Louis-Georges Tin: « une question essentielle, mais tabou, les réparations liées à l’esclavage »

Est-ce que vous pouvez présenter le débat organisé le 23 Mai prochain par le CRAN?

Ce débat porte sur une question essentielle, mais tabou : les réparations liées à l’esclavage.http://img560.imageshack.us/img560/927/20096p.jpg

C’est un sujet qui est débattu à l’ONU, à l’UNESCO, à l’Union africaine, dans le monde entier. Mais en France, pratiquement pas.

C’est pourquoi nous avons décidé de lancer le débat. Sur ce sujet, il y a beaucoup de positions idéologiques. Beaucoup de gens sont contre, d’autres sont pour, mais rares sont ceux qui sont vraiment informés des enjeux. C’est pourquoi nous organisons cette rencontre, et de nombreuses questions seront posées à cette occasion :

par exemple, à qui a profité la traite négrière ? Peut-on réparer les dommages liés à l’esclavage ? Si non, pourquoi ? Si oui,dans quels cas, et comment ? Qu’est-ce qui est fait à l’international ? Et en France, qu’est-ce qui est envisageable ? (…)

Grioo.com

Le président Zuma enlève le bas, l’Afrique du Sud s’offusque

a polémique suscitée par un portrait du président Jacob Zuma dans son plus simple appareil enfle en Afrique du Sud après l’arrestation de deux hommes accusés d’avoir barbouillé son sexe de peinture.

Oeuvre de l’artiste sud-africain Brett Murray, un ancien militant anti-apartheid, le tableau est une adaptation libre d’un célèbre portrait de Vladimir Lénine, avec Jacob Zuma dans le rôle du révolutionnaire soviétique, la braguette grande ouverte en plus.

Sa présentation dans une galerie de Johannesburg, dans le cadre d’une exposition sur la corruption au sein du Congrès national africain (ANC) fondé par Nelson Mandela, a provoqué la colère de l’entourage du président sud-africain, marié à six reprises et père de 21 enfants.

Reuters

(Merci à un connu)

Angola : Il faut mettre fin aux viols et autres violences contre les migrants

Les forces de sécurité angolaises infligent fréquemment des mauvais traitements aux migrants en situation irrégulière lors de leur expulsion d’Angola, notamment des violences sexuelles ou autres traitements dégradants et inhumains, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui.

 

Le rapport de 56 pages, intitulé «Si vous revenez, on vous tue’ : Violences sexuelles et autres à l’encontre de migrants congolais lors de leur expulsion d’Angola »,

décrit un phénomène alarmant de violations des droits humains perpétrées par des membres des forces de sécurité angolaises à l’encontre de migrants congolais.(…)

Human Right Watch

Maroc : Le calvaire des Noirs dans le royaume chérifien

«Le mépris du peuple, comme des élites, pour les noirs est une constante de la société marocaine. Une réalité trop souvent tue ou minorée.»

C’est le constat auquel ont été forcés les journalistes du magazine marocain Actuel en discutant avec des collègues subsahariens.

S’ils soupçonnaient une réalité taboue, ils n’avaient pas conscience de l’ampleur du «quotidien, des situations vues, parfois vécues, des humiliations subies», par les noirs au Maroc.

Du coup, l’hebdomadaire a consacré son édition du 11 mai 2012 à un dossier sur le sujet du racisme et pour se mettre dans «la peau d’un noir» a donné la parole au journaliste Bassirou Bâ.

En douze années de séjour sur le sol du royaume chérifien, le Sénégalais arrivé en 2000 pour y suivre ses études de journalisme, aura vécu et été témoin «des violences sans fin», morales, verbales, et parfois physiques dont sont victimes les Africains subsahariens.

A peine arrivé, en guise d’accueil, il essuie des jets de pierre de la part de gamins «qui criaient à tue-tête: « Cannibales! Cannibales! » Pour notre troisième jour au Maroc, c’était un drôle d’accueil, une rebuffade que j’ai toujours du mal à oublier.»

Décidé à ne pas se formaliser sur un incident isolé, il tombe de haut quand il apprend que ce mépris est partagé jusque dans le troisième âge. A une vielle dame qui entrait dans le bus, une jeune subsaharienne qui cède sa place a droit pour toute gratitude:

«De toute façon, elle n’est qu’une esclave et donc elle devait céder sa place à n’importe quel Marocain dans ce bus!»

Pour certains Marocains, même la générosité est une offense, quand elle provient d’un noir. C’est ainsi qu’un Comorien faisant l’aumône à une mendiante reçoit en guise de remerciement ce commentaire:

«Oh mon Dieu, qu’ai-je fait pour mériter un tel sort: un noir, un fils d’esclave, qui me fait l’aumône?!»

Et que dire alors de Sacko, étudiant malien et Kromah, libérien, respectivement passés à tabac et poignardés aux alentours du campus pour le seul motif qu’ils sont noirs? (…)

Slate Afrique

L’Afrique du Sud envisage d’imposer la Palestine sur les étiquettes d’origine (màj)

(…) La décision a suscité la colère à Jérusalem; le ministre israélien des Affaires étrangères souhaitait convoquer immédiatement l’ambassadeur d’Afrique du sud pour une « demande d’éclaircissements » mais..Celui ci semble avoir coupé son téléphone portable, de l’aveu même des responsables israéliens.

Le ministère israélien des Affaires étrangères a qualifié cette décision de « raciste » estimant « honteux que l’Afrique du Sud, qui a souffert du racisme pendant des années, soit le pays qui prenne cette initiative ».

http://img98.imageshack.us/img98/1812/resamplephp.jpgDani Dayan, du conseil des implantations juives Yesha, a accusé Rob Davies d’être  » un juif de la gauche radicale » qui « mène fièrement la campagne de propagande contre l’Etat d’Israël. Comme JStreet aux États-Unis et Goldstone en Afrique du Sud. »

En revanche, l’Autorité palestinienne a salué cette décision, affirmant qu’il s’agit d’une première étape dans la bonne direction.

Le ministre danois des Affaires étrangères, Willy Sondal, a indiqué que son pays cherchait à prendre une décision du même type. (…)

Israël infos

L’Afrique du Sud envisage d’imposer l’étiquetage comme tels des produits venant des Territoires occupés palestiniens, au lieu de la mention d’origine Israël comme cela arrive parfois, a-t-on appris samedi au ministère du Commerce et de l’Industrie.

Pour le moment, il n’y a pas de décision mais les gens doivent savoir que l’Afrique du Sud reconnaît Israël dans les frontières admise par l’ONU en 1948, a expliqué à l’AFP Macdonald Netshitenzhe, directeur pour la politique et la législation commerciale au ministère sud-africain du Commerce.

Un avis est paru le 10 mai au journal officiel ouvrant une période de consultation publique de deux mois. Ce n’est pas un appel au boycott des produits israéliens, a précisé M. Netshitenzhe.

En fait, la loi sur la protection du consommateur impose de ne pas induire en erreur sur la provenance exacte du produit. Si par exemple c’est un vin de Bordeaux, il ne peut pas venir de Bretagne, a-t-il ajouté.

Si l’on vient à la question de la Palestine et d’Israël, un produit d’Israël doit être fabriqué ou produit dans les frontières de 1948. Donc pour les biens ou légumes venant de zones où Israël a envahi d’autres pays arabes, l’Afrique du Sud considère qu’il est mieux de les étiqueter comme produits en Palestine ou dans les Territoires occupés palestiniens, selon le haut responsable sud-africain.

Cité par l’agence de presse sud-africaine Sapa, le ministre du Commerce Rob Davies avait expliqué vouloir permettre aux Sud-Africains qui ne soutiennent pas Israël, mais soutiennent les Palestiniens, d’identifier ces produits. (…)

Romandie.com

Mayotte : cinq morts au moins dans le naufrage d’un canot

Cinq personnes, dont trois enfants, ont péri dans le naufrage d’une embarcation survenu samedi au large de Mayotte. Quinze sont portées disparues, a annoncé le ministère des Outre-mer. Le bateau de fortune, chargé de réfugiés, venait des Comores.

[...] les réfugiés embarquent régulièrement pour tenter de rejoindre cette île de l’archipel français où le niveau de vie – et notamment de soins – est très supérieur à celui des Comores ou de Madagascar. Les accidents mortels sont fréquents, notamment au niveau de la barrière de corail qui ceint Mayotte. Beaucoup de naufrages restent d’ailleurs ignorés [...]

Les candidats à l’immigration, pour la plupart venus d’Anjouan, tentent régulièrement de débarquer illégalement sur l’île française, pour travailler ou s’y faire soigner.

Sur les 200 000 habitants de Mayotte, 40% seraient des clandestins.

La 1ère

Rugby : « tous les joueurs de la sélection sénégalaise jouent et ont été formés en France » (Vidéo)

France 3 Régions – 20 mai 2012

« Le XV de la Terranga prépare la coupe d’Afrique même si l’effectif n’est pas encore au complet : plusieurs joueurs disputent des phases finale avec leurs clubs, notamment avec Colomiers ou Castanet pour la montée en Pro D2. »