Une historienne contre les faussaires
15 octobre 2008, 1:13 | Auteur : Taranis | |
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La déconstruction de l’histoire de France et la destruction des mythes nationaux sont en vogue. Pour imposer un monde nouveau, il convient de détruire jusqu’aux fondements de celui qui précède. Encore faut-il en être capable.
Il y a un peu plus d’un an, deux journalistes de l’Est Républicain, Marcel Gay et Roger Senzig, avaient publié un ouvrage qui fit beaucoup parler de lui : reprenant à leur compte de vieilles légendes pourtant démenties, ces deux érudits en herbe avaient soutenu la thèse que Jeanne d’Arc ne pouvait s’identifier à une bergère, ni d’une manière générale à une jeune fille des milieux populaires, qu’elle n’a jamais été brûlée à Rouen et allèrent même jusqu’à lui contester son nom.
L’ouvrage a rencontré un vif succès et suscita même un long documentaire diffusé sur Arte en mars 2008, dans lequel les auteurs purent librement développer leurs points de vue.
Pourtant, ces derniers ont soulevé une vague d’indignation dans les milieux universitaires. Colette Beaune, éminente médiéviste de l’université de Paris X-Nanterre, qui venait de publier une biographie de la sainte (2004), a dû reprendre du service et tente dans un tout nouvel ouvrage de dénoncer l’amateurisme des deux journalistes, mais aussi la complaisance et la malhonnêté aveclesquelles les médias ont popularisé ces idées fausses. Si Perrin, l’éditeur de ce Jeanne d’Arc, vérités et légendes, a cru bon de signaler que l’ouvrage entendait “en finir avec ceux qui racontent n’importe quoi”, il est cependant probable qu’il faudra plus que ce livre pour mener ce noble but à son terme…
Catégorie : Actualité |
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55 Commentaires

@ tski, no 37
oui ca me dit qlqe chose, en fait pr autant que je m’en souvienne c’etait un pretre catholique qui vivait sous la 3e republique laicarde qui est a l’origine de cela
Exedé par le fait qu’on lui dise que ni dieu ni le christ n’avaient existé, il a publié un petit livre ou il démonte la légende napoléonienne (ce que tu as cité) afin de mieux montrer que les arguments qu’on lui opposaient etaient aussi stupide concernant le christianisme
ceci dit, il a dit lui même qu’il ne remettait pas en cause l’histoire de napoléon en tant que réalité historique sinon pr ennuyer les laicards
Nabulione
Commentaire Nº33
“La thèse des deux journalistes n’est pas nouvelle: Jeanne aurait été -en fait- la fille adultérine d’Isabeau de Bavière et du duc Louis d’Orléans.
Ce n’est pas impossible.
De même, elle n’aurait pas été brûlée à Rouen et serait réapparue sous le nom de Jeanne des Armoises.
Ce n’est pas impensable.
Il reste que c’était une jeune femme qui sût accomplir sa mission avec une vaillance et un héroïsme au-dessus de tout éloge !
Elle porta un coup fatal au myhe de la légitimité du roi d’Angleterre. Après sa chevauchée, les Anglois étaient plombés.”
Absolument ! Beaucoup d’intervenants ici ont certainement lu l’excellent ouvrage de Jean Sévillia, “Historiquement correct” – Ed. Perrin. Sévillia, qui ne peut être soupçonné d’oeuvrer à la déconstruction de notre Histoire de France – bien au contraire, notamment dans ce livre – où il revient sur une vingtaine de périodes “clefs” de celle-ci. Il consacre donc un chapître sur Jeanne d’Arc, non point pour “salir” l’emblême, le prestige, et la “légende” qui est certainement l’élément le plus fort de notre identité puisque Jeanne fut déclarée “sainte patronne de la France”, canonisée, etc., enfin vous savez tout ça. Mais il revient sur des faits (dommage, j’ai prêté le bouquin, et j’attends tj son retour..) que certains historiens, dont l’un, dont je n’ai pas le nom en tête, ami du pape de l’époque, avait réussi a pénétrer dans la grande bibliothèque du Vatican, et accéder par là aux archives monumentales qu’elle recèle, et où se trouvait.. le fameux “procès” de Jeanne D’Arc. Etonnamment, les portes de la bibliothèque lui furent fermées, puis on dit plus tard que ces “minutes” du procès en question avaient disparues, volatilisées à jamais !
L’important, c’est qu’une femme ait accompli ce qu’elle a accompli, qu’elle ai entendu les voix de Saint-Michel de l’oreille gauche ou pas, bergère ou pas, brûlée (certainement pas !). Les preuves sont là ; elle apparait sur un tableau des années plus tard.. mariée. Celui-ci est toujours suspendu dans un château en France. Le fait qu’elle ait eu spontanément la force de monter à cheval avec une armure de quelques 50 kgs et se battre, ce qui surpris un de ses fidèles compagnons en armes, le célèbre La Hire, montre qu’elle avait suivit un entraînement typique de la noblesse de l’époque, ce que n’aurait en aucun cas pu faire une simple et frèle bergère illétrée, n’ayant jamais fait autre chose que.. de garder des moutons.
Bref, pour plus de précisions, lire ou relire ce chapître (et le livre entier de Sévillia dans lequel il aborde aussi le montage ignoble salissant la mémoire du pape Pie XII, soit-disant “collabo des nazis”, en y apportant scrupuleusement TOUTES les preuves du contraire).
“Les croisades, les cathares, l’Inquisition, les guerres de Religion, la Révolution, la Commune, l’affaire Dreyfus, le fascisme et l’antifascisme, la Résistance et la Collaboration, l’affaire Pie XII, la décolonisation, la guerre d’Algérie… Ce livre étudie dix-huit points chauds de l’histoire française et européenne. Pour chacun d’eux, les conclusions les plus récentes des chercheurs remettent en cause les préjugés, les idées reçues et les mensonges concernant notre passé.
Contre l’historiquement correct, les historiens authentiques nous permettent donc de regarder notre propre histoire en face, et nous réapprennent à l’aimer.”
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