Espagne : polémique sur l’hymne national à trois jours de la finale de la Coupe du Roi !

Les clubs de supporters de l’Athletic Bilbao et du FC Barcelone ont annoncé leur intention de siffler l’hymne national espagnol vendredi prochain lors de la finale de la Coupe du Roi. Les tensions politiques et indépendantistes s’immiscent une nouvelle fois dans le football ibérique…

Bilbao et Barcelone sont respectivement les capitales des deux principales régions indépendantistes d’Espagne : le Pays Basque et la Catalogne.

Ces équipes sont donc historiquement marquées par les revendications séparatistes et autonomistes des deux régions.

La finale de la Coupe du Roi qui doit les opposer le 25 mai prochain dans l’enceinte de l’Atletico Madrid Vincente Calderon a été perçue comme l’occasion rêvée pour une démonstration de force des indépendantistes de ces deux territoires. C’est dans cette optique que certains clubs de supporters ont annoncé leur intention de siffler l’hymne national traditionnellement joué lors de la finale de cette compétition fondée en 1902.

Face à cette situation, la présidente de la Communauté Autonome de Madrid a proposé que le match soit joué à huis-clos

afin d’éviter que «cet outrage au drapeau espagnol et à son hymne» se produise.

Si le porte-parole du gouvernement a rappelé que ce type de mesure ne devait être pris qu’en cas d’extrême nécessité, il a néanmoins appelé à ne pas mélanger le sport avec revendications politiques.

Un air de déjà vu avec la Marseillaise…

Cette polémique n’est pas sans rappeler celle qui était née suite aux sifflets qui avaient accueilli la Marseillaise notamment en 2008 lors de la rencontre amicale entre l’équipe de France et celle de Tunisie au Stade de France.

Même si les motivations politiques sont dans le cas espagnol d’une autre nature, (…)

Maxifoot

L’internationale des « invisibles » : « petits Blancs » contre minorités

Classes ouvrières blanches décimées en Grande-Bretagne ou aux États-Unis, Afrikaners qui vivent dans la pauvreté en Afrique du Sud et fulminent contre le battage médiatique autour de Nelson Mandela, ouvriers du Pas-de-Calais ou des Bouches-du-Rhône séduits par les tirades de Marine Le Pen sur les « invisibles » :

on voit se dessiner depuis plusieurs décennies une communauté internationale de sentiment que résume bien l’expression anglaise de white backlash,

qui décrit la frustration et la relégation sociale vécues par des « petits Blancs » chez qui domine une impression vague d’être traités par l’État avec moins d’égards que ne le sont les minorités ethniques ou les immigrés,

deux groupes généralement mis dans le même panier. (…)

Surtout, la dimension anti-élite du white backlash doit s’appréhender à l’aune des décisions fédérales touchant à l’affirmative action (souvent mal traduit par « discrimination positive ») et à la déségrégation scolaire, le tout dans un contexte de désindustrialisation et de reflux de l’État-Providence.

On peut se gausser du « racisme » de ces « petits Blancs » (white trash) et se moquer des fautes d’orthographe sur leurs pancartes, mais il n’empêche que les précurseurs de ce qui est aujourd’hui le mouvement Tea-Party

visent juste lorsqu’ils déplorent que les décisions imposant à leurs enfants de partager l’espace public avec les minorités ne concernent pas les enfants des élites politiques,

habitués aux quartiers cossus qui envoient des contingents fournis d’étudiants à Harvard ou Princeton, dans une logique de ségrégation par l’argent.

C’est de bonne guerre : les enfants des leaders politiques ou éditorialistes conservateurs partagent les bancs des mêmes campus prestigieux, bien sûr,

mais ces derniers reprochent aux « libéraux » (au sens américain du terme) de ne pas appliquer les principes qu’ils imposent à la masse. (…)

Saphir news

Europe : Catherine Ashton, chef de la diplomatie, soupçonnée de favoritisme

Les services de la Britannique Catherine Ashton ont attribué dans des conditions controversées un marché de sécurité en Libye à une société britannique.

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La Britannique Catherine Ashton, « haute représentante de l’Union pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité » de l’Europe, se trouve-t-elle au cœur d’un conflit d’intérêts ?

A se pencher sur les conditions d’attribution par l’UE d’un important marché en Libye à une société britannique non-autorisée à travailler dans ce pays, la question se pose.

Déjà évoquée par EUobserver, un site spécialisé dans l’actualité de l’Union, cette affaire n’a pas encore été reprise par les médias européens, malgré les réponses plutôt minimales des parties concernées.

Une enquête de l’office européen de lutte antifraude (Olaf) devrait être prochainement ouverte. (…)

Rue 89

Quel est le programme du parti de gauche radicale grec Syriza, soutenu par Mélenchon ?

Le leader du parti de gauche Syriza Alexis Tsipras, arrivé 2e aux législatives en Grèce, était à Paris lundi pour une rencontre avec son équivalent français Jean-Luc Mélenchon. Voici une liste non-exhaustive des propositions du parti grec, concernant notamment l’immigration.

Hebergeur d'image

Jean-Luc Mélenchon et son homologue grec Alexis Tsipras

  • Facilitation du regroupement familial des immigrés.
  • Facilitation de la naturalisation des immigrés et notamment de leurs enfants.
  • Suppression de toute limitation à l’accès à la santé publique et à l’éducation pour les migrants.
  • Suppression de l’expulsion et de la rétention administrative des mineurs.
  • Suppression du corps des garde frontières.
  • Régularisation et sécurité sociale pour tous les immigrés qui travaillent.
  • Enregistrement de “leurs droits politiques et sociaux”, droit de vote et d’éligibilité.
  • Nationalité à tous les enfants qui naissent en Grèce ou qui y sont arrivés à un jeune âge.
  • Nationalité automatique après 7 ans de présence.
  • Expropriation de tous les biens immobiliers de l’église et des monastères et taxation de tous les revenus de l’église.
  • Suppression de l’enseignement du catéchisme par une approche scientifique du phénomène de la religion, école a-religieuse.
  • Démilitarisation des forces de sécurité et désarmement des unités de la police pendant la durée des mouvements syndicaux et des  manifestations politiques.
  • Interdiction de l’utilisation des gaz chimiques et de balles plastiques pendant les manifestations, les grèves et toute forme de mobilisation collective.

Programme traduit par le blog Europe Grèce

Nick Clegg met en garde contre une montée du nationalisme si l’euro échoue

Le vice-Premier ministre britannique Nick Clegg met en garde contre une montée du nationalisme en Europe, en cas de non résolution des problèmes de la zone euro, dans un entretien à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel paru lundi.
 »

Si la zone euro ne parvient pas à résoudre ses problèmes, alors les mouvements nationalistes, extrémistes et xénophobes seront tellement forts en Europe que l’on n’aura plus besoin de s’entretenir sur le débat britannique enflammé à propos de l’UE »,

a dit M. Clegg.

Interrogé pour savoir s’il estimait que la chancelière allemande Angela Merkel n’en faisait pas assez pour résoudre la crise, il a répondu: « Tout le monde doit faire plus ».

« L’incertitude économique et la paralysie politique sont le terreau idéal de l’extrémisme et du racisme, telle est la leçon de l’Histoire », a-t-il ajouté.

« En tant que libéral et Européen passionné, je trouve que ce serait un désastre si les extrémismes de droite comme de gauche étaient renforcés à cause de la mollesse des dirigeants en place et leur manque de détermination », a-t-il dit. « Mais nous nous dirigeons exactement dans cette direction », a-t-il continué. (…)

Les Échos

Crise : Le Maroc ne veut pas le retour des Marocains d’Europe

Environ 100.000 Marocains résidant en Europe auraient décidé de retourner vivre et travailler au Maroc à partir de la prochaine rentrée scolaire. L’éventualité ne serait pas bien bien accueillie par le gouvernement Benkirane, qui considère que le retour des Marocains résidant à l’étranger (MRE) n’est pas une option pour le pays en proie à une crise économique depuis 2011.

Le retour définitif de ces Marocains d’Europe entraînerait trop de problèmes d’intégration, d’éducation et de santé, d’après des sources du ministère chargé de la Communauté Marocaine résidant à l’étranger.

A terme, ce sont plus de 150.000 Marocains résidant en Europe, qui compteraient retourner définitivement au Maroc, afin de fuir la crise économique dans leurs pays d’accueil, depuis près de deux ans.

En Espagne, où le taux de chômage a atteint 25%, 40% des immigrés marocains sont sans emploi, selon des rapports relayés par des médias espagnols, lesquels estiment à plus d’un million le nombre de Marocains vivant dans la péninsule ibérique.

Le même constat a été dressé en Italie, où vivent plus de 550.000 Marocains dans la pauvreté, l’exclusion et l’absence totale d’opportunités de travail. Des témoignages qui nous parviennent d’Italie parlent de milliers de Marocains ayant atterri à la rue depuis le début de la crise. Nombre d’entre eux se sont tournés vers la vente ambulante ou la contrebande pour survivre.

bladi (Merci à Zatch et billgates)

Présidentielle en Serbie: le candidat nationaliste en tête, son parti crie victoire

Le candidat nationaliste populiste Tomislav Nikolic devance le président sortant Boris Tadic au deuxième tour de l’élection présidentielle dimanche en Serbie, selon des estimations publiées dans la soirée.

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M. Nikolic a obtenu 49,4% des voix contre 47,4% pour M. Tadic, selon des résultats partiels portant sur un échantillon représentatif au niveau national pris en compte par le CESID, un organisme indépendant chargé de la surveillance du scrutin.

« Si cette tendance se poursuit, M. Nikolic remportera l’élection présidentielle », a déclaré un responsable du CESID. (…)

Le Point

Les Serbes votaient dimanche au deuxième tour de la présidentielle, avec pour enjeu l’accélération du rapprochement avec l’Union européenne, le président sortant, le pro-européen Boris Tadic, faisant figure de favori face au nationaliste populiste Tomislav Nikolic.

Plus de 6,7 millions d’électeurs sont appelés à décider aussi lequel des deux hommes a réussi à les convaincre de sa capacité de sortir le pays du marasme économique.

A 08H00 GMT, trois heures après le début du vote, le taux de participation était de 8,37%, légèrement inférieur par rapport à celui enregistré lors de la précédente élection en 2008, a indiqué la Commission électorale centrale.

Selon un dernier sondage, M. Tadic est crédité de 58% de voix contre 42% pour M. Nikolic.

Corse Matin