L’impasse moralisatrice de la lutte contre le racisme

Vous n’entendrez plus ce générique, Arnaud. Même vous qui ne commencez votre journée qu’à 17h, vous ne pourrez plus suivre Derrick les après-midi de semaine ; après avoir annoncé dans un premier temps qu’il fallait faire la différence entre un personnage et un homme, la RTBF a décidé finalement d’imiter la ZDF en arrêtant la diffusion du feuilleton allemand, suite à la révélation que Horst Tappert, qui soit dit en passant n’est plus là pour se défendre, a été membre de la Waffen SS.

 

Ajoutons à cela le mauvais feuilleton de la polémique Trullemans, et on se dit qu’il y a vraiment une crise des valeurs quant aux comportements à adopter : où mettre la barre de l’interdiction de la liberté d’expression et de la censure, où poser le témoin de notre indignation et de notre velléité de nous éloigner de propos ou de personnages désignés comme indésirables ? Comment nous préserver du «  Malin  » raciste, islamiste, xénophobe, islamophobe ou ancien SS qui réside en puissance jusque derrière l’agitateur d’inoffensives cartes météo ou de vieux imperméables de policiers de télévision ?

A dire vrai, il y a une grande incompréhension sur ce qu’est le racisme, et il est peut-être utile de se demander pourquoi on interdit certains propos. Grosso modo, la liberté d’expression est absolue, en ce compris pour les opinions qui dérangent, blessent ou gênent, sauf dans des cas devant être prévus par la loi, considérés comme nécessaires dans une société démocratique. Ces restrictions à la liberté d’expression n’existent pas partout. Dans le monde anglo-saxon, comme aux Etats-Unis, le fait de condamner certains propos par la loi apparaît très étrange, alors que sur le continent européen de telles restrictions apparaissent comme légitimes -peut-être le poids d’une histoire différente. Chez nous, la liberté d’expression reste néanmoins très large. Rappelons que la loi n’interdit pas le racisme en tant que tel. Vous pouvez penser qu’il faut jeter les Juifs ou les Arabes à la mer, vous pouvez même le dire dans un cadre privé ; somme toute, on ne peut pas vous interdire davantage d’être raciste que d’être idiot. Ce qui est interdit par la loi, c’est d’appeler publiquement à la haine ou à la discrimination. C’est tout, si on peut dire. (…)

RTBF

Luxembourg – Un avion privé spécialement affrété dimanche pour renvoyer chez lui un jeune Marocain sans papiers

«Le jeune homme a appris ce samedi qu’il serait renvoyé chez lui dimanche et qu’on l’escorterait en avion privé pour éviter qu’il ne s’échappe», raconte Nathalie Oberweis de l’Association de soutien aux travailleurs immigrés(ASTI). Effectivement, le jeune Marocain a par le passé déjoué plusieurs tentatives d’expulsion et a réussi à s’échapper alors qu’il était sensé monter à bord d’un avion de ligne à destination de Casablanca.

«Effectivement, il arrive de temps en temps que nous soyons obligé à déployer des moyens complémentaires pour permettre aux personnes en situation irrégulière de rejoindre leur pays natal», explique Nicolas Schmit, ministre de l’Immigration (LSAP) contactée par L’essentiel Online. «Parfois nous n’avons pas d’autre moyen que d’affréter un avion privé. C’est notamment le cas lorsque les personnes refusent de monter dans un avion de ligne ou échappent aux policiers qui les escortent», tente-il de justifier, tout en assurant qu’un tel mode opératoire est relativement rare.

«La pratique de retenir les personnes en situation irrégulière au Findel pendant six moins avant de les remettre en liberté semble tout justement illogique.», s’étonne Serge Kollwelter de l’ASTI. «À savoir qu’il ne s’agit pas de personnes qui ont commis un crime mais dont le seul défaut est de ne pas disposer de papiers». Car en effet, à l’issue de ces six mois, 30 % des retenus sont relâchés dans la nature, faute d’avoir pu déterminer où les rapatrier.

«Certains pays, tels l’Algérie par exemple, refusent que leurs citoyens ne leur soient retournés», détaille Serge Kollwelter.

L’Essentiel

L’Europe en surpopulation carcérale

La moitié des pays européens sont en situation de surpopulation carcérale, certains dépassant les 150 prisonniers pour 100 places, selon un rapport publié aujourd’hui par le Conseil de l’Europe.

Plus d’un détenu sur cinq est par ailleurs étranger, une proportion qui dépasse le tiers dans les pays d’Europe de l’ouest.

Une vingtaine des 47 pays membres de l’organisation paneuropéenne comptent plus de prisonniers que de places disponibles, dont la France (113,4 prisonniers pour 100 places), la Belgique (127,2) ou encore la Hongrie (138,2), d’après ce rapport compilant des données de 2011.

En la matière, le trio de tête est composé de la Serbie (157,6), de la Grèce (151,7) et de l’Italie (147), selon ce document annuel du Conseil de l’Europe, alors que les prisons européennes accueillent en moyenne 99,5 détenus pour 100 places. […]

Mais il y a de très fortes disparités derrière cette moyenne: on compte ainsi moins de 50 détenus pour 100.000 habitants dans certains pays comme l’Islande, alors que la proportion dépasse les 200 dans plusieurs pays d’Europe de l’Est. […]

Le Figaro

Une distribution de nourriture réservée aux Grecs interdite à Athènes (Vidéo)


L’extrême-droite grecque distribue de la… par euronews-fr

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La police a empêché jeudi à Athènes une distribution en pleine ville de nourriture réservée exclusivement aux Grecs et proposée par le mouvement Aube dorée.

« Le maire de la capitale, George Kaminis, avait interdit cette opération, qu’il a qualifiée de «soupe populaire de la haine». Les personnes qui souhaitaient en bénéficier devaient présenter une carte d’identité grecque.

Des militants du parti extrémiste, vêtus de leur habituel T-shirt noir, ont affronté les forces de l’ordre, frappant les policiers avec des hampes de drapeaux grecs après avoir été empêchés de distribuer des oeufs, du pain et de la viande d’agneau place Syntagma.

Les militants d’Aube dorée ont finalement procédé à la distribution devant le siège du parti. Des centaines de gens en ont bénéficié.

Dans un contexte marqué par une crise économique sévère, avec un taux de chômage de près de 27%, les sondages indiquent qu’Aube dorée deviendrait le troisième parti du pays si des élections avaient lieu aujourd’hui.

Reuters

Bruxelles, le vrai pouvoir

Partant à l’assaut de la forteresse Europe, Christophe Deloire et Christophe Dubois entreprennent de mettre en lumière les arcanes du pouvoir bruxellois. Un monde méconnu et souvent opaque, où hauts fonctionnaires et technocrates sont à la manœuvre en coulisses pour décider du quotidien de près de cinq cents millions d’Européens.

« Il faut lentement mais sûrement comprendre qu’il n’y a plus de politiques intérieures nationales. Il n’y a plus que des politiques européennes partagées dans une souveraineté commune. »

Émission diffusée sur France5 le 30/04/2013

Arnaud Montebourg : « Il faut ouvrir les hostilités avec l’Union européenne »

Une brêche est ouverte sur les critiques de la politique européenne ? Arnaud Montebourg s’y engouffre. Ce pourfendeur de la ligne Angela Merkel semble ravi dans Le Point du 2 mai du document du Parti socialiste qui fustige « l’intransigeance égoïste » de la chancelière allemande et qui appelle à un « affrontement démocratique ».

(…)  Yagg

Les Suédois vont-ils pouvoir continuer à faire pipi debout ?

Un député a proposé de changer la position des hommes lorsqu’ils vont aux toilettes. Cette idée a du mal à faire son chemin. On pourrait croire à un poisson d’avril mais il n’en est rien. C’est bien la proposition sérieuse d’un député de gauche suédois qui fait sourire samedi matin.

Viggo Hansen a déposé il y a dix mois une proposition au conseil général de la région de Södermanland pour interdire aux hommes d’uriner debout. (…)

TF1 news