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Alors que François Hollande vante le réformisme de Gerhard Schröder, en Allemagne, pour le 150ème anniversaire du SPD, en France, les eurosceptiques fourbissent déjà leurs armes pour les prochaines élections européennes de 2014.
La semaine dernière déjà, Marine Le Pen le disait haut et fort, la présidente du Front National vise la première place pour son parti aux européennes. Aujourd’hui, le Front de gauche organise un séminaire à Paris avec des représentants du parti allemand Die Linke. Le communiste Pierre Laurent explique son objectif : construire une nouvelle union européenne, sans pour autant sortir de l’euro.
La politique européenne, telle qu’elle est menée actuellement, n’est « plus supportable » par les peuples européens, explique le numéro un communiste, pour lequel il faut organiser une alternative à gauche.
Les socialistes français s’adonnant à une social démocratie à l’allemande qu’il condamne.
Pour ces partis, qu’ils soient de droite ou de gauche, l’Europe est devenue un repoussoir.
[...]
Et les élections européennes risquent bien de se transformer en vaste référendum pour ou contre l’Union Européenne.
Et les europhiles alors ? où sont-ils passés ?
Pourtant, le président français n’hésite pas à brandir la menace des progrès des extrêmes dans toutes l’Europe, pour tenter de passer de l’austérité à la rigueur. Pour l’instant, l’austérité résiste.[...]
Plus la campagne et les banlieues du Royaume-Uni s’opposent à l’Europe et à l’immigration, plus Londres se sent isolé. Est-il temps de faire sécession ?
(…) Cette différence de perception explique le double discours de Boris Johnson [le maire de Londres]. Quand l’aile droite du parti [conservateur] vient le chercher pour le présenter comme le seul candidat acceptable pour remplacer [le Premier ministre David] Cameron, Boris peut apparaître comme une sorte de héros de l’Angleterre profonde. Mais quand il parle très sérieusement de l’avenir du Royaume-Uni, il est membre à part entière de l’élite des grandes villes.
Boris ne nous disait-il pas il y a quelques jours que l’UE était un bouc émissaire commode pour masquer nos problèmes, qui sont en fait causés par “un chronique manque de vision à long terme, des problèmes de gestion, de la paresse, un manque de qualifications, une culture de l’autosatisfaction et un manque d’investissement dans le capital humain et physique et les infrastructures” ?
Boris Johnson ne prêchait pas pour sa paroisse. Il a rappelé que la contribution fiscale de Londres était bien supérieure à ses rentrées, que la ville attirait les talents du monde entier et était devenue une ville-monde.
Il sait également que c’est le premier endroit du pays où ceux qui se targuent d’être des Blancs britanniques sont en minorité et que la diversité qui explique cette situation est l’un des atouts majeurs de la capitale.
Il n’ignore sans doute pas que les Londoniens n’ont pas la même attitude que leurs compatriotes à l’égard du monde extérieur. Les instituts de sondage Ipsos/Mori m’ont envoyé les données des variations régionales concernant l’immigration et l’UE. Sur la période de janvier à décembre 2012, 21 % des Britanniques citaient les relations interraciales / l’immigration / les immigrés comme “l’un des problèmes les plus préoccupants pour le pays”. Ils étaient 28 % dans le Sud-Est, suivis de près par les Midlands de l’Est, l’est de l’Angleterre et le Yorkshire-et-Humberside avec 25 %. A Londres, ils n’étaient que 13 %. C’était moins spectaculaire en ce qui concerne l’Europe/UE. 10 % des habitants du Sud-Est trouve qu’il s’agit d’un problème important, contre 5 % à Londres. (…)
« C’est la défaite de Sarkozy, la défaite de BHL… »
Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, souhaite rendre obligatoire l’enseignement de la religion catholique à l’école. Le Parti socialiste, qui avait rendu cette matière facultative en 2006, dénonce une régression et accuse le premier ministre conservateur de légiférer sous la dictée des évêques et du Vatican.
En 2006, le gouvernement socialiste de José Luis Rodríguez Zapatero avait supprimé la matière alternative : les élèves qui ne souhaitaient pas aller en catéchèse pouvaient aller jouer dans la cour. Après la réforme du gouvernement Rajoy, les élèves devront choisir entre religion et «Valeurs culturelles et sociales»… ou étudier les deux. Et les notes de ces matières seront prises en compte pour déterminer le passage en classe supérieure ainsi que l’obtention de bourses académiques.
«N’actualisez pas vos manuels, les nouveaux programmes ne dureront pas longtemps! » Avant même que la réforme de l’éducation ne soit votée par la droite, le secrétaire général du Parti socialiste (PSOE), Alfredo Pérez Rubalcaba, avertissait les éditeurs espagnols. Si elle revient au gouvernement, la gauche, aujourd’hui dans l’opposition, révoquera la loi qu’a présentée le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy.
En Espagne, les grandes lignes de l’enseignement religieux sont fixées par un accord avec le Vatican – un quasi-concordat -, qui prévoit que les cours de catéchèse soient dispensés dans toutes les écoles, publiques comme concertadas (privées sous contrat). Les professeurs sont nommés par l’église catholique et rémunérés par l’administration publique. Mais le statut de cette matière n’a cessé d’osciller, au gré des majorités politiques. […]
L’enseignement religieux n’est pas la seule pierre d’achoppement. Le ministre de l’Éducation nationale, José Ignacio Wert, a rouvert une vieille bataille en Catalogne. Dans cette région très fière de ses particularismes, toutes les matières, à l’exception de la littérature espagnole, sont dispensées en Catalan. Ce modèle, dit de l’«immersion», est populaire dans la région, mais une minorité de parents revendiquent le droit de leurs enfants à recevoir en Catalogne comme dans le reste de l’Espagne une scolarité en espagnol. […]
Noureddine Ziani, ressortissant marocain résidant en Catalogne depuis une quinzaine d’années devrait être expulsé d’Espagne demain. Il est soupçonné d’être un espion marocain, mais c’est surtout son activisme pour l’indépendance de la Catalogne qui a motivé la décision des autorités espagnoles.
Ce qui n’est fait aucun doute, c’est que M. Ziani est engagé auprès d’associations très proches du courant indépendantiste catalan. Il dirige notamment l’Union des Centres Culturels Islamiques de Catalogne (UCCIC), qui regroupe environ 75 mosquées sur la région, ainsi que l’espace catalo-marocain de la Fondation «Nous Catalans» (Nouveaux Catalans, en langue catalane). Cette Fondation a été créée par le parti de droite indépendantiste Convergence Démocratique Catalane (CDC).
L’histoire est peu banale. Elle mêle les services secrets espagnols et marocains, l’islam, les salafistes, les indépendantistes catalans et le Polisario, qui lutte pour l’autonomie du Sahara occidental.
C’est ce cocktail détonnant qui a conduit le Centre Nacional de Inteligencia (CNI, le service du renseignement espagnol) à demander, début mai, l’expulsion de Noureddine Ziani. Malgré la requête en appel, déposée par l’intéressé, la procédure a de fortes chances d’être exécutée très rapidement, peut-être même dès demain.
Agé de 45 ans, Noureddine Ziani est installé en Espagne depuis 1999. Il lui est reproché une collaboration étroite avec la Direction Générale des Etudes et de la Documentation (DGED, les services secrets marocains). […]
L’engagement de M. Ziani dans la promotion du projet indépendantiste auprès des Marocains résidant en Catalogne, et plus largement auprès des immigrés de confession musulmane, est indéniable. Le 11 septembre dernier, jour de la fête nationale de Catalogne, quelques milliers de Marocains avaient manifesté aux côtés de plus de 2 millions de Catalans, pour réclamer l’indépendance. […]
mediaterranee.com (Merci à Lilib)
Tbilissi, Géorgie : rassemblés dans le cadre de la Journée internationale contre l’homophobie, ils ont été attaqués par des milliers d’opposants.

(…) Nous parlons d’atrocités sexuelles, de torture. Vous ne pouvez pas le raconter, le décrire à la télévision, le poser par écrit. Nous avons eu des représentants de la presse en larmes au procès. C’était insoutenable», a expliqué le détective Simon Morton, l’un des officiers chargés de l’enquête.
Le second facteur tient aux origines des victimes et des bourreaux. Ces derniers sont tous d’origine pakistanaise sauf un, originaire d’Erythrée. Les victimes sont toutes blanches et européennes. Pour la seconde fois en un an, la question «raciale» a été soulevée.
En mai 2012, neuf hommes, dont huit d’origine pakistanaise et un d’Afghanistan, avaient été condamnés pour des faits très similaires. Ces hommes avaient été surnommés le «gang de Rochdale», du nom de la ville, près de Manchester (nord), où ont eu lieu les délits.