Belgique. A peine 8% des illégaux interpellés dans le métro sont expulsés

Seuls 8% des illégaux appréhendés dans le métro par la police des chemins de fer sont emmenés dans un centre fermé pour être ensuite expulsés.

Lors des contrôlés menés de 2007 à juin 2011 par la police dans les stations de métro et prémétro, 1.442 illégaux ont été interpellés, la plupart à Bruxelles mais aussi 415 à Anvers. « A peine 8% sont envoyés dans un centre fermé » constate M. Francken. « La majorité reçoit seulement un ordre de quitter le territoire et ne le respecte évidemment pas. L’impunité agace la police. »

7sur7

(Merci à ULTIM ATOM)

Législatives : Le PS vise 10 élus issus de la «diversité»

Vingt-cinq candidats issus de la «diversité» seront présentés par le Parti socialiste aux législatives de juin a indiqué mardi Martine Aubry, première secrétaire du PS. La maire de Lille a également fait valoir que la parité hommes-femmes dans les listes sera «autour de 49,5%».

«Aujourd’hui, il y a une seule élue, George Pau-Langevin qui est aujourd’hui ministre. Nous aimerions arriver à au moins 10. Pour cela, il y a 25 candidats, dont 10 sont dans des bonnes circonscriptions», a dit Martine Aubry lors d’un point presse au siège du PS.

Selon la liste communiquée par le PS, 23 candidats sont issus de la diversité.

Pour Christophe Borgel, interrogé à l’issue du point presse, les candidats suivants devraient entrer à l’Assemblée nationale: Kheira Bouziane (3ème de Côte-d’Or), Sabrina Ghallal (1ère de la Marne), Seybah Dagoma (5ème de Paris), George Pau-Langevin (15ème de Paris), Malek Boutih (10ème de l’Essonne), Yacine Djaziri (4ème des Hauts-de-Seine), Razzy Hammadi (7ème de Seine-Saint-Denis), Chaynesse Khirouni (1ère de Meurthe-et-Moselle), Kader Arif (10ème de Haute-Garonne), Hélène Geoffroy (7ème du Rhône) et Pouria Amirshahi (9ème des Français de l’étranger).

Le Figaro

L’internationale des « invisibles » : « petits Blancs » contre minorités

Classes ouvrières blanches décimées en Grande-Bretagne ou aux États-Unis, Afrikaners qui vivent dans la pauvreté en Afrique du Sud et fulminent contre le battage médiatique autour de Nelson Mandela, ouvriers du Pas-de-Calais ou des Bouches-du-Rhône séduits par les tirades de Marine Le Pen sur les « invisibles » :

on voit se dessiner depuis plusieurs décennies une communauté internationale de sentiment que résume bien l’expression anglaise de white backlash,

qui décrit la frustration et la relégation sociale vécues par des « petits Blancs » chez qui domine une impression vague d’être traités par l’État avec moins d’égards que ne le sont les minorités ethniques ou les immigrés,

deux groupes généralement mis dans le même panier. (…)

Surtout, la dimension anti-élite du white backlash doit s’appréhender à l’aune des décisions fédérales touchant à l’affirmative action (souvent mal traduit par « discrimination positive ») et à la déségrégation scolaire, le tout dans un contexte de désindustrialisation et de reflux de l’État-Providence.

On peut se gausser du « racisme » de ces « petits Blancs » (white trash) et se moquer des fautes d’orthographe sur leurs pancartes, mais il n’empêche que les précurseurs de ce qui est aujourd’hui le mouvement Tea-Party

visent juste lorsqu’ils déplorent que les décisions imposant à leurs enfants de partager l’espace public avec les minorités ne concernent pas les enfants des élites politiques,

habitués aux quartiers cossus qui envoient des contingents fournis d’étudiants à Harvard ou Princeton, dans une logique de ségrégation par l’argent.

C’est de bonne guerre : les enfants des leaders politiques ou éditorialistes conservateurs partagent les bancs des mêmes campus prestigieux, bien sûr,

mais ces derniers reprochent aux « libéraux » (au sens américain du terme) de ne pas appliquer les principes qu’ils imposent à la masse. (…)

Saphir news

Les Nord-africains de France plus que jamais méprisés

Régulièrement montrée du doigt pour son discours sur l’immigration, qui désigne du doigt la communauté maghrébine de France, la droite n’a pourtant pas le monopole du mépris pour les maghrébins. Ainsi ceux-ci sont sans cesse instrumentalisés, à droite comme à gauche. (…)

Notre instrumentalisation devient insupportable.

L’extrême droite et la droite nous tape dessus pour plaire à son électorat, la gauche et l’extrême gauche nous défendent pour se donner bonne conscience et plaire à l’autre partie de l’électorat.

Mais de l’extrême droite à l’extrême gauche, les français d’origine maghrébine ne seront utilisés que pour des tâches subalternes. Quand ce n’est pas carrément pour assurer la sécurité des réunions ou des meetings…

En regardant des images à la télévision, j’ai vu. Vu le rôle que veut nous voir jouer la société française. Et les médias. J’ai vu des jeunes qui lançaient des cailloux, débitaient des grossièretés, seuls mots que leurs bouches puissent articuler. Pour conforter la droite et ses électeurs.

Et j’ai vu, lors de l’élection de François Hollande, des français d’origine maghrébine faire la fête, les youyous pour fêter la victoire du corrézien.

« Nous sommes contre le racisme », « faut pas qu’on nous montre du doigt » disaient ces maghrébin(e)s sous le regard bienveillant des représentants socialistes et de la gauche. (…)

Kabyle.com

Quel est le programme du parti de gauche radicale grec Syriza, soutenu par Mélenchon ?

Le leader du parti de gauche Syriza Alexis Tsipras, arrivé 2e aux législatives en Grèce, était à Paris lundi pour une rencontre avec son équivalent français Jean-Luc Mélenchon. Voici une liste non-exhaustive des propositions du parti grec, concernant notamment l’immigration.

Hebergeur d'image

Jean-Luc Mélenchon et son homologue grec Alexis Tsipras

  • Facilitation du regroupement familial des immigrés.
  • Facilitation de la naturalisation des immigrés et notamment de leurs enfants.
  • Suppression de toute limitation à l’accès à la santé publique et à l’éducation pour les migrants.
  • Suppression de l’expulsion et de la rétention administrative des mineurs.
  • Suppression du corps des garde frontières.
  • Régularisation et sécurité sociale pour tous les immigrés qui travaillent.
  • Enregistrement de “leurs droits politiques et sociaux”, droit de vote et d’éligibilité.
  • Nationalité à tous les enfants qui naissent en Grèce ou qui y sont arrivés à un jeune âge.
  • Nationalité automatique après 7 ans de présence.
  • Expropriation de tous les biens immobiliers de l’église et des monastères et taxation de tous les revenus de l’église.
  • Suppression de l’enseignement du catéchisme par une approche scientifique du phénomène de la religion, école a-religieuse.
  • Démilitarisation des forces de sécurité et désarmement des unités de la police pendant la durée des mouvements syndicaux et des  manifestations politiques.
  • Interdiction de l’utilisation des gaz chimiques et de balles plastiques pendant les manifestations, les grèves et toute forme de mobilisation collective.

Programme traduit par le blog Europe Grèce

Pouria Amirshahi (PS) dénonce la «stigmatisation permanente des compatriotes binationaux»

Pouria Amirshahi, né en Iran en 1972, naturalisé dans les années 1990, président de l’UNEF-ID de 1994 à 1998, président de la MNEF de 1999 à 2000 est le candidat socialiste aux Législatives pour la 9ème circonscription des Français de l’étranger, une circonscription composée de 16 pays dont le Maroc. Il revient sur yabiladi sur les grandes lignes de son programme : Visas, Caisse des Français de l’étranger (CFE), frais de scolarité à la mission française, retraite et dossier du Sahara.

On est Français, un point c’est tout. Donc à ce titre, égalité de droit, égalité de devoir pour tous. Ca ne se discute pas une seule seconde. A partir de là, tout en découle. Accès à la scolarité, à la CFE, accès pour les conjoints à la nationalité etc…

La moitié des 44 000 Français établis au Maroc sont des binationaux. Il y a plusieurs semaines de cela, Yabiladi a fait un article (cf article) dévoilant qu’une école de la mission française avait accusé les enfants binationaux de faire baisser le niveau des classes. Des remarques qui nous rappellent celles du camp Le Pen….

Déjà, il faut rappeler que c’est Pierre Mauroy qui a mis fin en 1981 au fichage des nationaux et binationaux. Pour nous, tous les Français, quelque soit leur origine sont des Français à part entière et pas des Français à part. Durant ces 5 dernières années, il y a eu une stigmatisation permanente des compatriotes, qui avait une double-nationalité. Ca a commencé avec le débat sur l’identité nationale, ça a fini avec un débat hallucinant sur la viande halal, en passant par le discours de Dakar sur l’homme africain qui n’est pas rentré dans l’histoire et la différence de valeurs entre civilisation. Il faut vite tourner cette page-là. C’est une question de salubrité publique.

La France, ce n’est pas ça. Et le discours qui a été véhiculé depuis de nombreuses années, c’est du copié-collé de celui de l’extrême droite. […]

Prévoyez-vous dans votre programme des mesures spéciales pour les pères de famille qui ont travaillé toute leur vie en France et qui ont décidé de rentrer vivre au Maghreb pour leur retraite ?

[…] Que vous alliez à Tombouctou, à Marrakech, Alger ou à Marseille, vous êtes pleinement en droit de recevoir votre pension de retraite où que vous soyez. […]

yabiladi

Le couscous chéri des Français mérite d’être enseigné

Popularisé par les familles marocaines et algériennes venues travailler en France, le couscous est devenu l’un des plats préférés des Français. Fatéma Hal, patronne du Mansouria à Paris et anthropologue, milite pour qu’il trouve sa place dans notre panthéon gastronomique. Qu’il soit enfin étudié dans les écoles hôtelières.

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Au Mansouria, rue Faidherbe à Paris, on se tient bien à table. Le client qui osera dire « Fais-moi du couscous chérie » à Fatéma Hal n’est pas né. Ou ravalera vite sa blague avariée. Cette patronne offre la meilleure cuisine marocaine de Paris, ce n’est pas la question. Mais elle est surtout anthropologue et se méfie comme de la peste d’un amalgame « arabe-couscous », même innocent.

« Non, je ne poserai pas pour la photo en portant un plateau de salades. Je ne sers pas en salle.

C’est plutôt colonialiste comme demande »,

assène-t-elle à notre confrère, qui cherchait « seulement de belles couleurs » Message reçu.

Fière d’être née à Oujda, au Maroc, en 1952, Fatéma Hal revendique sa part française depuis 1970. La petite immigrée a compris très tôt l’intérêt d’une solide formation. Elle entame un cycle universitaire d’ethnologie à l’École pratique des hautes études en sciences sociales, et un autre en littérature arabe. Mère de trois enfants, rapidement divorcée, elle trouve le temps de militer dans les banlieues.

Yvette Roudy repère sa fougue en 1983 et la nomme conseillère au ministère des Droits de la femme. (…)

Ouest-France

Angola : Il faut mettre fin aux viols et autres violences contre les migrants

Les forces de sécurité angolaises infligent fréquemment des mauvais traitements aux migrants en situation irrégulière lors de leur expulsion d’Angola, notamment des violences sexuelles ou autres traitements dégradants et inhumains, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui.

 

Le rapport de 56 pages, intitulé «Si vous revenez, on vous tue’ : Violences sexuelles et autres à l’encontre de migrants congolais lors de leur expulsion d’Angola »,

décrit un phénomène alarmant de violations des droits humains perpétrées par des membres des forces de sécurité angolaises à l’encontre de migrants congolais.(…)

Human Right Watch