«Français de souche» : Denis Tillinac répond à Aymeric Caron sur TV Libertés (MàJ vidéo)

Addendum du 04/04/2014 : Denis Tillinac interrogé par Martial Bild sur TV Libertés


FIGAROVOX. – Invité dans l’émission de Laurent Ruquier ce samedi pour présenter votre nouvel essai, Du bonheur d’être réac, vous vous êtes heurté à un Aymeric Caron particulièrement agressif. Avez-vous été surpris par l’hostilité du plateau à votre égard?
Lire la suite

L’Ukraine accuse Ianoukovitch et la Russie d’être impliqués dans la tuerie de Maïdan (màj)

Mise à jour du 04 avril à 01 H 05

Le procureur général, le ministre de l’intérieur et le chef des services de sécurité ukrainiens ont présenté, jeudi 3 avril, les premières conclusions de l’enquête sur les tueries qui ont lieu sur Maïdan, la place de l’Indépendance, pendant le soulèvement qui a abouti à la chute du président Viktor Ianoukovitch. Au plus fort des violences, du 18 au 20 février, près de 90 personnes avaient été tuées.

Membres des Berkout, dont certains avaient été « filmés par des médias en train de tirer à balles réelles, y compris au fusil à lunette, sur la foule » (source : La Presse.ca, 26.02.2014)

Selon Valentin Nalivaïtchenko, chef des services de sécurité ukrainiens, « des agents du FSB [les services secrets russes] ont participé à la planification et à la mise en œuvre de la soi disant opération anti-terroriste ». M. Nalivaïtchenko a également précisé que Viktor Ianoukovith « a donné l’ordre criminel (…) autorisant l’usage des armes contre les manifestants ». « Tout a été coordonné par des membres des forces de l’ordre » a insisté le ministre de l’intérieur, Arsen Avakov.

Le FSB a immédiatement démenti implicitement avoir été impliqués dans ces tueries, selon l’agence publique Ria Novosti. (…)

Plus tôt dans la matinée, douze membres des anciennes forces spéciales antiémeutes, les « Berkout », principaux acteurs de la répression, avaient été interpellés. « Il s’agit d’une unité baptisée ‘unité noire’, dédiée aux opérations spéciales, qui a distribué des armes, dont des fusils de snipers » , a déclaré le procureur général d’Ukraine, Oleg Makhnitski.

Le Monde


Mise à jour du 30 mars à 18 H 45

Le site américain The Daily Beast affirme détenir des documents visuels qui démontreraient que les tueurs de la place Maïdan, en février 2014, étaient des membres de l’unité Alpha du SBU (Service de sécurité d’Ukraine), formés par les forces spéciales russes.

« (…) La plupart des photographies qui accompagnent cet article ont été prises le 20 février, et elles paraissent révéler la vérité sur qui a effectué des tirs sur la place de l’Indépendance ce jour-là (…). Les photos partagées exclusivement avec The Daily Beast montrent une unité d’élite anti-terroriste connue sous le nom de l’équipe Alpha dans la cour du quartier général du redouté Service de sécurité de l’Ukraine, le SBU, se préparer pour la bataille. Le siège du Service, haut de sept étages, occupe un bloc urbain entier et se trouve à seulement trois rues de la place Maïdan.

La SBU est le successeur de la branche ukrainienne du KGB de l’époque soviétique et il maintient toujours des liens exceptionnellement étroits avec Moscou. Pendant de nombreuses années « les fonctionnaires dirigeants du SBU sont venus du KGB », dit Boris Volodarsky, un ancien officier du renseignement militaire russe, auteur du livre L’usine à poison du KGB. Il ajoute que les services de renseignement de la Russie, maintenant connus sous le nom du FSB, ont fait en sorte de maintenir, au cours des années, une infiltration en profondeur de leur homologue ukrainien et de veiller à ce que leurs « agents et associés restent en place ». Cela a été facile à faire pendant la présidence Ianoukovitch, pro-russe.

Une source du renseignement américain dit que « depuis l’éclatement de l’Union soviétique, les services de sécurité occidentaux ont considéré Kiev comme étant le territoire du FSB ». Des instructeurs des forces spéciales russes ont formé des unités Alpha. (…) »

Article complet : The Daily Beast

Quelques photographies : The Daily Beast


Mise à jour du 14 mars à 12 H 55

  • Alexandre Iakimenko, ex-directeur du service de sécurité ukrainien (SBU), auteur des accusations relayées par les médias russes, est un membre du clan Ianoukovitch. Il est visé par les sanctions économiques décrétées par l’Union européenne.

« Tous les avoirs et toutes les ressources économiques détenus ou contrôlés par des personnes reconnues responsables de s’être approprié illégalement des fonds publics ukrainiens ou violé les droits de l’homme en Ukraine doivent être gelés », lit-on dans un communiqué diffusé par l’UE.

Source : RIA Novosti

  • Les avoirs et comptes bancaires d’Alexandre Iakimenko ont été gelés par la Suisse.

Source : ATS (via Arcinfo.ch)

  • En février 2014, Alexandre Iakimenko lançait « une opération antiterroriste en Ukraine » contre les protestataires anti-Ianoukovitch. Les policiers ukrainiens étaient autorisés à tirer à balles réelles.

Source : RIA Novosti 1 et RIA Novosti 2

  • En cette occasion, des « opérations spéciales » baptisées « Bumerang » et « Hvylya » étaient planifiées, auxquelles étaient alloués des snipers.

Source : Ukraine Investigation

(Merci à @Ambact)


Mise à jour du 13 mars à 16H50

L’ex-directeur du service de sécurité ukrainien (SBU) Alexandre Iakimenko a expliqué mercredi sur la chaîne Rossia 24 qui avait tué les manifestants et les policiers dans le centre de Kiev pendant les émeutes, écrit jeudi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

« Les coups de feu ont été tirés du bâtiment de la Philharmonie, supervisé par un coordinateur du Maïdan, Andreï Paroubi. Personne ne pouvait pénétrer dans le bâtiment sans son autorisation. Le 20 février, des tireurs d’élite et des hommes avec des fusils automatiques ont tiré depuis ce bâtiment. Ils ont soutenu l’action de force contre les policiers, qui étaient déjà démoralisés et fuyaient car on leur tirait dessus comme des lapins », a déclaré Alexandre Iakimenko.

« Le feu a été ouvert sur ceux qui attaquaient les policiers. Ils ont également commencé à subir des pertes. Et tout cela venait du bâtiment de la Philharmonie. Quand la première vague de tirs a cessé, des témoins ont vu 20 personnes en tenue spéciale sortir de ce bâtiment. Ils portaient des sacs spéciaux pour le transport d’armes, y compris des fusils à lunette. Les spécialistes l’ont remarqué. Tous possédaient des fusils AK avec visée optique », a poursuivi l’ex-directeur du SBU.[...]

Article complet : Ria Novosti


Mise à jour du 6 mars à 16 H 50

Un ou plusieurs snipers ayant tiré sur les manifestants d’Euromaïdan s‘étaient installés dans le siège de la banque d’Ukraine, à Kiev. Les enquêteurs y ont découvert des douilles correspondantes aux balles retrouvées dans les corps des victimes. Ce sont par ailleurs les mêmes balles qui ont servi pour attaquer les forces anti-émeutes et les opposants. Mais qui a fait appel à ces tireurs ?

Dans un entretien piraté entre les chefs de la diplomatie estonienne et européenne, Urmas Paet fait part à Catherine Ashton d’une rumeur qui accuse les membres de l’actuelle coalition d’avoir commandité ces attaques.

Article complet : Euronews


Les tireurs d’élite qui ont tiré sur les manifestants et la police à Kiev auraient été embauchés par les dirigeants Maidan, selon une conversation téléphonique entre le chef des affaires étrangères de l’UE, Catherine Ashton, et le ministre des Affaires étrangères estonien, qui a vient d’être mise en ligne. (…)

RT.com

Taubira maintenue : une « provocation judiciaire » pour Philippe Bilger (vidéo). Bilger « se collardise » (MàJ)

Addendum 03.04.2014 :

Compte-rendu du livre Philippe Bilger «Contre La justice laxiste» par Franck Johannès sur le Blog du Monde «Libertés surveillées».

Il n’est pas facile de rendre compte du dernier livre de Philippe Bilger « Contre la justice laxiste » ni même de le lire jusqu’au bout. D’abord parce que c’est un mauvais livre.

Il faut ainsi malheureusement s’arrêter sur ce petit livre, alors que d’autres analyses autrement pertinentes, mais ignorées, dégringolent tous les jours chez les éditeurs. Parce qu’il incarne à lui seul la lente dérive de ces personnages publics et influents qui, peut-être à leur corps défendant, jettent des passerelles entre la droite et l’extrême-droite.

On sait la coupable affection que Philippe Bilger porte à Eric Zemmour ou à Robert Ménard, qui est à l’intelligence ce qu’il était au journalisme – il en parle d’autant mieux qu’il n’en use guère.

C’est triste à dire, mais Philippe Bilger se collardise. […]

Libertés surveillées/ Le Monde


RMC – 03/04/14

Bobigny 2014 : quand les Arabes et les Noirs font campagne pour la droite blanche.

Ainsi donc ma ville Bobigny est passée à droite grâce aux indigènes.

 

 

Nous avons mis fin à 95 ans de communisme. Et quelle ne fut pas ma tristesse de voir partir les communistes de ma ville, mes meilleurs adversaires, et parmi eux le maire adjoint algérien Abdel Sadi, tant apprécié ici. Quelle douleur n’est-ce pas de réaliser que la droite va désormais occuper la mairie. Mais surtout, c’est la colère qui me reste en travers de la gorge, ma colère contre cette gauche blanche, paternaliste et repliée sur elle-même. La droite locale a su caresser dans le sens du poil les jeunes Arabes et Noirs qui ont la rage, parce qu’elle est plus intelligente, plus sournoise, et moins laïcarde. Au lieu de persévérer à la construction de l’autonomie, la page du clientélisme indigène avec la droite locale est désormais ouverte, et je suis sûre qu’on se ramassera une belle claque. « On nous la mettra bien profonde », comme le disent les lycéens de ma ville, ces futurs acteurs politiques de Bobigny.

 

(…) Les Indigènes de la République

Seine-Saint-Denis : un instituteur interpellé pour revente de cannabis

Laurent, 48 ans, instituteur dans une maternelle de Seine-Saint-Denis depuis 15 ans, a été arrêté à Paris après plusieurs transactions avec des consommateurs de cannabis sur la voie publique. Il écoulait près de 2 000 euros de marchandise par mois. Prudent, il se limitait à quatre ou cinq clients par semaine, les mercredis et les samedis, les jours où il n’avait pas école.

Il entreposait sa drogue ainsi que sa balance et son couteau – qui servent à conditionner le cannabis – dans sa classe ou dans le bureau du directeur de la maternelle.

Ce dernier ne semblait pas au courant des activités de l’enseignant. Laurent avait en effet accès à l’établissement 24 heures sur 24, car il s’était investi dans la création d’un jardin pour les enfants. Pas pour y faire pousser de l’herbe qui se fume, mais dans le but de familiariser les petits citadins de la maternelle avec les fruits et les légumes.

Avec un salaire de 2 200 euros par mois, un loyer de 500 euros, sans enfant à charge, il avait du mal à boucler ses fins de mois. Il n’arrivait plus à faire face à ses dépenses : il consomme du cannabis depuis 30 ans à raison de trois à quatre joints par jour.

Le Point

Remaniement du gouvernement : Taubira reste Garde des Sceaux (màj)

Addendum 02/04/14

La liste du gouvernement Valls

  • Benoit Hamon : Éducation
  • Ségolène Royal : écologie et énergie
  • Bernard Cazeneuve : Intérieur
  • Stéphane Le Foll : Agriculture et porte-parole du gouvernement
  • Jean-Yves Le Drian : Défense
  • Laurent Fabius : Affaires étrangères
  • Arnaud Montebourg : Économie finance, redressement productif et numérique
  • Najat Vallaud-Belkacem : droits des femmes ville jeunesse et sport
  • Michel Sapin : Finances
  • François Rebsamen : Travail, emploi et dialogue social
  • Marisol Touraine : Affaires sociales
  • Marylise Lebranchu : décentralisation, réforme de l’État et de la fonction publique
  • Aurélie Philippetti : culture et communication
  • Christiane Taubira : Justice
  • Sylivia Pinel : Logement
  • George Pau-Langevin : Outremer

Le Figaro

Lire la suite

Yacine Zerkoun (FN) : « On ne peut pas se permettre d’avoir des identitaires, des racistes, des xénophobes » (Maj)

Addendum: Tribune de Yacine Zerkoun sur le site Oumma.com

La France, Dar al-islam ?

Dans L’Occident, espace de témoignage (Tawhid, 2002), Tariq Ramadan remet en cause la pertinence de deux anciens concepts du droit islamique : la « demeure de l’islam » et la « demeure de la guerre ». Le premier, Dar al-islam, fait référence aux territoires islamiques ; le second, Dar al-harb, aux territoires non islamiques. Selon les oulémas, un pays est Dar al-islam lorsque la terre est propriété des musulmans, ou quand « le système juridique islamique est appliqué ». Pour les juristes de l’école hanafite, il faut avant tout que les musulmans soient en sécurité et libres de pratiquer leur religion.

A l’inverse, sera considérer Dar al-harb tout pays où le système juridique puise ses sources ailleurs que dans le Coran et les hadiths. « Pour l’école hanafite, par opposition à Dar al-islam, Dar al-harb est le territoire où les musulmans ne sont ni protégés ni en paix» [...]

Oumma.com

___________________________________________________________________

(…) Comment conciliez-vous vos origines algériennes et votre religion musulmane avec un parti qui utilise des mots comme « invasion » ou « occupation » dans des discours sur l’immigration ?

Au FN, il y a un petit conflit générationnel… Il y a encore des personnes, souvent de l’époque de Jean-Marie Le Pen, qui sont sur un logiciel ancien, anti-immigré, xénophobe. Je n’ai pas ressenti ce rejet, ce racisme, mais il est vrai que certains ont du mal avec la population d’origine étrangère. Comme dans tous les partis.

Au FN un peu plus qu’ailleurs.

Les têtes tombent. Je pense que Jean-Marie Le Pen était dans l’opposition alors que sa fille est là pour prendre le pouvoir. Et on ne peut pas se permettre d’avoir des identitaires, des racistes, des xénophobes. Marine Le Pen n’attaque pas l’islam en tant que spiritualité. Elle parle des comportements, notamment les prières de rue. Maintenant, je ne mange pas tout ce que dit Marine Le Pen. Je pense que le discours du FN sur l’islam n’est pas adapté.

N’est-ce pas une façon de séduire un électorat qu’on pourrait qualifier de raciste ?

Celui-ci existe, notamment dans le sud de la France. Mais c’est une génération qui est en train de disparaître. Au moins au niveau des cadres. Au niveau de l’électorat, je pense que ça va se diversifier. Il faut que le FN parle à tous les Français et à toutes les catégories socio-professionnelles.

 

(…) Une troisième voie où peuvent cohabiter des électeurs d’origine africaine et des identitaires ?

Les identitaires, on les exclut. L’identité de la France, ce sont les églises, les abbayes, la cuisine… Pas la couleur de peau. Si l’identité, c’est la culture française, je suis identitaire à 100%. Mais le groupe politique dit identitaire, je ne veux rien avoir à faire avec eux. Et si le FN en fait des alliés, je le quitterai aussitôt.

(…) Jeune Afrique