Esclaves africains : les chefs de tribus doivent s’excuser
11 novembre 2009, 20:25 | Auteur : Ubu | |
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Le Congrès des droits civiques (CRC), une coalition de dizaines d’organisations de défense des droits de l’Homme, a estimé dans un communiqué qu’après les excuses du Sénat américain en juin et celle de l’ex-Premier ministre britannique Tony Blair, c’était au tour des dirigeants traditionnels du continent noir de reconnaître leur rôle dans la traite des esclaves africains.
Ils doivent présenter des excuses au nom de leurs ancêtres pour «mettre un point final à l’histoire de la traite des esclaves», écrit le CRC dans un courrier adressé à ces dirigeants. «Nous ne pouvons pas continuer à accuser les hommes blancs alors que les Africains, en particulier les chefs traditionnels, ne sont pas irréprochables».
Selon le CRC, ils ont participé à la traite des esclaves en «aidant systématiquement à mener des raids et des enlèvements (…) dans les communautés sans défense (…) puis à les échanger avec des collaborateurs européens, américains et autres». La ville côtière nigériane de Badagry a servi de point de départ pour le voyage de nombreux esclaves vers l’Europe, les Etats-Unis et les Caraïbes.
Shehu Sani, qui dirige le CRC, a expliqué que la demande d’excuses intervenait maintenant, avant que les chefs traditionnels au Nigeria, qui ne sont pour l’heure pas reconnus par les lois du pays, ne figurent dans la nouvelle Constitution. «Ils n’ont pas à être reconnus par la Constitution tant qu’ils n’ont pas présenté leurs excuses aux familles des descendants des victimes de l’esclavage», a-t-il affirmé.
Il a dit espérer que des excuses de chefs nigérians pourraient inciter d’autres chefs, dans d’autres pays d’Afrique, à faire de même.
Source : Le Figaro
• Relire notre dossier Esclavage, colonisation et repentance
Catégorie : Actualité, Histoire |
Voir également :
- «Pendant 1000 ans, les Arabo-musulmans ont tué, castré ou déporté près de 17 millions d’Africains»
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76 Commentaires

Pour ceux qui ne connaissent pas bien les mœurs locales:
L’Afrique, c’est cadeau !
Hospitalité et générosité sont bien des vertus africaines. L’Espagnol Alex Segura, ex-représentant du FMI au Sénégal, peut en témoigner. Après les hypothèses les plus farfelues échafaudées dès la révélation de l’affaire, on sait aujourd’hui ce qui s’est réellement passé. Segura s’est vu remettre, lors du dîner donné à l’occasion de son départ, le 25 septembre au palais présidentiel, un joli cadeau d’adieu : 133 000 euros (100 000 euros plus 50 000 dollars). Coquette somme, me direz-vous. Abdoulaye Wade a reconnu l’erreur : montant trop élevé.
En cause, officiellement, son aide de camp, qui se serait trompé sur l’obole à prélever dans la cassette présidentielle. Ce dernier, le colonel Cissokho, jouit apparemment d’une grande latitude… « Monsieur Segura n’était pas l’ami du Sénégal. Il a été le plus souvent dur dans ses appréciations. Il n’y avait pas de raison de lui offrir un cadeau important. Mais selon nos traditions, lorsque quelqu’un qui est resté longtemps chez nous nous quitte, on lui offre un cadeau, soit en nature soit en modeste somme d’argent pour lui permettre d’acheter lui-même ses souvenirs pour sa famille », a expliqué Abdoulaye Wade. Reste qu’outre le montant alloué, évidemment, la bourde concerne le récipiendaire du présent, un membre du FMI, institution censée, entre autres, surveiller l’utilisation des deniers publics. Mauvais casting.
Sur le continent, la pratique des enveloppes plus ou moins garnies est… monnaie courante. Wade a raison, c’est une tradition. Un chef qui ne donne pas, qui ne redistribue pas, n’est pas un vrai chef. Pour ne pas passer pour pingre, et pour ne pas se retrouver rapidement isolé, voire renversé, il faut régaler ses hôtes, ses amis, ses concitoyens, bref ceux dont on peut avoir besoin. Mais il convient aussi de les sélectionner avec soin pour ne pas commettre d’impair, comme avec Segura. Même si les parangons de vertu ne sont pas légion, un chef (d’État, d’entreprise, de village, etc.) comprend par ailleurs très mal qu’on refuse un présent. Cela ne se fait pas, c’est même vexant.
Cette pratique revêt cependant diverses formes. En Afrique subsaharienne, on opte pour le numéraire, les billets multicolores (euros) ou verts (dollars), voire les diamants. Au Maghreb, on fait preuve de plus de raffinement. Le cash, ça fait vulgaire. On préfère les objets, de grande valeur certes, mais tellement plus subtils et personnels…
Reconnaissons toutefois que les temps changent. Les enveloppes (ou les mallettes) représentent les derniers feux d’une tradition voyante donc visible, profondément ancrée dans les mœurs. C’est l’apanage des vieux chefs, aujourd’hui plus près de la fin que du début. Les « jeunes loups » procèdent différemment et récompensent leurs hôtes de manière disons… plus sophistiquée. Vive le progrès ? Cela évitera en tout cas à certains des sueurs froides avant de passer devant les douaniers des aéroports européens…
Concernant la Turquie.
Hayrettin Effendi, dernier eunuque noir de Turquie, affranchi en 1918, mort en 1976 :
Pourquoi des chefs de tribus actuels devraient s’excuser pour un commerce qu’ils n’ont jamais fais ?
Il doit y en avair certains aux Malis ou aux Soundan , mais pourquoi faire payer aux descendants des traffiquants de humains.
On ne doit juger que ce que la personne fait et non ce que son ascendances à bien pu faire, encore un raisonnement à des années lumière du raisonnement occidental.
Un peu de vocabulaire :
SLATÉ (sla-té) s. m.
N[e accent grave]gre libre faisant le commerce d’esclaves (Afrique).
(Littré)
http://francois.gannaz.free.fr/Littre/xmlittre.php?requete=s2543
L’esclavage existe en France aujourd’hui notamment dans les familles de diplomates. Ces familles font venir des esclaves de pays lointains, leur confisquent leurs passeports à la descente de l’avion et les exploitent comme esclaves. Mais dans ce cas, il y a immunité diplomatique, il n’y a donc pas besoin de repentance.
L’Algérie, et l’ex Côte des Barbaresques en général, doit repentance à l’Europe pour la piraterie barbaresque et les enlèvements d’Européens réduits en esclavage :
http://knol.google.com/k/le-corso-barbaresque#
http://knol.google.com/k/mary-reed/la-r%C3%A9gence-d-alger-capitale-de-l/1sqeiuqpgkyq4/8#
Le monde entier devrait organiser une Journée de la Reconnaissance pour remercier l’Europe de la colonisation qui a mis fin, aussi longtemps qu’elle a duré, à l’esclavage en Afrique.
Franc-Sparte :
“On ne pourrait pas déléguer toutes ces excuses à Ségolène ?”
______
Bonne idée.
Elle est sénégalaise par droit du sol. Elle est donc qualifiée pour présenter des excuses au nom de ce pays.
dans le mêm sens je demande aux chefs d’Etats algérien marocain et tunisien de s’excuser pour les victimes d’agressions , de vols avac viloence, de viols, de vols !
@sorcière : +2. Vous me l’enlevez du clavier ! si on demandait aux “GoldenStarBoys et autres Mendès etc..” de rendre le pognon gagné dans le “bois d’ébène”??? Un qui a beaucoup appris la-dessus, c’est Dieudo… (lire les ouvrages de J.Heers) Ceux qui ont commencé avec ces histoires de “repentance” pourrait se trouver” arroseur arrosé” ?
Enfants d’étrangers nés au Sénégal – Le parlement invité à légiférer pour l’application du droit du sol
http://fr.allafrica.com/stories/200807250760.html
On ne va pas refaire l’historique de l’esclavage des Grecs à nos jours toutes les cinq minutes pour leur expliquer combien la traite des noirs est un phénomène trivial qui s’inscrit dans un long processus qui est à la base de l’économie de toute forme de société.
Franchement j’estime que ce dossier est caduc ! Ras le bol des victimaires ! Ras le bol de la repentance !
Repentance, repentance,ras-le-bol;reconnaissance historique dans les manuels DES esclavages, oui.
Mais faut pas venir casser du sucre sur le dos d’éventuels descendants.
la mère Taubira vat faire une jaunisse ! elle ne veux pas entendre parler de l esclavage inter-africain
“ils ont participé à la traite des esclaves en «aidant systématiquement à mener des raids et des enlèvements”
Ils n’ont pas aidé, ce sont EUX qui les faisaient ces raids, et ce sont également eux qui vendaient leur “marchandise” aux méchants blancs après de longues marches forcées dans le désert.
http://www.heresie.com/clemenceau.htm
Les curieuses et intéressante boucheries supprimées par la colonisation !
on choissait son morceau directement sur l intéressé encore vivant !!!!
C’est le genre d information que Taubira redoute, conséquence direct de l esclavage intra-africain millénaire et aussi du manque de réfrigérateur !
Esclavage en Afrique, le Dahomey, actuel Bénin patrie du papa Lozès.
L’histoire du royaume du Dahomey, avec sa capitale Abomey, est riche en événements, et l’autorité et l’influence de ses rois sur leurs sujets et les royaumes qu’ils ont dominés sont indiscutables. Le royaume se démarquait par un niveau supérieur de centralisation du pouvoir et de la militarisation par rapport aux royaumes dominant la région par le passé, et ses conquêtes et traditions se sont fait connaître par leur violence. Quand le roi Agadja du Dahomey a vaincu les royaumes d’Allada et de Xwéda en, respectivement, 1724 et 1727, des milliers de vaincus furent tués ou vendus comme esclaves. C’est à travers ces conquêtes que le Dahomey prit le contrôle du commerce des esclaves avec les Européens à Gléwé (aujourd’hui Ouidah).
Un grand respect à l’égard de ses rois était un trait important de la culture dahoméenne. Traditionnellement, chaque roi était représenté par un emblème, et les emblèmes relatifs à des roi particuliers étaient exposés ensemble sur des tentures. Même si les rois n’étaient pas déifiés, on leur attribuait une grande signification religieuse. Des cérémonies complexes organisées régulièrement, n’excluant pas les sacrifices humains, étaient une des caractéristiques de la tradition dahoméenne.
http://www.museeouidah.org/Theme-LeDahomey.htm
La traite des esclaves au Dahomey: Des causes complexes et diverses
(Sylvie LeBel 1999 Copyright Tous droits réservés)
Entre le XVIIe et le XIXe siècles, en même temps que s’installa le commerce des esclaves sur la côte d’Afrique occidentale, naquit et grandit dans l’actuel Bénin le Dahomey (1), un puissant royaume noir exerçant un rôle majeur sur les événements qui s’y déroulèrent. Les agents des puissances européennes, Portugais, Hollandais, Français et Anglais, se disputaient les meilleures sources d’approvisionnement sur la Côte des Esclaves : ne désirant pas s’aventurer à l’intérieur du continent, ils faisaient plutôt affaire avec les royaumes africains ayant une ouverture sur l’Atlantique. Ces derniers leur fournissaient le « bois d’ébène » en échange de produits manufacturés venant du Vieux continent, alors que les négriers poursuivaient leur route jusqu’aux Amériques où les esclaves étaient vendus et destinés à travailler dans les grandes plantations. Le Dahomey fut l’un de ces royaumes côtiers qui s’impliqua dans la traite des esclaves. Dès le XIXe siècle, son rôle fut cependant noirci par les abolitionnistes qui condamnèrent tous les participants à ce commerce. Les causes réelles de sa participation au trafic des esclaves furent réduites à un schéma simpliste : pour profiter davantage de la traite, il fallait encore plus d’esclaves à échanger aux Européens, entraînant ainsi la conduite d’un plus grand nombre de guerres et de razzias contre les voisins, et cela étant possible seulement par la possession d’un nombre accru d’armes, il fallait donc toujours plus d’esclaves. À l’opposé des partisans de cette image de revendeurs sans scrupules prisonniers d’un cercle vicieux, d’autres historiens avancèrent l’idée que le Dahomey était plutôt antiesclavagiste, thèse toutefois rejetée rapidement (2). En fait, une position plus modérée entre ces extrêmes semble préférable puisque les motivations véritables des rois du Dahomey reflétaient une réalité beaucoup plus complexe.
En effet, ne se réduisant pas uniquement à des objectifs économiques liés à la traite des esclaves, la capture de prisonniers lors des guerres opposant le Dahomey à ses voisins du XVIIIe au XIXe siècle s’explique également par la position centrale du roi dans la société dahoméenne et par des considérations politiques majeures.
Le roi, souverain absolu, avait besoin de ces prisonniers afin d’assurer son rôle de médiateur avec les défunts et de garantir la prospérité du royaume. L’engagement du Dahomey dans la guerre s’explique aussi par sa politique d’abord défensive et libératrice puis offensive, marquée par un désir d’expansion face aux nombreuses entités puissantes qui l’entouraient.
Le Huron :
“@sorcière : +2. Vous me l’enlevez du clavier ”
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Recevez, cher Huron, l’expression de ma plus humble repentance.
Rita, vile calomniatrice, seriez-vous en train d’insinuer que grand-papa Lozès a bien connu l’esclavage côté marchand d’esclaves ?
Sorcière
Commentaire Nº70 – 12/11/2009 – 13:32
Rita, vile calomniatrice, seriez-vous en train d’insinuer que grand-papa Lozès a bien connu l’esclavage côté marchand d’esclaves ?
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Oui oui j’en suis bien persuadée et bien persuadée qu’il ne l’ignore pas d’autant plus que les ethnie dirigeantes d’aujourd’hui sont celles d’hier… et ca expliquerait bien son côté accusateur…
Tout comme je suis bien persuadée que nombres de coll@bos d’aujourd’hui sont les petits enfants et enfants des précédents…tiens, tout comme ca me fait penser à une Allemande qui sévit sur un forum, gros démêlés avec papa âgé aujourd’hui de 80 et quelques balais à tel point qu’elle a quitté l’Allemagne vers 18 ans et qui se retrouve aujourd’hui parmi les pourfendeurs de tout ce qui n’est pas politiquement correct et bien pensant.
On ne se refait pas, les gènes sont transmissibles et parlent.
Et en plus elle avoue !
Rita, j’ai honte de vous !
J’appelle illico Ségolène pour qu’elle fasse repentance en votre nom !
Avez-vous au moins songé que d’émotions vous allez déclencher chez notre fraglie ministre de la culture ?
Comment ? un organisme blanc occidental ose accuser des Noirs d’esclavage ? Ceci est intolérable et raciste. J’appelle la Halde !
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Ils doivent présenter des excuses au nom de leurs ancêtres pour «mettre un point final à l’histoire de la traite des esclaves», écrit le CRC dans un courrier adressé à ces dirigeants. «Nous ne pouvons pas continuer à accuser les hommes blancs alors que les Africains, en particulier les chefs traditionnels, ne sont pas irréprochables».
































