Yacine Zerkoun (FN) : « On ne peut pas se permettre d’avoir des identitaires, des racistes, des xénophobes » (Maj)

Addendum: Tribune de Yacine Zerkoun sur le site Oumma.com

La France, Dar al-islam ?

Dans L’Occident, espace de témoignage (Tawhid, 2002), Tariq Ramadan remet en cause la pertinence de deux anciens concepts du droit islamique : la « demeure de l’islam » et la « demeure de la guerre ». Le premier, Dar al-islam, fait référence aux territoires islamiques ; le second, Dar al-harb, aux territoires non islamiques. Selon les oulémas, un pays est Dar al-islam lorsque la terre est propriété des musulmans, ou quand « le système juridique islamique est appliqué ». Pour les juristes de l’école hanafite, il faut avant tout que les musulmans soient en sécurité et libres de pratiquer leur religion.

A l’inverse, sera considérer Dar al-harb tout pays où le système juridique puise ses sources ailleurs que dans le Coran et les hadiths. « Pour l’école hanafite, par opposition à Dar al-islam, Dar al-harb est le territoire où les musulmans ne sont ni protégés ni en paix» [...]

Oumma.com

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(…) Comment conciliez-vous vos origines algériennes et votre religion musulmane avec un parti qui utilise des mots comme « invasion » ou « occupation » dans des discours sur l’immigration ?

Au FN, il y a un petit conflit générationnel… Il y a encore des personnes, souvent de l’époque de Jean-Marie Le Pen, qui sont sur un logiciel ancien, anti-immigré, xénophobe. Je n’ai pas ressenti ce rejet, ce racisme, mais il est vrai que certains ont du mal avec la population d’origine étrangère. Comme dans tous les partis.

Au FN un peu plus qu’ailleurs.

Les têtes tombent. Je pense que Jean-Marie Le Pen était dans l’opposition alors que sa fille est là pour prendre le pouvoir. Et on ne peut pas se permettre d’avoir des identitaires, des racistes, des xénophobes. Marine Le Pen n’attaque pas l’islam en tant que spiritualité. Elle parle des comportements, notamment les prières de rue. Maintenant, je ne mange pas tout ce que dit Marine Le Pen. Je pense que le discours du FN sur l’islam n’est pas adapté.

N’est-ce pas une façon de séduire un électorat qu’on pourrait qualifier de raciste ?

Celui-ci existe, notamment dans le sud de la France. Mais c’est une génération qui est en train de disparaître. Au moins au niveau des cadres. Au niveau de l’électorat, je pense que ça va se diversifier. Il faut que le FN parle à tous les Français et à toutes les catégories socio-professionnelles.

 

(…) Une troisième voie où peuvent cohabiter des électeurs d’origine africaine et des identitaires ?

Les identitaires, on les exclut. L’identité de la France, ce sont les églises, les abbayes, la cuisine… Pas la couleur de peau. Si l’identité, c’est la culture française, je suis identitaire à 100%. Mais le groupe politique dit identitaire, je ne veux rien avoir à faire avec eux. Et si le FN en fait des alliés, je le quitterai aussitôt.

(…) Jeune Afrique

Important dispositif de sécurité à Béziers après des échauffourées dans les quartiers

Peu après l’annonce de l’élection de Robert Ménard, vers 21h00, des échauffourées se sont produites dans le quartier populaire de la Devèze, classée en Zone de sécurité prioritaire (ZSP) où des jeunes ont caillassé des CRS. 2 voitures et un transformateur ont été incendiés au quartier de l’Iranget.

Dans l’autre quartier populaire de l’Iranget, deux voitures, des conteneurs mais aussi un transformateur ont été incendiés, privant tout le quartier de lumière.

Plus tôt dans la journée les gendarmes étaient positionnés à la mairie

La place de la mairie est interdite aux véhicules. Des gendarmes assurent la sécurité devant l’Hôtel de ville depuis 17h.
En fin d’après-midi, un demi-escadron de gendarmes s’était positionné près de la mairie pour prévenir d’éventuels troubles.

Devant la mairie de Béziers où est notre équipe, les gendarmes mobiles stationnent. Le dispositif est encore plus important devant la permanence de Robert Ménard, l’avenue Clémenceau, est interdite à la circulation.

France 3

Philippe Vardon agressé à Fréjus (couteau, démonte-pneu…)

Municipales à Vitry : des patriotes agressés par des communistes et des racailles ?

Version d’un participant :

Le Front présentait à Vitry, bastion communiste, un candidat pour la première fois de son histoire.
Le weekend passé, à la fin du premier tour, ce candidat a subi intimidations de la part des ténors communistes locaux. De ce fait, il a été décidé ce weekend de lui prêter main forte pour le second tour.
Une 20aine de militants appartenant à divers mouvements politiques sont donc présents dans la mairie. Les résultats sont annoncés, le candidat FN se fait conspuer à chaque annonce de ses scores de façon assez violente par la foule assez hétéroclite (cocos de 60 ans sosies de Robert Hue / Femmes voilés / racailles). Le maire est réélu, fait son discours à l’issue duquel notre groupe lance une marseillaise. Celle ci sera copieusement sifflée par la foule présente, 7/8 vieux cocos nous poussent vers la sortie sous les huées de la foule cosmopolite. De là des coups sont échangés, avant que la Police intervienne. A l’extérieur d’autres coups sont échangés avec des racailles des cités avoisinantes. La Police arrive et nous escorte vers nos voitures.
Aucun salut nazi ni skinhead comme mentionné dans le torchon du Parisien.

Version du Parisien :

De la joie à la colère. Alors que les partisans d’Alain Audoubert (PC) célébraient dimanche soir la réélection du maire sortant (47,46%) dans le hall de la mairie de Vitry, une vingtaine de jeunes militants d’extrême droite — crâne rasé et blouson noir pour la plupart — sont venus perturber l’annonce des résultats.


Entonnant la Marseillaise à vive voix, certains d’entre eux ont mimé le salut nazi sous les yeux des élus et de leurs électeurs.

La foule, scandalisée, a alors expulsé le groupe de skinheads en dehors de l’hôtel de ville avec fermeté. De jeunes Vitriots s’en sont mêlé, et une échauffourée a éclaté sur l’esplanade de la mairie, quelques coups partant durant la bousculade. «?Si la police n’était pas intervenue rapidement, il aurait pu se produire un drame, raconte une habitante de Vitry. Parce que plusieurs jeunes des cités aux alentours ont rappliqué pour en découdre.?»

Mais le groupe d’agitateurs avait déjà été encerclé par les forces de l’ordre, qui l’ont escorté loin de l’hôtel de ville, sous les insultes d’une quarantaine de personnes.

D’après un témoin, les militants d’extrême-droite seraient repartis dans des véhicules immatriculés dans l’Essonne. «Choquants» et «scandaleux» pour beaucoup, les incidents n’ont fait aucun blessé.

Le Parisien

 

Incidents à Fréjus et Beaucaire suite à la victoire du FN (màj vidéo)

Beaucaire

 

Fréjus


 


Municipales : « Petits Blancs » contre bobos, la nouvelle lutte des classes ? (MàJ)

Addendum 30.03.2014 :

Les premiers résultats des municipales confirment cette nouvelle fracture française.

Est-ce d’ailleurs un hasard si Anne Hidalgo et NKM se sont disputées avec autant de vigueur l’électorat bobo? Avec la hausse fantastique des prix de l’immobilier, les centres-villes sont devenus des forteresses infranchissables interdites aux employés et aux ouvriers qui ont été relégués en banlieue, puis en grande banlieue, puis à la campagne.

Les résultats du premier tour des municipales nous donne raison d’avoir ouvert le débat et de l’avoir posé en ces termes. Plus encore que l’élection présidentielle de 2012, ce scrutin met en lumière certaines réalités sociologiques et territoriales. Le triomphe dès le premier tour du FN à Hénin-Beaumont, où la gauche recueillait autrefois près de 80% des suffrages, confirment l’existence d’une nouvelle géographie sociale et culturelle qui influence le vote. Comme l’explique le géographe Christophe Guilluy dans son essai Fractures Françaises , les grandes métropoles mondialisées (environ 40 % de la population), qui concentrent les flux migratoires, et abritent la nouvelle bourgeoisie urbaine constituent désormais des bastions de gauche tandis que la France périphérique, celle des «petits Blancs» (environ 60 % de la population) rurale industrielle et périurbaine, vote plus volontiers à droite, voire à l’extrême droite.

Peu à peu le citoyen laisse la place à un individu qui se définit d’abord par ses origines ethniques. «Le sentiment minoritaire exacerbe la question ethnique. C’est vrai pour les minorités visibles ; c’est désormais le cas pour les «Blancs» qui vivent dans les même quartiers parfois en minorité.

Dans les quartiers et villes multiculturels, les «Blancs», hier «Français» ou «Gaulois», sont de plus en plus désignés comme «blancs», parfois comme «colons»» .

Cette montée des communautarismes s’accompagne d’un ressentiment à l’égard des classes aisées des centres-villes qu’Aymeric Patricot résume bien, «Le petit Blanc ne se sent pas aimé des autres Blancs plus aisés. Il se dit: «En face de moi, il y a des minorités soudées, tandis que moi je ne suis pas aidé par le bourgeois ou le bobo.»

Figaro (Merci à Yann)


A l’occasion de la sortie de La République bobo, un essai original et enlevé de Thomas Legrand, nous avons confronté sa vision à celle d’Aymeric Patricot, auteur il y a quelques semaines d’un livre qui a fait mouche, Les petits Blancs.

A tort ou à raison, les petits Blancs ont le sentiment qu’ils sont regardés comme des « beaufs » par les bobos.

 

Le bobo n’ira jamais habiter dans une cité du 9.3. !

 

Le mariage gay n’est pas le problème du petit Blanc. Pour lui, c’est un débat de riches. Il veut du travail et s’agace que la gauche ne paraisse s’intéresser qu’aux homosexuels et aux minorités ethniques.

 

Les bobos ont inventé le covoiturage, les jardins partagés et poussé les maires de grandes villes à aménager celles-ci autrement, y compris les villes de droite comme à Bordeaux avec Alain Juppé.

 

Une cinquantaine de migrants impliqués dans plusieurs bagarres à Calais

Plusieurs bagarres ont éclaté jeudi soir et hier matin dans des secteurs de Calais. Selon la police, une cinquantaine de migrants ont été impliqués dans ces échauffourées qui ont fait au moins cinq blessés Les premières tensions ont été observées jeudi soir, aux abords de l’aire de distribution des repas. Tensions qui se sont traduites par des échanges de coups dans la soirée, à proximité du squat de la rue Lamy.
C’est là qu’hier matin, vers 8 heures, les forces de l’ordre ont découvert un homme allongé et perdant son sang, à l’angle des rues Lamy et de Berne. A ses pieds, un extincteur. Il ne fait pas de doute que cet homme, un Egyptien d’une vingtaine d’années, a été battu avec ce matériel. Il a été pris en charge par les pompiers de Calais, conscient mais victime d’un traumatisme crânien.

(…) Nord Littoral

Wilders/Marocains : des Néerlandais veulent porter plainte (màj)

Addendum 29/03/14

La police s’apprête à faire face à des centaines de personnes qui s’amasseront samedi midi à Utrecht et Amsterdam, pour remplir des formulaires de plainte en vue de dénoncer les propos discriminatoires tenus par le leader du PVV, Geert Wilders. Des barrières sont mises en place et des agents supplémentaires seront présents pour assurer les actions pacifiques.

Tant à Amsterdam qu’à Utrecht, l’action fait suite à un appel lancé sur Facebook et auquel quelque 400 personnes ont réagi. Mardi, un appel semblable de l’administration communale de Nimègue (est des Pays-Bas) a rassemblé 500 participants qui ont dû attendre des heures pour remplir une déclaration. [...]

Par conséquent, la police et le parquet d’Utrecht ont convenu que seuls les deux initiateurs de l’action d’Utrecht rempliraient une déclaration officielle. Tous les autres ne devront signer qu’un formulaire de plainte standard contre M. Wilders. Ceux-ci seront ajoutés à la déclaration officielle. [...]

7sur7

24/03/14

Le député anti-Islam Geert Wilders s’est défendu samedi, assurant n’avoir « rien dit de mal », sur fond de vague de protestations sans précédent secouant les Pays-Bas et provoquant un « exode » dans son propre parti après qu’il eu déclaré vouloir « moins de Marocains » dans son pays.

« J’ai dit la vérité, je n’ai pas de regrets et ne présenterai mes excuses à personne à propos de quoi que ce soit », a déclaré Geert Wilders au cours d’une conférence de presse improvisée samedi soir dans les bâtiments du parlement néerlandais : « je n’ai rien dit de mal ».

« Je suis resté dans les limites de la loi », a affirmé le député, réfutant tout parallèle avec les nazis alors que certains hommes politiques et médias l’avaient comparé à des « figures abjectes du passé », dont Adolf Hitler, a-t-il dit. [...]

7sur7

22.03.2014 :

Geert Wilders, le président du parti nationaliste néerlandais PVV, a annulé sa visite prévue dimanche au meeting du Vlaams Belang à Anvers.

«En raison de la situation aux Pays-Bas et du relèvement du risque en matière de sécurité, Geert Wilders a décidé de ne pas se rendre à Anvers», a indiqué à l’agence de presse Belga le leader du Vlaams Belang Filip Dewinter. […]

Le Vlaams Belang avait prévu un meeting dimanche à Anvers en présence de Geert Wilders, mais le président du PVV ne sera donc pas présent. «Le risque en matière de sécurité est tout simplement trop important», explique Filip Dewinter. D’importantes mesures de sécurités avaient pourtant été prévues dimanche, avec détecteurs de métaux, gardes du corps, etc.

Le chef de file du Vlaams Belang parle «d’une défaite pour la démocratie». «C’est grave qu’une personne ne soit plus libre de s’exprimer. Que l’intimidation gagne sur la liberté de penser. C’est un jour noir pour la liberté et la démocratie».
Le meeting du Vlaams Belang se tiendra tout de même dimanche, malgré l’absence de Geert Wilders.

Le Soir


Addendum 21.03.2014 11H00 :
Le député anti-islam a une nouvelle fois choqué après avoir promis à ses partisans qu’il ferait en sorte qu’il y ait « moins de Marocains » dans le pays. Geert Wilders s’exprimait lors d’une réunion après des élections municipales partielles qui ont vu son parti extrémiste de la Liberté progressé.


Addendum 21.03.2014 :

Pays-Bas : Les Marocains se mobilisent sur Twitter contre Geert

Après la réaction des politiques et de l’association des Marocains en Hollande contre les propos du député du parti populiste, c’est au tour des citoyens d’origine marocaine de se faire entendre via les réseaux sociaux. Une campagne sur Twitter sous le hastag #Bornhere ou « Né ici » dénonce les propos du parlementaire de La Haye qui veut «une ville avec moins de problèmes» en limitant le nombre de Marocains. Cette campagne, lancée il y a deux jours, est bien relayée sur le réseau social. En effet, plusieurs participants marocains et non marocains y ont pris part en dénonçant le racisme et la discrimination à travers des photos avec leur passeport néérlandais.

Il ne fallait pas s’en prendre aux marocains vivants aux Pays-Bas. C’est la leçon que devra tirer Geert Wilders des élections municipales (site yabiladi).

Certains participants ont même enfilé leur tenue traditionnelle marocaine, alors que d’autres ont porté des t-shirts aux couleurs de leur pays d’origine. Ils ont ainsi exprimé leur droit d’être considérés comme les Hollandais de souche.

La campagne vise aussi à faire participer plusieurs marocains qui vivent des situations différentes aux Pays-Bas. Ceux qui sont nés aux Pays-Bas, ou de parents établis dans le pays ainsi que ceux ayant contribué à l’économie. Elle concerne aussi les marocains qui disposent de papiers en règle et même ceux qui n’en ont pas. Enfin, tous ceux qui sont contre la politique de Wilders sont les bienvenus.

yabiladi

Le député anti-islam néerlandais Geert Wilders faisait face jeudi à une vague de protestations sans précédent après avoir promis à ses partisans qu’il ferait en sorte qu’il y ait « moins de Marocains » aux Pays-Bas.

(…) RTL.be