“L’édition, c’est pas de la littérature.”
14 septembre 2009, 1:38 | Auteur : François | |
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Grande gueule de l’édition parisienne et “gendre” de Jean d’Ormesson, Gilles Cohen-Solal en a dit de belles, cet été, dans l’émission Strip-Tease. Depuis, procès avec ses auteurs, manoeuvres des concurrents… les dégâts s’accumulent.
Catégorie : Actualité, Médias et Propagande |
Voir également :
- “Marie Ndiaye prend les gens pour des cons”
- L’éditeur américain Bloomsbury taxé de racisme
- Patrimoine littéraire : Blaise Cendrars
- 4 juillet 1848 : mort de François René de Chateaubriand
- Henri Vincenot, bourguignon enraciné (rediff)
30 Commentaires

le patron des éditions Héloïse d’Ormesson dévoilé sa personnalité
Voir la vidéo “Les méthodes secrètes de l’industrie éditoriale”. A gerber :
http://www.youtube.com/watch?v=OiYsaP7h7mY
http://www.youtube.com/watch?v=EPtBXpvalP8
http://delautrecotedumiroir.net/
Imbuvable le type, aucun respect pour sa femme, aucun respect pour son métier, aucun respect pour ses employés (auteurs).
Il vient sans doute de briser le couple de tous les types qui écrivent dans sa maison d’édition, bon camarade quoi, je trouve qu’il a un air de famille avec sarkozy.
Est-il de la même famille que le type qui faisait les musiques des Shadocks ?
Bah, je ne vois qu’un type bien désagréable mais qui a au moins le mérite de s’emmerder à faire tourner sa boîte pour laquelle il doit gérer les états d’âmes d’écriveux…
J’avais déjà entendu des choses de ce genre sur lui, et pires : de sombres histoires de contrats en sous-mains signés en Italie, qui en disaient déjà long sur le personnage.
Bon débarras, même si le “je pars pour protéger Héloïse” peut faire rire. Vu que la maison d’édition est financée par les parents d’Eloïse, la vérité correspond plutôt à ”j’ai pris la porte !”
ça m’ennuie surtout pour Jean, tout ceci, quoi qu’il en ait vu d’autres et ait le sens de l’humour. J’aime beaucoup Jean d’Ormesson. Il m’a libéré de crises d’angoisses en m’apprenant, par ses livres, à profiter de chaque journée comme d’ un cadeau, et de chaque lendemain comme d’ une surprise.
Il est dommage que sa fille ne soit pas aussi rigoureuse que lui dans ses choix littéraires. Mais cela dit, “l’éditon n’étant pas de la littérature“, elle lit sûrement les grands auteurs après le travail !
)
A propos de Jean, profitons-en pour remercier l’Académie française qui se montre vigilante et résistante comme jamais. Elle semble même connaître un regain de respect de la part des médias, signe d’une inquiétude dissimulée pour l’avenir de la nation.
L’Académie française est ainsi la première à avoir alerté l’opinion sur le danger de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires. (Sous couvert de reconnaissance des diversités des langues jusqu’au sein des lieux publics et administratifs, il s’agit d’attaquer la structure linguistique du pays dans le projet effroyable d’en briser la cohésion nationale, afin de réaliser la grande Europe sans frontières, centralisatrice.* D. Lefeuvre et M. Renard, faut-il avoir honte de l’identité nationale ?)
Merci à nos vieux académiens de témoigner, encore, de leur attachement et de leurs inquiétudes pour la langue, pour l’histoire, pour un certain esprit français ! Si notre civilisation doit disparaître, disparaîtront d’abord les langues -la nôtre- les livres, l’art… et ces Immortels que nous aimons.
Il faut vraiment que ce genre de personne vive complètement dans un autre monde pour ne même pas se rendre compte de la portée de leurs propos devant une caméra.
L’édition, c’est ça et bien pire ! Adorable Jean d’Ormesson comme toujours, ces deux hommes sont les deux extrêmes, l’un pour la littérature, l’autre pour l’argent !!
Duchesse du Berry:
L’Académie française est ainsi la première à avoir alerté l’opinion sur le danger de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires. (Sous couvert de reconnaissance des diversités des langues jusqu’au sein des lieux publics et administratifs, il s’agit d’attaquer la structure linguistique du pays dans le projet effroyable d’en briser la cohésion nationale, afin de réaliser la grande Europe sans frontières, centralisatrice…)
[...] Si notre civilisation doit disparaître, disparaîtront d’abord les langues -la nôtre- les livres, l’art… et ces Immortels que nous aimons.
Je continue sur ce hors-sujet: cette charte visait à empêcher l’extermination totale des langues minoritaires par des états comme la France. Il n’y a rien de scandaleux là-dedans. Grâce aux efforts de l’état centraliste franco-parisien, aidé par ses sbires stipendiés de l’académie française, la civilisation et la langue bretonnes ont été presqu’entièrement détruites. J’espère que ce remarquable résultat réconforte la duchesse. L’administration française essaye actuellement de finir le travail en sabotant les efforts des enseignants de breton et en empêchant la création d’une radio unifiée en breton. Simultanément, la langue française est devenue plus moche et plus plate que jamais, on a réussi à exterminer les différents dialectes du français, et on a fait venir des millions d’immigrés tout juste capables de parler un français simplifié. Merci aux grands esprits de l’académie française! En plus, ce sont en partie les mêmes administrateurs qui gèrent à la fois le remplacement de population et l’extermination des langues européennes autres que le français.
Nan mais c’est pas possible , c’est un sketch.
Franchement j’ai vraiment trouvé ça drôle. Surtout lorsqu’ils sont interviewés dans la librairie et que l’éditeur se marre et ne se rend pas compte qu’il est en train de couler son poulain.
@ Lévèque
La charte des langues n’a pas été édictée seulement pour défendre la langue bretonne , mais aussi pour promouvoir les différents dialectes des futures régions allogénisées au rang de langues nationales .
Après la concurrence victimaire , la concurrence linguistique.
” Comment les citoyens français et européens , ceux du moins qui sont conscients des effets dévastateurs de l’ethnicisation des rapports sociaux dans un contexte de fragmentation conflictuelle des Etats-nations ques savent exploiter les stratèges islamistes , pourraient-ils avoir quelques raisons de voir l’avenir en rose ? ”
Pierre-André Taguieff
Ce type a entendu dire que la littérature, on devrait dire le fait d’écrire de la fiction, n’avait plus aucun prestige. En fait, en dehors de quelques bourgeois des centres ville désespérément à la recherche d’une posture gratifiante qui les distinguerait dans la grisaille du quotidien, plus personne ne s’intéresse à la dite “rentrée littéraire” par exemple. Il est impossible de citer un écrivain français contemporain vivant sans sourire, ça ne compte plus. La littérature a toujours été partiellement un commerce, mais désormais elle n’est plus que cela et de fait elle en est morte.
Cet éditeur le devine un peu sans doute parce qu’il s’emmerde à lire ceux ou celles qu’il édite ou même qu’il ne les lit même plus. Mais comme c’est quand même son gagne-pain et qu’il ne sait rien faire d’autre, il s’accroche à son activité en crachant dans la soupe pour singer le rôle du méchant professionnel pragmatique avec son franc parler et pour faire de la provocation. Il pense que cela permettra d’attirer l’attention sur sa maison d’éditions dont tout le monde se fout, c’est du marketing en fait et ensuite il se demande quand même s’il n’est pas allé trop loin !
Depuis pas mal de temps déjà, quand plus rien n’a la moindre qualité et ne mérite l’attention du quidam, seule la provocation cherche encore à se maintenir comme valeur marchande, mais même cette attitude s’épuise d’où le néant de l’art dit contemporain.
Ceci est donc un non-événement. Son beau-père quant à lui est aussi un petit provocateur à sa manière, très médiatique et faisant appel parfois à un certain sulfurisme pour attirer l’attention, jouant de l’image pseudo- conservatrice intronisé par le Fig Mag et et de celle du non conformiste coquin, bien sûr il est dépassé par l’absence totale de retenue de son gendre. Dans cette histoire, la père, la fille et le gendre et tous ceux qui gravitent autour n’ont que peu d’intérêt et la littérature est à des années lumière de tout ce petit monde, microcosme parisien épuisé et médiocre.
le reportage en entier vaut son pesant de cacahuetes. On sent clairement la gene d’Heloise d’Ormesson a certains moments, devant la mufflerie du personnage. Ce type est un gougnaffier.
Le plus drole est quand il promet 5 000 euros d’a-valoir a la jeune ecrivain pour des nouvelles erotiques autour d’un rizotto aux truffes. Scene grandiose !
Gilles Cohen-Solal
Tiens, encore un suédois ![]()
Vont-y nous lâcher la grappe oui ou non ? Y’a pas marqué “Lupanar – entrée gratuite” ici.
On a beau savoir que l’édition et la littérature actuelle c’est du flan, ça fait quand même un choc de découvrir les intéressés en vrai. Je m’attendais à des débiles, mais là ça dépasse de loin tout ce que j’aurais pu imaginer.
Petit hors-sujet avec le fil :
@ Lévèque et Jean Thorwarld
Merci pour vos commentaires.
Je n’ai rien contre nos langues régionales, et je souhaite personnellement la conservation du berrichon, qui n’existe quasi plus que dans les récits et chansons. En tant que breton, et à l’instar des basques, Lévèque a d’ailleurs de la chance. Lorsqu’on avait parlé de cette réintroduction des langues régionales, y compris dans des lieux administratifs tels que les tribunaux, je n’y avais pas vu malice. Je trouvais même, comme vous, que c’était une excellente idée. J’en avais parlé à un ami vendéen, très fier de sa région lui aussi.
Or l’Académie française a donné l’alarme la première en rappelant l’Ordonnance de Villers-Cotterets, et en s’inquiétant de l’éventuelle fragmentation linguistique du pays.
D. Lefeuvre et M. Renard** ont été plus loin en expliquant que cette loi, proposée officiellement par l’Etat, est en fait une idée européenne, celle de la fameuse Charte des langues régionales et minoritaires de 1992, signée par le gouvernement Jospin en mai 1999.
Cette charte, sous couvert de la reconnaissance des langues régionales, ”tend à réduire les citoyens, jusque-là individus libres et égaux en droits, en élémentsde groupes ethniques au sein d’une Europe des régions. Ce qui est en jeu c’est donc, au-delà de l’alibi culturel évoqué, le maintien ou la disparition de l’Etat-nation, incarnation de notre identité nationale. Les inspirateurs de ce texte instrumentalisent la cause des langues régionales moins pour promouvoir celles-ci que parce qu’ils y trouvent l’occasion d’en finir avec l’unité linguistique de la France, élément consubstantiel de l’unité nationale.
Une fois la Charte ratifiée, on passera, dans son application, à la langue des migrants, enfermant ainsi les seconds dans leur identité originelle. La Charte précise même de la manière la plus nette que les langues régionales ou minoritaires définissent des groupes au sein de la nation. Ainsi la France sera-t-elle composée d’une mosaïque de “groupes” ethniques, disposant de leur langue et d’une assise territoriale, entretenant des relations entre eux et avec d’autres groupes, par-delà les frontières nationales” (!!!)
Je persiste à dire que c’est le moyen le plus radical et criminel qu’ ait trouvé l’UE pour parvenir à ce projet fou de frontières ouvertes et d’éradication des nations ; qu’ en s’attaquant à la structure linguistique d’un pays, elle s’attaque à sa mémoire collective, enfin à son identité propre.
(Ce qui n’a rien à voir avec notre attachement commun pour nos langues régionales, je tiens à le repréciser !)
(**Faut-il avoir honte de l’identité nationale, Larousse.coll. “a dire vrai”, petit livre que je conseille à tous)
Pas joli joli la délation Mr Desouche !!!
Au passage dans ASI (je suis abonné), le producteur de ce reportage a déclaré qu’il en avait fait un deuxième sur le monde de l’édition, mais il n’a pas voulu en dire plus (en négociations avec France 3).
Je vous trouve un peu durs avec ce bonhomme. Il est assez “gaulois” dans son genre, au fond. Et il a au moins l’avantage de démystifier la fumisterie de tous ces pseudo-”écrivains”…
Bon, par contre, je viens de passer sur son blog, et il aime pas Zemmour…
La satyre est encore plus féroce que les inconnus; quel est le nom de cette nouvelle troupe de comiques ?
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Commentaire Nº1 - 14/9/2009 - 2:14