Espagne: le gouvernement veut limiter le droit à l’avortement

Pressé par les ultra-conservateurs et l’église, le gouvernement de droite espagnol entend annoncer « rapidement » sa réforme visant à limiter strictement le droit à l’avortement prévu dans la loi votée en 2010 par la précédente équipe socialiste qui fustige le projet. Promesse de campagne en 2011 du chef du gouvernement Mariano Rajoy, le texte plusieurs fois annoncé et reporté devrait être présenté « rapidement. »

Estimant que la vie « est un droit inaliénable » le ministre a déclenché une nouvelle polémique en affirmant que « le risque pour la santé physique et psychique ne peut être considéré comme prétexte pour ne pas protéger la vie » du foetus, ce qui augure d’un droit à l’avortement très limité.

Le président de la conférence épiscopale espagnole, Antonio Maria Rouco Varela a exigé lundi « une réforme urgente » de la loi sur l’avortement. Selon lui, « contrairement à ce qui est dit, depuis l’application de la loi fondée sur le principe éthique et juridique absurde d’un droit pour quelqu’un d’ôter la vie aux êtres humains à naître, le nombre d’avortements a augmenté pour atteindre des niveaux terrifiants. »

(…) Le Point

Le conseil de l’Europe appelle la Grèce à agir face à l’extrême droite et à l’ interdire «si nécessaire»

Le conseil de l’Europe a appelé mardi Athènes à prendre d’urgence des mesures face à «l’impunité» des crimes racistes en Grèce et à interdire «si nécessaire» le parti néonazi Aube Dorée, une proposition accueillie avec scepticisme par les autorités grecques.

«Il y a besoin d’actions urgentes» face à l’augmentation des crimes racistes et à la recrudescence de discours de haine en Grèce qui «visent en premier lieu les migrants et représentent une menace sérieuse pour l’Etat de droit et la démocratie», selon ce rapport du commissaire aux droits de l’Homme du conseil de l’Europe, Nils Muiznieks.

Il estime qu’en Grèce les lois anti-racisme nationales et internationales ont été utilisées de manière «inadéquate, voire pas du tout» pour sanctionner les individus ou organisations incitant à la haine. […]

Une proposition accueillie avec scepticisme par Athènes qui estime, dans ses réponses au rapport, que l’attitude à adopter face à Aube Dorée est «complexe». Réagir au problème par des «» réponses émotionnelles pourrait avoir l’effet inverse ou apporter davantage de résultats indésirables».», souligne le gouvernement grec. […]

Libération

Le jour d’avant : l’Union européenne est-elle dans le même état que l’URSS en 1988 ?

La crise n’en finit pas d’affaiblir l’Europe, mais personne n’imagine vraiment que l’union pourrait se dissoudre. Et pourtant… en 88 avant la chute de l’URSS, personne n’envisageait l’effondrement de la superpuissance…

Atlantico : L’ancien dissident soviétique Vladimir Boukovski théorisait déjà en 2005 l’idée que l’Union Européenne, de par son gigantisme administratif et sa nomenclature technocratique, était en train de devenir une nouvelle URSS. Les actualités récentes vous incitent-elles à partager ce constat ?

Jacques Sapir : La comparaison entre l’URSS et l’Union Européenne est souvent faite. En réalité, l’URSS était la descendante de l’Empire tsariste, alors que l’UE se présente comme une nouvelle construction institutionnelle. [...] Le véritable point sur lequel une comparaison porte c’est la nature toujours plus anti-démocratique de l’UE et bien entendu de l’URSS. En ce qui concerne l’UE, c’est par la tendance à transférer de la légitimité des États-Nations vers des instances supra-nationales qui ne sont ni élue ni responsable devant des élus, que se marque le caractère anti-démocratique. En fait, c’est la négation du principe de souveraineté, qui fonde celui de légitimité, qui est en cause.

Jean-Robert Raviot : [...] Au cours des dix dernières années, on a le sentiment d’une construction européenne à marche forcée. Les résultats négatifs des référendums français, néerlandais et irlandais ont été circonvenus. Le message des urnes a été méprisé et ignoré. [...] Il n’y a bien sûr ni police politique, ni norme idéologique officielle dans l’UE. Il n’empêche que le « déficit démocratique » est abyssal ! Récemment, un projet de la Commission européenne (révélé par le Daily Telegraph) consistant à financer des équipes de « trolls » pour contrer l’euroscepticisme dans les réseaux sociaux et influencer les opinions publiques pendant la campagne des élections de 2014, renseigne bien sur la conception que se font les technocrates de Bruxelles de la démocratie délibérative…

L’analogie qui me paraît la plus remarquable entre l’UE de 2013 et l’URSS de 1990 est l’impuissance du politique, impuissance qui a pour effet d’accroître presque mécaniquement le pouvoir des bureaucraties. [...]

Dans la quasi-totalité des pays de l’UE, les élites – gouvernants, parlementaires, faiseurs d’opinion et responsables économiques et financiers – tiennent le même discours « pro-européen ». La poursuite de la construction européenne continue d’être présentée comme le sens de l’histoire, le meilleur remède à tous nos maux. Nous souffririons donc d’un « déficit d’Europe »… Ce discours ne passe plus auprès des opinions publiques. Il ressemble à ces vieux slogans soviétiques sur l’avenir radieux qui continuaient, en 1990-1991, à être scandés, mais qui étaient devenus totalement obsolètes. « Plus d’Europe » ? Mais 90% de notre législation est déjà élaborée par l’UE !

Les élites n’ont pas compris que les peuples, dans leur majorité, assimilent désormais le discours « pro-européen » à un autoritarisme pur et simple, l’autoritarisme TINA, « There Is No Alternative » – il n’y a pas d’alternative à la rigueur. [...]

Atlantico

Espagne : « Si un punk à chien s’approche de mes filles, je lui arrache la tête » (PP)

Alors que le gouvernement conservateur espagnol a annoncé des mesures contre les « escraches », ces rassemblements qui dénoncent les députés opposés au vote de la loi contre les expulsions immobilières, la numéro deux du Parti populaire, María Dolores de Cospedal, est allée plus loin, qualifiant ces dénonciations de « nazisme pur et simple ».

[...] Signe de la sensibilité du sujet, un ancien député régional PP des Canaries, Sigfrid Soria, risque l’expulsion de l’une des instances nationales dont il est membre pour avoir affirmé sur son compte Twitter qu’il était prêt à « arracher la tête » de ceux qui se risqueraient à venir devant chez lui.

[Traduction : "Si un 'punk à chien' me poursuit dans la rue, m'intimide ou m'agresse, il ne va pas comprendre la torgnole qu'il va se prendre" ; "Je dirais même plus... si un 'punk à chien' s'approche de mes filles... JE LUI ARRACHE LA TÊTE. Et maintenant, vous pouvez continuer à vomir vos inepties."] [...]

Le Monde

Du porc dans du saucisson halal en Suède

De la viande de porc, dont la consommation est interdite dans l’islam, a été trouvée dans du saucisson étiqueté halal, produit en Slovénie et vendu en Suède, a annoncé mercredi 10 avril l’Agence suédoise de l’alimentation.

« Nous allons désormais informer l’UE du résultat de nos analyses et assurons un suivi avec la société qui a vendu ce salami faussement étiqueté en Suède, a déclaré une porte-parole de l’agence, Louise Nyholm, dans un communiqué. Il est inacceptable que les produits étiquetés halal contiennent de la viande de porc. Beaucoup de gens ne veulent absolument pas manger de la viande de porc, il est donc important que les entreprises prennent leurs responsabilités et vérifient que leurs produits ne soient pas vendus avec des informations erronées », a-t-elle ajouté. (…)

Le Monde

Chômage : Les risques de troubles sociaux augmentent en Europe

Plus de 26 millions d’Européens sont sans emploi. L’Organisation internationale du travail avertit que les risques de troubles sociaux augmentent en même temps que le chômage de longue durée.

Honoré Daumier, La barricade, huile sur toile (1852-1858)

La situation de l’emploi s’est détériorée depuis l’introduction des politiques d’assainissement budgétaire. Au cours des six derniers mois, un million de personnes ont perdu leur emploi dans l’Union européenne (UE), a indiqué l’OIT dans un rapport publié à l’occasion de l’ouverture d’une conférence régionale européenne à Oslo.

Dix millions de personnes supplémentaires sont sans emploi en Europe par rapport au début de la crise en 2008. Le taux de chômage dans l’UE atteignait en février 10,9%, celui de l’eurozone un niveau historique de 12%. Seuls cinq pays de l’UE sur 27 (Allemagne, Autriche, Hongrie, Luxembourg et Malte) ont des taux d’emploi supérieurs aux niveaux d’avant la crise.

Les plus durement touchés

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Kosovo: la Serbie veut plus de temps

La Serbie va demander à l’Union européenne de lui accorder plus de temps pour négocier un accord visant à mettre fin à la partition de son ancienne province du Kosovo, a déclaré aujourd’hui le vice-Premier ministre serbe, en promettant une poursuite du dialogue avec Pristina.

« Le gouvernement devrait proposer la poursuite immédiate et urgente des discussions (avec le Kosovo) », a dit Aleksandar Vucic, alors qu’expire le délai de réflexion accordé par Bruxelles à Belgrade.
Le plan européen, au terme duquel Belgrade renoncerait à une enclave peuplée par 50.000 Serbes dans le nord de son ancienne province à majorité albanophone, « ne prend pas en compte nos intérêts élémentaires et ne devrait pas être signé », a insisté le vice-Premier ministre.

Le plan européen suscite beaucoup d’opposition en Serbie, où le Kosovo est considéré comme le berceau de la nation serbe et de la foi orthodoxe. Son rejet compromettrait l’ouverture de pourparlers sur l’adhésion de Belgrade à l’Union européenne.

Le Figaro