Les bobos dans la ville (rediff)
30 décembre 2009, 0:07 | Auteur : François | |
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Bienvenue à Boboland ! Au coeur des villes occidentales, les “bourgeois bohèmes” conquièrent les quartiers populaires. À Paris, Londres et Berlin, rencontre avec une “classe émergente de la mondialisation”. Belleville, à Paris, quartier populaire et multiethnique par excellence. À l’écart des rues bruyantes et animées, protégée par une porte cochère équipée d’un digicode, une jolie cour pavée apparaît comme un havre de tranquillité. Au cours de ces vingt dernières années, les appartements qui l’entourent ont vu leur population changer. Les nouveaux propriétaires sont graphistes, peintres, journalistes, photographes, architectes ou designers, ils ont rénové leur habitat et goûtent un certain art de vivre.
Catégorie : Société |
Voir également :
- Grande-Bretagne : Ville privée, vie contrôlée
- Les inspecteurs fantômes de l’Académie de Paris
- Le “white flight” : une “sécession sans guerre”
- Berlin : l’extrême gauche contre les «bobos»
- Régionales : la chasse aux «bobos» parisiens est ouverte
108 Commentaires

Mais, des bobos, il y en a toujours eu à Paris. Des z’artistes autoproclamés qui créchaient dans le Vème ou le VIème, voire dans le haut du XVIIIème. Ils ont migré vers le XXème, la belle affaire !
Mais, toujours ce même dédain pour le “petit peuple” et pour la “France profonde” empreint d’une touche avouée d’autosatisfaction à faire partie de ce qu’ils croient être une élite et une autojouissance déclarée à se complaire entre incompris “éclairés”.
J’ai connu ce genre de zozos/zozottes, il y a 20 ou 30 ans à Barcelone, Cologne, Amsterdam. Mais, à l’époque, nous étions tous conscients que c’étaient de bons moments dont il fallait profiter, jusqu’à ce qu’on devienne véritablement adulte. Ensuite, les conneries c’était terminé.
Apparemment, les bobos d’aujourd’hui tardent à devenir adultes, c’est peut-être pour cela qu’ils ne veulent pas quitter leur bulle. C’est là leur singularité. (Jadis, c’était un épisode rebelle dans une vie d’étudiant, aujourd’hui, ca a l’air de devenir un mode de vie.)
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Personnellement je n’ai pas lu Marx.
Mais j’ai parlé avec un type qui l’a lu , pas facho à mon avis puisque ….Noir.
Et il m’a dit que Marx n’était pas à proprement “communiste” en fait.
Il m’a également dit que l’Histoire était une succession de Systèmes dans lesquelles la Société était au service de l’Homme alternant avec des communautés ou l’Homme était au service de la Société.
Faire remonter la lutte communisme-capitalisme à seulement un siècle était selon lui une erreur.
Ce sont les termes utilisés (“communisme” , “capitalisme”) qui oblitèrent ce fait.
Certes son livre est une critique du Capital , mais les notions qu’il contient sont si nombreuses et si complexes, que pour comprendre Marx il faut lire beaucoup d’autres auteurs(Machiavel,Malthus,Ford etc..etc..), et réduire Karl Marx à l’adjectif “communiste” est plus que réducteur, erroné en fait.
souvent ce sont des fils de bourges qui ont refoulé leur famille.
On peu se permettre d’être capricieux quand ya du fric derrière… ont refoule la famille, mais on garde quelques liens pour tirer du fric à papa maman… Des gens superficiel a mort et généralement ce sont des gros radins.
Ils n’ont que paris en tête, paris paris paris. Je suis bobo, j’aime les immmigrés, j’aime me promener dans la rue la nuit et me faire insulter, me faire violer… c’est éxitant cette multiculture!! mais je fait semblant de ne pas me rendre a l’évidence. c’est une vie de merde, ya des murs partout, ça grouille de monde on étouffe, jpeu pas faire de bruit j’ai des voisins en face au dessu en dessou sur les cotés… C’est ça paris!
ils (les bobos) ne connaissent pas la vrai vie, les animaux, les forêts, la france, etc…
bref… ils sont content de se faire entuber par toute cette racaille qui arrive d’afrique et d’asie, continuer de croire a la gauche et a sarko et ça continura encore longtemp comme ça. jusqu’au jour ou “ils” auront égorgé le dernier blanc de votre quartier.
Sourire devant, couteau dans le dos… Pour ça que les immigrés sont souriant (dans la video)
la gentrification…:)
ya des quartiers je les vois pas du tout comment ils pourraient se laisser gentrifier
Ils sont marrant les bobos, ils veulent faire peuple ?
Chez les bobos c’est tous les jours le théatre, les repas chez les bobos sont très marrants, il faut toujours qu’il y ait de la poudre de thè dans le gateau ou un truc que personne ne connait pour trouer le cul des autres… même si cela a le goût de foin. Bref c’est Versailles !
Au boboland le conformisme le plus sournoi se cache derrière le paravent de grandes idées…..
Les relations de compinage pour du bouleau, un marché ou une truc pas déclaré sont le fil conducteur du Boboland même si le discours est égaliste et pour les Pov sans papiers…
sur le fond, rien de bien nouveau…le phénomène a été étudié dans pléthore de bouquins…cela dit, lorsqu’on nous dit dans ce reportage qu’un artiste peintre ou qu’une petite photographe roulent sur l’or… cela me fait doucement rigoler…
Parcque soyons sérieux, les artistes et créatifs, dans leur immense majorité, gagnent des clopinettes…. Ils s’estiment déjà béni des dieux quand ils réussissent péniblement à survivre de leur bidules branchouilles…
je me demande s’il n’y a pas confusion entre artiste/bobos/yuppies… dans un joyeux magma…
Il me semble que vers 24 min 30 sec on voit Romain DURIS !! L’acteur bobo par excellence, et c’est d’autant plus probable qu’il habite vers le canal saint-martin.
Quant à ces bobos, ils sont tout bonnement infects, des néo-totalitaires déguisés en bisounours, des nihilistes qui dissimulent leur passion destructrice sous des sourires béats et angéliques.
C’est très frappant de voir à quel point la rhétorique du village est omniprésente chez eux. “C’est un peu un village ici”, “tout le monde se connait”, “le boucher nous traite comme des êtres humains”, “on vit dans une communauté”, “la communauté a un pouvoir très fort”. Tout ça ressemble furieusement au roman d’anticipation les monades urbaines ou à la nouvelle de Marcel Aymé sur un immeuble parisien transformé en communauté sympa, où il n’y a plus de distances entre les voisins, où chacun se mêle de ce qui ne le regarde pas, tout ceci sous l’impulsion d’un riche philanthrope “tendrement communiste”… Ces gens ignorent donc que pendant longtemps on a cherché à échapper aux villages par tous les moyens, à ses cancans, à cette observation sourcilleuse de l’individu par la collectivité et que ce que l’on appréciait justement dans les villes c’était l’anonymat, la solitude, la courtoise indifférence des voisins ? Ne savent-ils pas que c’est dans les villes que l’histoire, la culture, la civilisation apparaît ? et que c’est toujours un signe de déclin que la transformation des villes en villages ? Tout ceci leur importe évidemment bien peu puisque leur objectif est avant tout de réunifier l’humanité, de supprimer l’individu par tous les moyens, de l’humilier devant la meute enragée. (cf l’immeuble anglais).
Leur choix d’immeubles est également très révélateur : des vieilles usines, des maisons d’ouvriers. Dans un autre reportage sur arte, j’avais même vu des bobos emménager dans les locaux d’une ex-prison de la stasi. Une des habitantes avait d’ailleurs expliqué qu’elle avait choisi l’endroit pour l’épaisseur des murs qui ne laissait filtrer aucun bruit (et pour cause !) et aussi parce qu’elle venait ici chercher le calme et la solitude comme ceux qui l’avaient précédée dans ce lieu !! Où l’on voit que ces gens n’ont qu’un rapport très lointain avec le réel, avec l’histoire et qu’ils s’évertuent avant tout à faire disparaître toute trace de négativité, tout indice d’une vie antérieure, pas forcément rose bonbon, de leurs villes en carton pâtes…Régénérer, transmuter la vie, le réel, la souillure, nettoyer, purifier. Oui, ils sont prêts pour le totalitarisme écologique.
Je préfère citer le magnifique Philippe Muray à propos des bobos et de le gentrification :
“Encore une fois, la course de vitesse est engagée entre les derniers vestiges de la vie vivable et la transformation du monde par Festivus, festivus, le nouvel habitant légitime des centres-villes qu’il a détruits à son image et ressemblance. Un Américain, Bruce Benderson, a parfaitement analysé, dans “Pour un nouvel art dégénéré”, la manière dont les nouveaux individus de la catégorie Festivus festivus anéantissent ce qu’ils aiment ou croient aimer : dans un premier temps, dit-il, c’est parce qu’ils sont attirés par la misère qui règne dans un quartier et par le “haut voltage de la sensation d’énergie chaotique et bruyante dégagée par la rue”, qu’ils s’y installent. Mais dès qu’ils y sont enracinés, poursuit-il, ils opèrent “un renversement d’alliances” : “ils transforment le terrain en fonction de leurs propres changements de situation, instituant des associations de quartier, de copropriétaires, des groupes d’auxiliaires de la police chargés de veiller à la sécurité des résidents et des crèches privées pour combattre l’instabilité sociale qui les avait attirés au départ.” Le soir des dernières élections municipales, à Paris, on les a appelés “électeurs de gauche” ; mais, à les regarder, on voyait bien qu’ils relevient d’une idéologie beaucoup plus affiolante : celle du patin en ligne. On peut l’appeler aussi idéologie de la complète satisfaction vis-à-vis du néo-réel donné. Complète satisfaction parce que le néo-réel donné a été modifié, régénéré, stérilisé et purifié à l’image de ces centres-villes précisément où presque rien ne se retrouve plus du réel, toujours plus ou moins dépressif, d’avant. Par leur apparence même ces centre-villes, pourrait-on dire, ignorent la castration et tout ce qui s’ensuit comme conséquences négatives donc captivantes. Ils ignorent, de façon encore plus générale, la différence et l’altérité … Ils ignorent, pour résumer la civilisation et l’humanité issues des religions révélées et d’abord de la Bible.
Voilà à quoi un écrivain d’aujourd’hui a affaire : à des lieux et à des personnes qui ignorent la castration et la Bible. C’est cette ignorance extraordinaire, et sans précédent dans l’histoire humaine, qui produit ces faces hilares, ces regards inhabités, ces cerveaux en forme de trous noirs, ces propos dévastés d’où tout soupçon de pensée critique s’en est allé, cette flexibilité à toute épreuve, et cette odieuse nouvelle innocence qui les entoure comme une aura.”
le sigle bobo = bourgeois bohemiens, mais attention à ne pas confondre bohemiens avec gens du voyage, ces bohemiens là ne sont pas des sdf ! Il sont des bohemiens immobiles, de faux nomades qui démenages de domicile fixe à domicile fixe, de faux bourg à vrai bourg, ne faites pas de fixations sur belleville (paris est) s’il vous plaît car ceux sont des bobos “made in taiwan”, les vrais bobos d’origine vous aurez l’ occasion d’ en trouver comme des champignons de paris si vous allez du côté de la rue Montorgeuil !
Non je plaisante !! je n’ai rien contre eux du moment qu’ils ne m’agressent pas comme des skineds
facho furieux, en verité mon mépris pour eux à commencer le jour ou mon centre d’animation à prix modéré s’est transformer en centre culturel à prix prohibitif (casal). Et la cerise sur le gâteau c’est quand le prix d’un petit noisette en terrasse est multiplié par deux hors tva !
Economiquement parlant je ne crois pas que cette categorie informelle de gens dans la société soient utiles aux quartiers des grandes zone urbaines. Les riverins ont besoin de commerce de proximité, boulangerie, poissonier, taxiphone pressing….mais pas de thêatre ou de squats de “fortune” tout les 10 OU 20 METRES sur un même troitoire, d’autant plus que leurs pieces et sketchs de font pas rire mais bon chacun son à vrai dire chacun son humoure…
Pour relativiser je dirais qu’il faut de tout pour faire un monde, et la france est un petit monde dans une grande planete.
Un français de Paris rive droite, secteur EST.
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