La surdélinquance des jeunes d’origine maghrébine et africaine sub-saharienne (rediff)

[rediff janvier 2013] [extraits] Selon Jean-Claude Sommaire, ex-secrétaire général du Haut Conseil à l’intégration, il faut prendre en compte la « surdélinquance des jeunes d’origine maghrébine et africaine sub-saharienne » en concevant des interventions spécifiques en matière éducative et sociale, dans le cadre d’un nouveau modèle français d’intégration n’ignorant plus le fait communautaire.

(…) « Depuis le début des années 80 notre pays connaît régulièrement, dans les quartiers en difficulté, des moments de violences urbaines auxquels les gouvernements successifs se sont efforcés, sans grand succès jusqu’à maintenant, de porter remède. Cette situation s’est aggravée ces dernières années.

Dans tous les quartiers sensibles et au-delà, les incivilités et la petite délinquance sont restés à un niveau élevé, les incendies de voitures et de bâtiments publics ou privés n’ont pas régressé et les violences à l’égard des personnes ont augmenté.

Ces violences et cette délinquance, dont il n’est plus possible d’ignorer que les auteurs sont très souvent d’origine maghrébine et, de plus en plus, africaine sub-saharienne, témoignent de la crise du « modèle d’intégration ».

Rue 89

Relire : Eric Zemmour condamné pour provocation à la haine raciale

Immigration : Hubert Védrine veut des « quotas » aux frontières de l’Europe

L’ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine plaide pour une immigration choisie et des quotas aux frontières de l’espace Schengen.

Pour Hubert Védrine, ex-ministre des Affaires étrangères de Lionel Jospin, il faut fixer des quotas migratoires pour l’Europe de Schengen, et mettre en place une immigration choisie, selon une interview publiée ce vendredi 28 mars par le quotidien L’Opinion.

Interrogé sur les réformes à engager, le socialiste préconise une « régulation » des flux migratoires : « fixer des flux et des quotas en fonction des besoins, en concertation avec les partenaires de Schengen et les pays de départ, et en adaptant les chiffres en fonction de l’économie tous les deux ans ». Hubert Védrine estime que « si cela ne s’est pas déjà imposé, c’est qu’il y a des groupes, aux extrémités de l’échiquier politique, qui hystérisent ce sujet, et que certains en jouent.

Les grands partis n’osent pas imposer cette idée évidente et centrale de régulation ». (…)

RTL

Un Toulousain qui portait le sweat-shirt Manif pour tous s’est vu refuser l’accès au vote (vidéo)(maj)

Lors du premier tour des élections municipales, le président d’un bureau de vote du centre ville de Toulouse a demandé à Bruno, 54 ans, d’aller se changer s’il voulait voter. Ce qu’il a fait.

Le port du sweat-shirt de La Manif pour tous est décidément devenu l’acte le plus subversif de ces derniers mois.

Après avoir conduit au poste de police de nombreux promeneurs qui le revêtaient dans les rues lors du débat sur le Mariage pour tous – ce qui leur avait valu moult amendes pour «port d’une tenue contraire aux bonnes mœurs» ou bien «gêne à la tranquillité des promeneurs par affichage ostentatoire d’éléments relatifs à une manifestation interdite» - le sweat-shirt sans slogan, représentant les silhouettes d’un homme et d’une femme tenant deux enfants par la main, est aujourd’hui un motif de refus d’accès au vote.

Dimanche, Bruno, Toulousain de 54 ans, a été interdit d’urnes pour les municipales car il portait ce sweat-shirt. Pierre Vanicat, le président du bureau de vote n°20, dans le centre de la ville rose, l’a empêché de voter pour «port ostensible d’un signe politique». Après 10 minutes d’explications et l’intervention d’autres votants choqués par cette «entrave à la liberté de penser et de voter», à ce «déni de démocratie», s’indigne André-Joseph, témoin de la scène, Bruno est reparti chez lui pour se changer. Après quoi il a pu voter…

La scène a été filmée par son épouse et mise sur Youtube. Bruno a voulu faire consigner l’incident au PV des opérations de vote mais aucun des délégués du bureau de vote de droite, vers qui il s’était tourné, n’a accepté sa requête. Bruno, qui ne s’attendait pas du tout «à une telle réaction», se «réserve le droit de porter plainte», après vérification de ce qu’il estime être un «abus d’interprétation du droit». Juristes et avocats sont à l’œuvre pour faire avérer cette liberté prise avec le code électoral. Un autre avocat a également été saisi pour un cas similaire concernant Emmanuel, un habitant de Limoges. (…)

Le Figaro

Paris : condamnés pour avoir mendié avec leurs enfants

La mendicité considérée comme une forme de maltraitance : c’est sans doute une première.

Selon nos informations, le tribunal correctionnel de vient de condamner un couple à huit mois de prison pour « privation de soins d’un mineur par ascendant ». Pendant plus d’un an, les deux parents d’origine rom se sont servis de leurs deux plus jeunes enfants, des jumeaux âgés de seulement 3 ans, pour faire la manche sur un boulevard parisien.

Saisi après un signalement du voisinage, le parquet de a estimé le cas suffisamment grave pour transmettre en urgence le dossier à un tribunal et requérir des peines de prison. Les , dans une décision probablement unique à ce jour, ont suivi.

Le couple, installé en France depuis plusieurs années, tire l’essentiel de ses revenus de la générosité des passants. Début 2013, Mariana, la mère, une Roumaine âgée de 38 ans, commence à faire la manche sur le boulevard Barbès (XVIII e arrondissement). A ses côtés, Francesca et Anthony, ses deux plus jeunes enfants. « Quelle que soit la météo, ils étaient vêtus d’un bas de jogging et d’un pull, tous deux très sales. Lorsqu’il faisait vraiment froid, la mère leur donnait en plus une couverture à se partager », détaille une source proche de l’affaire. (…)

Le Parisien

Suisse : droite et extrême droite s’allient pour que les « étrangers criminels » fassent leurs valises

En dépit du droit international, les députés de droite et d’extrême droite ont voté ensemble le renvoi des « étrangers criminels ».

Le procès-verbal de la session de printemps du Conseil national (l’Assemblée nationale suisse) ne parle plus des « délinquants étrangers », mais carrément des « étrangers criminels ». Le ton est donné : par 104 voix contre 71, les députés suisses ont choisi de mettre en application l’initiative de l’Union démocratique du centre (UDC) réclamant l’expulsion systématique des étrangers auteurs de meurtre, de brigandage, de trafic d’êtres humains, mais aussi d’abus en matière d’aide sociale et d’assurances sociales.

En novembre 2010, les Suisses votent à 52,9 % pour l’expulsion des délinquants étrangers. Une initiative uniquement défendue par l’extrême droite. Depuis, le Conseil fédéral et les autres partis politiques, de droite comme de gauche, freinaient des quatre fers pour l’application de ce vote. En effet, l’expulsion automatique des délinquants étrangers est inconciliable avec le droit international. La Suisse risque de se faire durement taper sur les doigts par la Cour européenne des droits de l’homme.

Devant les blocages, l’UDC menace alors de lancer une autre initiative dite de « mise en oeuvre » de cette expulsion des délinquants étrangers. Une initiative que le parti populiste est pratiquement certain de gagner.

Pour éviter une nouvelle votation, la droite suisse (Parti libéral radical et démocrates-chrétiens) vient donc de rendre les armes et de s’aligner sur les positions de l’extrême droite en ce qui concerne le renvoi des délinquants étrangers. Alors que cette même droite combattait jusqu’ici l’initiative de l’UDC au nom du droit international. (…)

Le Point

Ecoutes – Sarkozy : les documents brandis par Taubira contredisent sa défense

« Non, je n’ai pas d’informations concernant la date, la durée, le contenu des interceptions judiciaires », a assuré Christiane Taubira, juste après le conseil des ministres du mercredi 12 mars.

Accusée de mensonge par la droite dans l’affaire des écoutes de Nicolas Sarkozy, la ministre de la justice a brandi deux lettres. L’une du  procureur national financier, Eliane Houlette, adressée au procureur général de Paris, l’autre d’un représentant de ce dernier à la garde des sceaux. Sur les photos de ces documents, le contenu des lettres est facilement lisible, même si certains passages sont cachés par la main de Mme Taubira.

Il en ressort que la ministre de la justice était tenue « régulièrement » au courant des détails des évolutions de l’enquête liée au financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

Mme Taubira dit n’avoir été prévenue des interceptions téléphoniques sur les portables de M. Sarkozy que le 28 février. Les documents révèlent notamment que les conversations entre Nicolas Sarkozy et son avocat, Me Thierry Herzog, ont été écoutées du 28 janvier au 11 février 2014. Ils mettent en exergue le rôle joué par un magistrat à la cour de cassation, – il s’est révélé être Gilbert Azibert –, qui renseignait Me Herzog des avancées de la procédure Bettencourt. L’avocat, selon les retranscriptions téléphoniques, aurait également été informé à l’avance de perquisitions prévues dans le dossier libyen. Me Herzog n’a pu être joint par Le Monde. (…)

Le Monde

«Petits Blancs» : la jeunesse oubliée

Aymeric Patricot, auteur de Petits Blancs, réagit à l’enquête du Monde sur la jeunesse. Il dénonce le mépris et l’indifférence des élites à l’égard des jeunes de la France périphérique, absents des radars politiques, qui souffrent pourtant particulièrement de la mondialisation. (…)

La belle et significative enquête publiée par Le Monde «Génération quoi» m’attriste et me fait sourire à la fois. Le Monde a le mérite de pointer du doigt l’amertume de la jeunesse. N’est-il pas cependant savoureux de voir la presse constater des envies de révolte, s’étonner que les gens se sentent incompris, tout en pratiquant par ailleurs, et de manière assumée, le déni de réalité?

Un terreau favorable à la révolte, c’est la rupture du dialogue. C’est le mépris qu’on oppose aux inquiétudes et le refus de relayer, auprès des puissants comme du reste de la population, les souffrances relevées sur le terrain.

L’aventure du livre Les petits Blancs m’a permis de mesurer ce décalage entre le ressentiment d’une partie de la société et l’ironie, voire le mépris qu’il inspirait à certaines élites. Pour l’écrire, j’ai précisément donné la parole à une partie de la jeunesse qui se sent absente des radars politiques ; une jeunesse qui s’enfonce dans un désespoir, une rage qui lui donnent le sentiment de ne plus rien avoir à perdre.

Au moment d’assurer la promotion, et malgré l’accueil globalement positif reçu par le livre, j’ai été stupéfait d’entendre, de la part de journalistes chevronnés – mais comment ne pas m’y attendre, le titre même du livre ayant provoqué des crispations: «Nous avons trouvé votre enquête passionnante. Vous avez franchi le Rubicon, à mettre un mot sur une réalité sensible.

Cependant nous avons fait le choix de ne pas écrire d’article. Nous ne sommes pas encore prêts à aborder ce type de sujet. Surtout en période pré-électorale…»

Et les mêmes s’étonnent qu’un grand nombre de Français se sentent ignorés! (…)

Le Figaro

Jeunesse révoltée : les raisons de la colère

L’enquête « Génération Quoi ? » publiée dans Le Monde mardi dresse le portrait d’une jeunesse française en révolte prête à en découdre. Pour le philosophe de l’éducation Eric Deschavanne, la génération des 18-25 ans est à l’image de la société, en proie à une crise civilisationnelle profonde. (…)

L’enquête «Génération Quoi?» dessine les contours d’une jeunesse française qui voit la vie en noir, et se considère comme une génération «sacrifiée», «perdue» ou encore «désabusée». Avec un taux de chômage record à 23.9% , les jeunes sont en effet les premières victimes de la crise. Que vous inspire ce désespoir des jeunes français? Celui-ci n’a-t-il que des raisons économiques, ou bien s’enracine-t-il dans une crise «civilisationnelle» plus profonde?

Eric Deschavannne: L’enquête en question est intéressante, mais elle ne nous apprend rien qu’on ne sache déjà. La jeunesse française est à l’image de l’opinion publique française, laquelle se singularise par son pessimisme et sa défiance vis-à-vis des institutions. (…)

61% des 18-34 ans interrogés se sont dits prêts à participer à «un mouvement de révolte de grande ampleur». Pensez-vous qu’il faille prendre au sérieux ce désir de radicalisation?

Le contexte de déclin économique et d’impuissance publique nourrit la frustration et la colère, mais il peu probable que nous assistions à un «mouvement de révolte de grande ampleur», faute d’objectif commun, de cohésion sociale et idéologique, et d’espérance que le pouvoir politique soit encore en mesure de changer le cours des choses. (…)

Selon un sondage récent Ifop pour le JDD, le FN serait le premier parti chez les 18-24 ans, avec 27% des intentions de vote. Pourquoi Marine Le Pen a-t-elle tant de succès chez les jeunes?

Le Front national fait aujourd’hui jeu égal dans les sondages avec le PS et l’UMP, toutes générations confondues. Là encore, la jeunesse ne se singularise guère. Que le vote protestaire ou antisystème soit un peu plus marqué chez les jeunes est dans l’ordre des choses. Il en va de même pour l’abstention: l’indétermination et l’éloignement des responsabilités adultes ne prédisposent pas à l’éthique de la responsabilité ni à l’intérêt pour la politique. (…)

Le Figaro

8 millions réglés par l’UMP à des amis de Copé ? Màj : Copé porte plainte contre le député UMP Tardy

Addendum : Jérôme Lavrilleux, le directeur de cabinet de Jean-François Copé, le président de l’UMP, a déclaré, jeudi sur RMC dans l’émission «Les Grandes Gueules», vouloir poursuivre en justice le député UMP Lionel Tardy. « Nous allons porter plainte contre lui. Les accusations qu’il porte sont extrêmement graves », a-t-il confié.

(…) Le Parisien

Rappel : Le tweet envoyé par Lionel Tardy, député UMP :

 

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Le Point révèle comment Jean-François Copé a sponsorisé avec l’argent de son parti la société de communication fondée par deux de ses proches.

Les militants UMP qui ont cotisé pour le Sarkothon ne diront pas merci à Bygmalion. Au moment où Copé leur demandait de renflouer les caisses du parti de 11 millions d’euros, l’agence de communication appartenant à deux de ses anciens collaborateurs venait d’empocher de l’UMP huit millions d’euros pour avoir organisé les meetings de la campagne 2012.

Selon des documents dont Le Point a eu connaissance, Events et compagnie, la filiale événementielle de Bygmalion, a profité de la période faste de la présidentielle pour charger la mule sur certaines prestations facturées à l’UMP hors appels d’offres. Lors des meetings, les frais de traiteur, de retransmission vidéo et d’éclairage atteignaient parfois le double des tarifs habituels !

Le Point a enquêté sur ce que certains au sein du parti qualifient de véritable « hold-up » : entre 2010 et 2012, alors que les finances de l’UMP sombrent dans le rouge, la petite boîte de com’ connaît, elle, une santé florissante… (…)

Mais le plus troublant, c’est l’origine même de Bygmalion. En épluchant les statuts de la société, Le Point a découvert un montage financier particulièrement sophistiqué avec un actionnaire resté caché pendant trois ans : une SARL logée au Luxembourg…

Derrière cette mystérieuse société, se dissimule le holding familial d’Emmanuel Limido, un gestionnaire de fonds très lié au Qatar. Coïncidence : en 2006 et 2007, Jean-François Copé alors ministre du Budget avait donné son feu vert pour la vente au Qatar de deux joyaux immobiliers de l’Etat. (…)

Le Point

 

Amel Bent, pas fière d’être française, mais fière d’être algérienne (màj : changement de discours)

24/02/14

 Le Parisien

Màj du 02/11/2012 :

(…) La chanteuse prise à partie tente aujourd’hui de se défendre par un petit texte publié sur le réseau social:

« Sachez que les personnes qui ont repris mes propos les ont changés afin de me discriminer, commence-t-elle.

Comme des milliers de personnes, je suis française de naissance avec des origines étrangères qui me sont chères. (NDLR : passage coupé  par Télé Loisir )

Comme n’importe quel citoyen, j’ai le droit d’être parfois très fière et parfois, au contraire, d’être en colère contre le système. »

La question à laquelle j’ai répondu à l’époque concernait la condition des enfants d’immigrés et le problème de l’identité. ( NDLR : passage coupé par Télé Loisir )

« Mon raisonnement disait simplement que j’avais un malaise en tant que banlieusarde et enfant d’immigrés, à cause du climat politique et polémique en France. (…) Pour moi cela se traduisait par la gêne de crier haut et fort son amour pour la France, quand on se sent rejeté ou trop différent. (…) En aucun cas j’ai dit ne pas aimer la France », se défend Amel Bent.

La chanteuse conclut: « Encore aujourd’hui, en tant que française, quand je lis certains propos, et bien, j’ai honte de certains comportements, d’une certaine mentalité. Mais je ne fais pas de généralité et je garde espoir, pour un avenir meilleur. » Amel Bent, actuellement dans Danse avec les stars, termine même son texte par un « vive la République et vive la France ! ». Un vrai discours ! (…)

Télé Loisirs et Twitter

Amel Bent explique : « Je suis fière d’être algérienne, fière d’être la fille de ma mère (…) mais je ne peux pas dire encore que je suis fière d’être française ». Ce à quoi elle ajoute :

« Aujourd’hui, je ne peux pas brandir un drapeau bleu blanc rouge, non je peux pas, alors que pour moi c’est plus facile de lever le drapeau de l’Algérie, alors que je ne connais pas l’Algérie. »

http://img853.imageshack.us/img853/9876/algeriefootball431.jpg

Ces déclarations de la chanteuse de La Courneuve, née en France de mère algérienne et de père marocain, sont passées quasiment inaperçues lors de l’émission du Hit Machine qui lui était consacrée le 25 octobre dernier. Les propos sans détour de cette jeune chanteuse francilienne relancent pourtant une nouvelle fois le problème sensible de l’identité « d’une nouvelle génération de Français » explique-t-elle. (…)

Très directe, Amel Bent parle de ses origines maghrébines, de l’attachement quasiment viscéral qu’elle a pour la culture de sa famille et au contraire de la distance qu’elle entretient vis-à-vis de sa nationalité française. Pas à court de contradiction, la chanteuse rappelle néanmoins qu’elle ne se voit pas un instant aller vivre en Algérie… (…)

Staragora

Noisy-le-Sec : les braqueurs d’une bijouterie retranchés dans une cité

La bijouterie Anne l’Or, rue Hervet, à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), a été attaquée par quatre hommes , casqués et gantés, ce mercredi matin.

Les malfaiteurs ont ensuite pris la fuite à moto sur l’A 86, tirant à la Kalachnikov sur l’autoroute pour se couvrir. Ils ont pris la direction de Noisy-le-Sec, en Seine-Saint-Denis, où ils se sont retranchés dans la cité Pierre-Sémard vers midi. (…)

Le Parisien

50 ans d’immigration marocaine en Belgique: Une récupération du PS ?

Les ministres Didier Reynders (MR) et Joëlle Milquet (cdH) ont été écartés du casting de la grande soirée organisée par le PS.

Une grande soirée dédiée aux 50 ans de l’immigration marocaine était organisée par Espace Magh, une asbl présidée par le socialiste Ahmed Laaouej, ce lundi soir, au centre Bozar, à Bruxelles. Dans un billet publié sur son blog, le journaliste de L’Echo Martin Buxant signalait dimanche que le MR et le cdH « considèrent que cette manifestation a été totalement récupérée par le Parti socialiste ». En cause : le déséquilibre de visibilité donnée aux différents partis lors de cet événement où des vidéos de personnalités, surtout politiques, étaient projetées. Une visibilité pourtant indispensable à trois mois des élections…

Notre confrère de L’Echo écrivait que « la formule initiale prévoyait, selon plusieurs sources, que douze socialistes, ou apparentés, seraient interrogés ». Le MR, le cdH et Ecolo ne devaient, eux, avoir droit qu’à deux capsules par parti. Face à ce déséquilibre, les présidents Charles Michel et Benoit Lutgen s’étaient d’ailleurs détournés de l’événement. (…)

Mais comment expliquer que le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders (MR), ou la ministre de l’Egalité des chances, Joëlle Milquet (cdH), n’aient pas été approchés pour ces vidéos ? « Ils ont été ignorés », désapprouve Denis Ducarme. Ahmed Laaouej donne évidemment un son de cloche différent. « Ca aurait été surréaliste de demander à Didier Reynders. On en est à une immigration de troisième génération. Quant à Joëlle Milquet, je n’ai pas senti le moindre soutien de sa part à Espace Magh, que du contraire… »

Un autre aspect fait grincer des dents dans cette affaire : l’utilisation des subsides reçus par Espace Magh en vue des festivités.

Provenant essentiellement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, du gouvernement bruxellois et de la Cocof, ils s’élèveraient à 600.000 voire 700.000 euros.

Selon Denis Ducarme, « Les différents exécutifs qui ont subsidié l’événement devront s’interroger sur les agissements de telles asbl. Utiliser des fonds publics à des fins quasi exclusivement partisanes oblige au questionnement. Les réflexes doivent changer. J’espère que les personnes issues de l’immigration ne tombent pas dans ce genre de panneaux. Mais il faudra qu’on me le prouve… C’est une voie glissante vers le clientélisme, le communautarisme. » (…)

Lalibre.be