Hadopi fait une première victime à gauche

La nouvelle doctrine de la majorité sur la loi Hadopi n’est pas encore parfaitement fixée mais elle a déjà fait une victime. Juan Branco, 22 ans, principal collaborateur d’Aurélie Filippetti pendant la campagne, ne rejoindra pas le cabinet de la nouvelle ministre de la culture.

L’intéressé n’a pas bien pris la chose. Sur son compte Twitter, il a exprimé son amertume à coup de messages successifs.

Juan.Branco @anatolium

Viré et sans les formes. Apparemment, la realpolitik, c’est maintenant. Attention aux déceptions !

Et fournit ses explications à cette disgrâce.

« A ceux qui se posent la question, la réponse la plus évidente semble être que j’ai servi de faire valoir ‘ouverture société civile’ anti-Hadopi.

Dans le même temps que je lui construisais une légitimité et un enracinement dans les milieux culturels engagés et méfiants. Traçant les grands axes d’une politique culutrelle pour 2012 (par exemple l’acte 2 de l’exception culturelle, qui va être une boucherie, vient de moi).

Une fois ‘construite’, légitimée et ayant un programme de gouvernement, elle croit pouvoir se débarasser sans frais de ceux qui inquiètent les lobbys.

De là à ‘retourner’ en toute quiétude tout ce qui avait été préparé sur Hadopi, sur l’audiovisuel… We’ll see [Nous verrons]. » (…)

Le Monde

Hadopi : Pierre Lescure chargé d’une concertation

Pierre Lescure, 66 ans, devrait piloter la commission de concertation sur Hadopi, la Haute Autorité de lutte contre le téléchargement illégal. L’ancien patron de Canal+, actuel directeur du Théâtre Marigny, sera chargé de mettre en place cette instance afin d’entendre tous les acteurs de la filière et les consommateurs, a appris mardi 22 mai Le Monde de source gouvernementale.

Le Monde

L’internationale des « invisibles » : « petits Blancs » contre minorités

Classes ouvrières blanches décimées en Grande-Bretagne ou aux États-Unis, Afrikaners qui vivent dans la pauvreté en Afrique du Sud et fulminent contre le battage médiatique autour de Nelson Mandela, ouvriers du Pas-de-Calais ou des Bouches-du-Rhône séduits par les tirades de Marine Le Pen sur les « invisibles » :

on voit se dessiner depuis plusieurs décennies une communauté internationale de sentiment que résume bien l’expression anglaise de white backlash,

qui décrit la frustration et la relégation sociale vécues par des « petits Blancs » chez qui domine une impression vague d’être traités par l’État avec moins d’égards que ne le sont les minorités ethniques ou les immigrés,

deux groupes généralement mis dans le même panier. (…)

Surtout, la dimension anti-élite du white backlash doit s’appréhender à l’aune des décisions fédérales touchant à l’affirmative action (souvent mal traduit par « discrimination positive ») et à la déségrégation scolaire, le tout dans un contexte de désindustrialisation et de reflux de l’État-Providence.

On peut se gausser du « racisme » de ces « petits Blancs » (white trash) et se moquer des fautes d’orthographe sur leurs pancartes, mais il n’empêche que les précurseurs de ce qui est aujourd’hui le mouvement Tea-Party

visent juste lorsqu’ils déplorent que les décisions imposant à leurs enfants de partager l’espace public avec les minorités ne concernent pas les enfants des élites politiques,

habitués aux quartiers cossus qui envoient des contingents fournis d’étudiants à Harvard ou Princeton, dans une logique de ségrégation par l’argent.

C’est de bonne guerre : les enfants des leaders politiques ou éditorialistes conservateurs partagent les bancs des mêmes campus prestigieux, bien sûr,

mais ces derniers reprochent aux « libéraux » (au sens américain du terme) de ne pas appliquer les principes qu’ils imposent à la masse. (…)

Saphir news

Louis-Georges Tin: « une question essentielle, mais tabou, les réparations liées à l’esclavage »

Est-ce que vous pouvez présenter le débat organisé le 23 Mai prochain par le CRAN?

Ce débat porte sur une question essentielle, mais tabou : les réparations liées à l’esclavage.http://img560.imageshack.us/img560/927/20096p.jpg

C’est un sujet qui est débattu à l’ONU, à l’UNESCO, à l’Union africaine, dans le monde entier. Mais en France, pratiquement pas.

C’est pourquoi nous avons décidé de lancer le débat. Sur ce sujet, il y a beaucoup de positions idéologiques. Beaucoup de gens sont contre, d’autres sont pour, mais rares sont ceux qui sont vraiment informés des enjeux. C’est pourquoi nous organisons cette rencontre, et de nombreuses questions seront posées à cette occasion :

par exemple, à qui a profité la traite négrière ? Peut-on réparer les dommages liés à l’esclavage ? Si non, pourquoi ? Si oui,dans quels cas, et comment ? Qu’est-ce qui est fait à l’international ? Et en France, qu’est-ce qui est envisageable ? (…)

Grioo.com

Europe : Catherine Ashton, chef de la diplomatie, soupçonnée de favoritisme

Les services de la Britannique Catherine Ashton ont attribué dans des conditions controversées un marché de sécurité en Libye à une société britannique.

http://img685.imageshack.us/img685/786/2205catherineashtonliby.jpg

La Britannique Catherine Ashton, « haute représentante de l’Union pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité » de l’Europe, se trouve-t-elle au cœur d’un conflit d’intérêts ?

A se pencher sur les conditions d’attribution par l’UE d’un important marché en Libye à une société britannique non-autorisée à travailler dans ce pays, la question se pose.

Déjà évoquée par EUobserver, un site spécialisé dans l’actualité de l’Union, cette affaire n’a pas encore été reprise par les médias européens, malgré les réponses plutôt minimales des parties concernées.

Une enquête de l’office européen de lutte antifraude (Olaf) devrait être prochainement ouverte. (…)

Rue 89

Thilo Sarrazin : “L’Allemagne est l’otage de la zone euro et victime d’un chantage à l’Holocauste »

Thilo Sarrazin a déclenché une nouvelle polémique en affirmant que son pays était l’otage de la zone euro et la victime d’un « chantage à l’Holocauste » le contraignant à financer les errements budgétaires de ses partenaires.

Dans un essai à paraître mardi, « L’Europe n’a pas besoin de l’euro », Thilo Sarrazin estime qu’on force l’Allemagne à accepter les principes d’ »euro-bonds », des emprunts communautaires européens, et de mutualisation des dettes pour prix de son passé nazi.

En acceptant de renflouer la Grèce, écrit-il ainsi, l’Allemagne a révélé sa « prédisposition au chantage« .

« Cette politique fait de l’Allemagne l’otage de tous ceux qui, au sein de la zone euro, pourraient avoir, un jour ou l’autre et pour quelque raison que ce soit, besoin d’aide », ajoute Sarrazin dans cet essai dont le magazine Focus publie des extraits.

Quant aux partisans allemands des obligations européennes, « ils sont poussés par ce réflexe très allemand selon lequel nous ne pourrions finalement expier l’Holocauste et la Deuxième Guerre mondiale qu’une fois transférés en des mains européennes l’ensemble de nos intérêts et de notre argent ».

Le nouvel essai de Thilo Sarrazin, déjà critiqué en 2010 pour ses thèses sur l’islam et la place des étrangers en Allemagne, a suscité la controverse avant même sa publication.

Reuters
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Complément : Rappel des déclarations de Thilo Sarrazin (2010) :

«Nous n’avons pas besoin de gens qui vivent des prestations sociales d’un pays qu’ils rejettent, qui ne se sentent pas concernés par l’éducation de leurs enfants, et produisent à la chaine des petites filles voilées. Cela vaut pour 70% des Turcs et à 90% des Arabes de Berlin.» source

Nick Clegg met en garde contre une montée du nationalisme si l’euro échoue

Le vice-Premier ministre britannique Nick Clegg met en garde contre une montée du nationalisme en Europe, en cas de non résolution des problèmes de la zone euro, dans un entretien à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel paru lundi.
 »

Si la zone euro ne parvient pas à résoudre ses problèmes, alors les mouvements nationalistes, extrémistes et xénophobes seront tellement forts en Europe que l’on n’aura plus besoin de s’entretenir sur le débat britannique enflammé à propos de l’UE »,

a dit M. Clegg.

Interrogé pour savoir s’il estimait que la chancelière allemande Angela Merkel n’en faisait pas assez pour résoudre la crise, il a répondu: « Tout le monde doit faire plus ».

« L’incertitude économique et la paralysie politique sont le terreau idéal de l’extrémisme et du racisme, telle est la leçon de l’Histoire », a-t-il ajouté.

« En tant que libéral et Européen passionné, je trouve que ce serait un désastre si les extrémismes de droite comme de gauche étaient renforcés à cause de la mollesse des dirigeants en place et leur manque de détermination », a-t-il dit. « Mais nous nous dirigeons exactement dans cette direction », a-t-il continué. (…)

Les Échos

Un village français abandonné adjugé 520.000 euros (MàJ Vidéo)

France 3 Régions – 21 mai 2012

« Le village de Courbefy en Haute-Vienne mis aux enchères aujourd’hui a été vendu 520 000 euros. C’est un photographe d’origine coréenne qui a remporté la vente. »

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Le hameau abandonné de 21 bâtisses de Courbefy, dans la Haute-Vienne, a été adjugé lundi à 520.000 euros à l’artiste d’origine sud-coréenne Ahae, lors d’une vente aux enchères devant le Tribunal de grande instance de Limoges.

Trois acquéreurs potentiels, représentés chacun par un avocat, s’étaient inscrits pour participer lundi à partir de 14h30 aux enchères dont la mise à prix était fixée à 330.000 euros et dont l’évolution s’effectuait par tranches de 5.000 euros.

Au bout de quatre minutes d’enchères, le montant des offres s’élevait à 450.000 euros, et c’est finalement l’artiste photographe Ahae, par l’intermédiaire de sa société Ahae Press inc., dont l’exposition de photographies « Through my window » doit être exposée au musée du Louvre à Paris à partir du 26 juin, qui a remporté la vente.

Adossé à une forteresse du XIIIe siècle, culminant à 557 mètres d’altitude et offrant une vue à 360 degrés, le hameau de Courbefy, comprenant 21 bâtisses, boxes pour chevaux, piscine et tennis, est à l’abandon depuis 2008. (…)

Le Vif

L’Afrique du Sud envisage d’imposer la Palestine sur les étiquettes d’origine (màj)

(…) La décision a suscité la colère à Jérusalem; le ministre israélien des Affaires étrangères souhaitait convoquer immédiatement l’ambassadeur d’Afrique du sud pour une « demande d’éclaircissements » mais..Celui ci semble avoir coupé son téléphone portable, de l’aveu même des responsables israéliens.

Le ministère israélien des Affaires étrangères a qualifié cette décision de « raciste » estimant « honteux que l’Afrique du Sud, qui a souffert du racisme pendant des années, soit le pays qui prenne cette initiative ».

http://img98.imageshack.us/img98/1812/resamplephp.jpgDani Dayan, du conseil des implantations juives Yesha, a accusé Rob Davies d’être  » un juif de la gauche radicale » qui « mène fièrement la campagne de propagande contre l’Etat d’Israël. Comme JStreet aux États-Unis et Goldstone en Afrique du Sud. »

En revanche, l’Autorité palestinienne a salué cette décision, affirmant qu’il s’agit d’une première étape dans la bonne direction.

Le ministre danois des Affaires étrangères, Willy Sondal, a indiqué que son pays cherchait à prendre une décision du même type. (…)

Israël infos

L’Afrique du Sud envisage d’imposer l’étiquetage comme tels des produits venant des Territoires occupés palestiniens, au lieu de la mention d’origine Israël comme cela arrive parfois, a-t-on appris samedi au ministère du Commerce et de l’Industrie.

Pour le moment, il n’y a pas de décision mais les gens doivent savoir que l’Afrique du Sud reconnaît Israël dans les frontières admise par l’ONU en 1948, a expliqué à l’AFP Macdonald Netshitenzhe, directeur pour la politique et la législation commerciale au ministère sud-africain du Commerce.

Un avis est paru le 10 mai au journal officiel ouvrant une période de consultation publique de deux mois. Ce n’est pas un appel au boycott des produits israéliens, a précisé M. Netshitenzhe.

En fait, la loi sur la protection du consommateur impose de ne pas induire en erreur sur la provenance exacte du produit. Si par exemple c’est un vin de Bordeaux, il ne peut pas venir de Bretagne, a-t-il ajouté.

Si l’on vient à la question de la Palestine et d’Israël, un produit d’Israël doit être fabriqué ou produit dans les frontières de 1948. Donc pour les biens ou légumes venant de zones où Israël a envahi d’autres pays arabes, l’Afrique du Sud considère qu’il est mieux de les étiqueter comme produits en Palestine ou dans les Territoires occupés palestiniens, selon le haut responsable sud-africain.

Cité par l’agence de presse sud-africaine Sapa, le ministre du Commerce Rob Davies avait expliqué vouloir permettre aux Sud-Africains qui ne soutiennent pas Israël, mais soutiennent les Palestiniens, d’identifier ces produits. (…)

Romandie.com