Les Cosaques zaporogues : «À Toi Satan turc, serviteur de Lucifer»
11 octobre 2008, 19:40 | Auteur : Sanglier | |
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Les Cosaques zaporogues écrivant une lettre au sultan de Turquie est un tableau historique.
La scène représentée se déroule en l’année 1676. Les Cosaques zaporogues ont vaincu l’armée turque au cours d’une bataille, mais le sultan de Turquie exige cependant d’eux qu’ils se soumettent. Le tableau de Repine montre les Cosaques en train de rédiger leur réponse, dont on trouvera une copie ci-après.
« À Toi Satan turc, frère et compagnon du Diable maudit, serviteur de Lucifer lui-même, salut!
Quelle sorte de noble chevalier au diable es-tu, si tu ne sais pas tuer un hérisson avec ton cul nu ? Vomis du Diable avec ton armée dévorée. Tu n’auras jamais, toi fils de putain, les fils du Christ sous tes ordres : ton armée nous n’en avons pas peur et par la terre ou par la mer on continuera à se battre contre toi, baise ta mère.
Toi, scullion de Babylone, charretier de Macédoine, brasseur de bière de Jérusalem, fouetteur de chèvre d’Alexandrie, troupeau de pourceaux de petite et de grande Égypte, truie d’Arménie, giton tartare, bourreau de Kamenetz, être infâme de Podolie, petit-fils du Diable lui-même, Toi, le plus grand imbécile malotru du monde et des enfers et devant notre Dieu, crétin, groin de porc, cul d’une jument, sabot de boucher, front pas baptisé, va baiser ta mère!
C’est ce que les Cosaques ont à te dire, à toi sous-produit d’avorton ! Tordu es-tu de donner des ordres à de vrais chrétiens !! Nous n’écrivons pas la date car nous n’avons pas de calendrier, la lune est dans le ciel, l’année est dans un livre ainsi que le jour, et nous sommes chez nous ici comme toi là-bas et pour cela tu peux embrasser notre cul ! »
Signé le Koshovyj Otaman Ivan Sirko et toute l’Armée Zaporogue
Merci à Offerus
Catégorie : Actualité, Histoire, Les essentiels |
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78 Commentaires

Cette lettre est assez célèbre dans le monde slave et orthodoxe, effectivement les cosaques avaient un langage de charretier.
Si l’enumération des insultes a l’air éxagérée, c’est tout simplement en réponse à la lettre du sultan turc machin-bidule qui énumère tous ses titres pompeux à la suite avant de leur demander leur soumission; en réponse les cosaque ont parodié sa vanité à leur manière…
Crocop post33
voila c’est celle là ! Les 3/4 de sa lettre comportaient ses titres pompeux, détournés ensuite lors de leur réponse en un enchainement d’insultes.
Si vous voulez un autre déchaînement verbal bien hargneux, je vous conseille la lettre de LF Céline à Sartre.
A crever de rire (je vais la poster sur blabla).
Sinon, pour la vulgarité des cosaques, bah oui, les guerriers ne sont pas connus pour leur raffinement, et après?
(C’est là qu’on voit les ravages de la suppression du service militaire, je te foutrais tout ça à la Legion!)
Crocop (Commentaire Nº56 – 12/10/2008 – 12:44 )
Sinon, pour la vulgarité des cosaques, bah oui, les guerriers ne sont pas connus pour leur raffinement, et après?
Et ça ne date pas d’hier! Les Grecs déversaient des tomberaux d’injures sur l’ennemi avant de lui rentrer dans le chou.
@ jack Merridew
merci pour le bouquin, je vais en profiter pour m’instruire un peu vu que je pensais jusqu’à ce matin que les cosaques étaient des espèces de turcs au service du tsar…
Sans doute une association d’idée entre épées recourbées et islam…
Il va falloir que je potasse… :-s
50
Ce que je veux dire c’est qu’on est pas obligé de ressembler à une bande de Gérard Depardieu déguisés en Conan Le Barbare pour se “faire respecter”.
Du moins au sein d’une civilisation normale.
Le fait que ces “aventuriers” (on sait ce que ça veut dire dans les faits….) aient été chrétiens semble excuser toutes leurs fautes sur ce site.
Méfions nous de toute vision manichéenne.
“Ce que je veux dire c’est qu’on est pas obligé de ressembler à une bande de Gérard Depardieu déguisés en Conan Le Barbare pour se “faire respecter”.”
Il faut séparer le fonction guerrière de la fonction intellectuelle.
Rien n’empêche un guerrier d’être cultivé, rien n’empêche un intellectuel de se former aux techniques de combat.
Seulement, une fois sur un champ de bataille, quand on s’adresse à l’ennemi, on ne va pas lui répondre à coup de répliques philosophiques.
Ca se fait à la réplique la plus cinglante, même les échanges verbaux sont des bras de fers psychologiques.
Une fois sur un terrain d’opération, ta culture ne sert à rien. Comme dans un colloque de philosophie, ton famas ne sera pas très utile.
Et de toutes façons, que veux-tu répondre d’intelligent à un mec qui se prétend beau-frère de la lune, cousin du soleil et gendre de Jupiter?
Tu l’envoies se faire foutre, c’est tout. Tu ne peux pas négocier diplomatiquement avec des skizoïdes, tu les charges, point barre.
@ memory one
si ta “civilisation” est un instrument pour dominer les autres en leur vantant les bienfaits de leur soumission alors elle me convient.
Si elle est une somme de contraintes qui t’empêche de défendre ton steak, au nom de principes qui nuisent à l’avenir de tes enfants, alors tu n’est que le bradeur des conquêtes de nos pères.
Notre “civilisation” doit être pour nos ennemis le moindre mal que nous leur offrons comme alternative à leur massacre en bonne et due forme.
“frappe ton chien, il te mangera dans la main… fais lui du bien il te mordra la main”.
S’ils ne veulent pas s’élever à notre niveau, que les autres humains restent sous la schlague.
Un peu abrupt, mais je pense qu’au moins le sultan turc a très bien saisi tout le bien que les cosaques pensaient de lui !
http://www.maison-russie.fr/invites/peinture/type/repin_kozak.html
A gauche, il y a l´autre tableau intitulé la lettre du sultan aux cosaques. Répine faisait partie des “Ambulants” groupe de peintres russes de la fin du 19eme jusqu´au début du 20 eme. Ils exaltaient les valeurs traditionnelles russes. Il y a eu d´extraordinaires peintres russes jusqu´aux années 20, mal connus chez nous.
Oui. Et leurs origines ethniques sont assez diverses. Mais, en grande majorité, européenne (quelques rares asiatiques ou turcophones parmi eux tout de même). Pas mal d’hommes, au départ, en rupture de société, ou de fugitifs.
pour anecdote le mot “bistrot” est un souvenir laissé par les cosaques ayant occupé Paris aprés la défaite napoléonienne. Suite à leur comportement….de cosaques, dans les estaminets parisiens, le commandement les interdit de débit de boisson dans la capitalle.
Mais, ceux-ci, en bon poivrots, passèrent outre. chaque fois qu’ils le pouvaient, ils pénétraient en vitesse dans les troquets de l’époque en gueulant ce que les tauliers entendirent comme: “bistro, bistro”. Ce qui signifiait en fait “vite, vite” en russe !
Le mot “bistrot” en est resté.
Pour la lettre, très bien. Mais n’oublions pas qu’ils venaient de mettre une branlée à l’armée turque.
Bon, à présent, on sait ce qu’il nous reste à faire, si l’on veut écrire ce genre de lettre.
@ Jack Merridew
pas facile à trouver ton bouquin. Même sur chapitre.com ils ne l’ont pas.
Sur Fnac, toute une série de bouquins du même auteur, qui ont l’air aussi intéressant les uns que les autres et sur des sujets peu traités (du moins à ma connaissance)… mais pas celui-là…
Celui-ci vaut-il le coup selon toi :
ht tp://livre.fnac.com/a1507084/Iaroslav-Lebedynsky-Les-cosaques?Mn=-1&Ra=-1&To=0&Nu=9&Fr=0
Ce modèle de réponse à la Turquie doit être envoyé de toute urgence à Sarkozy et à son valet Kouchner, à utiliser lors de la prochaine revendication insolente de prétention de Tayyip Erdoğan. :
Les cosaques sont en train d’être réhabilité en Russie. Les Russes se souvennent qu’ils étaient de très bon élèments de l’armée.
Ils me plaisent, ces Cosaques !
Rafraîchissant ce texte
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