur le thème de « l’emploi et la diversité ».

Toul Emploi

USA : un joueur NBA d’origine asiatique victime de racisme ?

En réaction à la montée phénoménale de Jeremy Lin, superstar de la NBA, les comédiens du Saturday Night Live se sont mis dans la peau de commentateurs sportifs racistes. De mauvais goût ?

(…) Mais cette fois, certains se demandent si l’émission n’est pas allée trop loin. Dans leur sketch d’entrée, les comédiens du SNL se mettent dans la peau de commentateurs sportifs et enchaînent les blagues racistes envers Jeremy Lin, d’origine asiatique. Mais il faut bien comprendre que par ce sketch, SNL dénonce justement les sorties racistes récentes des médias américains vis-à-vis de la superstar. http://img844.imageshack.us/img844/4199/75244440.jpg

En effet, la chaîne sportive ESPN avait titré un de ses articles en utilisant le mot « chinetoque » pour qualifier le joueur des Knicks.

SNL dénonce ainsi le racisme anti-asiatique qu’il juge banalisé contrairement au racisme envers les afro-américains, toujours largement condamné par l’opinion publique.

Un sketch hasardeux, certes, mais raciste, certainement pas.

Meltybuzz

Oslo : Accusé d’avoir proféré des menaces de mort, Le mollah Krekar face à la justice

Le mollah Krekar, fondateur du groupe islamiste kurde irakien Ansar al-Islam, a été traduit devant la justice norvégienne mercredi pour répondre d’accusations selon lesquelles il a proféré des menaces de mort, notamment à l’encontre d’une ex-ministre.

Figurant sur la liste des personnes et groupes terroristes dressée par l’ONU et les Etats-Unis, le mollah de 55 ans, établi en Norvège depuis 1991, a plaidé non-coupable au premier jour d’un procès où, selon les médias norvégiens, il encourt jusqu’à 15 ans de prison.

Il lui est notamment reproché d’avoir tenu des propos menaçants contre Erna Solberg, une ancienne ministre qui avait ordonné son expulsion, estimant qu’il représentait une menace pour la sécurité nationale.

Entamée en 2003, la procédure d’expulsion n’a toujours pas abouti en l’absence de garanties pour sa sécurité en Irak où il risque la peine de mort.

“Ma mort coûtera cher à la société norvégienne“, avait déclaré le mollah lors d’une rencontre avec la presse étrangère en juin 2010.

“Erna Solberg dit +envoyez le mollah Krekar à la mort+.

Elle devra en payer le prix. Elle en paiera le prix avec sa propre vie. Je ne sais pas qui lui ôtera la vie : Al-Qaïda, Ansar al-Islam, ma famille, mes enfants, je ne sais pas (…) mais elle en paiera le prix“, avait-il dit en arabe.

Mercredi devant le tribunal d’Oslo, le mollah revêtu d’un habit traditionnel kurde a indiqué qu’il répéterait volontiers la même chose.

Son avocat, Brynjar Meling, a souligné qu’avec ses propos, le religieux ne faisait que relater les principes de l’islam et qu’ils relevaient de la liberté d’expression. (…)

Nouvelles d’Arménie

Mc Do lance son sandwich baguette

La France, terre de gastronomie, va devenir le premier pays au monde à avoir son hamburger à la baguette.

A partir du 18 avril, les 1228 fast-food de l’hexagone proposeront le seul Mc Baguette de la planète: un sandwich réalisé avec du pain industriel servi chaud et croustillant avec deux mini steaks-hachés de boeuf de 110 grammes au total, deux tranches fines d’emmental, de la batavia et une sauce moutarde.

«Avec ces ingrédients on est au coeur de la culture alimentaire française. On donne là une nouvelle marque d’intégration», explique Nawfal Trabelsi, vice-président marketing de la marque. (…)

Le Parisien

USA : de plus en plus de mariages mixtes

Le nombre des mariages mixtes aux Etats-Unis, qui représentait 15% du total des unions célébrées en 2010, a doublé en trente ans, affirme jeudi une étude réalisée par le Centre de recherches Pew.
Le nombre des mariages mixtes célébrés en 1980 représentait 6,7% des mariages.

La part de couples mixtes quelle que soit la date du mariage, s’élevait à un taux record de 8,4% en 2010 contre 3,3% en 1980. En 2010, les Asiatiques (28%) suivis de près par les Hispaniques (26%) représentaient les populations les plus enclines à ce type d’union, contre 17% pour les Noirs et 9% pour les Blancs.

Le genre varie largement. En 2010, quelque 24% d’hommes noirs se sont mariés avec une femme qui n’était pas noire, contre 9% des femmes noires qui ont célébré un mariage mixte. Dans la population asiatique, le modèle est inverse, avec 36% des femmes mariés hors de leur communauté contre 17% des hommes. La part est égale pour les blancs et les hispaniques en revanche.

Europe 1

Une pièce réhabilite « Chocolat »: 1er artiste noir en France

Chocolat, « clown nègre » qui a connu un triomphe à la fin du XIXe siècle, a été effacé des mémoires. Une pièce de théâtre mise en scène par Marcel Bozonnet lui rend hommage. Le spectacle est à découvrir à la Maison de la Culture d’Amiens (du mardi 14 au samedi 18 février 2012), puis au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris et à la Comédie de Caen.

L’historien Gérard Noiriel et le metteur en scène Marcel Bozonnet ont adapté l’histoire de Rafaël Padilla (1868-1917), alias Chocolat, peint par Toulouse-Lautrec dans les cabarets de Montmartre et filmé par les frères Lumière dans un numéro célèbre de clown où il est maltraité par son comparse Footit. Ce duo est devenu la traditionnelle séquence de cirque entre le clown blanc et l’auguste.

Restés à l’affiche pendant quinze ans, ces sketches reposaient en partie sur les humiliations subies par le clown noir qui suscitaient l’hilarité du public.

Le numéro s’achevait presque immanquablement par la formule : « Monsieur Chocolat, je vais être obligé de vous frapper ». (…)

Francetv

USA : des blancs gagnent un procés pour discrimination raciale

Douze pompiers de la ville de Buffalo dans l’Etat de New York viennent de gagner un procès contre la municipalité. D’après le verdict du tribunal ces pompiers ont été discriminés à cause de la couleur blanche de leur peau et empêchés d’obtenir des promotions qu’ils méritaient.

Malgré des notes plus élevées aux examens, les pompiers blancs ont été recalés et des pompiers noirs promus à leur place. Ceci signifie que dans une activité où la sécurité du public et celle des pompiers est en jeu, c’est l’idéologie et non la compétence qui a justifié les promotions.

Deux maires successifs ont validé et poursuivi la discrimination raciale contre les blancs. Les décisions avaient été prises en 2005 et 2006 et il a fallu attendre 5 ans pour que la justice tranche en faveur des victimes.

Les pompiers discriminés ont reçu un dédommagement moyen de 230’000 dollars par personne qui compense les pertes de revenus liées aux promotions refusées ainsi qu’au préjudice causé.

Joseph Fahey, une des victimes, a déclaré : « Voici la vraie nature de la discrimination à l’envers. Quand ça arrive à des noires, tout le monde est justement touché, mais quand ça arrive à des blancs, ça n’intéresse personne ».

La décision de discriminer les blancs a été prise à la fin du mandat du maire Masiello, un blanc, qui avait cherché à s’attirer, en vain, les voix des noirs. Son successeur, Byron Brown, un noir, a poursuivi la politique raciale. C’est les maires qui ont personnellement apposé leur droit de veto aux promotions des pompiers de race blanche.

Les autorités des pays occidentaux font une fixation sans limites sur la race des gens et se permettent tous les excès dès que l’excuse raciale est sur la table.

Opération tea for two ( merci à BaD_KaRmA )

Présidentielle américaine : quand les républicains broient du Noir

En prenant pour cible les Africains-Américains, les conservateurs font un bien mauvais calcul électoral. Ils se privent de suffrages importants pour le scrutin présidentiel de novembre au profit des démocrates.

(…) Premier à ouvrir le feu, l’intenable Newt Gingrich. À l’en croire, les Noirs préféreraient recevoir un bulletin de salaire plutôt que des allocations sociales - ce qui est peu discutable -, mais ils se heurtent à la volonté des démocrates de les enfermer dans l’assistanat. Ce serait notamment le cas de Barack Obama, qu’il surnomme le « food stamp president », du nom d’un programme d’assistance alimentaire aux plus pauvres.

Et lorsque, dans un débat télévisé, un journaliste lui a demandé si ses propos n’étaient pas offensants pour les Noirs, il s’est lancé dans une diatribe contre le politiquement correct. Classique. Cette stratégie nauséabonde a permis à Gingrich de séduire l’électorat blanc conservateur de Caroline du Sud, qui ne se fait généralement pas prier pour voir dans chaque Noir un accro aux allocations sociales.

Casier judiciaire

Même refrain chez Rick Santorum, qui, lors d’un meeting en Iowa, a déclaré vouloir « donner la possibilité aux Noirs américains de sortir de chez eux et de gagner de l’argent ». Quant à Ron Paul, il a eu du mal à se justifier après l’exhumation de lettres d’information diffusées à ses sympathisants dans les années 1990. Il y affirmait que 97 % des Noirs de Washington DC avaient un casier judiciaire ! Il jure aujourd’hui ne pas être l’auteur de ces lettres. Problème : elles sont signées de son nom.

Il n’y a pas que les mots. Sous couvert de lutter contre la fraude, nombre d’États dirigés par les républicains ont en effet adopté des lois exigeant des électeurs qu’ils présentent une pièce d’identité avant de voter. Les démocrates y voient une manoeuvre visant à décourager certains de leurs électeurs potentiels, Noirs et jeunes notamment. Plusieurs de ces lois ont d’ailleurs été bloquées par Eric Holder, le ministre de la Justice.

Des actions ont également été introduites par les républicains devant les tribunaux afin de faire reculer la discrimination positive, alors que l’administration Obama a adopté fin novembre une série de directives visant au contraire à accroître la diversité ethnique sur les campus.

Pas sûr que la Cour suprême tranche en faveur d’Obama sur ce dossier. (…)

Jeune Afrique

L’agression homophobe qui choque l’Amérique (vidéo)

La vidéo du passage à tabac d’un jeune gay par un gang d’Atlanta suscite une vive émotion au pays de l’oncle Sam.

«Jack City, pas de pédés ici !» C’est sur ces propos que s’ouvre la vidéo de l’agression ultra-brutale du frêle Brandon White, 20 ans, qui s’est déroulée début février.

Devenue rapidement virale sur le Web, elle montre le jeune gay violemment frappé à coups de poings, de téléphone ou de pieds, se faisant même jeter un pneu à la tête, après avoir été projeté au sol par plusieurs ses assaillants.

Les raisons de ce déchainement de violence ? La décision du jeune homosexuel, malingre et vêtu d’un pantalon serré, de s’acheter un morceau de poulet dans une épicerie servant de point de ralliement au gang du « Jack City Gang», dans le quartier de Pittsburg, à Atlanta. Souhaitant faire savoir qu’il n’y avait pas de place pour les «pédés » (ils répètent le mot «faggot» à de multiples reprises) chez eux, les membres du groupe ont diffusée les images sur le site worldstarhihop.com.

Le gang avait, semble-t-il, bien organisé le guet-apens puisque l’un de ses membres annoncer un «round 1» lors de l’entrée de Brandon au magasin, puis rapidement l’encercler lors de son retour dans la rue, avant de le brutaliser devant l’œil de leurs caméras, hilares.

La mise en ligne de la vidéo ne s’est pas révélé une idée si brillante que ça pour le «Jack City Gang» puisque tant leur bêtise que la violence du passage à tabac ont rapidement attiré l’attention de la nation sur lui, poussant les grandes chaînes de télé US, la police, mais aussi le FBI à s’intéresser à son cas.

Les enquêteurs sont encore en train de déterminer si le passage à tabac peut être qualifié de crime de haine, à cause de son caractère homophobe présumé. (…)

Le Matin

Les fans de Chris Brown cautionnent la violence conjugale : « Frappe moi! »

Lors de la cérémonie des Grammy Awards, le chanteur Chris Brown a fait son grand retour sur scène. Trois ans auparavant, le jeune homme était accusé d’avoir frapper violemment son ex-petite amie Rihanna. (…)http://img827.imageshack.us/img827/8010/48608951.jpg

Le chanteur a fait son grand retour sur scène à l’occasion de la cérémonie des Grammy Awards hier soir. Un retour douloureux pour le chanteur car trois ans auparavant, lors de cette soirée, une violente dispute éclatait entre le chanteur et son ex-petite amie Rihanna. Mais quoi qu’il arrive le chanteur sait qu’il pourra toujours compter sur ces fans.

Aujourd’hui, on apprend via le site Buzzfeed qui a relevé une vingtaines de citations de fans sur Twitter, que certains défendent leur star jusqu’au bout.

Des réactions qui cautionnent la violence conjugale comme par exemple: « Je ne sais pas de quoi Rihanna s’est plaint. Chris Brown pourrait me battre quand il veut », « Frappe-moi Chris s’il te plaît », « Chris Brown peut me mettre un coup de poing dans la figure, du moment qu’il l’embrasse ». (…)

RTL.be

 

Samuel L.Jackson: « J’ai voté pour Barack Obama parce qu’il est noir »

Dans une interview accordée au magazine Ebony, Samuel L.Jackson a avoué que le progamme politique de Barack Obama n’avait joué en rien dans ses intentions de vote.  L’acteur a voté pour le président américain uniquement pour … sa couleur de peau!

Il explique:

« J’ai voté pour Barack Obama parce qu’il était noir. Pourquoi certains votent-ils pour d’autres? Parce qu’ils leur ressemblent. C’est la politique américaine, pure et simple. Le message politique d’Obama ne voulait rien dire pour moi. »

Jean-Marc Morandini.com  ( merci à Snooker )

Michelle Obama et le droit à la colère

Michelle Obama a-t-elle le droit d’être agacée ? Frustrée ? En colère ? La simple mention, dans un livre sur le couple présidentiel américain, que la First Lady a parfois des mouvements d’humeur a lancé un débat qui a fait ressortir les stéréotypes sur les femmes en général et les Afro-Américaines en particulier.

(…)Il arrive au président, « perpétuellement coupable de tout ce qu’elle a abandonné pour lui », d’essayer d’apaiser son épouse avec un dîner à New York, affirme Jodi Kantor.

« Angry black woman » : le terme était lâché. Une caricature à laquelle s’expose tout http://img546.imageshack.us/img546/4594/92985245.jpgtempérament entier. (…)

Il est vrai que, pendant la campagne électorale, elle avait déjà dû faire face aux critiques des conservateurs sur ce thème. Parce qu’elle avait à l’époque relativisé sa fierté patriotique.

L’épisode a généré un débat sur la situation des femmes noires sous l’ère Michelle Obama. Transformées et en même temps toujours célibataires (à 70 %). Pour Melissa Harris-Perry, professeur de sciences politiques à l’université de Tulane en Louisiane et auteur de Sister Citizen : Shame, Stereotypes and Black Women in America (Yale University Press, 2011), les Afro-Américaines continuent d’être enfermées dans des représentations figées : forte femme, lascive ou en colère. (…)

Michelle Obama leur a donné une incarnation. Neuf Afro-Américaines sur dix estiment qu’elle comprend leurs problèmes et partage leurs valeurs contre cinq sur dix dans le cas des femmes blanches.

« Elle est incroyablement ordinaire, jusque dans son côté unique. Elle a la peau marron et les formes d’une Noire. Elle a les cheveux typiques d’une fille noire. Elle est là, comme une  soeur, explique Melissa Harris-Perry. Ce qu’elle nous donne, c’est la possibilité d’imaginer l’Amérique à travers nous-mêmes. » Colère comprise.

Le Monde ( merci à Wonderland )

Invasion d’escargots géants africains en Floride

Aux Etats-Unis, une chasse aux escargots mobilise les plus hautes autorités de l’état de Floride. Importés d’Afrique, ces gastéropodes de 20 centimètres de long prospèrent et menacent les cultures…

L’escargot africain aime se reproduire [...] et il est très vorace.

Voir la vidéo sur MSN Vidéo

(Merci à mycky et MecqueRaieHan)

A Nanterre, des chercheurs à l’écoute de la série « The Wire »

Peut-on comprendre les quartiers pauvres américains au travers d’une simple série télévisée ? A en croire plusieurs chercheurs de l’université Paris-X (Nanterre-La Défense), la réponse est oui. Ils organisaient, vendredi 10 février, le second volet de leur séminaire consacré à « The Wire ». La série, saluée pour sa description quasi anthropologique des ghettos, raconte la vie des trafiquants de drogue, des policiers et des hommes politiques de Baltimore (Maryland) sur la côte est des Etats-Unis.

Convaincus que la série illustrait « des phénomènes majeurs traités par les sciences sociales », ces universitaires ont décidé de la prendre comme objet d’étude. Thème retenu : « Race, classe et genre dans « The Wire ». » C’est que « The Wire » aborde de front la question raciale. Les deux tiers de la population de Baltimore est noire, la majorité vit dans les quartiers pauvres. Devant un amphithéâtre plein comme un oeuf, Anne-Marie Paquet-Deyris, spécialiste de littérature afro-américaine, explique ce que cela implique au quotidien :

des jeunes Blancs cherchant à singer les gangsters noirs américains, des policiers reprenant le vocabulaire des corner boys, les dealers de rue, et une ségrégation spatiale très nette entre cités pauvres noires et centre urbain blanc et riche.

« C’est l’une des premières fois que la culture noire urbaine est déclinée de façon systématique dans une série », analyse Mme Paquet-Deyris. A l’appui de son propos, la chercheuse diffuse un extrait de la série. On y voit un wigger – contraction de white et nigger -, imiter les attitudes et l’accent des dealers noirs sous le regard goguenard d’un autre Blanc. Pour elle, la série montre surtout « une société postraciale où a été réintroduite l’idée de classe ». La perte du travail, le chômage, la désagrégation de l’école sont au coeur de la chute de Baltimore et à l’origine de la fin du rêve américain. (…)

Le Monde

Des socialistes chez l’ambassadeur américain

L’ambassadeur des Etats-Unis s’intéresse de près à la présidentielle française, notamment à la campagne de François Hollande. Mardi, trois lieutenants du candidat socialiste ont ainsi été invités à déjeuner à la résidence de Charles Rivkin, à Paris : les députés européens Stéphane Le Foll et Kader Arif et le Monsieur Projet de Hollande, Michel Sapin.

Au menu, la relation franco-américaine en cas de victoire de Hollande en mai. (…)

« Race » : Yvan Attal, avocat en eaux troubles

Yvan Attal est à l’affiche de « Race », l’adaptation française d’une pièce de l’Américain David Mamet, jouée à Broadway en 2009 et 2010. Une réflexion forte sur le racisme aux Etats-Unis, qui fait étonnement écho à l’affaire DSK.

Aucun préliminaire. Dès le lever de rideau, nous sommes au cœur du sujet. Décor unique, un cabinet d’avocats. C’est parti pour 1h40 d’échanges tendus. Quatre personnages. Trois hommes, une femme. Trois avocats, un présumé coupable. Deux noirs, deux blancs. Et une sale histoire : un homme d’affaire blanc est accusé de viol par une jeune femme noire. Elle évoque un rapport non consenti, une jupe arrachée, il répond « histoire d’amour ». Qui ment ?

Les avocats se déchirent. Faut-il accepter ce client arrogant, qui vient de se faire retoquer par le plus grand cabinet de la ville ? De gros honoraires méritent-ils d’associer son image à une affaire qui va, inévitablement, réveiller les vieux démons ?

Yvan Attal, de retour au théâtre après une absence de 23 ans, est l’un des avocats. Tour à tour cynique, enflammé, colérique, et parfois naïf, il incarne toutes les ambigüités, les non-dits et les fantasmes qui sous-tendent les rapports entre communautés outre-Atlantique. (…)

Francetv

USA : « Mitt Romney, un candidat plus blanc que blanc »

Avec ses chemises immaculées et ses bonnes manières, le républicain cultive sa « blancheur » et apparaît comme l’exact contrepoint du premier président noir des Etats-Unis.

[...] Je ne parle pas là de la pigmentation de sa peau. Mitt Romney est surtout « blanc » dans sa façon de faire comprendre – plus ou moins subtilement – à un certain type d’électeurs qu’il est l’exact contrepoint de notre premier président noir. Mitt Romney incarne l’Amérique blanche du passé, celle des maisons aux petites clôtures blanches, des femmes au foyer et des époux fiers de travailler dans le secteur privé. [...]

Si tous les rivaux de Mitt Romney sont également blancs de peau, chacun est néanmoins légèrement mâtiné à sa façon. Newt Gingrich parait un peu trop souple envers l’immigration hispanique et il est loin d’être l’incarnation de la famille nucléaire traditionnelle. Rick Santorum est un catholique d’origine italienne et l’isolationnisme paranoïaque de Ron Paul ravive le souvenir de la droite radicale des années 1960 que même les évangéliques les plus endurcis préféreraient oublier. Pendant ce temps, Mitt Romney cultive sa « blancheur » avec ses chemises immaculées et ses bonnes manières.

Je suis certain que Mitt Romney n’est pas raciste, mais je suis aussi convaincu qu’il est le candidat idéal pour tous les Américains qui ne supportent pas l’idée d’avoir un président noir. A leurs yeux, Mitt Romney, quoique adepte d’une religion à part, est le candidat de la tradition – celui qui les sauvera d’un président à la couleur de peau décidément intolérable.

The New York Times via Courrier International

(merci à Mandrin)

États-Unis : Les élèves afro-américains deux à cinq fois plus sanctionnés

Les élèves afro-américains sont deux à cinq fois plus exposés aux exclusions temporaires ou définitives dans les établissements scolaires par rapport à leurs camarades blancs, selon une enquête réalisée dans les écoles de la région de Washington par le Washington Post.

Ainsi, dans le comté de Montgomery, alors que les élèves afro-américain ne comptent que pour 21% des élèves, ils représentent 71 % des exclusions temporaires. L’enquête signale que les enfants d’origine hispanique sont aussi victimes de ces discriminations dans leurs écoles.

Médiapart

Incendies de voitures à Hollywood

La police de Los Angeles recherchait activement dimanche le ou les pyromanes soupçonnés d’avoir mis le feu à une quarantaine de voitures depuis jeudi, notamment à Hollywood, le quartier célèbre pour ses studios de cinéma, ont annoncé les autorités locales.

Des enquêteurs de la police fédérale (FBI) ont été appelés en renfort pour retrouver le ou les auteurs de cette vague d’incendies, la pire depuis que la ville a sombré dans des émeutes raciales en 1992.

7sur7