5è nuit de violences ethniques à Stockholm : deux écoles et un commissariat incendiés (MàJ)

Addendum 24.05.2013 :

 

Au moins neuf véhicules ont été la proie des flammes tandis que deux écoles et un commissariat de police connaissaient des départs d’incendie lors de la cinquième nuit consécutive d’incidents dans la banlieue pauvre de Stockholm à forte population étrangère. [...]

Dans la banlieue de Rinkeby, six voitures ont brulé dont cinq entièrement. Trois autres véhicules ont été incendiés à Norsborg tandis que l’incendie d’un commissariat de police à Aelvsjoe était rapidement maîtrisé. Selon les pompiers, deux écoles, la première à Tensta et la deuxième à Kista, près de Husby, d’où les troubles sont partis, ont également été incendiées, mais les sinistres rapidement circonscrits. Comme la veille, des policiers ont été caillassés, à Sodertaelje.

Le Figaro

___________________

«Contrairement à ce que dit l’extrême droite, la Suède n’a pas un problème d’immigration, mais un problème de chômage.»

«La principale cause de ces émeutes est la frustration ressentie par les jeunes de ces quartiers: pauvreté, ségrégation, chômage… » affirme Boa Ruthström, qui dirige le groupe de réflexion de sensibilité «centre gauche» Arena Idé, l’un des think tank les plus influents de Suède.

20 minutes

Addendum 23.05.2013 :

« Ce qui se passe dans nos banlieues est le résultat direct d’une politique d’immigration irresponsable qui a créé de profondes déchirures dans la société », enchérit le député social-démocrate d’opposition, Jimmy Akesson**.
« Et ce n’est pas avec plus de moyens financiers qu’on résoudra le problème des banlieues », ajoute-t-il, appelant « à terme, à restreindre fortement l’immigration pour alléger la pression sur les banlieues ».

La Libre Belgique

** Confusion du journaliste de La Libre Belgique, Slim Allagui : il s’agit en fait du Parti des Démocrates suédois (droite nationale). NDLR

Lire la suite

Football : racisme et dopage, l’Uefa durcit les sanctions

Face à la recrudescence des actes de racisme dans le stades et les menaces que fait peser le dopage, l’Uefa qui gouverne le football européen a décidé de renforcer son arsenal. Le comité directeur de l’organisme présidé par Michel Platini a durcit ses règlements et ses sanctions dès la saison prochaine.

Italie, France, Angleterre, Serbie, aucun championnat européen n’est épargné par les propos et les comportements racistes. Récemment Mario Balotelli visé par des cris de singe pendant un match de Serie A a été soutenu par l’arbitre de la rencontre qui a décidé d’interrompre la partie. L’UEFA imposera un minimum de dix matches de suspension aux auteurs d’actes discriminatoires, joueurs ou dirigeants, durant des matches de football européen. Lorsque des supporteurs se rendront coupables de comportements racistes, le stade concerné sera frappé d’une fermeture partielle à la première infraction et d’une fermeture totale et d’une amende de 50.000 euros en cas de récidive.

Le comité exécutif de l’UEFA a incité les fédérations nationales à prendre des mesures similaires, sans toutefois les leur imposer. « L’UEFA a toujours essayé de convaincre les gens plutôt que de les contraindre. »

(…) Le Parisien

Mariage pour tous: Valls veut faire interdire le « Printemps français »

 

Les autorités vont « étudier » une interdiction du « Printemps français », une nébuleuse des opposants les plus radicaux au mariage homosexuel qui a appelé à des opérations coups de poing, a annoncé vendredi sur France Info le ministre de l’Intérieur Manuel Valls.

« Nous allons l’étudier parce que ces propos sont inacceptables », a déclaré le ministre, interrogé sur un communiqué virulent du groupe. Le ministre a également fait état de « menaces de mort » et a exprimé son « inquiétude car des groupes radicaux d’extrême droite veulent venir en nombre » à la manifestation de vendredi contre le mariage homosexuel.

L’Express

Suède : Les policiers de Malmö vont apprendre l’arabe (rediff.)

Les policiers qui patrouillent le quartier Rosengård de Malmö se voient offrir un cours spécial d’arabe « pour les aider à mieux comprendre et communiquer » avec les résidents locaux, principalement des immigrés.

Environ 45 officiers ont fait une demande pour suivre ces douze semaines de classe de formation sur un certain nombre de salutations usuelles et formules de politesse en arabe selon le journal Skånska Dagbladet.

KVP Expressen

(Merci à Diberville)

Massacre à Londres : Myard évoque une «cinquième colonne» dans «les banlieues d’Europe»

Au lendemain du meurtre à Londres d’un soldat par deux hommes au discours d’extrémistes islamistes, le député UMP a mis en garde jeudi contre «les assassins islamistes» devenus «une cinquième colonne» dans «les banlieues d’Europe».

Des mots qui ne sont pas anodins : utilisée pour la première fois en 1936 en Espagne pour désigner les soldats franquistes cachés dans les troupes nationalistes,

l’expression «cinquième colonne», qui désigne la présence de traitres embusqués, est associée aux épisodes les plus noirs de l’Histoire.

«Le lâche attentat des islamistes contre un soldat britannique à Londres va peut-être enfin ouvrir les yeux aux naïfs anglais et autres qui prônent la tolérance envers les extrémistes religieux et leur garantissent la liberté d’expression», écrit l’élu des Yvelines, pas vraiment réputé pour son art de la nuance, dans un communiqué.

«Dans un monde devenu totalement transnational, sans frontières, il faut désormais que l’on sache que les assassins islamistes sont une cinquième colonne présente dans toutes les banlieues d’Europe», poursuit l’élu, notamment connu pour ses positions tranchées sur la peine de mort, qu’il souhaiterait réhabiliter pour les auteurs d’actes terroristes.

L’élu réclame de «tirer toutes les conséquences» de ce meurtre, «sur le plan juridique, au regard de la nationalité et des procédures de déchéance, mais aussi sur le plan des dérives communautaires qui ne peuvent plus être tolérées».

«Regardons les réalités en face, sinon le pire demain est à redouter, c’est la guerre civile qui nous attend» [...]

Le Parisien

Droit de vote des étrangers; Esther Benbassa : «Le calendrier idéal, c’est maintenant»

Ce jeudi soir, militants et élus se retrouveront sur la place de la Bastille, pour un concert de mobilisation en faveur de l’ouverture du droit de vote aux étrangers extracommunautaires pour les élections locales, organisé par le collectif Droit de vote 2014 et le syndicat Unef.

Vincent Rebérioux, vice-président de la Ligue des droits de l’Homme (LDH), regrette que le vote ne soit pas ouvert aux étrangers pour les prochaines municipales de 2014, mais se félicite que le silence du président soit enfin rompu.

Ils comptent interpeller François Hollande, qui a promis, lors de sa conférence de presse jeudi dernier, qu’un texte serait proposé au Parlement après les municipales de 2014. C’est la première fois depuis six mois que le Président s’exprime sur cette proposition emblématique de sa campagne – mais aussi du Parti socialiste depuis plus de trente ans.

Razzy Hammadi, député PS de Seine-Saint-Denis et fervent défenseur du droit de vote des étrangers, est «pleinement satisfait» de cette nouvelle. «On s’est battu pour que l’idée ne soit pas enterrée et pour se réapproprier le débat», explique-t-il pour justifier son entrain. Pour Esther Banbassa, l’enthousiasme est plus nuancé : «C’est un petit pas en avant. » Mais la sénatrice EE-LV du Val-de-Marne, qui a été rapporteure du texte au Sénat en 2011, veut faire confiance au Président. «Je veux bien lui donner une seconde chance, en lui faisant crédit de son intention honnête. Mais il n’y aura pas de troisième fois. »

Entre bonne et mauvaise nouvelle, difficile de trancher chez les militants. […] Du côté de SOS Racisme, le ton est plus ferme : «C’est une triste nouvelle», selon Gaëlle Tainmont, déléguée nationale du pôle migration, pour qui le chantier aurait dû être lancé dès le début du quinquennat. […]

Libération (Merci à Joyeux luron)

Royaume-Uni – Immigration : Londres doit-elle faire sécession ?

Plus la campagne et les banlieues du Royaume-Uni s’opposent à l’Europe et à l’immigration, plus Londres se sent isolé. Est-il temps de faire sécession ?

(…) Cette différence de perception explique le double discours de Boris Johnson [le maire de Londres]. Quand l’aile droite du parti [conservateur] vient le chercher pour le présenter comme le seul candidat acceptable pour remplacer [le Premier ministre David] Cameron, Boris peut apparaître comme une sorte de héros de l’Angleterre profonde. Mais quand il parle très sérieusement de l’avenir du Royaume-Uni, il est membre à part entière de l’élite des grandes villes.

Boris ne nous disait-il pas il y a quelques jours que l’UE était un bouc émissaire commode pour masquer nos problèmes, qui sont en fait causés par “un chronique manque de vision à long terme, des problèmes de gestion, de la paresse, un manque de qualifications, une culture de l’autosatisfaction et un manque d’investissement dans le capital humain et physique et les infrastructures” ?

Boris Johnson ne prêchait pas pour sa paroisse. Il a rappelé que la contribution fiscale de Londres était bien supérieure à ses rentrées, que la ville attirait les talents du monde entier et était devenue une ville-monde.

Il sait également que c’est le premier endroit du pays où ceux qui se targuent d’être des Blancs britanniques sont en minorité et que la diversité qui explique cette situation est l’un des atouts majeurs de la capitale.

Il n’ignore sans doute pas que les Londoniens n’ont pas la même attitude que leurs compatriotes à l’égard du monde extérieur. Les instituts de sondage Ipsos/Mori m’ont envoyé les données des variations régionales concernant l’immigration et l’UE. Sur la période de janvier à décembre 2012, 21 % des Britanniques citaient les relations interraciales / l’immigration / les immigrés comme “l’un des problèmes les plus préoccupants pour le pays”. Ils étaient 28 % dans le Sud-Est, suivis de près par les Midlands de l’Est, l’est de l’Angleterre et le Yorkshire-et-Humberside avec 25 %. A Londres, ils n’étaient que 13 %. C’était moins spectaculaire en ce qui concerne l’Europe/UE. 10 % des habitants du Sud-Est trouve qu’il s’agit d’un problème important, contre 5 % à Londres. (…)

Courrier International