Chine : un journaliste connu appelle « à virer les ordures d’étrangers »

L’appel d’un journaliste connu de la télévision publique chinoise à « virer les ordures d’étrangers » et de récents faits divers exposant le comportement indigne d’expatriés suscitent un vif débat teinté de xénophobie en Chine.

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Le microblog au vitriol de Yang Rui, qui dirige et anime une émission quotidienne en anglais intitulée « Dialogue » sur la chaîne CCTV-news, s’inscrit dans un climat brusquement dégradé.

Ce quadragénaire habitué à recevoir sur son plateau experts et diplomates de tous les continents, a expliqué pour sa défense que le message qu’il avait mis en ligne mercredi dernier était un « cri d’alerte » qui visait seulement les expatriés bafouant les lois en vigueur en Chine.

« Pendant longtemps de nombreux jeunes Chinois ont considéré comme acquis le fait que les Occidentaux soient bien élevés et polis, puisqu’ils venaient de nations industrialisées, sous un régime d’Etat de droit. (…) La plupart d’entre eux sont gentils (…) mais certains ne le sont pas, comme le montrent de récentes vidéos », a écrit M. Yang.

Il faisait notamment référence à une tentative de viol présumée d’une Chinoise par un Britannique en pleine rue. Ce fait divers est survenu juste avant le lancement la semaine dernière par la police de Pékin d’une campagne de cent jours ciblant les étrangers qui séjournent illégalement dans la capitale.

Dans son microblog, Yang Rui avait toutefois employé un ton outrancier, sans faire de distinguo entre les immigrés respectueux des lois et les autres.

« Le ministère de la Sécurité publique doit virer ces ordures d’étrangers », avait-il asséné, en citant deux quartiers de Pékin où habitent et sortent les expatriés, qu’il avait accusés de se livrer à des activités de traite humaine et d’espionnage.

Evoquant l’expulsion annoncée ce mois-ci de la correspondante à Pékin de la chaîne anglophone d’Al Jazira, l’Américaine Melissa Chan, le journaliste chinois avait ajouté : « Nous avons expulsé cette harpie et fermé le bureau d’Al Jazira.

Faisons taire tous les dénigreurs de la Chine et virons-les ». (…)

L’Orient le jour

Voir : Pékin. Un « Anglais » viole une jeune Chinoise : un Chinois réagit… (vidéo)

Richard Beraha: «La communauté chinoise doit sortir de son mutisme»

Auteur d’un livre qui retrace l’histoire de l’immigration chinoise à Paris, Richard Brehaha défend une communauté souvent ciblée par les stéréotypes…

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Bientôt dix ans que Richard Beraha se passionne pour la communauté chinoise. Depuis sa création, en 2005, jusqu’à sa fermeture cinq ans plus tard, il a présidé l’association Hui Ji et permis à des milliers de chinois d’obtenir leur régularisation. Il livre aujourd’hui un ouvrage collectif, La Chine à Paris : enquête autour d’un monde méconnu, paru le 5 avril aux éditions Robert Laffont, qui retrace l’histoire de l’immigration chinoise à Paris. A quelques jours de la présidentielle, Richard Beraha entend interpeller les hommes politiques sur les atouts de l’immigration chinoise pour la France.

Dans votre livre, vous dressez le constat d’une communauté méconnue, isolée. Qu’est ce qui explique cette situation?

La plupart des chinois de France viennent de villages où subsiste des systèmes de clans. Il y a des coutumes des manières de penser, le monde chinois est difficile à comprendre et il y a une grande altérité avec notre société européenne. Depuis les années 80, une majorité de chinois sont arrivés sans papier en France et ont développé une culture de la clandestinité. Quand on reste 10 ans sans papier avec la peur des policiers, des voyous, c’est difficile de s’ouvrir à la société française.

La communauté chinoise s’exprime très peu dans la société française…

En Chine, les codes politiques sont très différents. L’expression individuelle est rare, la peur de la politique, de l’expression publique est très forte. On compte près de 450.000 ressortissants d’origine chinoise en France et pourtant, que ce soit en politique ou dans les grandes entreprises, aucun n’a de poste important. Aujourd’hui, les jeunes chinois sont bien intégrés et sont avides de participer à la vie politique et sociale du pays. (…)

20 minutes

La carte des vignobles du Bordelais passés sous pavillon chinois

Du Château de Viaud à la Patache, en passant par le Grand-Mouëys, découvrez les dernières propriétés tombées dans l’escarcelle de l’empire du Milieu.

[Visionnez la carte en visitant l'article source, NDLR]

La vague des rachats chinois de vignobles dans le Bordelais s’est renforcée depuis 2011.

Pas moins de douze propriétés ont été acquises par des Chinois l’an passé. Et depuis le début de l’année, quatre autres transactions ont été conclues.

Parmi celles-ci, la vente de Grand-Mouëys à la mi-février à Jinshan Zhang, le fondateur d’un gros producteur chinois d’alcool de baies de goji.

Et la tendance pourrait encore redoubler d’intensité. C’est du mois ce que prédit Jean-Luc Coupet, créateur de Wine Bankers, une référence sur le marché des transactions viticoles. Pour lui, « dans cette vague d’achats, les plus importantes transactions restent à venir ». Le marché chinois est déjà la première destination des exportations des vins de Bordeaux, avec près de 436 000 hectolitres expédiés qui représentent 334 millions d’euros. Sans compter les 100 000 hectolitres vendus à Hongkong, pour 348 millions d’euros. La Chine serait-elle l’avenir de Bordeaux ?

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L’Expansion

Taxe carbone : Pékin prend en otage Airbus

Louis Gallois lance un avertissement : le gouvernement chinois a gelé les commandes d’Airbus 380 et d’A 330 de ses compagnies aériennes. La taxe européenne pourrait leur coûter 100 millions d’euros.

L’heure des représailles a sonné contre la taxe carbone européenne, entrée en vigueur le 1er janvier dernier. La Chine a pris la tête de la contestation en gelant les commandes d’appareils Airbus passées par ses compagnies aériennes. «La décision de Pékin a déjà un impact industriel: elle frappe 45 Airbus long-courriers, dont 10 A 380 et 35 A 330», a révélé jeudi Louis Gallois, président exécutif d’EADS, lors de la présentation des résultats 2011 du groupe.

«En 2013, 6 livraisons d’A 330 et 19 autres en 2014 sont menacées», a-t-il ajouté en demandant à l’Union européenne de ne pas s’entêter à appliquer une mesure unilatérale. «Nous prônons une solution concertée à l’échelle mondiale. Cette taxe européenne n’est pas la solution appropriée. Elle crée des distorsions et nous met en opposition avec le reste du monde», a insisté Louis Gallois.
Guerre commerciale

La taxe carbone concerne toutes les compagnies qui survolent l’espace aérien européen. Celles-ci ne seront toutefois contraintes de s’en acquitter qu’au printemps 2013. Les transporteurs devront payer 15% de leurs émissions polluantes de l’année 2012, soit 32 millions de tonnes, en fonction du prix de la tonne de CO2. À défaut, Bruxelles a fixé deux types de pénalité: une amende de 100 euros par tonne et, plus radicale, l’interdiction de survol de l’espace aérien européen. (…)

D’autres mesures de représailles ne sont pas exclues. Que se passerait-il si la Russie, où l’A 380 a réalisé une percée commerciale auprès de Transaéro l’été dernier (4 A 380), ou l’Inde décidaient d’emboîter le pas à Pékin? Selon les estimations d’Airbus, l’Inde et la Chine représenteront 40% de la demande mondiale d’avions dans les vingt ans à venir, soit 10.320 appareils. De quoi faire réfléchir les instances européennes!

Le Figaro

Quand le « made in China » se transforme en « made in Europe »

A l’heure où la Chine se positionne en ami de l’Europe face à la crise de la dette, le géant des pays émergents place ses pions, doucement mais sûrement, au sein du marché unique. Même si l’implantation chinoise en Europe est balbutiante, Pékin, qui produit principalement en Asie et en Afrique, s’intéresse de plus en plus à l’Union européenne – particulièrement depuis trois ans.

"Châteauroux Business District"

C’est d’abord sur la Grèce que la Chine a jeté son dévolu, en voulant faire du port du Pirée, près d’Athènes, le principal centre de transit des marchandises vers le marché européen. Aujourd’hui, celui-ci est largement dominé par la présence du géant chinois du transport maritime China Ocean Shipping Company (Cosco), qui y contrôle deux terminaux depuis 2009. En 2010, le premier ministre, Wen Jiabao, y entamait une tournée européenne, rencontrant tout à tour dirigeants politiques et chefs d’entreprises français, portugais, italiens, belges mais aussi, et surtout, grecs.

Suite et commentaires sur Fortune

Afrique: La Chine construit le siège de l’Union Africaine, applaudir?

Après qu’on ait vu des africains danser, se rouler par terre de voir le président Laurent Gbagbo capturé et le Guide de la révolution libyenne, Muammar Kadhafi assassiné, voici que des noirs sautent et dansent parce que la Chine vient d’ériger en béton et en verre le siège de l’Union Africaine à Addis Ababa. Voici qu’on nous annonce l’avènement d’une bonne colonisation car douce et bâtisseuse. (…)

 Les pères fondateurs avaient-ils rêvé que ce soit la Chine qui vienne construire ce qui devrait symboliser l’émancipation du continent? Quand ils disaient que l’heure de nous-mêmes devrait sonner, disaient-ils par là que nous soyons incapables de construire l’Afrique?

C’est la loi du plus fort qui gouverne les relations internationales. Le dominé ne gagne que des miettes, fussent-elles des palais en verre. Redressons-nous et nous verrons que nous défendrons mieux nos intérêts et nous aurons une Afrique plus bâtie que celle que l’illusion nous miroite au travers du fameux partenariat WIN-WIN vanté par des satrapes et qui ravi tant ces africains incapables de voir le monde dans sa réalité. Les africains n’ont donc rien retenu de l’histoire de la colonisation occidentale dont les éléments précurseurs avaient été emballés dans les fameuses oeuvres sociales que l’Europe réalisait en Afrique. La Chine, depuis quelques années vient faire la même chose en Afrique, mais la désespérance et la perte de confiance en soi résultant des siècles de destruction notamment par l’esclavage et le colonialisme euramércains poussent les africains à admirer cette autre colonisation. La Chine n’est pas plus morale que les autres pays. Elle n’a pas à l’être. Elle joue ses intérêts.

Nous sommes une fois encore à côté de la plaque. Nous sommes fatigants.

Camer.be