Pourquoi le Tiers-Monde ne se développe pas
24 juillet 2009, 19:00 | Auteur : Gaston | |
|
Dans son livre A Farewell to Alms [« Adieu l'aumône »], l’économiste Gregory Clark examine les conditions nécessaires pour qu’un pays accède au développement économique. Après avoir étudié la transformation des mentalités en Angleterre entre le 13e et le 19e siècle, Clark énumère quatre critères qui, selon lui, doivent être réunis avant qu’une économie ne commence son ascension : travailler dur, penser au lendemain, maitriser les savoirs de base (lire/écrire/compter), et régler les différends autrement que par la violence.
Selon G. Clark, les pays du Tiers-Monde ne se développent pas car leurs populations ne sont pas prêtes.
Le développement économique est un phénomène récent à l’échelle de l’humanité. De la Préhistoire au 19e siècle, c’est l’ensemble de la planète qui reste dans un état de sous-développement. Longévité, taille moyenne de la population (indicateur de santé), revenu réel par habitant… : les chiffres sont à peu près les mêmes en 10 000 av. J.-C. et en l’an 1800 de notre ère. Coté nutrition par exemple, l’Anglais moyen consommait 2 322 calories par jour en 1790 (les plus pauvres devaient même se contenter de 1 508 calories/j). Par comparaison, les tribus de chasseurs-cueilleurs consommaient 2 300 calories par jour, voire plus ; et leur régime était bien plus varié. « L’homme primitif était bien nourri par rapport à l’une des sociétés les plus riches du monde en 1800 », écrit l’auteur.
La raison de cette stagnation est bien appréhendée : jusqu’en 1800, tout progrès technologique s’est traduit non par une augmentation du niveau de vie mais par un accroissement du nombre d’habitants.
Tout change à partir du 19e siècle. Le niveau de vie moyen commence à croître à un rythme prodigieux, jusqu’à aujourd’hui. Pourquoi ? Pour Gregory Clark, la réponse se trouve dans les archives médiévales qu’il étudie depuis vingt ans.
Selon lui, l’Angleterre du 13e siècle n’était pas prête pour le développement économique en raison de quatre handicaps, partagés par tous les peuples :
- une vie tournée vers le présent et l’incapacité à consentir des sacrifices immédiats pour un mieux-être ultérieur
- une maîtrise très approximative du calcul, de la lecture et de l’écriture. Et une volonté insuffisante de développer ces compétences
- la résolution des conflits par la violence physique plutôt que par la négociation
- une quantité de travail insuffisante.
Il est, selon l’auteur, impossible qu’une population présentant ces caractéristiques puisse engendrer les progrès technologiques rapides et continus nécessaires au développement économique. En 1800, en revanche, les Anglais travaillent 60 heures par semaine, pensent à l’avenir, savent suffisamment bien lire, écrire et compter, et commettent peu de crimes. Une population ayant ces qualités est alors en mesure d’inventer la Révolution Industrielle, ou au moins d’en copier les meilleures idées avec succès.
Que s’est-il passé entre 1200 à 1800 pour que s’opère ce changement radical en Angleterre ? Gregory Clark apporte une réponse fort simple. En 1200, seule une fraction de la population posséde les quatre qualités évoquées précédemment : ceux qui se sont enrichis. Exemples : le poissonnier qui a plus de clients que son concurrent, le cordonnier qui vend ses chaussures plus cher mais parce qu’elles sont de meilleure qualité, le paysan qui produit plus de blé. Cette fraction de la population a plus d’enfants ayant survécu jusqu’à l’âge adulte que les autres (avoir des enfants est coûteux : nourriture, soins, éducation… Seuls les plus riches peuvent subvenir aux besoins d’une famille nombreuse).
Léguant à leurs enfants leurs valeurs et leurs traits de caractère, les familles porteuses de valeurs positives se sont multipliées, répandant ces valeurs au travers de la société. A l’inverse, celles qui en étaient dépourvues ont progressivement disparu. « La population de l’Angleterre moderne descend principalement des classes socio-économiques supérieures du Moyen Âge, » conclut Gregory Clark. « Être économe, prudent, travailleur et négocier sont devenus les valeurs de communautés qui auparavant étaient dépensières, impulsives, violentes et paresseuses. »
Il a donc fallu 600 ans pour que les traits de caractère nécessaires au développement économique du pays se répandent peu à peu, et en 1800, l’Angleterre était prête pour la Révolution Industrielle. D’autres zones géographiques étaient dans cette configuration : la France et le reste de l’Europe, les colonies européennes (Etats-Unis, Canada, Australie, etc.), l’Asie du Nord-Est (Japon, Corée du Sud, Taiwan, etc.).
Les autres pays ne l’étaient pas. Ces pays-là sont aujourd’hui appelés «pays sous-développés» ou «Tiers-Monde». C’est de ces pays que proviennent la majorité des immigrés qui s’installent en France.
Pouvons-nous les aider à se développer ? Gregory Clark répond par la négative. Nous pouvons leur montrer nos innovations, mais ils ne les utilisent pas aussi bien que nous. Et Clark soutient qu’il n’y a rien à faire pour accélérer leur développement. Contrairement à ce que croient la Banque Mondiale ou le Fonds Monétaire International, il ne s’agit pas d’un problème de capitaux, d’encadrement, d’institutions, d’éducation, d’infrastructure ou de techniques. Si tel était le cas, ces déficiences pourraient être comblées avec suffisamment de temps et de générosité. Le vrai problème, selon Clark est d’une nature beaucoup plus profonde. C’est ce qu’il appelle pudiquement : « la qualité des travailleurs ».
Cette conclusion est d’autant plus significative que Gregory Clark n’est pas un marginal. C’est au contraire un chercheur réputé. A Farewell to Alms est un best-seller qui a reçu un accueil très favorable dans les milieux intellectuels, du New York Times au prix Nobel d’économie 2001 George Akerlof. Ses données sont inattaquables. La publication de ce livre en 2007 a suffi pour propulser son auteur au rang de superstar de l’économie en l’espace de quelques mois.
Gregory Clark conclut par ce jugement sévère : « L’Histoire démontre, comme nous l’avons vu encore et encore dans ce livre, que l’Occident n’a aucun modèle de développement économique à offrir aux pays du monde qui sont encore pauvres. Il n’y a pas de remède économique simple qui garantira la croissance, et même des interventions économiques complexes n’offrent pas de chance claire de guérison pour les sociétés atteintes de pauvreté. Même les dons directs destinés à les assister ont prouvé qu’ils étaient inefficaces pour stimuler la croissance. »
Catégorie : Article de fond, Economie, Histoire, La Une, Les essentiels |
Voir également :
- L’argumentaire immigrationniste : « L’immigration est nécessaire pour pourvoir les emplois dont les Français ne veulent pas »
- La “révolution” capitaliste chinoise : un “grand bluff”
- Le Moyen Âge européen, période de progrès
- La Russie peut-elle sauver l’Occident ?
- Entretien avec A. de Benoist : les enjeux de la décroissance
269 Commentaires

Il est incomplet son discours, il ne tient compte que de l’économie,
le Moyen Age européen a été une grande période de progrès à tous les niveaux .
Je suis d’accord avec la conclusion que l’Europe n’a pas de modèle à offrir à l’Afrique et pas davantage de modèle politique. A chaque lendemain d’élections au suffrage universel en Afrique, il y a la guerre. Mais j’ai des doutes sur ce qu’il dit de l’évolution de la société entre 1200 et 1800 : d’une part, il me semble qu’on réglait les problèmes par négociations ou alliances et pas seulement par la guerre (voir le nombre de provinces annexées à la Couronne de France); d’autre part, que seules les classes industrieuses,economes, etc.. aient survécu me semble douteux.
Ben !!
C’est à cause des méchants-vilains-démons-blancs-colons-qui-piquent-tout-aux-pauvres-et-gentils-humains pardi !
« La population de l’Angleterre moderne descend principalement des classes socio-économiques supérieures du Moyen Âge, » conclut Gregory Clark. « Être économe, prudent, travailleur et négocier sont devenus les valeurs de communautés qui auparavant étaient dépensières, impulsives, violentes et paresseuses”
L’Afrance a pris le même chemin mais en sens inverse.
Tient moi qui savait pas quoi lire cet été je crois que j’ai enfin trouver quelque chose d’intéressant.
Ce qu’il ne dit pas (ouvertement), c’est que les différentes races et ethnies qui peuplent notre Terre n’ont pas les mêmes capacités physiques et surtout intellectuelles.
Tous les êtres humains ne possèdent pas cette fibre civilisationnelle. Faut pas chercher plus loin.
“C’est de ces pays que proviennent la majorité des immigrés qui s’installent en France”
Merci de le signaler. La France (ce qu’il en reste), ne “survit” que grâce à son passé.
Cette image résume ma pensée:
http://img521.imageshack.us/img521/28/niggermania8gb.jpg
Ca me donne envie de le lire.
vrykolakas
Commentaire Nº1 – 24/7/2009 – 19:03
Il est incomplet son discours, il ne tient compte que de l’économie,
le Moyen Age européen a été une grande période de progrès à tous les niveaux .
==> quels progrès par exemple ?
Si ces pays ne se développent pas j’en connais la raison : c’est la faute des femmes, et je le prouve à l’aide de ces deux vidéos.
http://www.dailymotion.com/user/natol72/video/x9xhu9_la-femme-musulmane-et-le-voile_news
http://www.dailymotion.com/user/natol72/video/x9xfyx_les-bienfaits-de-la-religion-de-pai_news
Les progrès architecturaux, les premières organisations professionnelles, la fin de l’esclavage romain, le développement des teintures, du vitrail, de la métalurgie….
Des sciences à partir de la seconde partie du Moyen Âge.
De la justice, passant de la justice brute à une justice codifiée.
Et j’en passe.
Enfin ! La Vérité éclate au grand jour. Le problème de l’Afrique n’est pas un problème d’argent, c’est un problème de gènes.
Commentaire Nº1 – 24/7/2009 – 19:03
Il est incomplet son discours, il ne tient compte que de l’économie,
le Moyen Age européen a été une grande période de progrès à tous les niveaux .
==> quels progrès par exemple ?
Tuborg, Odyss, com 10, y a répondu
Je rajouterais le développement de l’écriture-et donc du savoir, y compris chez le peuple via les écoles paroissiales, la fin des guerres privées-Trêves et Paix de Dieu-, l’invention du roman et donc de la prose, l’amour courtois, la justice procédurière (Inquisition) et non arbitraire, le développement des villes et du commerce, de la médecine, mais aussi la création de la proto-industrialisation, le défrichement des forets pour permettre une amélioration des cultures via les jachêres, la création des hospices, le développement de l’art, de la navigation…
Bordel de merde, regardez autour de vous et posez vous les bonnes questions plutôt que de croire les conneries qu’on vous a appris depuis votre “jeune age”
Un exemple, allez voir le Mont Saint Michel, Cluny, Chartres, Le Bec Hellouin, La Sorbonne, Fontevrault, Jumièges, Reims, Rouen ect…
Croyez vous qu’aujourd’hui nous sommes réellement capables de construire ces choses ?
Nous avons même du mal à les entretenir…
Pourquoi les Croisades ont-elles pu avoir lieu?
ect
Et bien, il n’y a qu’à laisser les pays du tiers monde suivre leur régime de croissance, stabilité ou décroissance, et nous continuer de notre côté.
Chacun chez soi, chacun à son mode de vie, chacun son destin.
La Révolution industrielle n’est pas le seul signe d’une société développée et le fait de travailler 60 h par semaine n’est pas spécialement caractéristique d’un développement mais seulement d’une oppression de classe. Dès le Moyen-Age sur le plan des potentialités et du développement, l’Europe et sans doute l’Extrême-Orient sont à des années lumière de l’Afrique contemporaine. L’ensemble de cette avancée est bien antérieur à l’année 1800, tout était déjà joué, même à l’époque de l’Empire de Rome ou des cités grecques, sur le plan culturel et sur le plan des savoirs, les conditions du développement sont déjà réunies. Ce qui a permis la Révolution industrielle avait été semé des siècles plus tôt et d’ailleurs le développemt aurait eu lieu de toute façon, même sans la brutalité de la Révolution industrielle, car il y a un boulevard entre la stagnation du continent africain et le règne du tout économique. L’essor des civilisations ne peut pas être réduit au seul aspect de la production industrielle massifiée. Notre civilisation est beaucoup plus riche que le seul aspect de la réussite de la Révolution industrielle qui n’a pas été une aubaine pour tout le monde.
vrykolakas > j’avais pas fait de liste exhaustive. J’essaye souvent de combattre l’idée faussée que le Moyen-Âge est une période de stagnation…..
« La population de l’Angleterre moderne descend principalement des classes socio-économiques supérieures du Moyen Âge, »
Dé-mo-gra-phie. Que les bons Gaulois aient des enfants !
C’est la raison pour laquelle nos chers CPF piétinent l’Occident et tout ce qu’il lui apporte ( éducation, santé, soins, aides en tout genre, logement, retraite ), c’est parce que ces valeurs ne leur ont pas été transmises au biberon, leurs ancêtres qui ne se sont pas battus pour évoluer ne leur ont rien transmis,
En gros, on donne de la confiture aux cochons
c’est un peu simpliste comme vu :
il oublie de parler de la colonisation, de l’esclavage, des discriminations, du complot juif et sioniste, de satan, des islamophobes , qui ont empêché l’afrique de se développer….j’en oublie surement et des meilleurs……hahaha (sinon, personne va le croire…y a pas assez de désinformations)
Et quand, je pense qu on en a pleins de gens pas prêt a évoluer dans notre pays…cela fait froid ds le dos….dans 20 ans ont sera dans un pays dit sous developpé
)))
Gregory Clark dit seulement que les mentalités se sont améliorées du XIIIe au XIXe siècle.
Châteaubriand > Rabelais
Tour Eiffel > Cathédrale de Chartres
Colonisation > Croisades
Par contre, du XIXe siècle à nos jours, Gregory Clark ne nie pas qu’une régression ait pu avoir lieu au niveau des mentalités.
Il passe même son chapitre 8 à démontrer, chiffres à l’appui, que les institutions du Moyen-Âge (impôts, monnaie, protection de la propriété privée, etc) étaient meilleures que les institutions du XXIe siècle.
” travailler dur, penser au lendemain, maitriser les savoirs de base (lire/écrire/compter), et régler les différends autrement que par la violence. ”
Ces quatre vertus sont valorisées par la Bible, dès la Genese principalement. C’est pourquoi “le salut vient des juifs”.
Selon la Genese, meme Dieu travaille, tout le monde travaille, selon la Genese la violence doit etre bannie et redoutée, quand à l’étude et au savoir, non seulement il fait partie du travail, mais il fait partie du devoir énoncé plus loin d’étudier la loi, et tout ce qui est en relation avec, c’est à dire tout.
Pendant des siecles, le christianisme a enseigné la “sainte bible”, depuis la genese, alors qu’aujourd’hui on a une “diam’s” pour nous chanter “sa france à elle” qui ne fout rien à l’ecole et pleure misere sous les Ipod et autres nike …
« Être économe, prudent, travailleur et négocier sont devenus les valeurs de communautés qui auparavant étaient dépensières, impulsives, violentes et paresseuses. »
Cette vision est inexacte et réductrice, c’est la notion d’individu et le fait d’être une société de l’écrit et de la parole, avec un langage en interaction avec la pensée qui fait sortir de l’animalité. Cela on le trouve dans la Grèce de Périclès.
Tout cela, c’est bien joli, mais cela s’inscrit encore et toujours dans les présupposés d’un système dont il devient pourtant inévitable de sortir.
” Développement “. Quel développement ?
Celui du mythe de la croissance indéfinie, de l’illusion consumériste, prédatrice et mortifère, de l’Occident parangon de toutes les vertus ?
Celui de la surpopulation de la planète, du pillage de toutes les ressources naturelles, de la pollution généralisée ?
Celui de la sous-culture hollywoodienne et des fast-food, des bouquins de Bernard-Henri Lévy et des frasques de Sarkozy ?
Celui de la dégradation des moeurs et du métissage ethnique et culturel, criminogènes ?
Celui de la domination d’une oligarchie mondialiste qui, derrière une prédication Bisounours, ne cherche qu’à transformer l’Humanité en troupeau docile et uniformisé, pour son seul profit économique ?
Si, comme l’écrit Gregory Clark, “l’Occident n’a aucun modèle de développement économique à offrir aux pays du monde qui sont encore pauvres”, tant mieux.
Pourquoi vouloir offrir un tel “modèle” à des gens qui n’ont rien demandé ?
Certes, la colonisation a apporté des bienfaits et la décolonisation, des méfaits.
Pour autant, sortir de ses frontières pour apporter de force à autrui, sans provocation, un “modèle” qui n’est pas le sien, est sans doute l’une des plus grandes sottises possibles.
On en voit le résultat actuel, le choc en retour, par rétro-colonisation et perte mutuelle de repères, notamment dans le pays des descendants de l’hystérique Jules Ferry qui, en 1885, déclarait : “Les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. Je dis qu’il y a pour elles un droit parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures“.
Bravo. Quel succès !
Une société dont l’emblème culminant de la réussite est aujourd’hui Goldman Sachs, une entreprise kleptocratique qui, en pleine crise économique, dramatique pour des millions d’Américains, fait, en toute impunité, des milliards de bénéfices en profitant de son quasi-monopole sur la vente et l’achat des Bons du Trésor des USA, c’est-à-dire en jouant simplement sur la dette des contribuables ; une telle société n’a de leçon à donner à personne sur la morale économique, ni sur l’aptitude au travail et à la civilisation.
Une telle société n’a plus qu’à crever dans ses déjections matérialistes.
Vive la crise.
Vive la révolution.
C’est bien beau de dire pourquoi les civilisations du tiers mondes stagnent…
C’est d’une telle évidence quand on décide de voir les choses en face.
Le mieux serait d’expliquer pourquoi nos sociétés modernes on fanchis le sommet pour inexorablement s’éffondrer dans la médiocrité…
… Hum… En fait non. Là aussi, les causes sont tout aussi évidentes.
Odyss
Commentaire Nº16 – 24/7/2009 – 20:00
“vrykolakas > j’avais pas fait de liste exhaustive. J’essaye souvent de combattre l’idée faussée que le Moyen-Âge est une période de stagnation…..”
Je l’avais effectivement compris comme cela
On peut faire une analyse purement démographique du développement : bond en avant quand la démographie décolle.
@ Chateaubriand (Commentaire Nº14 – 24/7/2009) :
Dès le Moyen-Age sur le plan des potentialités et du développement, l’Europe et sans doute l’Extrême-Orient sont à des années lumière de l’Afrique contemporaine. L’ensemble de cette avancée est bien antérieur à l’année 1800, tout était déjà joué, même à l’époque de l’Empire de Rome ou des cités grecques, sur le plan culturel et sur le plan des savoirs, les conditions du développement sont déjà réunies.
Selon vous, il faut plus de 600 ans pour qu’un peuple qui n’est “pas prêt” pour le développement économique arrive à niveau.
Bon, Gregory Clark dit 600 ans, mais on ne va pas chipoter.
Nous sommes en face d’hommes politiques et d’intellectuels qui nous répètent qu’il suffit d’une ou deux générations (soit 60 ans maximum)…
Ce que ne dit pas l’auteur et pourtant il l’explique très bien, c’est qu’il y a DIFFERENTES RACES sur cette terre, que chaque race ressent, voit, comprend les choses différemment, et que JAMAIS ces races ne seront à égalité, car qui a donné l’exemple à l’Europe ou l’aide pour se développer : personne !
Les pays occidentaux injectent des gigamilliards dans ces continents : en vain !! ou pour en retirer qq profits, mais ces différents peuples ou races n’ont pas évolué pour autant depuis des siècles. Nous sommes différents ./
Maintenant c’est l’inverse, “new world order” oblige : Nous finançons la natalité des familles ayant les plus mauvais critères et les plus piètres valeurs morales.
@Gaston
Il peut falloir peut-être même plus de 600 ans, il faut la pensée hellénistique, le droit romain, le christianisme, l’essor dse sciences, et surtout la langue écrite, pour qu’il y ait transmission, éducation, sinon déjà beaucoup plus délicat, exception Chine et Japon avec des conditions différentes mais allant dans le même sens.
Il ne faut pas croire que le Moyen-Age se résume aux rois fainéants et à la guerre de 100 ans. C’est une très longue période qu’on appelle le Moyen-Age, il dure jusqu’à celle que l’on appelle la Renaissance alors que justement c’est tout le contraire.
Ca rejoint en gros ce que l’ancien se tue à dire, on a les bons gênes ou on ne les pas. Le problème de ces pays sous-développé et plus précisément l’Afrique est d’un côté on veut leur imposer un modèle qui arrangerait beaucoup les capitalistes en fabriquant des millions de consommateurs de cochonneries jetables et remplaçables et d’autre par les Africains qui veulent consommer comme les Occidentaux sans en avoir les capacités, ce qui est indéniable, ils ont eu des millénaires pour progresser… sans le faire.
Merci à Gaston pour cet article de haute-volée. Diable que les sciences humaines sont moins sclérosées par le politiquement correct dans les pays anglo-saxons que chez nous.
Il est possible de se demander d’ailleurs pourquoi cette révolution industrielle a touché l’Europe puis l’Extrême-Orient et pas l’Afrique ou l’Océanie. Et avant-même cette époque, pourquoi les populations eurasiennes sont-elles demeurées plus avancées culturellement et technologiquement que le reste du monde ? Il semblerait que la sélection naturelle pour les fameux 4 traits de caractère utiles à l’émergence d’une société avancée ait été plus féroce en Eurasie qu’ailleurs dans le monde. Mais pourquoi ? Pourquoi les régions septentrionales du monde ont-elles favorisé à ce point les individus travailleurs et à faible violence interpersonnelle ?
A mon humble avis, l’explication est climatique. En Europe et en Asie du Nord, contrairement aux régions tropicales où la terre libère ses bienfaits à l’année longue, la nature en Eurasie est extrêmement ingrate et produit une seule récolte par an. Il faut travailler dur, prévoir de faire des réserves de nourriture et construire un abri avant l’hiver stérile. Bref, survivre dans les régions septentrionales demande de l’énergie, de la persévérance et une vision à long terme. Il est donc normal que plusieurs milliers d’années de pression sélective dans ce sens aient produit des peuples pourvus des “4 qualités”. Génétiquement, nous sommes les descendants des bosseurs, des prévoyants et des intelligents du Néolithique. Tous les autres sont passés à la trappe de la sélection naturelle.
“Léguant à leurs enfants leurs valeurs et leurs traits de caractère, les familles porteuses de valeurs positives se sont multipliées, répandant ces valeurs au travers de la société. A l’inverse, celles qui en étaient dépourvues ont progressivement disparu.“
C’est un peu gros quand même.Donc les débiles d’aujourd’hui,c’est quoi,les survivants de ce génocide,ou les mauvais garçons de ces familles?
La progression sociale à cette époque était quand même déterminée plus par un système de caste noblesse/bourgeoisie que par le pur talent.Ou alors,j’ai du souci à me faire…
Je pense que ce monsieur fait étalage de propagande libérale. Tous ses arguments sont démontables les uns après les autres, y compris son étude de base, son postulat de départ reposant sur l’Angleterre. Je n’apprendrais rien à personne en disant que son pays est une île, et au rique de le décevoir l’Angleterre n’est pas le mêtre étalon pour se livrer à une étude économique portant sur l’Occident. Tout au plus, il s’agit là d’éthnologie. Grosse erreur de sa part également, c’est précisément les guerres et non les périodes de paix qui favorisent les avancées technologiques les plus fortes ; la paix permet leur diffusion dans le domaine civil.
” une vie tournée vers le présent et l’incapacité à consentir des sacrifices immédiats pour un mieux-être ultérieur ”
Le travail serait donc né en Angleterre au XIX siècle ?
>>Boreas 23 – Une telle société n’a plus qu’à crever dans ses déjections matérialistes.
Vive la crise.
Vive la révolution.
____
Ca c’est bien envoyé , j’approuve à 100%
Ad Honores
Commentaire Nº2 – 24/7/2009 – 19:10
+1
Je n’ai aucune admiration pour ceux qui réinventent l’eau tiède. Le bon sens, pas besoin de faire 30 ans d’études pour l’avoir. Suffit d’être un minimum malin. Je trouve encore plus ridicule qu’on décerne des prix nobels a ceux qui affirment des évidences.
@ Vertumne (Commentaire Nº32 – 24/7/2009 – 20:31) :
Diable que les sciences humaines sont moins sclérosées par le politiquement correct dans les pays anglo-saxons que chez nous.
Les sciences humaines ont beau être moins sclérosées par le politiquement correct dans les pays anglo-saxons que chez nous, il y a quand même des limites. Même si Gregory Clark était d’accord avec votre explication, il ne pourrait pas le dire tout haut. Il faudrait qu’il trouve un moyen de tourner autour du pot… Comme dans A Farewell to Alms ?
Gaston et Vertumne, vous avez tout compris. Mais si Gregory Clark n’évoque pas directement la race, c’est parce qu’il n’a pas envie d’être ostracisé comme Rushton le fut un temps. La race est un sujet brûlant, bien plus politique que scientifique.
@ Boreas (Commentaire Nº23 – 24/7/2009 – 20:18) :
Si, comme l’écrit Gregory Clark, « l’Occident n’a aucun modèle de développement économique à offrir aux pays du monde qui sont encore pauvres », tant mieux.
Pourquoi vouloir offrir un tel « modèle » à des gens qui n’ont rien demandé ?
Certes, la colonisation a apporté des bienfaits et la décolonisation, des méfaits.
Pour autant, sortir de ses frontières pour apporter de force à autrui, sans provocation, un « modèle » qui n’est pas le sien, est sans doute l’une des plus grandes sottises possibles.
On en voit le résultat actuel, le choc en retour, par rétro-colonisation et perte mutuelle de repères, notamment dans le pays des descendants de l’hystérique Jules Ferry qui, en 1885, déclarait : « Les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. Je dis qu’il y a pour elles un droit parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures« .
Bravo. Quel succès !
Je pense que Gregory Clark n’est pas un colonisateur. Il se positionne plutôt dans la ligne politique résumée par Merlin (Commentaire Nº13 – 24/7/2009 – 19:52) :
Et bien, il n’y a qu’à laisser les pays du tiers monde suivre leur régime de croissance, stabilité ou décroissance, et nous continuer de notre côté.
Chacun chez soi, chacun à son mode de vie, chacun son destin.
La lecture de ce bouquin ne saurait être la réponse au mot “sous développement” qui n’a qu’un fondement politique.La rhétorique de G Clark est assez bien connu dans le cercle des libéraux qui ne cherchent qu’à faire du fric tout le justifiant comme le fruit du labeur.Néanmoins, elle permet de comprendre l’histoire du progrès industriel et économique qui effectivement très récent dans l’histoire de l’humanité.
Dans une commune mesure, on peut dire que le progrès économique de l’Europe de l’ouest a été forgé dans les conflits et les rivalités intra-europeens. Ce ci explique en partie, le constat d’un progrès sans précédent sur beaucoup de plan.
Je vous recommande la lecture de Olivier De Sardan dans anthropologie du developpement et de Gilbert Rist dans le developpement, histoire d’une croyance occidentale.
Ces deux bouquins, je l’espère feront la thérapie de certains visiteurs qui hélas sont l’apanage d’un mépris et d’une haine indescriptibles.
12
Il y a des débats immortels quand meme :
sionistes contre pro palestiniens
paiens contre chrétiens
assimiliationistes contre racialistes
Difficile de critiquer les uns sans passer pour un partisan des autres…C’est ça le vrai problème en fait….
Perso , je suis désolé , vous pouvez me sortir toute les cathédrales que vous voulez , la chute de l’Empire Romain a été une perte terrible pour l’occident, nous faisant perdre 1000 ans de développement…
@ Gaston & Alex: tout à fait. Pensons au sort réservé à ce pauvre Pr. Watson, prix Nobel de médecine, co-découvreur de l’ADN (rien que ça) et qui fut limogé de son poste pour avoir déclaré qu’une certaine race, appelons la “N” était génétiquement moins intelligente qu’une autre, appelée “B”:
Il déclara qu’il était « fondamentalement pessimiste quant à l’avenir de l’Afrique » parce que « toutes nos politiques d’aide sont fondées sur le fait que leur intelligence [celles des Africains] est la même que la nôtre [Occidentaux, ndlr] alors que tous les tests disent que ce n’est pas vraiment le cas» et poursuivant sur ses propos, il indique que « son espoir est que tous les hommes sont égaux » mais il répond que « les gens qui ont eu affaire à des employés noirs se sont rendu compte que ce n’est pas vrai »
http://fr.wikipedia.org/wiki/James_Dewey_Watson#Pol.C3.A9mique_sur_l.27in.C3.A9galit.C3.A9_des_races
“Dans une commune mesure, on peut dire que le progrès économique de l’Europe de l’ouest a été forgé dans les conflits et les rivalités intra-europeens.”
Parce que sans-doute, il n’y avait pas de conflits entre les nations/tribus/ethnies d’Afrique, d’Océanie et d’Amérique ? De qui vous moquez-vous ?
Vertumne -> Oui, cette histoire m’avait interpellé et assez affligé. Watson a été injustement traité, mais je ne me fais pas trop de soucis pour ce vieux gaillard.
Je reste profondément optimiste concernant la question raciale, pour deux raisons :
1) La Nature est bien faite, et chaque peuple reste limité par un carcan millénaire. Malgré tous les discours, les appels au métissage et compagnie, les races resteront homogènes et leurs caractéristiques resteront les mêmes. C’est ce qui s’est passé dans tous les pays déjà métissés, comme le Brésil. On peut utiliser ses gènes de manière diverse, mais on ne peut pas s’en extirper. Partout, les races restent entre elles (les mariages mixtes sont marginaux et constants), et une sorte de pyramide naturelle s’installe d’elle-même.
2) Les élites qui dirigent le monde ne sont pas connes : d’une, elles connaissent parfaitement ces données scientifiques. De deux, les élites sont majoritairement Blanches, et il faudrait être extrêmement masochiste pour vouloir faire disparaitre sa propre race.
Il déclara qu’il était « fondamentalement pessimiste quant à l’avenir de l’Afrique » parce que « toutes nos politiques d’aide sont fondées sur le fait que leur intelligence [celles des Africains] est la même que la nôtre [Occidentaux, ndlr] alors que tous les tests disent que ce n’est pas vraiment le cas» et poursuivant sur ses propos, il indique que « son espoir est que tous les hommes sont égaux » mais il répond que « les gens qui ont eu affaire à des employés noirs se sont rendu compte que ce n’est pas vrai »
L’intelligence, sinon je prefère les intelligences car il en a beaucoup sont des notions très très relatives.Ces outils et mesures sont fonction de l’environnement socio-culturels dans lesquels ils sont conçus et réalisées(Trenet).
@ Boreas (Commentaire Nº23 – 24/7/2009 – 20:18) :
Le “développement” dont parle Gregory Clark, ce n’est pas Goldman Sachs, les bouquins de Bernard-Henri Lévy et les frasques de Sarkozy.
C’est ce qui permet d’avoir une Renault Logan, une machine à laver, et un ordinateur (bien pratique pour lire fdesouche.com !).
Puisque vous mentionnez les “Bons du Trésor des USA”, G. Clark critique sévèrement l’explosion de la dette publique des pays de l’OCDE (page 157).
Les vertus qui nous ont permis, grâce à la Révolution Industrielle, d’élever notre niveau de vie au-dessus de celui de l’homme de Cro-Magnon en 1800, pour la première fois dans l’histoire du monde, ont fait place à des vices qui vont nous replonger dans l’abîme.
Gregory Clark ne le dit pas explicitement, mais c’est ce que je lis entre les lignes.
Il faudrait aussi je pense prendre le paramètre des grandes pestes.
Les premières revendications de classe prirent naissance en Angleterre grâce a elles.
La pression des collectes des impôts seigneuriaux ont été mises a mal.
Le niveau de vie des manant s’en était trouvé amélioré.
J’expose une vue qu’on qualifierait de marxiste.
Ca contrebalancera les écrits du sujet.
“sont des notions très très relatives.”
Non, c’est tout à fait quantifiable, au même titre que la force ou la rapidité. Lisez les publications des vrais chercheurs, pas celles des gauchistes subventionnés de l’EHESS.
elisseievna
Commentaire Nº21 – 24/7/2009 – 20:06
» travailler dur, penser au lendemain, maitriser les savoirs de base (lire/écrire/compter), et régler les différends autrement que par la violence. »
Ces quatre vertus sont valorisées par la Bible, dès la Genese principalement. C’est pourquoi « le salut vient des juifs ».
__________________
Vous êtes agacante elieiessevna, vous ne pourriez pas nous faire un com qui ne parle pas des juifs . Et vous prétendez ne pas l’être !
Tenez voici de quoi vous occupez, je ne sais pas si les médias francais occultent l’affaire au maximum, ce n’est pas le cas ailleurs.
http://www.france24.com/fr/20090724-reseau-corruption-demantelement-new-jersey-44-arrestations-trafic-organes-elus-locaux-rabbins
Un vaste coup de filet a conduit à l’arrestation d’une quarantaine d’élus et de cinq rabbins, dans l’État du New Jersey. Les prévenus sont soupçonnés de corruption, d’extorsion de fonds, de blanchiment d’argent et de trafic d’organes.
http://www.israel-infos.net/article.php?id=4394
Poster une réponse



























