Les Croix de bois (1931)
11 novembre 2009, 0:04 | Auteur : François | |
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En hommage aux Poilus, et plus largement à tous les morts de la 1ère Guerre Mondiale, nous vous présentons le film “Les Croix de bois” dans son intégralité.
Ce film est tiré du célèbre roman éponyme de Roland Dorgelès.
Les Croix de Bois raconte la vie dans les tranchées pendant la guerre de 14-18. On partage la vie des poilus : l’arrière, le front, la tambouille, les obus, la camaraderie et la mort. Dans l’ensemble récit classique de la Grande Guerre, ce roman touche par son humanité et sa sensibilité virile.
L’auteur raconte par le menu tout ce qui fait la vie dun poilu, en montrant tout ces petits riens qui permettent au soldat de tenir : les quelques jours à l’arrière, la fille que l’on voit passer, le trou dans lequel on fait son lit, les Copains, surtout les Copains. On trouve parmi eux le Français du début du siècle : le rouge en perpétuelle rebellion, le religieux, les paysans, les chti, les titis parisiens. Tous ceux là partagent, s’engueulent et vivent ensemble joyeusement.
Dans cette ambiance, petit à petit l’auteur nous amène à toucher l’horreur de la Grande Guerre : les bombardements, les gazs, les blessés et les morts. Les croix de bois s’amoncellent dans cette terre de France retournée et labourée par les obus. On se bat sans trop savoir pourquoi, pour un bout de boyau, pour une butte sans arbre… Mais quand on a gagné quelques mètres, quelle fierté quand on revient à l’arrière…
Sans tourner au mélo, Dorgelès nous fait sentir toute l’horreur de la guerre… mais nous fait aussi comprendre que malgré tout -à postériori- cétait le bon temps…
Partie : 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 – 7 – 8 – 9 – 10 – 11
Réalisé par Raymond Bernard
Avec Pierre Blanchar, Gabriel Gabrio, Charles Vanel…Long-métrage français.
Genre : Guerre, Historique
Durée : 1h46 min
Année de production : 1931
Catégorie : Histoire, Notre identité, Vidéo |
Voir également :
- “Les Croix de feu”, chant de jeunesse de François Mitterrand
- “Vieux Gaulois à tête ronde”
- Rouen : Charles Maurras «décapité», monument aux morts profané
- Mémoires de guerre de mon arrière grand-père
- 1914 : L’affaire des fiches (rediff)
37 Commentaires

En espérant tres fort que ces braves gars ne se sont pas battus et sont morts pour rien..
Paix a leurs ames.
Honneur a leur mémoire.
“Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie
Ont droit qu’à leur cercueil la foule vienne et prie.
Entre les plus beaux noms leur nom est le plus beau.
Toute gloire près d’eux passe et tombe éphémère ;
Et, comme ferait une mère,
La voix d’un peuple entier les berce en leur tombeau !”
V. Hugo
Une pensée pour tous ceux qui sont morts dans des conditions abominables, ou à ceux qui sont revenus de cette boucherie avec des séquelles irréversibles. Des millions de jeunes, une bonne part de l’élite de la nation a disparu dans cette guerre. La France ne s’est jamais vraiment remise de cette guerre civile européenne.
Ouais,je l’avais lu en poche y’a pas si longtemps et c’était fameux.Nos générations de larves ne peuvent imaginer cet enfer.A lire également (vieux piano d’Apostrophes en fond sonore) ”Orages d’acier” d’Ernst Junger,point de vue de l’autre côté des tranchées.
À l’ouest rien de nouveau (Im Westen nichts Neues), de l’écrivain allemand Erich Maria Remarque. A sa place dans une bonne bibliothèque.
Terrible aussi, “Le feu” d’Henri Barbusse.Enfin (pourtant, la guerre de 14-18 n’en étant pas vraiment le sujet)on peut relire l’inégalable “Voyage au bout de la nuit”.
Bonsoir,à vendredi prochain, fin du générique.
Merci pour le film, dont je ne connaissais pas l’existence.
Paroles de poilus, recueil de lettres de soldats.
2 août 1914
J’ai embrassé mes camarades et le sergent tout à l’heure au départ.
Combien reviendront ?
Je suis écoeuré par ce que je vois.
Un commandant absolument abruti: il perd ses gants et son carnet en cinq minutes et m’explique vaguement qu’il est très fatigué du voyage, pendant que je le conduis chez le tailleur changer d’écusson.
Quel commandant !
On peut trembler en voyant cela et aussi tous ces réservistes,saoûls, qui se vautrent sur le trottoir en bas.Et pourtant: en avant !
Si je ne me battais pas, je souillerais à jamais toutes mes heures futures.Plus de joies pures,plus d’enthousiasme, plus d’exaltation pour le Beau.
Car je rougirais d’avoir tremblé pour ma vie !
Pour oser regarder le soleil mourir sur la mer, il faut avoir osé soi-même regarder la mort en face.
Maurice Maréchal.
La playlist direct, ça s’enchaine tout seul comme ça :
http://www.youtube.com/watch?v=v5×5O-lSL5I&feature=PlayList&p=94FA88E1B69F65B5&index=0&playnext=1
En plus il est en HD ! Beau travail.
C’est un film qui resume assez bien les combats du front . Patrouille , guerre de mines , offensive etc….
ps.Lire … Maurice Genevoix ou Ernst Junger ………..
C’est le film qui était passe sur France3 tard le soir l’année dernière ?
Un film sur la 1ere guerre datant des années 30, à mon avis il n’y a pas 36.
Mais attention Dorgelès c’est aussi le pacifisme qui a largement contribué à ce que la France se fasse mettre la branlée en 1940.
moins connu, il y a aussi le film de Pabst, ( Loulou avec Louise Brooks), “Quatre de l’infanterie” – Westfront1918
Merci beaucoup je ne connaissais pas ce film.
Je vais le télécharger, quelqu’un peut-il me dire :
1) comment télécharger un contenu YouTube ?
2) comment fusionner en un seul fichier tous les morceaux que je vais obtenir ?
Je remercie d’avance…
gwadadav
Commentaire Nº9 – 11/11/2009 – 0:31
À l’ouest rien de nouveau (Im Westen nichts Neues), de l’écrivain allemand Erich Maria Remarque. A sa place dans une bonne bibliothèque.
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Le film tiré de ce livre est lui aussi tout à fait valable. Réalisé à la fin des années 20 mais de façon très moderne. (à part le noir et blanc bien sûr!)
A lire absolument Les carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier, 1914-1918
http://www.amazon.fr/carnets-guerre-Barthas-tonnelier-1914-1918/dp/2707140643
@ le goret,
Si tu utilises Mozilla, il y a un “addon” – (pardon , un module additionnel) qui ce nomme : Video DownloadHelper, très pratique pour la capture de video… et très simple d’utilisation.
http://www.downloadhelper.net/
et ensuite pour fusionner, tout simplement: Windows Movie Maker.
N’oublies pas de convertir en format AVI – dans “outils de convertion”, au moment de la capture.
La nouvelle de Roland Dorgelès, dont est tiré ce film, est disponible en ligne :
http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Croix_de_bois
Plus d’informations :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Croix_de_bois
D’ailleurs, pour ce qui est du téléchargement depuis YouTube avec VideoDownloadHelper, il faut choisir de télécharger les vidéos portant la mention HQ35, cela correspond à la meilleure qualité d’image. Je vais peut-être mettre en ligne le film complet, en un seul morceau.
J’avais enregistré les croix de bois,rien de nouveau a l’ouest et 14-18.
ces films je les ai toujours.
A écouter pour comprendre…
http://www.youtube.com/watch?v=z-yRaEYQNQs
Et pour les anglophones
http://www.youtube.com/watch?v=EHtyJ0hPD-Y
N’oublions surtout pas que les milions de morts que cette sale guerre a fait sont morts car ils ont tous été sacrifiés, d’un côté comme de l’autre. C’est de ce sacrifice et des raisons futiles de cette guerre dont il faudra se souvenir. Toujours et encore.
Merci pour ce lien, en ce jour sacré (et que Sarkozy salit).
A noter que le livre est infiniment supèrieur au film et plus complet. A lire et à faire lire (sans oublier Jünger bien sur).
à ce propos quelqu’un ici peut il me dire où trouver des films d’époque en dvd. Tous les sites de location ne proposent que des films récents et c’est bien dommage. Plus moyen de voir des film des années 30/40/60 nulle part. Ni des films étrangers de qualité, rien que de la merde amerloque partout ou des chtis Boon désolants de nullité. Le patrimoine cinematographique européen est il mis sous clef pour les raisons que l’on sait ? Ou est ce seulement la bêtise ambiante et le profit qui font des ravages là aussi.
En nce 11 novembre j’ai une pensée ému pour mon grand oncle tué à Bois de Vaux en aout 1916, il avait 25 ans… on n’a pas retrouvé son corps. Son frère (mon grand père) est mort à 56 ans des suites de ses blessures et du gazage…
Nous sommes quelques millions à avoir des ancêtres morts pour rien !
Honneur à nos soldats !
Sarkokouille veut démenteler ce jour de mémoire nationale pour le remplacer par un jour du rapprochement franco-allemand. Comme si l’Histoire avait attendue ce con pour rapprocher nos deux pays. Le 14 juillet et le 8 mai subissent les mêmes assauts anti-nationaux de ce pro-mondialiste convaincu.
Si nous devons contruire l’entente franco-allemande, ce n’est sûrement pas le 11 novembre !
Il reste toute l’année pour ça !
Pour ceux qui applaudissent Dorgelès : Il n’a raconté que des conneries ! Il n’a pas vécu ce qu’il raconte ; bref, ses romans sont des tissus de mensonges.
Norton Cru lui a réglé son compte, et à beaucoup d’autres. Il faut lire “Témoins” ce livre de Cru.
Cru a fait la guerre, lui. Il a rédigé son ouvrage “Témoins”, comme un essai d’analyses et de critique des souvenirs des combattants.
Très dur pour les naïfs qui pensent que la guerre est frïche et joyeuse, comme certains de ce blog, le croient. Pour lire ce magnifique bouquin, machine à décerveler, et à remettre les fariboles de gugusses comme Barbusse, Dorgelès, etc,. dans le droit chemin.
Jean Norton Cru remets les pendules à l’heure et rends témoignage à des auteurs comme Genevoix, Galtier-Boissière. Et d’autres inconnus du public, mais qui furent de vrais combattants.
Cet ouvrage introuvable, sauf à des prix inouïs en occasion, a pu grâce à l’Université de Nancy, permis à ceux qui voulaient pouvoir y accéder, l’acquérir à des prix honnêtes, en rééidition. J’ai acquis le mien pour 35 € (en 2007)
Adressez-vous aux “Presses universitaires de Nancy” 42-44 avenue de la Libération, 54000 Nancy.
Pour le blog Fdesouche : c’est pas bien de participer au bourrage de crâne, comme en 14-18. Je pense que le travail de recherche sur la littérature de guerre, sur ce site, est traitée comme dans les cours de récréations. C’est dommage.
Pour le blog Fdesouche : c’est pas bien de participer au bourrage de crâne, comme en 14-18. Je pense que le travail de recherche sur la littérature de guerre, sur ce site, est traitée comme dans les cours de récréations. C’est dommage.
On n’a jamais prétendu avoir la science infuse.
Par contre, nous sommes un blog participatif, donc à vous de jouer et de nous proposer des informations alternatives…
Je viens à l’instant de Wikipedia :
Jean Norton Cru (né à Labatie-d’Andaure en 1879, mort “en France” en 1949) est un écrivain français.
Fils d’un pasteur et d’une mère d’origine anglaise (d’où son second prénom), il participe à la Première Guerre mondiale, et cette expérience le marquera pour le reste de sa vie. Il est engagé sur le front de la mi-octobre 1914 à février 1917, combat pendant la bataille de Verdun en juin 1916 et janvier 1917. Du fait de son bilinguisme, il est affecté à l’arrière début 1917, d’abord comme traducteur puis comme formateur d’interprètes avant de partir en mission aux Etats Unis[1].
Il est principalement connu pour son remarquable essai Témoins, dont le sous-titre est clair : Essai d’analyse et de critique des souvenirs de combattants édités en français de 1915 à 1928. Son ouvrage, dans lequel il étudie et critique à l’aune de son expérience de combattant mais aussi d’une abondante documentation (cartes d’état-major, journaux de marches…) plus de 300 récits publiés de soldats, suscita la polémique, car il remit par exemple en cause le caractère véridique et réaliste de romans aussi célèbres que Le Feu, d’Henri Barbusse. Il sera aussi très sévère avec les écrits de Roland Dorgelès, et plus encore avec ceux de Jacques Péricard.
Après guerre, il est professeur de littérature française au collège Williamston, dans le Massachusetts.
Ce que je viens de faire en essayant de recouper la doc, vous pouviez le faire lorsque l’on se veut publicateur sérieux, et publier des sujets graves comme 14-18.
: « On peut très bien concevoir qu’un livre renfermant certaines erreurs de détail réussisse néanmoins à imposer à l’esprit du lecteur une image globale plus pénétrante et en un certain sens plus vraie qu’un autre livre où ces erreurs ne se rencontrent point. Nier qu’il puisse en être ainsi, c’est, me semble-t-il, sacrifier à une conception bien naïve et bien sommaire de la vérité. »
Dorgelès : En 1914, bien que réformé, il s’engage. Il combat d’abord dans un régiment d’infanterie, est nommé caporal (et décoré de la Croix de guerre).
Apparement Dorgelès n’était pas en troisième ligne en tant qu’interprète. Il était dans l’infanterie l’arme la plus héroique de la GG. Il a obtenu la croix de guerre qu’on ne donnait que rarement à des hommes du rang.
“Les croix de bois” est un film dont nombre d’anciens poilus disaient le plus grand bien.
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Commentaire Nº1 - 11/11/2009 - 0:10