Sélection d’extraits de vidéos diffusées sur Fortune en mai.
Espagne
Un clandestin entre 2 hélices d’un ferry
La police espagnole a arrêté samedi à Tarifa un immigrant algérien qui voyageait caché entre les hélices d’un ferry venu du Maroc, rapporte Le Parisien. [...]
Asturies (Espagne) : Suppression de toute référence à des fêtes chrétiennes dans les calendriers scolaires
Le gouvernement de la Principauté des Asturies, communauté autonome d’Espagne, a envoyé aux écoles de la région une circulaire demandant que les références à des fêtes chrétiennes disparaissent des calendriers scolaires. C’est la ministre de l’éducation, Ana González Rodríguez, qui signe le document, dans lequel elle appelle ainsi à remplacer Noël par «vacances d’hiver» et Pâques (et la Semaine sainte) par «vacances de la fin du deuxième trimestre».
Cette décision, que le gouvernement défend en précisant qu’elle a été prise afin de respecter «la sensibilité» de chacun, a provoqué la colère de l’Observatoire pour la liberté religieuse et la liberté de conscience, qui appelle la ministre à prendre en compte le respect de la tradition : «Nous ne comprenons pas bien comment les gens peuvent être offensés par les noms de ces fêtes, et nous demandons à Madame González de bien vouloir nous l’expliquer».
Cette circulaire fait en tout cas écho à une initiative similaire ayant eu lieu récemment en Belgique, où il convient désormais d’appeler les vacances de la Toussaint «congé d’automne», Noël «vacances d’hiver», Pâques «vacances de printemps», etc. Même ce qui était jusqu’ici connu comme le «congé de Carnaval» est devenu pour les écoliers «congé de détente».
Espagne : Polémique sur l’enseignement de la religion catholique à l’école
Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, souhaite rendre obligatoire l’enseignement de la religion catholique à l’école. Le Parti socialiste, qui avait rendu cette matière facultative en 2006, dénonce une régression et accuse le premier ministre conservateur de légiférer sous la dictée des évêques et du Vatican.
En 2006, le gouvernement socialiste de José Luis Rodríguez Zapatero avait supprimé la matière alternative : les élèves qui ne souhaitaient pas aller en catéchèse pouvaient aller jouer dans la cour. Après la réforme du gouvernement Rajoy, les élèves devront choisir entre religion et «Valeurs culturelles et sociales»… ou étudier les deux. Et les notes de ces matières seront prises en compte pour déterminer le passage en classe supérieure ainsi que l’obtention de bourses académiques.
«N’actualisez pas vos manuels, les nouveaux programmes ne dureront pas longtemps! » Avant même que la réforme de l’éducation ne soit votée par la droite, le secrétaire général du Parti socialiste (PSOE), Alfredo Pérez Rubalcaba, avertissait les éditeurs espagnols. Si elle revient au gouvernement, la gauche, aujourd’hui dans l’opposition, révoquera la loi qu’a présentée le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy.
En Espagne, les grandes lignes de l’enseignement religieux sont fixées par un accord avec le Vatican – un quasi-concordat -, qui prévoit que les cours de catéchèse soient dispensés dans toutes les écoles, publiques comme concertadas (privées sous contrat). Les professeurs sont nommés par l’église catholique et rémunérés par l’administration publique. Mais le statut de cette matière n’a cessé d’osciller, au gré des majorités politiques. […]
L’enseignement religieux n’est pas la seule pierre d’achoppement. Le ministre de l’Éducation nationale, José Ignacio Wert, a rouvert une vieille bataille en Catalogne. Dans cette région très fière de ses particularismes, toutes les matières, à l’exception de la littérature espagnole, sont dispensées en Catalan. Ce modèle, dit de l’«immersion», est populaire dans la région, mais une minorité de parents revendiquent le droit de leurs enfants à recevoir en Catalogne comme dans le reste de l’Espagne une scolarité en espagnol. […]
Espagne : Un Marocain engagé pour l’indépendance de la Catalogne bientôt expulsé pour espionnage
Noureddine Ziani, ressortissant marocain résidant en Catalogne depuis une quinzaine d’années devrait être expulsé d’Espagne demain. Il est soupçonné d’être un espion marocain, mais c’est surtout son activisme pour l’indépendance de la Catalogne qui a motivé la décision des autorités espagnoles.
Ce qui n’est fait aucun doute, c’est que M. Ziani est engagé auprès d’associations très proches du courant indépendantiste catalan. Il dirige notamment l’Union des Centres Culturels Islamiques de Catalogne (UCCIC), qui regroupe environ 75 mosquées sur la région, ainsi que l’espace catalo-marocain de la Fondation «Nous Catalans» (Nouveaux Catalans, en langue catalane). Cette Fondation a été créée par le parti de droite indépendantiste Convergence Démocratique Catalane (CDC).
L’histoire est peu banale. Elle mêle les services secrets espagnols et marocains, l’islam, les salafistes, les indépendantistes catalans et le Polisario, qui lutte pour l’autonomie du Sahara occidental.
C’est ce cocktail détonnant qui a conduit le Centre Nacional de Inteligencia (CNI, le service du renseignement espagnol) à demander, début mai, l’expulsion de Noureddine Ziani. Malgré la requête en appel, déposée par l’intéressé, la procédure a de fortes chances d’être exécutée très rapidement, peut-être même dès demain.
Agé de 45 ans, Noureddine Ziani est installé en Espagne depuis 1999. Il lui est reproché une collaboration étroite avec la Direction Générale des Etudes et de la Documentation (DGED, les services secrets marocains). […]
L’engagement de M. Ziani dans la promotion du projet indépendantiste auprès des Marocains résidant en Catalogne, et plus largement auprès des immigrés de confession musulmane, est indéniable. Le 11 septembre dernier, jour de la fête nationale de Catalogne, quelques milliers de Marocains avaient manifesté aux côtés de plus de 2 millions de Catalans, pour réclamer l’indépendance. […]
mediaterranee.com (Merci à Lilib)
Espagne : bagarre extrême-droite vs extrême-gauche pendant la manifestation contre l’austérité .(vidéo)
Espagne / crise économique : De nombreux immigrés rentrent chez eux (+vidéo BFMTV)
Avec la crise, les immigrés désertent l'Espagne… par BFMTV
La population espagnole a baissé pour la première fois de son histoire l’an dernier après cinq ans de récession qui ont entraîné une hausse spectaculaire du chômage et fait fuir une partie des résidents étrangers.
Selon les chiffres publiés lundi par l’Institut national des statistiques, la population résidant en Espagne atteint les 47,1 millions de personnes, un chiffre en baisse après le départ de 260.000 personnes dont de nombreux résidents de nationalité étrangère.
Jusqu’en 2008, les immigrés hispanophones venus d’Equateur, de Colombie ou de Bolivie ont afflué vers l’Espagne pour travailler dans le secteur du BTP. Entre 2000 et 2010, la population immigrante est passée de 924.000 à 5,7 millions.
Espagne: le gouvernement veut limiter le droit à l’avortement
Pressé par les ultra-conservateurs et l’église, le gouvernement de droite espagnol entend annoncer « rapidement » sa réforme visant à limiter strictement le droit à l’avortement prévu dans la loi votée en 2010 par la précédente équipe socialiste qui fustige le projet. Promesse de campagne en 2011 du chef du gouvernement Mariano Rajoy, le texte plusieurs fois annoncé et reporté devrait être présenté « rapidement. »
Estimant que la vie « est un droit inaliénable » le ministre a déclenché une nouvelle polémique en affirmant que « le risque pour la santé physique et psychique ne peut être considéré comme prétexte pour ne pas protéger la vie » du foetus, ce qui augure d’un droit à l’avortement très limité.
Le président de la conférence épiscopale espagnole, Antonio Maria Rouco Varela a exigé lundi « une réforme urgente » de la loi sur l’avortement. Selon lui, « contrairement à ce qui est dit, depuis l’application de la loi fondée sur le principe éthique et juridique absurde d’un droit pour quelqu’un d’ôter la vie aux êtres humains à naître, le nombre d’avortements a augmenté pour atteindre des niveaux terrifiants. »
Espagne : « Si un punk à chien s’approche de mes filles, je lui arrache la tête » (PP)
Alors que le gouvernement conservateur espagnol a annoncé des mesures contre les « escraches », ces rassemblements qui dénoncent les députés opposés au vote de la loi contre les expulsions immobilières, la numéro deux du Parti populaire, María Dolores de Cospedal, est allée plus loin, qualifiant ces dénonciations de « nazisme pur et simple ».
[...] Signe de la sensibilité du sujet, un ancien député régional PP des Canaries, Sigfrid Soria, risque l’expulsion de l’une des instances nationales dont il est membre pour avoir affirmé sur son compte Twitter qu’il était prêt à « arracher la tête » de ceux qui se risqueraient à venir devant chez lui.

[Traduction : "Si un 'punk à chien' me poursuit dans la rue, m'intimide ou m'agresse, il ne va pas comprendre la torgnole qu'il va se prendre" ; "Je dirais même plus... si un 'punk à chien' s'approche de mes filles... JE LUI ARRACHE LA TÊTE. Et maintenant, vous pouvez continuer à vomir vos inepties."] [...]
Espagne : la Catalogne maintient la CMU pour les sans-papiers supprimée par Madrid
Cette mesure prolongée le 1er avril coûtera 78 millions d’euros en 2013
Malgré devoir 1,3 milliards d’euros à ses hôpitaux, organismes sociaux et pharmacies, le gouvernement catalan prolonge depuis le 1er avril l’assistance sanitaire dévolue aux sans-papiers.
Cette mesure diffère de la politique générale du gouvernement espagnol, qui a supprimé cette solidarité en début d’année dans le cadre de sa stratégie d’austérité.
Les mesures engagées en 2012 par le très droitier gouvernement espagnol de Mariano Rajoy prévoient pour les immigrés clandestins résidant en territoire espagnol le paiement de 710 euros en moyenne pour accéder au système de santé public.
Ce changement intervenu en début d’année pour renflouer les caisses de l’Etat prévoit une somme bien plus importante, de 1864 euros en moyenne, pour les sans-papiers de plus de 65 ans.
L’élimination de situations d’abus est dans le viseur espagnol, mais ce sévère dispositif n’exclut pas l’assistance d’urgence, ni l’aide aux mineurs et aux femmes enceinte en situation irrégulière.
La Catalogne maintient la couverture santé universelle
Cette solidarité envers les sans-papiers de Catalogne du Sud, au nombre de 110.000, coûtera 78 millions d’euros en 2013, avec pour condition un temps de résidence d’au moins trois mois pour les intéressés.
Les clandestins signalés auprès des autorités catalanes depuis plus d’un an pourront accéder à des médecins spécialistes, à l’identique des citoyens nationaux.
Nigel Farage prévoit un désastre économique et dénonce la criminalité roumaine
Nouvelle volée de bois vert pour les dirigeants de l’Union Européenne de la part du leader de UKIP, le très eurosceptique parti souverainiste britannique :
Philippe Villin : “Sortir de l’euro, non ! Le faire exploser, oui !”
Pour retrouver une compétitivité face à une Allemagne toute-puissante et s’engager sur la voie de la croissance, les pays de l’Europe du Sud, y compris la France, doivent initier de profondes réformes structurelles et surtout sortir du carcan de l’euro en le faisant exploser.

Je suis ravi que les Italiens aient désavoué Mario Monti: sa politique et son incapacité à rendre l’Italie compétitive rapidement ne pouvaient conduire qu’à sa ruine [...] il a plongé son pays dans la récession- déflation entraînant une explosion du chômage. En Diafoirus de la médecine allemande, il avait prodigué à son pays le même traitement diabolique que celui appliqué à la Grèce, au Portugal, à l’Espagne et maintenant à la France, c’est-à-dire une augmentation massive des impôts et une tentative de baisser les salaires. Il aurait dû faire des réformes structurelles, n’augmenter les impôts qu’à la marge et surtout dévaluer.
Mais il eût fallu bien sûr pour cela que l’euro explose. En effet, l’euro est devenu intolérable pour les Italiens comme pour les Français tandis qu’il fait “crever la gueule ouverte” la Grèce et le Portugal et mourir à petit feu l’Espagne.