Pour les descendants d’esclaves, « les réparations sont indispensables» selon Patrick Lozes (màj)

[Màj 13 mai 2013][ Extrait d'une tribune de Patrick Lozès (fondateur et ancien président du CRAN), parue dans le Monde du 13 mai 2013 ]

« La République a besoin que tous les Français, se souviennent et se recueillent ensemble à la mémoire des dizaines de millions de victimes de ces crimes abominables.

Oui, l’esclavage a été un crime. Et la colonisation, une aventure indigne. Les réparations sont indispensables.

Mais elle doit être collective, car identifier précisément les victimes puis leurs descendants n’est pas chose aisée. (…)

Des musées, des instituts ou des centres culturels internationaux doivent être construits. Des bourses d’études doivent être attribuées, des chaires universitaires créées, l’enseignement de l’esclavage et de la colonisation doit être renforcé. Aucune piste, aucune voie donnée à l’intelligence, ne doit être négligée. »

Le Monde

Rappel : Patrick Lozès rattrapé par la justice (02/12/2011)
Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour abus de confiance et blanchiment contre l’ex-président du Conseil représentatif des associations noires (Cran), Patrick Lozès, L’enquête porte notamment sur des mouvements de fonds entre le compte du Cran et le compte personnel de Patrick Lozès, ainsi que sur des virements « provenant de l’organisation humanitaire World Children’s Fund au profit de L&Associés, la société de conseil de Patrick Lozès ». (relire)

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extrait JT Mayotte 1ère du 7 mai 2013

(Merci à Marc Herstalle)

Un rebelle syrien arrache le cœur d’un soldat syrien et le mange (vidéo choc)

« Cette vidéo d’un commandant rebelle syrien qui coupe le coeur d’un soldat avant de mordre dedans est emblématique d’une guerre civile qui a rapidement sombré dans la haine sectaire », a déclaré lundi Human Rights Watch.

Daily Mail

(Merci à Aldo Sterone)

La Grande-Bretagne réforme en profondeur l’Etat-providence

Refonte de l’aide au logement, plafonnement à 1 % par an de la hausse des prestations sociales, durcissement de l’attribution de l’allocation pour les handicapés…, le Royaume-Uni met en œuvre, en pleine austérité, une réforme en profondeur de l’Etat-providence, en faisant payer le prix fort aux plus vulnérables, selon des associations et l’Eglise.

 

C’est « probablement la plus importante réforme » du système de prestations sociales dans le pays « depuis la seconde guerre mondiale », avance l’Institut pour les études économiques (IFS), centre de recherches britannique indépendant.

L’objectif est d’économiser 21 milliards d’euros d’ici à 2015, soit « la plus importante réduction de dépenses de toute l’histoire » de l’Etat-providence au Royaume-Uni, selon l’IFS.

(…) Le Monde

(Merci à Waterboarder)

Un fonctionnaire musulman licencié pour son extrémisme

Le directeur-adjoint du Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme estime que la Ville de Bruxelles a pris la bonne décision

Un Belge converti à l’islam, employé à la Ville de Bruxelles, a été licencié parce qu’il a refusé de serrer la main de son échevine de tutelle, Karine Lalieux (PS), révèlent lundi les journaux de Sudpresse et Le Soir.

L’échevin en charge du personnel communal, Philippe Close (PS), a expliqué que l’ex-employé des musées de Bruxelles a refusé de serrer la main de Karine Lalieux « prétextant que sa religion lui interdisait de toucher des femmes ».

(…) DHnet.be

(Merci à Syldeg)

L’envers du décor de la commémoration de l’esclavage (vidéo)

Entre les 10 et 11 mai 2013, la justice française nous a maintenu en garde à vue sous le chef d’inculpation de rébellion en se basant sur les propos de la police, alors que essayions vainement de lui expliquer que notre but était d’assister paisiblement à une cérémonie sensée honorer la mémoire de nos ancêtres déportés et réduits en esclavage par l’Etat français. Nous étions détenteurs d’invitations officielles et nominatives, qui nous avaient été adressées, comme chaque année, par le Ministère de l’Outre-mer.

Comme tous les porteurs de ce « laisser passer », nous nous rendions donc vers le lieu de cette cérémonie pour en apprécier et surtout en évaluer son contenu. Mais selon toute vraisemblance, nous étions les seuls désignés persona-non-grata, sans qu’aucune explication ne nous soit jamais délivrée.

En 2012, nous avions pourtant pu participer à la même cérémonie sans le moindre ombrage ; c’est à dire sans que le service d’ordre policier ne nous fasse revivre le douloureux traumatisme qu’il nous avait fait subir le 10 mai 2011, lorsqu’il nous avait violemment exclu des lieux sans motif légal. Nous étions donc convaincus que l’incident était définitivement derrière nous, et dû à une présidence d’un autre style, jusqu’à ce que la journée d’hier nous le démente…

La négrophobie est une arme (néo)coloniale d’aliénation et de destruction massive qui n’avoue pas son nom.

COLLECTIF ANTI NEGROPHOBIE

Béziers : Un homme agressé par deux sans-papiers ivres

Deux hommes ivres avaient violemment agressé il y a quelques jours, en plein centre ville, un homme pour lui voler son téléphone portable. Les deux agresseurs ont pu rapidement être interpellés grâce aux caméras de vidéo-protection. En comparution immédiate, ils écopent de huit mois de prison et trois ans d’interdiction de territoire (…)

Lors de leur garde à vue, l’un dit ne se souvenir de rien, l’autre : « Ce n’est pas moi, c’est lui. » Les deux prévenus n’ont aucune autorisation de séjourner sur le territoire français. Le premier vient du Maroc, le second prétend qu’il est né à Tripoli.

(…) Ils se souviennent, mais celui-là a des connaissances ici et son copain voulait aller à Genève. Ils ont demandé l’assistance d’une interprète. Ils sont tous les deux connus des services de police en France mais pas avec les mêmes noms, ni les mêmes dates et lieux de naissance. Ce qui fait dire à la présidente, visiblement agacée : « Et entre vous, vous communiquez en arabe littéraire ? »

La partie civile a demandé que ses droits soient réservés. Le parquet requiert huit mois de prison avec maintien en détention et cinq ans d’interdiction de territoire. Les avocats de la défense demandent du sursis et une application bienveillante de la loi.

Le tribunal ne les a pas suivis et a condamné les deux hommes à huit mois de prison avec maintien en détention et trois ans d’interdiction de territoire.

Le Midi Libre

(Merci à YvanB67)