Identité nationale : «un débat dangereux», selon Rocard
20 novembre 2009, 19:44 | Auteur : Ubu | |
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L’ancien Premier ministre socialiste et coprésident de la Commission sur le grand emprunt, Michel Rocard, juge «inutile et dangereux», le débat sur l’identité nationale lancé par le gouvernement.
«La France, c’est l’ouverture permanente, c’est le changement constant» et l’idée de vouloir «formaliser» une identité nationale «me paraît dangereuse», a-t-il expliqué.
Selon lui, la France est un pays qui «ne se définit pas par rapport à un territoire et seulement à une histoire. Il se définit par une manière d’être ensemble».
«Quand on veut s’isoler pour se définir, on renonce» à la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789 proclamant: «Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits», a-t-il conclu.

Catégorie : Actualité, Histoire, Identité nationale |
Voir également :
- Rocard, la France et toute sa part de la misère du monde
- Michel Rocard : pour une Europe non européenne
- ONU, Droits de l’homme et «islamophobie»
- Identité nationale : Fillon dévoile les premières “mesures”
- Entrée de la Turquie : Michel Rocard chahuté
110 Commentaires

“Nous pensons que l’identité de la France n’est ni ethnique ni culturelle ni religieuse”
elle aurait dû ajouter ni française
“Pas ethnique”, je suis d’accord. “Pas religieuse”, passe encore. Mais oser prétendre que l’identité nationale n’est pas intrinsèquement liée à la culture, à l’histoire et au patrimoine français… elle en fume du bon, Martine !
Mme Aubry a si peur d’être raciste !
“l’identité de la France n’est ni ethnique ni culturelle ni religieuse »
Conséquences de son raisonnement :
pas ethnique, donc la France peut devenir un peuple ethniquement majoritairement africain.
ni religieuse, donc la France peut devenir majoritairement musulmane.
pas culturelle, même plus besoin de parler en français. Avec l’UE parlons en anglais même.
Je suppose qu’elle fonde l’identité française sur la République. Il n’y a pas d’autres républiques dans le monde ?
De toute façon, elle veut l’euromondialisme donc la disparition France.
Martine manie-t-elle aussi bien la truelle et le compas que la Nov’langue ?
En tous cas elle est emblématique de l’élite coupée du peuple , de son peuple .
Mme Aubry a si peur d’être “raciste !”. Avec elle, on n’est pleinement dans le sketch de Bigard : “le racisme”.
Martine Aubry c’est une collabo comme tous les gauchos. Elle ne peut pas vivre sans les gens de couleur dans sa ville, elle l’a dit. C’est le bordel à Lille, les Lillois n’en peuvent plus de la délinquance qu’ils subissent. Madame Aubry, secrétaire du parti socialiste, quel programme elle va proposer aux blancs de ce pays?.
Au fond, à lire entre les lignes, Rocarbone a un orgueil national démesuré, puisqu’il considére implicitement que “le pays du changement permanent” (ou de la révolution permanente, comme aurait dit Trotsky) est évidemment supérieur aux pays qui se définissent “banalement”par rapport à un territoire à une histoire, càd la quasi totalité des autres nations de la Planète.
Finalement, pour ces gens, l’identité de la France se confond à son messianisme, à sa “Manifest Destiny”. C’est une hubris colossale, qui fait apparaître les natios comme des amateurs et des patriotes finalement bien modérés, qui ne prétendent pas régenter le Cosmos entier (et au-delà…)
Finalement, pour ces gens, l’identité de la France se confond à son messianisme, à sa « Manifest Destiny ». C’est une hubris colossale, qui fait apparaître les natios comme des amateurs et des patriotes finalement bien modérés, qui ne prétendent pas régenter le Cosmos entier (et au-delà…)
Oui, je connais cette réflexion des ethno-différentialistes rigoureux… Mais si seulement ! Si seulement la réalité était aussi logique ! Si seulement les Rocard et Cie étaient les jacobins-universalistes que vous imaginez !
Si c’était le cas, la France serait comme une religion pour eux (1). Et alors ils ne souffriraient pas qu’on puisse ne pas l’aimer. Ils passeraient à la Question, pour leur propre Salut, ceux qui refusent de se franciser. A moins qu’ils abjurent leur hérésie, ils les déclareraient ennemis de l’humanité (puisque l’humanité se reconnaissant elle-même comme telle, c’est tout simplement la France), comme les révolutionnaires l’on fait des Anglais présents sur le sol français.
Or, il ne s’agit pas du tout de ça.
Comme l’a noté Zemmour, les gens comme Domenach en appellent aux mânes de la France éternelle (idéelle), généreuse, aimante, uniquement lorsque ça peut contrarier une certaine France réelle (charnelle, comme on dit). Comme par hasard, jamais ils ne défendent leur certaine-idée-de-la-France (2) contre des non-Français (3).
Non, il est bien trop généreux de créditer ces gens d’une hubris patriotique.
Une hubris dans l’ethnomasochisme, par contre, je ne dis pas…
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(1) comme la percevait avant guerre le persifleur allemand Fridriech Sieburg.
(2) Pour ceux qui en ont une, ce qui n’est désormais plus toujours le cas : voyez Martine Aubry.
(3) Ou peut-être à l’occasion de la guerre en Irak, contre les Américains, mais c’était là choisir des étrangers civilisationnellement lointains contre des étrangers civilisationnellement plus proches. Ce n’était pas, pour les degôches, un souci des intérêts proprement français, cacas par principe.
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«La France, c’est l’ouverture permanente, c’est le changement constant» et l’idée de vouloir «formaliser» une identité nationale «me paraît dangereuse», a-t-il expliqué.
































