
↓Mise à jour n°6 12 mai 2013
[extraits] Cécile Kyenge est entrée dans l’Histoire en devenant la première personne de race noire à obtenir les clés d’un ministère en Italie. Mais les réjouissances pour ce «grand pas en avant» ont été troublées par un barrage d’insultes.
Depuis sa nomination, la première ministre noire de l’histoire de l’Italie, Cécile Kyenge, est couverte d’insultes.
Signe du chemin à parcourir avant que l’Italie ne soit «plus intégrationniste et vraiment multiculturelle», comme l’a promis le nouveau premier ministre démocrate.
(…) Cécile Kyenge milite pour les échanges interculturels et pour les droits des immigrés depuis 10 ans. L’année dernière, elle a fait intensément campagne pour que les enfants d’immigrants deviennent citoyens italiens dès la naissance. (…)
Dans un pays où des footballeurs noirs sont parfois accueillis par des cris de singe dans les gradins, la nomination de Cécile Kyenge allait forcément faire des vagues. «Le racisme est une plaie en Italie», avait écrit en 2010 le journal du Vatican, l’Osservatore Romano.
«Je me fais traiter de nègre presque chaque jour dans la rue», dit à La Presse un vendeur sénégalais ambulant de 38 ans.
L’afflux d’immigrants en Italie est un phénomène relativement récent en comparaison au reste de l’Europe. En 1991, 1 résidant sur 100 détenait un passeport étranger, contre 1 sur 12 aujourd’hui.
lapresse.ca
↓Mise à jour n°5 10 mai 2013
En Italie, la nouvelle ministre Kyenge essuie de nouvelles insultes racistes
« Kyenge, retourne en République Démocratique du Congo », pouvait-on lire sur une banderole accrochée dans la nuit du 8 mai devant le siège du Parti Démocrate à Macerata, dans le centre de l’Italie, Un acte qui porte la signature de Forza Nuova, un groupuscule italien ‘d’extrême droite’.
« On ne peut pas vendre au rabais la citoyenneté italienne à des éléments étrangers à notre culture. On ne peut pas obliger les citoyens à applaudir un modèle de société multiraciale comme celui de la banlieue parisienne », ont ajouté les membres de Forza Nuova dans un communiqué.
Ses détracteurs lui reprochent de vouloir ouvrir un débat sur le droit de la citoyenneté basé sur le droit du sol. « Ce n’est pas eux qui vont m’arrêter », a réagi Cécile Kyenge.
Mediacongo
↓Màj n°4 8 mai 2013
Cécile Kyenge, ministre de l’Intégration du nouveau gouvernement italien, qui a reconnu avoir pénétré illégalement sur le territoire italien lors de son arrivée, crée la polémique en disant vouloir supprimer la notion d’immigration clandestine en Italie.
Issue d’une famille de 38 enfants, la ministre a affirmé que l’Eglise devait apprendre à s’adapter au monde:
«Grandir avec tant de frères et soeurs m’a donné l’impression de vivre dans une communauté. Cela facilite les relations avec l’autre partie de la société, en dehors de la famille»
a-t-elle déclaré à une chaîne de télévision italienne. Une déclaration qui a suscité de vives réactions en Italie, Une jeune député du Peuple des Libertés (PDL) a répliqué en se demandant si, après la loi sur l’immigration:
“Le ministre Kyenge compte aussi présenter une loi autorisant la polygamie, basée sur son expérience familiale au Congo ?“.
Les Observateurs
↓Màj n°3 7 mai 2013
Cécile Kyenge, première ministre noire d’Italie, est confrontée à de nombreuses insultes racistes. « Qui l’a dit, qu’elle est italienne ? Sa nomination a été une grande connerie », a déclaré à la radio Erminio Boso, un ex-sénateur de la Ligue du nord. « La ministre Kyenge doit rester chez elle, au Congo. C’est une étrangère dans ma maison », a-t-il poursuivi. « C’est un choix de merde, un éloge à l’incompétence », a déclaré le député européen de la Ligue, Mario Borghezio.
D’origine congolaise (RDC), le projet politique de Cécile Kyenge est clair : elle veut « changer concrètement le pays », Lire la suite →