François Hollande et Nicolas Sarkozy feraient jeu égal avec chacun 33% des intentions de vote au cas où Marine Le Pen ne serait pas présente faute d’avoir les parrainages pour se présenter, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche à paraître demain. [...]
Ce sondage exclut la présidente du Front national qui est créditée dans les différents sondages d’environ 20% des intentions de vote, ainsi qu’Hervé Morin (Nouveau centre), Christine Boutin (PDC), Dominique de Villepin (RS), Corinne Lepage (Cap21) et Frédéric Nihous (CPNT) qui sont crédités de 1% ou moins.
Nicolas Sarkozy recueillerait ainsi 33% des intentions de vote si le 1er tour avait lieu dimanche prochain, comme François Hollande. Dans le sondage Ifop en continu pour Paris-Match du 3 février (avec l’offre électorale complète), le chef de l’Etat était crédité de 24,5% des intentions de vote et son rival socialiste de 29,5%. François Bayrou (MoDem) arriverait lui en 3e position avec 17% (12,5%, le 3 février).
Le Front national a vivement réagi à la publication de ce sondage. « Cette enquête montre que l’absence de Marine Le Pen profite à Nicolas Sarkozy, seule possibilité pour lui de pouvoir accéder au second tour« , écrit Louis Aliot, vice-président du parti.
Pour lui, « après les prises de position scandaleuses de Martine Aubry et François Fillon considérant qu’il n’y aucun problème avec le système des « présentations » (les 500 parrainages nécessaires pour se présenter à la présidentielle, ndlr), il semble que le système tente d’imposer l’idée que l’absence de Marine Le Pen ne serait pas un problème ». « Ce qui est extravagant et particulièrement dangereux pour notre démocratie ».
Il estime que ce « sondage confirme les rumeurs et documents qui révèlent les calculs politiciens visant à museler la démocratie et à empêcher toute opposition au système ». Et de dénoncer « cette tentative de contrôle du pluralisme politique qui porte atteinte aux fondements de la République », avant « d’espérer que le Conseil Constitutionnel, garant des libertés individuelles et démocratiques, contraindra le pouvoir à la raison et confortera l’Etat de droit ».
Le Figaro