Tariq Ramadan appelle les Tunisiens à être fiers de leurs origines arabes et musulmanes

Tariq Ramadan, islamologue et intellectuel Suisse d’origine Égyptienne a considéré que la Tunisie est le pays qui a réalisé le plus de progrès dans le processus de transition par rapport aux autres pays du printemps arabe.

Ramadan, qui parlait lors d’une conférence de presse tenue hier samedi 25 févier 2012 à Tunis, a cependant indiqué que rien n’est gagné d’avance et qu’il ne veut pas être naïf. Il a insisté sur le rôle des États-Unis dans cette vague de soulèvements dans le http://img842.imageshack.us/img842/9414/52497864.jpgMonde Arabe, sans pour autant minimiser l’importance de ces révoltes.

Les États-Unis, selon lui, s’investissent pleinement en Tunisie et font tout pour que le processus démocratique aboutisse.

Concernant les tensions qui se manifestent entre islamistes et laïcs, Ramadan a estimé que le conflit est à la base un conflit d’appartenance et non pas un conflit sur la manière d’atteindre l’objectif de ce soulèvement populaire.

Il a insisté dans ce sens sur l’importance de « cultiver les diversités » et d’être fier de ses origines arabes et musulmanes. J’invite les Tunisiens à être moins émotionnels et plus lucides sur les enjeux, a-t-il dit.

Tunisie numérique

Paulette, Liliane… ces enfants cachés en France

(…) Dans un livre absolument bouleversant, Les enfants cachés en France (Odile Jacob), Nathalie Zajde a recueilli leurs odyssées. Cette belle et blonde jeune femme est à l’origine des premiers dispositifs de prise en charge psychique des enfants cachés et descendants des survivants de la Shoah -je mentirais si je ne disais pas tout de suite que j’y ai reconnu bien des points de ma propre histoire.

Tous ont été sauvés par des réseaux, soit des organisations de sauvetage des enfants juifs comme l’Œuvre de Secours à l’Enfance (OSE), Éclaireurs israélites de France, et de nombreuses familles d’accueil communistes, catholiques, protestantes qui cachèrent 60.000 enfants juifs -la France est le pays d’Europe qui sauva le plus grand nombre d’entre eux.

Bien sûr, dans le tas, on trouvera les catholiques cherchant des enfants juifs à convertir, comme il arriva dans la longue et pénible affaire des enfants Finaly, baptisés au mépris des règles théologiques catholiques, et longtemps dérobés aux survivants de leur famille. Et si ce ne fut pas le cas le plus fréquent, la friction entre la famille chrétienne protectrice et la famille juive retrouvée provoqua des traumatismes en cascade. Boris Cyrulnik le dit très clairement: « La fin de la guerre ne fut pas la fin du problème. »

Paulette, par exemple. Elle a été cachée à 9 ans dans un village de résistants en Savoie. Jusque-là, elle vivait avec une grand-mère très pieuse et des parents communistes; élevée par sa grand-mère, elle n’avait parlé que le yiddish pendant sa petite enfance. On confia Paulette à « Mémé », une paysanne qui fit très attention à ne pas transformer cette enfant en parfaite petite catholique. L’histoire se joua à front renversé: en 1943, voyant ses camarades d’école préparer leur première communion (robe blanche longue, voile de mariée, cierge à la main), Paulette voulut faire de même. Mémé argumenta prudemment: mieux valait attendre le retour de ses parents. Désappointée, Paulette se consola avec son missel.

À la fin de la guerre, par un miracle rare, Paulette retrouva toute sa famille, et la fameuse grand-mère. Lorsque la vieille dame qui ne parlait que le yiddish aperçut le missel de Paulette, elle le lui arracha, le déchiqueta en criant « Tu n’es pas une goy ! », et finalement, ô paradoxe, le brûla. Paulette souffrit, pleura, puis redevint une petite juive ashkénaze.

J’ai choisi l’une des belles histoires racontées par Nathalie Zajde. Paulette tomba amoureuse et partit en Israël, rendant visite à sa Mémé chaque année. Les deux familles continuent de voyager pour se rendre visite dans l’harmonie, et le portrait de Mémé en grand format fut le premier que l’on voyait dans l’exposition consacrée aux Justes de France sous la coupole du Panthéon.

Maintenant, un paradoxe. Liliane fut cachée dans une famille chrétienne résistante et retrouva elle aussi ses parents communistes. Dans les années 1950, Liliane tombe amoureuse d’un Malien Soninké, communiste musulman qu’elle épouse et qu’elle suit au Mali après la chute de la dictature. Ils ont trois enfants dont une fille, Myriam, qui porte le prénom de sa grand-mère gazée à Auschwitz. Au Mali, les enfants sont bien accueillis; la famille Soninké reconnaît un ancêtre dans chacun d’eux.

Par commodité, Myriam devient Marième et faute de synagogue, Marième prie à la mosquée. Elle est devenue très croyante et porte le voile intégral, se définissant comme « une musulmane d’origine juive ».

Voyons la suite. Marième est désormais fiancée à un Togolais chrétien et leurs enfants porteront des noms chrétiens, comme l’exige le peuple Ewé auquel appartient le fiancé. Cette admirable histoire a sa logique: élevée par des résistants puis par ses parents communistes, Liliane a été plus loin qu’eux, aimant un Africain marxiste et musulman.

Myriam-Marième a connu les angoisses suicidaires des descendants de survivants et ne s’est rattrapée qu’en pratiquant l’islam, car il se trouve qu’ elle vit « dans un monde où être juif n’a pas de sens. »

Le Huffington Post

Hollande a « une peur panique de déplaire », selon Xavier Bertrand

François Hollande a « une peur panique de déplaire » et « fait marche arrière » dès qu’une proposition « suscite des réactions négatives », accuse dimanche le ministre du Travail Xavier Bertrand dans une interview au Parisien-Dimanche.

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Le candidat socialiste à la présidentielle « change tout le temps. Il y a chez lui une peur panique de déplaire. C’est dans son tempérament », affirme le ministre.

Sur plusieurs dossiers, « le nucléaire, la finance, la retraite, le quotient familial et maintenant l’euthanasie, c’est chaque fois la même tactique », selon lui.

François Hollande, poursuit-il, « avance une proposition et dès qu’il voit que ça suscite des réactions négatives, il fait aussitôt marche arrière ».

Dans cette interview, M. Bertrand demande aussi à François Chérèque, le numéro un de la CFDT, « de rester dans le combat syndical ».

Le leader syndical avait fait état mardi de « coups de fil » passés par le ministère du Travail à de grandes entreprises afin qu’elles « reportent à plus tard », leurs plans de licenciement, après l’élection présidentielle.

« La neutralité politique des syndicats est une tradition en France. Que chacun reste dans sa logique », a-t-il ajouté.

20 Minutes

« La Vraie vie des profs »-Casting : recherche ados pour long-métrage

Une agence de casting recherche des adolescents pour un long-métrage qui s’appellera « La Vraie vie des profs » qui sera tourné en juin-juillet dans un collège de Marseille et réalisé par les réalisateurs du film d’animation « Lascars ».

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On peut postuler pour les rôles suivants :

- Rôles principaux

Albert, 12-14 ans (niveau 5e et 4e) : bonne bouille, métis, ou brun à la peau mate, ou de type africain (il peut être un peu grassouillet). C’est une grosse personnalité, très extraverti.

JM, 12-14 ans (niveau 5e et 4e) : maghrébin, il suit Albert dans ses frasques, mais il est plus sensible et plus introverti.

Mousse, 10-12 ans (niveau 6e et 5e) : petit frère d’Albert, de type africain, ou métis, ou brun à la peau mate. Il est intelligent, mûr, bon élève, qui a un côté “geek”.

Sissi, 12-13 ans (niveau 5e) : c’est une jolie fille, un peu BCBG, de type européen. Elle est bonne élève mais aime aussi s’amuser.

Juju, 12-13 ans (niveau 5e) : fille de la prof de math. Elle est marrante, sympa, possiblement un peu boulotte, ou avec un look un poil décalé.

- Rôles secondaires

Karim, 15-16 ans (niveau 3e) : maghrébin, c’est une forte personnalité, très leader. Il se fait respecter au collège, même s’il n’a pas forcément un physique de caïd.

Natascha, 14-16 ans (niveau 3e) : type européen, c’est une très jolie fille (la bombe du collège), et elle a déjà un côté jeune femme.

La Provence

François Hollande : « Il faut croire au métissage !”

On connaissait le François Hollande le corrézien, mais depuis qu’il brigue l’Elysée, voilà qu’il revendique ses racines rouennaises.

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(…) c’est devant la maison de son enfance, au 90 rue des Carmes, entouré par quelques journalistes nationaux triés sur le volet, qu’il s’est recueilli.

Fils de Georges Hollande, médecin ORL engagé après-guerre dans la droite dure locale, le candidat a vécu à Bois-Guillaume jusqu’à ses 14 ans.

Une enfance rouennaise qu’il n’a pas manqué d’évoquer lors du meeting, se présentant comme un exilé, un corrézien-normand. Il faut croire au métissage !

Tendance Ouest Rouen

Le jury des « Oscars » : Pas assez diversifié ?

A l’heure où l’on peaufine les derniers détails du déroulement de la quatre-vingt-quatrième cérémonie des Academy Awards (plus connue sous le nom de cérémonie des Oscars), qui se déroulera dimanche prochain, tout le monde veut savoir qui seront les futurs élus pour l’année 2012. Cependant, le suspense est assez limité. En effet, quand on regarde la liste des nominés dans les diverses catégories, et ce depuis la création de l’événement, on constate qu’il y aurait presque un « profil type de l’oscarisé ».

Aussi bien chez les hommes que chez les femmes, les récompensés sont en majorité des personnes blanches : seuls deux acteurs noirs ont obtenu l’Oscar du meilleur acteur en quatre-vingt-trois ans de cérémonies, et cela très récemment :

Denzel Washington en 2002 pour son rôle dans Training Day et Forest Whitaker en 2007, qui avait incarné Idi Amin Dada Le Dernier roi d’Ecosse.Chez les femmes, c’est encore pire, Halle Berry a été la seule actrice d’origine afro-américaine à avoir jamais obtenu la précieuse statuette, et ce en 2002 pour son rôle dans A l’ombre de la haine. En outre, l’oscarisé(e) typique est rarement très jeune : au regard des statistiques, la proportion de jeunes premiers qui n’ont pas encore fait leurs preuves est moindre par rapport à celle des personnes de quarante ou cinquante ans, voire même plus. Par exemple, cette année la grande favorite chez les femmes pour l’Oscar de la meilleure actrice est la sexagénaire Meryl Streep, qui interprète Margaret Thatcher dans La Dame de fer.

Comment expliquer une telle constance dans les récompenses ? Selon le Los Angeles Times, qui a étudié le sujet, la composition du jury desOscars n’y serait pas étrangère. Sur 5 765 membres,94% sont de type caucasien, dont 77% des hommes, 98% sont âgés de plus 40 ans et 86%, de plus de 50 ans. La suite confirme la tendance, avec seulement 2% d’Afro-Américains et 2% de Latinos-Américains.

Il semblerait donc que le jury des Oscars ait tendance à voter pour ses semblables. Toujours selon le journal, ces jurés seraient des « mangeurs de viande », autrement dit des personnes assez conservatrices, aux goûts assez classiques en matière de films, ce qui peut par exemple expliquer la victoire l’an dernier du film Le discours d’un roi sur son concurrent The Social Network, pourtant loué par la critique. Des membres eux-mêmes de l’académie des Oscars, à l’instar de Tom Sherak, déplorent ce manque de diversité dans la composition du jury. Cependant, il semble que les mentalités ne soient pas prêtes à évoluer dans ce milieu… (…)

Le Scandaleux mag

Roms : Misérables à l’ouest, richissimes à l’est

Avant de me plonger dans l’essai d’Étienne Liebig sur les Rroms, puis de le chroniquer, il me semble quand même opportun de faire état de l’article de Rebecca Camber, du Daily Mail, sur la famille Rostas, et ses manoirs et domaines immobiliers en Roumanie. Opérant principalement au Royaume-Uni, les Rostas sévissaient aussi en France, et investissaient dans de splendides demeures, peut-être aussi dans des établissements de jeux ou de nuit, en Transylvanie… 

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(…) Prenons donc la famille des Rostas, qui roulent en Roumanie à bord de Mercedes, Audi, BMW aux plaques britanniques ou irlandaises.

À Gravesend, dans le Kent, ils s’entassent dans deux maisons louées grâce à des allocations, divers subsides gouvernementaux. La plupart ont été arrêtés de multiples fois pour vol à l’étalage, « cartonnage », vol à la tire, &c. Leur spécialité est de prendre des trains de nuit et de dérober les objets ou gadgets (téléphones et autres consoles) de valeur.

On ne sait trop comment ils ont acquis des terrains à Huedin, en Transylvanie.

C’est une ville qui reste aussi hongroise, plus du tout souabe ou juive. On la nomme Ohodino en romani. Elle se situe entre Cluj et Oradea, et la route comprend diverses localités dont les abords abondent en palais. Vous reconnaissez les chefs ou les anciens à leurs chapeaux aux larges bords. Leurs proches n’occupent souvent que peu de pièces dans ces palais, qui ne se peuplent que lors de grandes réunions familiales, avec la parentelle revenue de l’étranger.

En deux ans, les Rostas ont sans doute fait plus de 500 victimes, surtout en Grande-Bretagne, mais sans doute aussi, au passage, en France. Il se peut d’ailleurs fort bien que d’autres Rostas opèrent régulièrement en France.

Un palais, c’est dans les un à deux millions d’euros, en général. À Calatele, les Rostas auraient acquis un terrain pour 30 000 euros. Mettons que, d’ici quatre-cinq ans, ils possèderont une dizaine de palais dans le voisinage de Huedin. Coût : dix à vingt millions d’euros. C’est sans compter le mobilier, souvent somptueux, qui évoque celui des familles aisées du Moyen-Orient, tant par la taille que par le décorum. Les http://img836.imageshack.us/img836/1382/13367684.jpgrevenus sont les rapines, la contrebande (spiritueux, cigarettes), parfois des établissements (jeux, bars de nuit), et la prostitution (jamais celle de leurs épouses, filles ou parentes).

Ils sont aussi usuriers. Le Daily Mail rapporte des témoignages selon lesquels, en Roumanie, ils ne sont jamais inquiétés, parce qu’ils graissent la patte des policiers. C’est vrai et faux. En cas de flagrant délit de rixe ayant provoqué des blessures un peu graves, des arrestations ont bien lieu. Ensuite, les protagonistes disposent des meilleurs avocats.

En France, face au problème, on s’est livré à la politique du chiffre, chère à Sarkozy, Hortefeux, Guéant, et autres. Tout plutôt que de se livrer à un véritable travail de police, forcément sélectif.

Ah, pour faire parader, sur le parvis de Notre-Dame-de-Paris, des policiers roumains en uniformes, pas de problème. Pour former vraiment des policiers roumains, bulgares, hongrois, en civil, et capables de reconnaître qui est qui, qui mendie pour soi ou pour un clan, qui pourrait chaparder occasionnellement et qui dispose d’un réseau, là, c’est autre chose.

Une « Rostas », Marioana, 18 ans, mendiante, a été victime d’un rapt, de viols incessants, et finalement d’un assassinat (par balles dans la tête), à Dublin. Il peut s’agir d’une homonyme, puisque sa famille est de Timisoara. Elle était illettrée et je ne saurais certifier qu’elle était bien la fille de son père : beaucoup de très jeunes fugueurs ou fugueuses peuvent finir à l’étranger, « employés » par des Rroms.
Mais je n’affirme rien.

Deux gardai (policiers irlandais) se sont rendus récemment aux funérailles, en Roumanie. (…)

(…)  Le même Sunday World, qui avait fait pleurer dans les chaumières sur le sort de Marioana Rostas et appelé à la charité publique pour réunir les 7 000 euros nécessaires au rapatriement de la dépouille en Roumanie (avec un Fundraising Account), fait à présent sa couverture sur ces gros richards de Rroms qui pillent les diverses caisses d’allocations irlandaises. Ainsi va la presse ; ou plutôt celle qui se vend le mieux.

Come4news


Le Mrap demande la révision des procédures policières

Le Mrap a demandé « la révision des procédures policières » lors d’interpellations, déplorant une « justice à deux vitesses », après que des policiers impliqués dans le décès d’un jeune homme lors d’une interpellation à Grasse en 2008, ont été condamnés à de la prison avec sursis.

Le tribunal correctionnel de Grasse a prononcé hier des peines de 6 à 24 mois de prison avec sursis à l’encontre de 3 des 7 policiers impliqués dans le décès d’Hakim Ajimi, une jeune homme de 22 ans, lors de son interpellation à Grasse (Alpes-maritimes). « Le MRAP demande avec force la révision des procédures policières et une Justice égale pour tous », indique dans un communiqué le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples. (…)

Pour le Mrap, les condamnations avec sursis des trois policiers « donnent à voir une justice pour laquelle toutes les vies ne se valent pas, une police trop sûre de son immunité, une France en rupture d’égalité entre tous les citoyens, selon leur lieu d’habitation, leur origine ou leur couleur de peau ».

Hakim Ajimi avait été interpellé le 9 mai 2008 dans une rue de Grasse alors qu’il venait de gifler son banquier.

Le Figaro ( merci à Zatch )