Jacques Attali: «Les atouts de la France sont en train de disparaître»

Dans son nouveau livre, « Urgences françaises », l’essayiste détaille dix grandes réformes. Pour L’Opinion, il dresse un constat sans complaisance des forces et surtout des faiblesses de la France.


Vous commencez votre livre en affirmant que ce qui se joue aujourd’hui en France est une question de vie ou de mort. C’est un peu fort non ?

C’est bien une question de vie ou de mort parce que si nous continuons à ne rien faire, comme c’est le cas depuis trente ans, le déclin sera irréversible.

Je déduis de l’histoire de longue durée que tout pays tourné vers la mer se réforme car il est habitué à recevoir le neuf venu du large, et intègre les innovations plus vite ; il glorifie la mobilité et les nomades. Alors que tout pays tourné vers la terre se protège dans ses châteaux forts et privilégie l’accumulation de rentes – il glorifie les racines et les sédentaires.

(…) L’Opinion

Un couple de Russes agressé à Mougins

C’est en repartant du Clos Saint-Basile, peu avant minuit, que ces deux résidents monégasques ont été agressés sous la menace d’une arme de poing par quatre individus.

Une agression rapide et choquante

Derniers clients de l’établissement, ils se rendaient à leur véhicule, stationné seul sur le parking, lorsque les malfrats ont déboulé en voiture. Cagoulés, ils ont contraint la jeune femme de 38 ans a leur remettre son sac et sa montre de luxe. Une agression rapide et choquante pour les deux victimes.

Nice Matin

Les Britanniques sortiront-ils vraiment de l’Union Européenne ?

La nouvelle effraie les plus européens tandis que ce projet de référendum est jalousé par les plus eurosceptiques des pays membres. Pour Christophe Reveillard, spécialiste de la question, il est vraiment temps pour l’Union Européenne de se réformer, ou elle signera sa perte.

A l’horizon 2017, les Britanniques seront appelés à répondre à cette question : « Pensez-vous que le Royaume-Uni devrait rester un membre de l’Union européenne ? ». Le Premier ministre David Cameron a fait un pas en faveur des eurosceptiques britanniques, mardi 14 mai, en inscrivant dans un projet de loi sa promesse de convoquer un référendum.

Ils sont nombreux à estimer qu’une sortie du Royaume-Uni de l’UE représenterait la mort assuré d’un pays condamné à l’isolement et à l’ostracisme. Mais derrière cette idée, la Grande Bretagne a peut-être des ambitions encore plus grandes, un projet dans lequel l’Union Européenne n’a pas de rôle à jouer. Christophe Réveillard, spécialiste de la question européenne et membre de l’UMR Roland Mousnier (École doctorale Moderne et contemporaine Paris-Sorbonne Paris IV – Centre d’Histoire de l’Europe et des relations internationales ), nous explique.

Si on organisait un référendum dans ce contexte, nous aurions sans doute le pire résultat imaginable. Nous le verrons d’ailleurs sans doute lors des élections de 2014.

Certains pays resteraient favorables à l’UE, tels que les nouveaux adhérents qui ont reçu des aides de pré-adhésion et qui bénéficient aujourd’hui des fonds de la PAC et de la politique de fonds structurels. Mais en termes d’identité nationale, c’est encore dans ces pays que les réactions sont les plus virulentes à l’encontre de l’UE.

Ailleurs, en Italie par exemple, on estime que 50% des habitants seraient favorables à une sortie de l’UE et parmi ceux qui veulent rester, une grande partie exige des réformes, la France commence elle-même à voir une majorité de sa population douter de l’UE et de la politique d’intégration.

Dans les pays fondateurs, les taux seraient extrêmement bas. Il serait en fait très difficile de trouver une population largement favorable à un maintien de son pays dans l’Union Européenne.

Ce constat est le signe qui démontre que l’argumentaire ressassé depuis des décennies sur le « toujours plus d’Europe » doit être maintenant largement abandonné par l’élite pro-intégration européenne car il conduit à un niveau d’exaspération des populations qui ne voient toujours pas les institutions remettre en question les politiques qui ont échoué, ni considérer l’extrême gravité de la crise qui est systémique et qui par définition appelle à un changement de système.

Vous estimez donc que l’espérance de vie de l’Union Européenne est aujourd’hui très courte ?

C’est évident. Si elle ne se réforme pas de manière systémique, elle est morte demain. Tous les pays sont en récession, la crise est devant nous et nous continuons à aller droit dans le mur par l’absence d’alternative aux politiques qui ont failli.

Pour venir en aide aux pays en difficultés, l’Europe donne plus de pouvoir à la Banque Centrale européenne. Elle s’attaque donc aux conséquences et pas aux causes des problèmes.

Nous sommes arrivés au dernier étage de l’intégration, si l’Union Européenne ne fait rien, elle est condamnée.

JOL Press

«Hollande va-t-il prendre des décisions que ni Sarkozy ni la droite n’auraient pu prendre de peur d’une explosion sociale ?»

Nathalie Rheims a aimé la conférence de presse de François Hollande jeudi dernier. Elle nous explique pourquoi.

Pour la première fois depuis son élection, je l’avais trouvé bon, alors que la plupart l’avaient trouvé mauvais, à l’aune des sondages catastrophiques sur sa première année d’exercice du pouvoir. […]

Bizarrement, j’avais cru comprendre que, tout en s’affirmant socialiste, il souhaitait mener une politique «de droite» : rallonger la durée de cotisation pour les retraites, baisser les charges qui pèsent sur le coût du travail et le rendre plus flexible pour favoriser la compétitivité des entreprises, créer, dans la zone euro, une gouvernance économique commune qui avance dans l’harmonisation fiscale et sociale et dans une rigueur budgétaire bien tempérée pour retrouver de la croissance.

Il me semble que la droite devrait l’encourager à s’engager dans cette direction, car il est probable que seul un président socialiste puisse tenir ce genre de mesure sans que le peuple de gauche descende dans la rue et que la majorité parlementaire socialiste explose.

Sait-on d’ailleurs, précisément, où peut mener cette «harmonisation» liée à la gouvernance économique européenne ? Des singularités symboliques comme les 35 heures ou l’ISF pourront-elles y résister ? Et si Hollande allait être conduit, dans la logique mécanique de son engagement européen, à prendre des décisions que ni Sarkozy ni la droite n’auraient pu prendre de peur d’une explosion sociale ? […]

Le Point

Christian Jacob (UMP) : «On peut tout à fait réduire le nombre de jours fériés en France»

Le mois de mai compte pas moins de quatre jours fériés cette année. Dans un contexte de crise économique, l’INSEE a sorti sa calculette : ces jours non-travaillés feraient perdre à la France 0,1% de PIB sur l’année. Faut-il alors, afin de soutenir l’activité économique, supprimer les jours fériés ?

La question était de retour ce lundi 20 mai de Pentecôte. Invité d’i>Télé, Christian Jacob, le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale et proche de Jean-François Copé, qui s’est dit favorable à un retour sur les 35 heures ainsi qu’à la fixation à 65 ans de l’âge légal de départ à la retraite, n’est pas contre la suppression de certains jours fériés.

« On ne travaille pas assez, on peut tout à fait réduire le nombre de jours fériés en France. Ca ne me choque absolument pas. »

Europe 1/Le Lab

Allocations familiales : l’incroyable décision (màj n°2)

[Mise à jour 18 mai 2013] [Boulevard Voltaire]

Les allocs pour les enfants de pères polygames.

La Cour de cassation a décidé d’étendre à tous les enfants d’immigrés, même nés à l’étranger, qui feraient le choix de rejoindre leurs parents en France « le bénéfice de la politique familiale nationale ».

Cette décision ne fait que mettre la France en conformité avec le principe de « non-discrimination » de l’Union européenne, qui stipule que les États membres n’ont pas le droit de réserver le bénéfice de prestations démographiques spécifiques à leurs seuls nationaux.

Cette décision s’applique donc à tous, y compris aux enfants de pères polygames – statut matrimonial en principe interdit sur notre sol –, les autres ayant le loisir de bénéficier de la procédure de regroupement familial.

Au moment où le gouvernement envisage de réduire les allocations des familles françaises en fonction des revenus, cette mesure devrait déclencher un véritable tollé. Pourtant, force est de constater que seul le Front national a pour l’instant réagi.

Peut-être est-ce parce que nos chers compatriotes ne voient là qu’une tracasserie administrative parmi d’autres ? Éclairons les donc par un exemple concret et examinons, sous cet angle, le cas de Monsieur et Madame Cissé.

Il s’agit d’une vieille histoire qui remonte à 2004 et avait, en son temps, réussi à offusquer Libération. C’est dire.

La cinquantaine bien tapée, Monsieur Cissé avait à l’époque laissé ses deux premières épouses et leurs sept enfants au pays pour venir soigner son sida chez nous.

Enfin, s’il n’était pas venu exclusivement pour cela, c’est en tout cas à ce titre – porteur du HIV – qu’il avait obtenu de la France un permis de séjour. Et de soins gratuits donc.

Néanmoins, M. Cissé vivait toujours « entre le Cameroun et la France ». Et peut-être, qui sait, lui payait-on les billets d’avion pour retourner au pays embrasser ses chers enfants.

C’est ainsi qu’il ramena un jour du pays des ancêtres une troisième épouse. Une jeunette de 16 ans qui devait lui faire, elle aussi, de beaux enfants maintenant que ses aînées étaient fatiguées. Monsieur Cissé la rapporta clandestinement dans ses bagages et l’installa tout aussi clandestinement.

Mais voilà, la jeune gazelle ne parvenait pas à faire ce à quoi on la destinait : être mère. Alors Monsieur Cissé et sa douce s’en furent jusqu’au plus proche cabinet… d’Aide médicale à la procréation.

Le futur père n’avait qu’un titre provisoire de séjour ? Pas grave. Avec un enfant français, il aurait un titre définitif. Il avait le sida ? Pas grave, on sait aujourd’hui purifier le sperme pour éviter tout risque de contamination. Il était polygame ? Aucune importance : déclarée mère célibataire, sa troisième épouse serait prise en charge et toucherait des allocs en conséquence. La jeunette était sans papiers ? Tant mieux, elle avait ainsi droit à l’Aide médicale d’Etat.

(…) Et Mme Cissé fut médicalement mise enceinte. Comme l’écrivait alors Libé dans un style épuré qui force l’admiration : le « couple de précaires » a obtenu sa « fécondation assistée ». Et nous, trois bouches de plus à nourrir et une facture, avant la naissance de ce petit Français, de 10.000 euros environ si tout s’est bien passé.

Aujourd’hui, le petit Cissé éprouvette doit avoir 9 ans. On peut imaginer que sa maman a demandé une suite. Imaginer aussi que ses frères et sœurs camerounais ont rejoint leur papa dans notre beau pays. Et s’ils ne l’ont pas encore fait, ils auront désormais, grâce à la Cour de cassation et à l’UE, tout loisir de le faire. Et de demander alors des allocs, une bourse, la CMU, l’aide au logement…

Boulevard Voltaire
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[Mise à jour 16 mai 2013]

Désormais, tout parent algérien installé en France pourra toucher des allocations familiales au titre de ses enfants, nés en Algérie, qui décideraient de le rejoindre. La décision a été prise par la Cour de Cassation. C’est en tout cas ce qu’affirme le site de l’hebdomadaire Valeurs actuelles.

C’est une nouvelle qui est totalement passée à la trappe en France, et pourtant, l’information est de taille. Selon Valeurs actuelles « l’Europe impose à la France d’étendre le bénéfice de sa politique familiale à tous les enfants d’immigrés. Même nés à l’étranger.

Reste à savoir comment la nouvelle sera accueillie à l’heure où le gouvernement prévoit de réduire les allocations familiales de 15 % des familles françaises.

Jolpress.com
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Quand l’Europe impose à la France d’étendre le bénéfice de sa politique familiale à tous les enfants d’immigrés. Même nés à l’étranger.

En France, la nouvelle est restée confidentielle. Mais pas en Algérie (voir notamment Le Matin DZ) : désormais, tout parent algérien installé en France pourra toucher des allocations familiales au titre de ses enfants, nés en Algérie, qui décideraient de le rejoindre. Et même, précise la Cour de Cassation réunie le 7 avril dernier en assemblée plénière, si les enfants en question ont pénétré en France en dehors de toute procédure de regroupement familial. Ce qui s’applique naturellement, d’abord, aux enfants de pères polygames, puisque les autres peuvent, depuis l’institution du système, en 1976, bénéficier dudit regroupement ! Résultat : les hommes ayant «  épousé » plusieurs femmes dans leurs pays vont pouvoir, sans contourner la loi française comme ils le faisaient jusqu’à maintenant (en faisant passer, par exemple, leurs compagnes pour des « mères isolées »), financer légalement le séjour en France de leur descendance. (…)

Valeurs Actuelles

Diversité : Douze grandes entreprises françaises au secours des jeunes «issus de milieux populaires»

Douze grandes entreprises françaises s’engagent à accueillir des jeunes «issus de milieux populaires» en signant le «Manifeste pour la diversité des talent», publié par l’association Passeport Avenir, le mois dernier.

« Nous, chefs d’entreprise, croyons en la diversité des talents et voulons que nos futures équipes dirigeantes soient représentatives de l’ensemble des composantes de notre pays», voilà ce qui figure dans le «Manifeste pour la diversité des talents», publié par l’association Passeport Avenir et signé par douze grands patrons français. Parmi eux, Guillaume Pepy pour la SNCF, Stéphane Roussel en charge du groupe SFR ou encore Nonce Paolini, PDG de TF1. Tous partent du même constat : l’accès aux postes à responsabilité dans les entreprises reste inéquitable pour les jeunes issus des quartiers populaires.

Pour Benjamin Blavier, délégué général de l’association Passeport Avenir, le diagnostic est sans appel : «Il faut repenser le modèle de réussite républicain. Les jeunes issus des milieux populaires souffrent de trois déficits : un déficit d’information sur le monde de l’entreprise, un déficit d’accès, ils n’ont généralement pas de réseau et un déficit de confiance. » […]

D’un côté, les établissements d’enseignement supérieur volontaires peuvent avec l’aide de l’association, élaborer des programmes destinés à attirer des nouveaux talents sur leurs bancs. De l’autre, les entreprises signataires s’engagent à ouvrir leurs portes aux jeunes issus des milieux populaires par le biais de stages, de contrats d’apprentissage ou de simples visites d’entreprises. […]

Respect Mag