Lampedusa : 9 bâteaux en approche des côtes avec 2000 clandestins à leur bord

24/04/14 : 9 embarcations remplies de clandestins ont été aperçues au large des côtes de Lampedusa. Les autorités maritimes estiment qu’elles contiennent entre 1500 et 2000 clandestins.

Image d’illustration

Depuis le début de l’année, plus de 21.000 clandestins sont arrivés par voie maritime, contre 2.500 à la même époque en 2013. A ce rythme, prévient le Ministre de l’Intérieur Angelino Alfano, le record de 2011 sera dépassé. Cette année là, 62.000 clandestins avaient débarqué sur les côtes suite à la guerre en Libye.

La Stampa

Analyse de la montée des extrêmes droites™ en Europe (vidéo)

« il y a cette crise économique (…) mais au delà et de manière plus structurelle, il y a aussi une crise identitaire (…) cette crise identitaire provoquée notamment par l’immigration, une crise liée au phénomène de mondialisation, l’union européenne qu’on rejette, la peur de voir disparaitre son identité »


lien direct sur : VK
source : compilation de Europe, La montée des extrêmes droites – Le monde en face – Carole Gaessler – France 5 – 22 04 2014

Magali Balent est chercheur associée à l’IRIS, spécialiste des extrémismes et nationalismes en Europe. Elle est par ailleurs chercheur à la Fondation Robert Schuman, et directrice des projets de ce think tank dédié aux questions européennes. Spécialiste du discours de l’extrême droite française et européenne, et du fait nationaliste en Europe, elle est diplômée de l’Institut des Hautes Etudes internationales de Genève (HEI) où elle a obtenu un doctorat en relations internationales (discipline science politique). Sa thèse a porté sur le discours du Front national sur les relations internationales de 1972 à nos jours. Elle est l’auteur de plusieurs études sur le défi national-populiste en Europe et la dynamique identitaire du discours d’extrême droite. Elle enseigne sur ces sujets en tant que Maître de conférences à Sciences Po.

Quelques nouvelles d’outre-Atlantique (+ vidéo VO)

Deux personnes ont été arrêtées dans l’Arkansas dans le cadre de l’agression sur une vieille dame âgée de 89 ans qui s’est déroulée à Memphis Tennessee le 14 avril.

La veille dame a tellement reçu de coups qu’il subsiste sur son visage l’empreinte de coups de pieds.

Il était 21 heures quand madame Allene Durdin entendit sonner à sa porte. Après avoir ouvert la porte, elle a été frappée et cambriolée dans sa maison située au Nord de Mc Auley Drive.

Elle a eu sept côtes cassées, une fracture du nez et une hémorragie cérébrale d’après le récit de sa petite fille.

Les agresseurs,  Pope Terrio 19 ans et Ramon Huntley 17 ans,  habitent tous les deux à Ouest Memphis.

Les agresseurs ont été inculpés tous les deux comme adultes majeurs au motif de cambriolage aggravé de domicile ainsi que pour coups et blessures.

Une caution de 350.000 dollars chacun a été décidée dans un premier temps.

Suite en anglais sur News Channel

Mali : Un groupe djihadiste annonce la mort de l’otage français Gilberto Rodrigues Leal. La famille en colère (MàJ)

Addendum 23.04.2014 :

La famille de l’otage français Gilberto Rodrigues Leal a exprimé mercredi sa colère contre les autorités françaises et les médias qui ont oublié «les deux otages du Mali».

«Pendant huit mois, on n’a parlé que des journalistes en Syrie, on a oublié qu’il y avait deux otages au Mali», a déclaré David Rodrigues Leal, le frère de Gilberto, ajoutant : «On est un peu en colère.» «J’ai l’impression que si mon frère avait eu plus de valeur, s’il n’avait pas été un simple retraité, peut-être, ça se serait passé autrement», a-t-il ajouté.

Le Point

Le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) a annoncé aujourd’hui la mort de l’otage français Gilberto Rodrigues Leal, enlevé en novembre 2012 dans l’ouest du Mali par ce même groupe djihadiste.

«Nous annonçons la mort de Rodrigues, il est mort, parce que la France est notre ennemie», a déclaré dans une brève communication téléphonique Yoro Abdoul Salam, un responsable du Mujao qui n’a pas précisé quand et dans quelles circonstances l’otage était mort.

Le Figaro

Etats-Unis : la discrimination positive, c’est (bientôt) fini

La Cour suprême américaine a validé une loi interdisant les quotas raciaux dans les universités du Michigan.

Au pays des quotas, un tabou est tombé. Mardi, la Cour suprême des Etats-Unis a finalement validé une loi de l’Etat du Michigan qui interdit les quotas raciaux à l’université, la fameuse discrimination positive héritée du mouvement des droits civiques des années 1960. Six des neuf juges américains ont voté en faveur du feu vert à la loi du Michigan, qui interdit la prise en compte de l’origine ethnique ou du sexe dans les procédures d’admission à l’université. Signe que la question provoque un vrai débat, la plus haute juridiction américaine aura mis cinq mois à trancher.

Ce qui va changer. En vertu des lois sur la discrimination positive, il suffit actuellement souvent de cocher une simple case indiquant son appartenance au moment de l’inscription pour remporter des points supplémentaires.

Ces mesures ont permis à des générations de jeunes Noirs ou d’Hispaniques de décrocher des diplômes qui leur semblaient auparavant inaccessibles. Parmi eux, Sonia Sotomayor, d’origine portoricaine, juge à la Cour suprême et farouche opposante à la législation du Michigan. C’est grâce à la discrimination positive que la première juge de la Cour suprême d’origine hispanique a pu intégrer la prestigieuse université de Princeton, dans les années 1970.

Mais désormais dans le Michigan, avec cette loi approuvé par référendum dès 2006, les universités publiques, les écoles et les recruteurs pour les emplois publics ne pourront plus « discriminer ou accorder un traitement préférentiel » aux Noirs ou aux Hispaniques.

Un combat anti-quotas ancien. Aux Etats-Unis, c’est un tabou qui est brisé, même si la discrimination positive a déjà du plomb dans l’aile. Car depuis plusieurs années, des étudiants blancs contestent notamment ces mesures, arguant qu’ils se sentent discriminés. Au Texas, une jeune étudiante blanche, Abigail Fisher, a poursuivi l’université d’Austin, qui n’avait pas accepté son dossier. Son cas doit lui aussi être étudié par la Cour suprême. Les étudiants ne sont pas les seuls : certains chercheurs notent que malgré l’augmentation du nombre de diplômés noirs, leur taux de chômage demeure deux fois plus élevé que celui des Blancs. Dans le pays, un Noir sur quatre vit sous le seuil de pauvreté.

Un autre système à inventer. Certains Etats, comme la Californie ou la Floride, ont déjà interdit la discrimination positive dans les établissements publics. Les résultats se font sentir, selon le New York Times : dans ces Etats, la part des étudiants noirs ou hispaniques dans les établissements les plus sélectifs a baissé de façon sensible. D’autres Etats, comme l’Arizona, l’Alabama, la Géorgie ou encore l’Oklahoma ont scruté de près la décision prise à Washington, dans l’espoir de pouvoir s’engouffrer dans la brèche.

Mais des voix s’élèvent aussi pour demander l’application d’une autre forme de discrimination positive, qui prendrait en compte des critères purement économiques, en favorisant les étudiants les plus démunis ou en mettant en place des indicateurs permettant de mesurer de façon plus fine le désavantage auquel l’étudiant doit faire face.

Europe1

Des banlieues au djihad : Itinéraire d’une certaine jeunesse française, «Français, nés en France»

Qu’est-ce qui pousse de jeunes français à partir combattre en Syrie ? Pour le sociologue Tarik Yildiz, le succès du djihad islamique en France témoigne d’une crise profonde de l’intégration. Il est sociologue, président du think tank l’IRPAM et notamment auteur de Le racisme anti-blanc. Il propose de «renforcer l’idée d’une appartenance commune à travers, par exemple, l’instauration d’un service civique»…

En guerre depuis plus de trois ans, la Syrie attire des jeunes du monde entier rêvant de mourir au combat et ainsi trouver la paix éternelle promise aux martyrs. Si certains jeunes Français ont franchi le pas -ils sont a priori moins de 1000-, les candidats au départ sont de toute évidence bien plus nombreux. […]

Ils abandonnent la petite délinquance pour se consacrer à cette «nouvelle» religion apprise en prison, au sein du quartier, ou même sur certains sites internet spécialisés, appelant à la guerre sainte contre le «mal»: l’Occident décadent, les chrétiens, les juifs, les courants minoritaires au sein de l’islam comme le chiisme…

Français, nés en France, ces jeunes sont généralement des hommes issus des quartiers populaires en périphérie des grandes agglomérations. Enfants des banlieues, ils ont parfois connu la petite délinquance: vols, agressions, petits trafics… Certains d’entre eux ont séjourné en prison après la réitération de nombreux délits. D’autres n’ont jamais été inquiétés par la justice, mais tous ont généralement un point commun: leur pratique religieuse a fortement évolué en l’espace de quelques mois.

Superficiellement religieux pendant leur adolescence et leur éventuel parcours délinquant, ces jeunes se sont radicalisés et ont adopté une autre vision de l’islam sunnite, dite «littéraliste». […]

Lorsqu’ils concrétisent leur rêve de djihad, le processus de radicalisation est finalisé: s’ils ne sont pas tués sur le champ de bataille, le retour dans leur pays d’origine, la France, semble inéluctable. Dans leurs bagages, ils ramènent avec eux une formation, un prestige certain et la conviction renforcée d’un nécessaire affrontement entre leur idéologie et les autres.

La dimension radicale séduit des jeunes en manque de repères et d’autorité, désireux, consciemment ou inconsciemment, de tester les limites de la société. Il convient donc de réfléchir collectivement à la manière d’imposer des repères à cette jeunesse. […].

Le Figaro

Plan de Valls contre les apprentis djihadistes : les encourager à s’engager sur la voie humanitaire avec l’appui de responsables de mosquées.

Le ministre de l’Intérieur présente un éventail de mesures visant à mieux prévenir les dérives de certains jeunes Français et à mieux cadrer le phénomène.

DJIHAD. C’est son premier gros dossier en tant que nouveau ministre de l’Intérieur. Bernard Cazeneuve va présenter mercredi, en Conseil des ministres, son plan de lutte contre les filières djihadistes. L’objectif est clair : empêcher de jeunes Français d’aller mener le combat en Syrie notamment. Ils seraient environ 700 à avoir fait « le voyage ». Le plan du ministre se détaille en 22 à 23 points permettant une meilleure prévention et un suivi plus efficace.

Agir en profondeur avant l’embrigadement. Prévenir la radicalisation des adolescents et intervenir avant leur embrigadement : c’est la principale nouveauté de ce plan qui s’inspire sur cet aspect de mesures adoptées au Royaume-Uni ou en Autriche. Une sorte de guichet devrait être créé pour que les parents inquiétés par les signes de radicalisation de leur enfant puissent trouver conseil auprès de psychologues. Il s’agit d’une part d’apporter aux parents une aide à l’éducation et d’autre part de servir de système d’alerte aux autorités.

Ce plan prévoit ensuite d’organiser une sorte de « désintoxication » via un suivi social et des stages visant à développer l’esprit critique chez les adolescents et à les encourager à s’engager sur la voie humanitaire avec l’appui de responsables de mosquées.

Une mesure restreignant les voyages des mineurs. Le ministère de l’Intérieur entend également scruter les allées et venues vers la Turquie par la création d’un fichier de voyageurs, à l’instar des États-Unis. Le dispositif est très coûteux mais pourrait être mis en place dans le cadre d’un partenariat avec les voisins européens de la France d’ici un à deux ans. Nombre de parents demandent que soit rétablie l’autorisation de sortie du territoire pour les mineurs. Une mesure qui semble trop lourde quand près d’un million d’enfants voyagent seuls chaque année. L’entourage du ministre évoque cependant la possibilité de mettre en place un système équivalent qui serait cependant plus simple à gérer.

Europe1

Port du voile : Blatter (FIFA) adresse un «avertissement» à la Fédération Française de Football

Face à la décision de la Fédération française de football (F.F.F.) d’interdire toute expression religieuse pour les joueurs de football licenciés, la FIFA a réagi en lançant un avertissement par l’intermédiaire de son président Sepp Blatter.

«J’adresse un avertissement à la FFF qui veut continuer à interdire le voile pour les joueuses musulmanes. Le gardien des lois du football est le conseil international. S’il estime que les filles peuvent jouer avec le voile, la Fédération française ne peut pas établir que c’est interdit, elle n’a pas le choix».

oumma

Syrie : Ses enfants français retenus par leur père djihadiste

L’Est républicain revient sur les cas de Delphine qui ne perd pas espoir de récupérer un jour ses trois enfants, retenus en Syrie par leur père, un islamiste radical et de Meriam dont la fille 24 mois a été kidnappée par son père qui a rejoint un groupe djihadiste.

En 2007, Delphine parvient à convaincre son mari de venir vivre en France. « Il s’est laissé tenter parce qu’il avait compris qu’il pourrait obtenir des aides sociales. Mais à Rennes, son comportement n’a pas changé ».

«Je préfère mourir avec mes enfants en terre musulmane plutôt que de les laisser vivre avec une mécréante comme toi.»

Voilà ce que Firas al Halabiya a lancé à Delphine, son ex-femme, la dernière fois qu’il a accepté de lui parler au téléphone. Fanatisé, cet homme de 37 ans vit aujourd’hui à Hamah, dans le nord de la Syrie, une zone encore tenue par les forces gouvernementales mais cernée par de terribles combats. […]

Le divorce était inéluctable. Delphine, musulmane de nationalité française, vit désormais à l’occidentale. Elle trouve un travail d’aide puéricultrice, se débarrasse de son voile et refuse de rester cloîtrée chez elle. Elle obtient sans peine la garde de ses trois enfants, avec un droit de visite accordé à l’ex-mari un week-end sur deux.

Pendant plusieurs mois, le père des trois petits va faire semblant de s’adapter. «Pourtant, je savais qu’il ne pouvait pas supporter de me croiser sans mon voile. Il n’acceptait pas le mode de vie français mais en profitait pourtant», témoigne Delphine. Firas al Halabiya parvient tout de même à endormir la méfiance de son ex-femme. Au début de l’été 2011, il prétend que son propre père est malade et que celui-ci veut revoir ses petits-enfants une dernière fois avant de mourir. Delphine se laisse attendrir et accepte que les enfants effectuent un bref séjour en Syrie. Erreur fatale. Une fois sur place, le père est très clair : «Viens nous retrouver et vivre avec nous à Hamah comme avant ou tu ne les reverras plus.»

«Personne ne nous soutient en France. Je suis française, mes enfants sont français. Ils sont kidnappés dans un pays en guerre et il n’y a pas de solution», se désole-t-elle.

Delphine et ses avocats ont tiré toutes les sonnettes. Au ministère des Affaires étrangères, où elle indiquait qu’elle allait partir elle-même en Syrie, en pleine guerre, pour récupérer ses enfants, on a seulement voulu lui faire signer un papier indiquant que les autorités françaises lui déconseillaient ce voyage ! «J’ai mis de l’argent de côté, j’ai emprunté et je suis partie quatre mois là-bas», raconte-t-elle. Sur place, elle obtient de la justice syrienne une nouvelle fois la garde des enfants. Mais, l’un de ses avocats commet une bévue. Traîtrise ou erreur ? Il appelle le père pour lui signifier le jugement plutôt que d’aller récupérer les enfants avec la police. Depuis, les trois petits vivent cachés par la belle-famille de Delphine. Impossible de les localiser. [...]

L’Est Républicain (Merci à Mielrubis)

Accusé de racisme pour avoir appelé son chien Didier Dogba

[...] Jeremy Clarkson, présentateur de l’émission consacrée à l’automobile Top Gear sur la BBC, est au centre d’une polémique. L’homme est accusé de racisme depuis qu’il a confié avoir appelé son chien Didier Dogba, en l’honneur de l’ancienne star de Chelsea, Didier Drogba. Jeremy Clarkson a posté une photo de l’animal sur Twitter et est incendié depuis.

Il refuse cependant de s’excuser : « Pourquoi est-ce que nommer notre chien étonnamment brillant du nom d’un footballeur est raciste ? »  [...]

Hebergeur d'image7sur7

Suède : une loi pénalisant la critique de l’immigration en vigueur fin 2014 ?

[La teneur des différents articles cités en source ne nous permet pas de confirmer formellement cette information. Nous la livrons sous réserve].

Selon plusieurs articles publiés récemment, une nouvelle loi pourrait entrer en vigueur en Suède fin 2014. Elle permettrait de poursuivre les personnes critiquant l’immigration, mettant en cause les immigrés, ou critiquant la réticence des politiques à s’attaquer au problème. Andrew Norlen, membre du parlement suédois initiateur du projet a déclaré que la loi aurait rapidement un effet dissuasif.

Hebergeur d'image

« Je ne pense qu’il y aura beaucoup de poursuites mais c’est un signal adressé aux communautés sur Internet rappelant que cet espace n’est pas sans loi, le shérif est de retour en ville », a par ailleurs déclaré Norlen dans un débat à sens unique sur le sujet au parlement suédois. [...]

The EuTimes via Révoltes en Europe et Novopress – Article en sudéois iciMerci à Stormisbrewing

Vivre-ensemble ? La partition de l’Inde et du Pakistan en 1947

[extraits] Au terme d’une dissociation progressive des communautés hindoue et musulmane, et sous la pression du mouvement nationaliste mené par Gandhi et Nehru, Londres accorde l’indépendance aux Indes en août 1947, donnant naissance à l’Inde et au Pakistan.

A la fin du XIXe siècle va progressivement se développer l’idée que les communautés [musulmanes et hindoues doivent être considérées séparément et forment deux nations distinctes.

De cette dissociation progressive des deux communautés va émerger dans les années 1930 la « théorie des deux nations » et l’idée que les musulmans de l’Inde doivent avoir leur État. La théorie des deux nations devient la doctrine officielle de la Ligue musulmane 1940.

En 1947, sous la pression d’un vaste mouvement nationaliste mené par Nehru et Gandhi, le Royaume-Uni accorde l’indépendance à l’ensemble de territoires. Deux États voient le jour : d’une part, L’Inde, qui reprend l’essentiel du territoire de l’ancienne colonie et son appareil gouvernemental et administratif. D’autre part, le Pakistan qui, au contraire de l’Inde qui se proclame laïque, se dote, d’emblée, d’une identité religieuse.

Ces bouleversements politiques s’accompagnent de gigantesques transferts de populations.

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