Bla bla

7 août 2009, 23:53  |  Auteur : Sanglier  | | Bookmark and Share |

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9 022 Commentaires

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sakafrap87
Commentaire Nº101 - 3/7/2009 - 9:50

http://scandalesinternationaux.blogspot.com/2009/06/la-couronne-dangleterre-augmente-le.html

http://fr.wikisource.org/wiki/La_Bhagavad-G%C3%AEt%C3%A2,_ou_le_Chant_du_Bienheureux/Chapitre_1
un peu de notre culture ancestrale qui persiste et résiste en inde, grâce aux conquêtes d’Alexandre grand .

http://www.savitridevi.org/PDF/souvenirs.pdf
souvenir d’une aryenne, vous comprendrez que aryen ne désigne pas une race mais une grandeur d’âme .

http://storage.canalblog.com/35/86/146803/25350019.pdf
Avant-propos : la politique
naturelle

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sakafrap87
Commentaire Nº103 - 3/7/2009 - 9:57

http://es.geocities.com/sucellus23/929.htm

Analyse “identitaire” du “Seigneur des Anneaux” et de Tolkien

Siegfried

/************
et une fois qu’on a tout lu et compris
http://www.chasseurdefrance.com/reglementation/frame.php?page=2
:)

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Le Guen
Commentaire Nº104 - 3/7/2009 - 10:01

@ FMK

J’ai acheté mon appartement sur plan il y a deux ans et demi… Les taux n’avaient pas encore augmenté… L’appartement est vraiment bien, sans vis à vis (il n’y en aura jamais (la flotte d’un coté, un parc de l’autre)) et si on ne vous dit pas qu’on est à Auber, et bien ça ne se voit pas!!

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Celtic Cross
Commentaire Nº105 - 3/7/2009 - 10:12

une nouveauté maintenant quand un cpf vole une voiture elle lui appartient regardez bien titre et sous titre

http://www.ladepeche.fr/article/2009/07/03/633759-Lavaur-Un-jeune-de-17-ans-meurt-carbonise-dans-sa-voiture.html

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KOLCHALK
Commentaire Nº106 - 3/7/2009 - 10:25

@sakafrappe : post 94 sur René Levesque agent de la décomposition … Le nationalisme Quebecois est un nationaliste de bobo.

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Guillaume
Commentaire Nº107 - 3/7/2009 - 10:30

Ni Algérie ni Guyane, l’islamiste Beghal restera dans le Cantal

ue faire des terroristes condamnés, lorsqu’ils ont fini leur peine ? Le gouvernement pensait avoir trouvé la solution pour Djamel Beghal, condamné en 2005 à dix ans de prison – la peine maximale – pour “participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes de terrorisme”. Le ministère de l’intérieur avait tout prévu : une expulsion vers l’Algérie dès sa sortie de prison, le 30 mai. Mais les juges administratifs et la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) en ont, pour l’instant, décidé autrement.

Peu avant sa sortie de prison, Djamel Beghal – qui a été déchu de la nationalité française, en 2006 et a fait l’objet d’un arrêté d’expulsion depuis septembre 2007 – a déposé un recours devant la CEDH contre son expulsion vers l’Algérie, en invoquant des “risques de traitements inhumains et dégradants” dans son pays d’origine. Son avocat, Patrice Spinosi, a évoqué devant le Conseil d’Etat les méthodes musclées des services algériens, tandis que l’avocat du ministère de l’intérieur, Denis Garreau, a mis en avant les évolutions du régime.

Le Conseil d’Etat a finalement considéré, mardi, que l’expulsion “constituerait une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale” et a suspendu l’expulsion.

“Il est considéré comme dangereux”, a répété l’avocat du gouvernement lors de l’audience de référé-liberté, le 23 juin, pour justifier le refus du gouvernement. Djamel Beghal était le leader d’un groupe qui préparait des attentats contre des intérêts américains en France. Il avait été arrêté en juillet 2001, à Abou Dhabi, et extradé en France en octobre 2001. Il vivait en Afghanistan depuis 2000, où il a séjourné dans les camps d’entraînement d’Al-Qaida.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/07/02/ni-algerie-ni-guyane-l-islamiste-beghal-restera-dans-le-cantal_1214387_3224.html#ens_id=1214473

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Marbot
Commentaire Nº108 - 3/7/2009 - 10:46

Festival rio loco, à Toulouse : après le maghreb, l’afrique du sud à l’honneur
“Rio Loco, dont la dernière édition consacrée au Maghreb a rassemblé près de 110 000 spectateurs, en juin dernier”
“Nous allons en rediscuter avec la directrice de Rio Loco que je rencontre ce vendredi. Je trouve très intéressant d’évoquer l’Afrique du Sud l’an prochain.”
http://www.ladepeche.fr/article/2009/07/03/633712-Avenir-du-festival-Rio-Loco-n-est-pas-remis-en-cause.html

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Tskvi
Commentaire Nº109 - 3/7/2009 - 12:50

Moi aussi chéfaire des copiés-collés à la con, comme sakafraptrucmuche. A part que mes miens, de copiés-collée, y sont intéressants à lire.

Joseph Henri Boex dit

Rosny Aîné
LA GUERRE DU FEU
(1909 – 1911)

Table des matières

Présentation 4
Première partie. 5
Chapitre 1 La mort du Feu 6
Chapitre 2 Les mammouths et les aurochs 16
Chapitre 3 Dans la caverne 31
Chapitre 4 Le lion géant et la tigresse 37
Chapitre 5 Sous les blocs erratiques 55
Chapitre 6 La fuite dans la nuit 65
Deuxième partie 71
Chapitre 1 Les cendres 72
Chapitre 2 L’affût devant le Feu 75
Chapitre 3 Sur les rives du Grand-Fleuve 85
Chapitre 4 L’alliance entre l’homme et le mammouth 93
Chapitre 5 Pour le Feu 99
Chapitre 6 La recherche de Gaw 106
Chapitre 7 La vie chez les mammouths 117
Troisième partie 132
Chapitre 1 Les Nains-Rouges 133
Chapitre 2 L’arête granitique 142
Chapitre 3 La nuit sur le marécage 151
Chapitre 4 Le combat parmi les saules 158
Chapitre 5 Les hommes qui meurent 163
Chapitre 6 Par le Pays des Eaux 168
Chapitre 7 Les Hommes-au-Poil-Bleu 171
Chapitre 8 L’ours géant est dans le défilé 176
Chapitre 9 Le roc 184
Chapitre 10 Aghoo-le-Velu 193
Chapitre 11 Dans la nuit des âges 204
À propos de cette édition électronique 213

Présentation
Rosny Aîné est le pseudonyme littéraire de Joseph Henri Boex, écrivain d’origine belge, né à Bruxelles en 1856 et mort à Paris en 1940).

Il collabora jusqu’en 1908, avec son frère – Rosny jeune – sous le pseudonyme commun de J.H. Rosny.

Tout d’abord séduit par le naturalisme (Nell Horn, 1886), Rosny Aîné rompit bientôt avec Émile Zola (Manifeste contre la Terre, 1887) pour laisser libre cours à sa fertile imagination ; il écrivit principalement des romans d’anticipation, qui font de lui un des précurseurs de la science-fiction en France (les Xipéhuz, 1887 ; la Mort de la Terre, 1910 ; les Navigateurs de l’infini, 1927 ; les Compagnons du cosmos, 1934), et des romans préhistoriques, qui tentent d’évoquer l’humanité à ses débuts (Vamireh, 1892 ; Eyrimah, 1895 ; les Origines, 1895 ; la Guerre du feu, 1911 ; le Félin géant, 1920).

La Guerre du feu est son livre le plus connu, en particulier depuis que Jean-Jacques Annaud l’a adapté en 1981 et en a fait un superbe film.
Première partie.
Chapitre 1
La mort du Feu

Les Oulhamr fuyaient dans la nuit épouvantable. Fous de souffrance et de fatigue, tout leur semblait vain devant la calamité suprême : le Feu était mort. Ils relevaient dans trois cages, depuis l’origine de la horde ; quatre femmes et deux guerriers le nourrissaient nuit et jour.

Dans les temps les plus noirs, il recevait la substance qui le fait vivre ; à l’abri de la pluie, des tempêtes, de l’inondation, il avait franchi les fleuves et les marécages, sans cesser de bleuir au matin et de s’ensanglanter le soir. Sa face puissante éloignait le lion noir et le lion jaune, l’ours des cavernes et l’ours gris, le mammouth, le tigre et le léopard ; ses dents rouges protégeaient l’homme contre le vaste monde. Toute joie habitait près de lui. Il tirait des viandes une odeur savoureuse, durcissait la pointe des épieux, faisait éclater la pierre dure ; les membres lui soutiraient une douceur pleine de force ; il rassurait la horde dans les forêts tremblantes, sur la savane interminable, au fond des cavernes. C’était le Père, le Gardien, le Sauveur, plus farouche cependant, plus terrible que les mammouths, lorsqu’il fuyait de la cage et dévorait les arbres.

Il était mort ! L’ennemi avait détruit deux cages ; dans la troisième, pendant la fuite, on l’avait vu défaillir, pâlir et décroître. Si faible, il ne pouvait mordre aux herbes du marécage ; il palpitait comme une bête malade. À la fin, ce fut un insecte rougeâtre, que le vent meurtrissait à chaque souffle… Il s’était évanoui… Et les Oulhamr fuyaient, dépouillés, dans la nuit d’automne. Il n’y avait pas d’étoiles. Le ciel pesant touchait les eaux pesantes ; les plantes tendaient leurs fibres froides ; on entendait clapoter les reptiles ; des hommes, des femmes, des enfants s’engloutissaient, invisibles. Autant qu’ils le pouvaient, orientés par la voix des guides, les Oulhamr suivaient une ligne de terre plus haute et plus dure, tantôt à gué tantôt sur des îlots. Trois générations avaient connu cette route, mais il aurait fallu la lueur des astres. Vers l’aube, ils approchèrent de la savane.

Une lueur transie filtra parmi les nuages de craie et de schiste. Le vent tournoyait sur des eaux aussi grasses que du bitume ; les algues s’enflaient en pustules ; les sauriens engourdis roulaient parmi les nymphéas et les sagittaires. Un héron s’éleva sur un arbre de cendre et la savane apparut avec ses plantes grelottantes, sous une vapeur rousse, jusqu’au fond de l’étendue. Les hommes se dressèrent, moins recrus, et, franchissant les roseaux, ils furent dans les herbes, sur la terre forte.

Alors, la fièvre de mort tombée, beaucoup devinrent des bêtes inertes : ils coulèrent sur le sol, ils sombrèrent dans le repos. Les femmes résistaient mieux que les hommes ; celles qui avaient perdu leurs enfants dans le marécage hurlaient comme des louves ; toutes sentaient sinistrement la déchéance de la race et les lendemains lourds ; quelques-unes, ayant sauvé leurs petits, les élevaient vers les nuages.

Faouhm, dans la lumière neuve, dénombra sa tribu, à l’aide de ses doigts et de rameaux. Chaque rameau représentait les doigts des deux mains. Il dénombrait mal ; il vit cependant qu’il restait quatre rameaux de guerriers, plus de six rameaux de femmes, environ trois rameaux d’enfants, quelques vieillards.

Et le vieux Goûn, qui comptait mieux que tous les autres, dit qu’il ne demeurait pas un homme sur cinq, une femme sur trois et un enfant sur un rameau. Alors ceux qui veillaient sentirent l’immensité du désastre. Ils connurent que leur descendance était menacée dans sa source et que les forces du monde devenaient plus formidables : ils allaient rôder, chétifs et nus, sur la terre.

Malgré sa force, Faouhm désespéra. Il ne se fiait plus à sa stature ni à ses bras énormes ; sa grande face où s’aggloméraient des poils durs, ses yeux, jaunes comme ceux des léopards, montraient une lassitude écrasante ; il considérait les blessures que lui avaient faites la lance et la flèche ennemies ; il buvait par intervalles, à l’avant du bras, le sang qui coulait encore.

Comme tous les vaincus, il évoquait le moment ou il avait failli vaincre. Les Oulhamr se précipitaient pour le carnage ; lui, Faouhm, crevait les têtes sous sa massue. On allait anéantir les hommes, enlever les femmes, tuer le Feu ennemi, chasser sur des savanes nouvelles et dans des forêts abondantes. Quel souffle avait passé ? Pourquoi les Oulhamr avaient-ils tournoyé dans l’épouvante ? Pourquoi est-ce leurs os qui craquèrent, leurs ventres qui vomirent les entrailles, leurs poitrines qui hurlèrent l’agonie, tandis que l’ennemi, envahissant le camp, renversait les Feux Sacrés ? Ainsi s’interrogeait l’âme de Faouhm, épaisse et lente. Elle s’acharnait sur ce souvenir, comme l’hyène sur sa carcasse. Elle ne voulait pas être déchue, elle ne sentait pas qu’elle eût moins d’énergie, de courage et de férocité.

La lumière s’éleva dans sa force. Elle roulait sur le marécage, fouillant les boues et séchant la savane. La joie du matin était en elle, la chair fraîche des plantes. L’eau parut plus légère, moins perfide et moins trouble. Elle agitait des faces argentines parmi les îles vert-de-grisées ; elle jetait de longs frissons de malachite et de perles, elle étalait des soufres pâles, des écaillures de mica, et son odeur était plus douce à travers les saules et les aulnes. Selon le jeu des adaptations et des circonstances, triomphaient les algues, étincelait le lis des étangs ou le nénuphar jaune, surgissaient les flambes d’eau, les euphorbes palustres, les lysimaques, les sagittaires, s’étalaient des golfes de renoncules à feuilles d’aconit, des méandres d’orpin velu, de linaigrettes, d’épilobes rosés, de cardamines amères, de rossolis, des jungles de roseaux et d’oseraies où pullulaient les poules d’eau, les chevaliers noirs, les sarcelles, les pluviers, les vanneaux aux reflets de jade, la lourde outarde ou la marouette aux longs doigts. Des hérons guettaient au bord des criques roussâtres ; des grues s’ébattaient en claquant sur un promontoire ; le brochet barbelé se ruait sur les tanches, et les dernières libellules filaient en traits de feu vert, en zigzags de lazulite.

Faouhm considérait sa tribu. Le désastre était sur elle comme une portée de reptiles : jaune de limon, écarlate de sang, verte d’algues, elle jetait une odeur de fièvre et de chair pourrie. Il y avait des hommes roulés sur eux-mêmes comme des pythons, d’autres allongés comme des sauriens et quelques-uns râlaient, saisis par la mort. Les blessures devenaient noires, hideuses au ventre, plus encore à la tête, où elles s’élargissaient de l’éponge rougie des cheveux. Presque tous devaient guérir, les plus atteints ayant succombé sur l’autre rive ou péri dans les eaux.

Faouhm, détachant ses yeux des dormeurs, examina ceux qui ressentaient plus amèrement la défaite que la lassitude. Beaucoup témoignaient de la belle structure des Oulhamr. C’étaient de lourds visages, des crânes bas, des mâchoires violentes. Leur peau était fauve, non noire ; presque tous produisaient des torses et des membres velus. La subtilité de leurs sens s’étendait à l’odorat, qui luttait avec celui des bêtes. Ils avaient des yeux grands, souvent féroces, parfois hagards, dont la beauté se révélait vive chez les enfants et chez quelques jeunes filles. Quoique leur type les rapprochât de nos races inférieures, toute comparaison serait illusoire. Les tribus paléolithiques vivaient dans une atmosphère profonde ; leur chair recelait une jeunesse qui ne reviendra plus, fleur d’une vie dont nous imaginons imparfaitement l’énergie et la véhémence.

Faouhm leva les bras vers le soleil, avec un long hurlement :

« Que feront les Oulhamr sans le Feu ? cria-il.

Comment vivront-ils sur la savane et la forêt ? Qui les défendra contre les ténèbres et le vent d’hiver ?

Ils devront manger la chair crue et la plante amère ; ils ne réchaufferont plus leurs membres ; la pointe de l’épieu demeurera molle. Le lion, la bête-aux-dents-déchirantes, l’ours, le tigre, la grande hyène les dévoreront vivants dans la nuit. Qui ressaisira le Feu ? Celui-là sera le frère de Faouhm ; il aura trois parts de chasse, quatre parts de butin ; il recevra en partage Gammla, fille de ma sœur, et, si je meurs, il prendra le bâton de commandement. »

Alors Naoh, fils du Léopard, se leva et dit :

« Qu’on me donne deux guerriers aux jambes rapides et j’irai prendre le Feu chez les fils du Mammouth ou chez les Dévoreurs-d’Hommes, qui chassent aux bords du Double-Fleuve. »

Faouhm ne lui jeta pas un regard favorable. Naoh était, par la stature, le plus grand des Oulhamr. Ses épaules croissaient encore. Il n’y avait point de guerrier aussi agile, ni dont la course fût plus durable. Il terrassait Moûh, fils de l’Urus, dont la force approchait celle de Faouhm. Et Faouhm le redoutait. Il lui commandait des tâches rebutantes, l’éloignait de la tribu, l’exposait à la mort.

Naoh n’aimait pas le chef ; mais il s’exaltait, à la vue de Gammla, allongée, flexible et mystérieuse, la chevelure comme un feuillage. Naoh la guettait parmi les oseraies, derrière les arbres ou dans les replis de la terre, la peau chaude et les mains vibrantes. Il était, selon l’heure, agité de tendresse ou de colère. Quelquefois il ouvrait les bras, pour la saisir lentement et avec douceur, quelquefois il songeait à se précipiter sur elle, comme on fait avec les filles des hordes ennemies, à la jeter contre le sol, d’un coup de massue. Pourtant, il ne lui voulait aucun mal : s’il l’avait eue pour femme, il l’aurait traitée sans rudesse, n’aimant pas à voir croître sur les visages la crainte qui les rend étrangers.

En d’autres temps, Faouhm aurait mal accueilli les paroles de Naoh. Mais il ployait sous le désastre. Peut-être l’alliance avec le fils du Léopard serait bonne ; sinon, il saurait bien le mettre à mort. Et, se tournant vers le jeune homme :

« Faouhm n’a qu’une langue. Si tu ramènes le Feu, tu auras Gammla, sans donner aucune rançon en échange. Tu seras le fils de Faouhm. »

Il parlait la main haute, avec lenteur, rudesse et mépris. Puis il fit signe à Gammla.

Elle s’avançait, tremblante, levant ses yeux variables, pleins du feu humide des neuves. Elle savait que Naoh la guettait parmi les herbes et dans les ténèbres : lorsqu’il paraissait au détour des herbes, comme s’il allait fondre sur elle, elle le redoutait ; parfois aussi son image ne lui était pas désagréable ; elle souhaitait tout ensemble qu’il pérît sous les coups des Dévoreurs-d’Hommes et qu’il ramenât le Feu.

La main rude de Faouhm s’abattit sur l’épaule de la fille. Il cria, dans son orgueil sauvage :

« Laquelle est mieux construite, parmi les filles des hommes ? Elle peut porter une biche sur son épaule, marcher sans défaillir du soleil du matin au soleil du soir, supporter la faim et la soif, apprêter la peau des bêtes, traverser un lac à la nage ; elle donnera des enfants indestructibles. Si Naoh ramène le Feu, il viendra la saisir sans donner des haches, des cornes, des coquilles ni des fourrures !… »

Alors Aghoo, fils de l’Aurochs, le plus velu des Oulhamr, s’avança, plein de convoitise :

« Aghoo veut conquérir le Feu. Il ira avec ses frères guetter les ennemis par-delà le fleuve. Et il mourra par la hache, la lance, la dent du tigre, la griffe du lion géant ou il rendra aux Oulhamr le Feu sans lequel ils sont faibles comme des cerfs ou des saïgas. »

On n’apercevait de sa face qu’une bouche bordée de chair crue et des yeux homicides. Sa stature trapue exagérait la longueur de ses bras et l’énormité de ses épaules ; tout son être exprimait une puissance rugueuse, inlassable et sans pitié. On ignorait jusqu’où allait sa force : il ne l’avait exercée ni contre Faouhm, ni contre Moûh, ni contre Naoh. On savait qu’elle était énorme. Il ne l’essayait dans aucune lutte pacifique : tous ceux qui s’étaient dressés sur son chemin avaient succombé, soit qu’il se bornât à leur mutiler un membre, soit qu’il les supprimât et joignît leurs crânes à ses trophées. Il vivait à distance des autres Oulhamr, avec ses deux frères, velus comme lui, et plusieurs femmes réduites à une servitude épouvantable. Quoique les Oulhamr pratiquassent naturellement la dureté envers eux-mêmes et la férocité envers autrui, ils redoutaient, chez les fils de l’Aurochs, l’excès de ces vertus. Une réprobation obscure s’élevait, première alliance de la foule contre une insécurité excessive.

Un groupe se pressait autour de Naoh, à qui la plupart reprochaient son peu d’âpreté dans la vengeance. Mais ce vice, parce qu’il se rencontrait chez un guerrier redoutable, plaisait à ceux qui n’avaient pas reçu en partage les muscles épais ni les membres véloces.

Faouhm ne détestait pas moins Aghoo que le fils du Léopard ; il le redoutait davantage. La force velue et sournoise des frères semblait invulnérable. Si l’un des trois voulait la mort d’un homme, tous trois la voulaient ; quiconque leur déclarait la guerre devait périr ou les exterminer.

Le chef recherchait leur alliance ; ils se dérobaient, murés dans leur méfiance, incapables de croire ni à la parole ni aux actes des êtres, courroucés par la bienveillance et ne comprenant pas d’autre flatterie que la terreur. Faouhm, aussi défiant et aussi impitoyable, avait pourtant les qualités d’un chef : elles comportaient l’indulgence pour ses partisans, le besoin de la louange, quelque socialité étroite, rare, exclusive, tenace.

Il répondit avec une déférence brutale :

« Si le fils de l’Aurochs rend le Feu aux Oulhamr, il prendra Gammla sans rançon, il sera le second homme de la tribu, à qui tous les guerriers obéiront en l’absence du chef. »

Aghoo écoutait d’un air brutal : tournant sa face touffue vers Gammla, il la considérait avec convoitise ; ses yeux ronds se durcirent de menace.

« La fille du Marécage appartiendra au fils de l’Aurochs ; tout autre homme qui mettra la main sur elle sera détruit. »

Ces paroles irritèrent Naoh. Acceptant violemment la guerre, il clama :

« Elle appartiendra à celui qui ramènera le Feu !

– Aghoo le ramènera ! »

Ils se regardaient. Jusqu’à ce jour, il n’avait existé entre eux aucun sujet de lutte. Conscients de leur force mutuelle, sans goûts communs ni rivalité immédiate, ils ne se rencontraient point, ils ne chassaient pas ensemble. Le discours de Faouhm avait créé la haine.

Aghoo, qui la veille ne regardait guère Gammla, lorsqu’elle passait, furtive, sur la savane, tressaillit dans sa chair, tandis que Faouhm vantait la fille. Construit pour les impulsions subites, il la voulut aussi âprement que s’il l’avait voulue depuis des saisons. Dès lors, il condamnait tout rival ; il n’eut pas même de résolution à prendre ; sa résolution était dans chacune de ses fibres.

Naoh le savait. Il assura sa hache dans la main gauche et son épieu dans la droite. Au défi d’Aghoo, ses frères surgirent en silence, sournois et formidables. Ils lui ressemblaient étrangement, plus fauves encore, avec des îlots de poil rouge, des yeux moirés comme les élytres des carabes. Leur souplesse était aussi inquiétante que leur force.

Tous trois, prêts au meurtre, guettaient Naoh. Mais une rumeur s’éleva parmi les guerriers. Même ceux qui blâmaient en Naoh la faiblesse de ses haines ne voulaient pas le voir périr après la destruction de tant d’Oulhamr et lorsqu’il promettait de ramener le Feu. On le savait riche en stratagèmes, infatigable, habile dans l’art d’entretenir la flamme la plus chétive et de la faire rejaillir des cendres : beaucoup croyaient à sa chance.

À la vérité, Aghoo aussi avait la patience et la ruse qui font aboutir les entreprises, et les Oulhamr comprenaient l’utilité d’une double tentative. Ils se levèrent en tumulte ; les partisans de Naoh, s’encourageant aux clameurs, se rangèrent en bataille.

Étranger à la crainte, le fils de l’Aurochs ne méprisait pas la prudence. Il remit à plus tard la querelle. Goûn-aux-Os-Secs rassembla les idées brumeuses de la foule :

« Les Oulhamr veulent-ils disparaître du monde ? Oublient-ils que les ennemis et les eaux ont détruit tant de guerriers ? Sur quatre, il en demeure un seul ! Tous ceux qui peuvent porter la hache, l’épieu et la massue doivent vivre. Naoh et Aghoo sont forts parmi les hommes qui chassent dans la forêt et sur la savane : si l’un d’eux meurt, les Oulhamr seront plus affaiblis que s’il en périssait quatre autres… La fille du Marécage servira celui qui nous rendra le Feu ; la horde veut qu’il en soit ainsi.

– Qu’il en soit ainsi ! » appuyèrent des voix rugueuses.

Et les femmes, redoutables par leur nombre, par leur force presque intacte, par l’unanimité de leur sentiment, clamèrent :

« Gammla appartiendra au ravisseur du Feu ! »

Aghoo haussa ses épaules poilues. Il exécra la foule, mais ne jugea pas utile de la braver. Sûr de devancer Naoh, il se réserva, selon les rencontres, de combattre son rival et de le faire disparaître. Et sa poitrine s’enfla de confiance.
Chapitre 2
Les mammouths et les aurochs

C’était à l’aube suivante. Le vent du haut soufflait dans la nue, tandis que, au ras de la terre et du marécage, l’air pesait, torpide, odorant et chaud. Le ciel tout entier, vibrant comme un lac, agitait des algues, des nymphéas, des roseaux pâles. L’aurore y roula ses écumes. Elle s’élargit, elle déborda en lagunes de soufre, en golfes de béryl, en fleuves de nacre rosé.

Les Oulhamr, tournés vers ce feu immense, sentaient, au fond de leur âme, grandir quelque chose qui était presque un culte et qui gonflait aussi les petites cornemuses des oiseaux dans l’herbe de la savane et les oseraies du marécage. Mais des blessés gémirent de soif ; un guerrier mort étendait des membres bleus : une bête nocturne lui avait mangé le visage.

Goûn balbutia des plaintes vagues, presque rythmiques, et Faouhm fit jeter le cadavre dans les eaux.

Puis l’attention de la tribu s’attacha aux conquérants du Feu, Aghoo et Naoh, prêts à partir. Les velus portaient la massue, la hache, l’épieu, la sagaie à pointe de silex ou de néphrite. Naoh, comptant sur la ruse plutôt que sur la force, avait, à des guerriers robustes, préféré deux jeunes hommes agiles et capables de fournir une longue course. Ils avaient chacun une hache, l’épieu et des sagaies. Naoh y joignait la massue de chêne, une branche à peine dégrossie et durcie au feu. Il préférait cette arme à toute autre et l’opposait même aux grands carnivores.

Faouhm s’adressa d’abord à l’Aurochs :

« Aghoo est venu à la lumière avant le fils du Léopard. Il choisira sa route. S’il va vers les Deux-Fleuves, Naoh tournera les marais, au Soleil couchant… et, s’il tourne les marais, Naoh ira vers les Deux-Fleuves.

– Aghoo ne connaît pas encore sa route ! protesta le Velu. Il cherche le Feu ; il peut aller le matin vers le fleuve, le soir vers le marécage. Le chasseur qui suit le sanglier sait-il où il le tuera ?

– Aghoo changera de route plus tard, intervint Goûn, que soutinrent les murmures de la horde. Il ne peut à la fois partir pour le Soleil couchant et pour les Deux-Fleuves. Qu’il choisisse ! »

Dans son âme obscure, le fils de l’Aurochs comprit qu’il aurait tort, non de braver le chef, mais d’éveiller la défiance de Naoh. Il s’écria, tournant son regard de loup sur la foule :

« Aghoo partira vers le Soleil couchant ! »

Et, faisant un signe brusque à ses frères, il se mit en route le long du marécage.

Naoh ne se décida pas aussi vite. Il désirait sentir encore dans ses yeux l’image de Gammla. Elle se tenait sous un frêne, derrière le groupe du chef, de Goûn et des vieillards. Naoh s’avança ; il la vit immobile, le visage tourné vers la savane. Elle avait jeté dans sa chevelure des fleurs sagittaires et un nymphéa couleur de lune ; une lueur semblait sourdre de sa peau, plus vive que celle des fleuves frais et de la chair verte des arbres.

Naoh respira l’ardeur de vivre, le désir inquiet et inextinguible, le vœu redoutable qui refait les bêtes et les plantes. Son cœur s’enfla si fort qu’il en étouffait, plein de tendresse et de colère ; tous ceux qui le séparaient de Gammla parurent aussi détestables que les fils du Mammouth ou les Dévoreurs-d’Hommes.

Il éleva son bras armé de la hache et dit :

« Fille du Marécage, Naoh ne reviendra pas, il disparaîtra dans la terre, les eaux, le ventre des hyènes, ou il rendra le Feu aux Oulhamr. Il rapportera à Gammla des coquilles, des pierres bleues, des dents de léopard et des cornes d’aurochs. »

À ces paroles, elle posa sur le guerrier un regard où palpitait la joie des enfants. Mais Faouhm, s’agitant avec impatience :

« Les fils de l’Aurochs ont disparu derrière les peupliers. »

Alors, Naoh se dirigea vers le sud.

Naoh, Gaw et Nam marchèrent tout le jour sur la savane. Elle était encore dans sa force : les herbes suivaient les herbes comme les flots se suivent sur la mer. Elle se courbait sous la brise, craquait sous le soleil, semait dans l’espace l’âme innombrable des parfums ; elle était menaçante et féconde, monotone dans sa masse, variée dans son détail et produisait autant de bêtes que de fleurs, autant d’œufs que de semences. Parmi les forêts de gramens, les îles de genêts, les péninsules de bruyères, se glissaient le plantain, le millepertuis, les sauges, les renoncules, les achillées, les silènes et les cardamines. Parfois, la terre nue vivait la vie lente du minéral, surface primordiale où la plante n’a pu fixer ses colonnes inlassables. Puis reparaissaient des mauves et des églantines, des gôlantes ou des centaurées, le trèfle rouge ou les buissons étoilés.

Il s’élevait une colline, il se creusait une combe ; une mare stagnait, pullulante d’insectes et de reptiles ; quelque roc erratique dressait son profil de mastodonte ; on voyait filer des antilopes, des lièvres, des saïgas, surgir des loups ou des chiens, s’élever des outardes ou des perdrix, planer les ramiers, les grues et les corbeaux ; des chevaux, des hémiones et des élans galopaient en bandes. Un ours gris, avec des gestes de grand singe et de rhinocéros, plus fort que le tigre et presque aussi redoutable que le lion géant, rôda sur la terre verte ; des aurochs parurent au bord de l’horizon.

Naoh, Nam et Gaw campèrent le soir au pied d’un tertre ; ils n’avaient pas franchi le dixième de la savane, ils n’apercevaient que les vagues déferlantes de l’herbe. La terre était plane, uniforme et mélancolique, tous les aspects du monde se faisaient et se défaisaient dans les vastes nues du crépuscule. Devant leurs feux sans nombre, Naoh songeait à la petite flamme qu’il allait conquérir. Il semblait qu’il n’aurait qu’à gravir une colline, à étendre une branche de pin pour saisir une étincelle aux brasiers qui consumaient l’occident.

Les nuages noircirent. Un abîme pourpre demeura longtemps au fond de l’espace, les petites pierres brillantes des étoiles surgissaient l’une après l’autre, l’haleine de la nuit souffla.

Naoh, accoutumé au bûcher des veilles, barrière claire posée devant la mer des ténèbres, sentit sa faiblesse. L’ours gris pouvait apparaître, ou le léopard, le tigre, le lion, quoiqu’ils pénétrassent rarement au large de la savane ; un troupeau d’aurochs immergerait sous ses flots la fragile chair humaine ; le nombre donnait aux loups la puissance des grands fauves, la faim les armait de courage.

Les guerriers se nourrirent de chair crue. Ce fut un repas chagrin ; ils aimaient le parfum des viandes rôties. Ensuite, Naoh prit la première veille. Tout son être aspirait la nuit. Il était une forme merveilleuse, où pénétraient les choses subtiles de l’Univers : par sa vue, il captait les phosphorescences, les formes pâles, les déplacements de l’ombre et il montait parmi les astres ; par son ouïe, il démêlait les voix de la brise, le craquement des végétaux, le vol des insectes et des rapaces, les pas et le rampement des bêtes ; il distinguait au loin le glapissement du chacal, le rire de l’hyène, la hurlée des loups, le cri de l’orfraie, le grincement des locustes ; par sa narine pénétraient le souffle de la fleur amoureuse, la senteur gaie des herbes, la puanteur des fauves, l’odeur fade ou musquée des reptiles. Sa peau tressaillait à mille variations ténues du froid et du chaud, de l’humidité et de la sécheresse, à toutes les nuances de la brise. Ainsi vivait-il de ce qui remplissait l’Espace et la Durée.

Cette vie n’était point gratuite, mais dure et pleine de menace. Tout ce qui la construisait pouvait la détruire ; elle ne persisterait que par la vigilance, la force, la ruse, un infatigable combat contre les choses.

Naoh guettait, dans les ténèbres, les crocs qui coupent, les griffes qui déchirent, l’œil en feu des mangeurs de chair. Beaucoup discernaient dans les hommes des bêtes puissantes et ne s’attardaient point. Il passa des hyènes avec des mâchoires plus terribles que celles des lions : mais elles n’aimaient point la bataille et recherchaient la chair morte. Il passa une troupe de loups, et ils s’attardèrent : ils connaissaient la puissance du nombre, ils se devinaient presque aussi forts que les Oulhamr. Toutefois, leur faim n’étant pas excessive, ils suivirent des traces d’antilopes. Il passa des chiens, comparables aux loups ; ils hurlèrent longtemps autour du tertre. Tantôt ils menaçaient, tantôt l’un ou l’autre approchait avec des allures sournoises. Ils n’attaquaient pas volontiers la bête verticale. Jadis, ils campaient en nombre près de la horde ; ils dévoraient les rebuts et se mêlaient aux chasses. Goûn fit alliance avec deux chiens auxquels il abandonnait des entrailles et des os. Ils avaient péri dans un combat contre le sanglier ; une alliance avec les autres devint impossible, car Faouhm, ayant pris le commandement, ordonna un grand massacre.

Cette alliance attirait Naoh ; il y sentait une force neuve, plus de sécurité et plus de pouvoir. Mais, dans la savane, seul avec deux guerriers, il en concevait surtout le péril. Il l’eût tentée avec peu de bêtes, non avec un troupeau.

Cependant, les chiens resserraient le cercle ; leurs cris devenaient rares, et leurs souffles vifs. Naoh s’en émut. Il prit une poignée de terre, il la lança sur le plus audacieux, criant :

« Nous avons des épieux et des massues qui peuvent détruire l’ours, l’aurochs et le lion !… »

Le chien, atteint à la gueule et surpris par les inflexions de la parole, s’enfuit. Les autres s’appelèrent et parurent délibérer. Naoh jeta une nouvelle poignée de terre :

« Vous êtes trop faibles pour combattre les Oulhamr ! Allez chercher les saïgas et détruire les loups. Le chien qui approchera encore répandra ses entrailles. »

Éveillés par la voix du chef, Nam et Gaw se dressèrent ; ces nouvelles silhouettes déterminèrent la retraite des bêtes.

Naoh marcha sept jours en évitant les embûches du monde. Elles augmentaient à mesure qu’on approchait de la forêt. Quoiqu’elle fût à plusieurs journées encore, elle s’annonçait par des îlots d’arbres, par l’apparition des grands fauves ; les Oulhamr aperçurent le tigre et la grande panthère. Les nuits devinrent pénibles : ils travaillaient, longtemps avant le crépuscule, à s’environner d’obstacles ; ils recherchaient le creux des tertres, les rocs, les fourrés ; ils fuyaient les arbres. Le huitième et le neuvième jour, ils souffrirent de la soif. La terre n’offrit ni sources ni mares ; le désert des herbes pâlissait ; des reptiles secs étincelaient parmi les pierres ; les insectes répandaient dans l’étendue une palpitation inquiétante : ils filaient en spirale de cuivre, de jade, de nacre ; ils fondaient sur la peau des guerriers et dardaient leurs trompes âcres.

Quand l’ombre du neuvième jour devint longue, la terre se fit fraîche et tendre, une odeur d’eau descendit des collines, et l’on aperçut un troupeau d’aurochs qui marchait vers le sud. Alors, Naoh dit à ses compagnons :

« Nous boirons avant le coucher du soleil !… Les aurochs vont à l’abreuvoir. »

Nam, fils du Peuplier, et Gaw, fils du Saïga, redressèrent leurs corps desséchés. C’étaient des hommes agiles et indécis. Il fallait leur donner le courage, la résignation, la résistance à la douleur, la confiance. En retour, ils offraient leur docilité, plastiques comme l’argile, enclins à l’enthousiasme, prompts à oublier la souffrance et à goûter la joie. Et parce que, étant seuls, ils se déconcertaient vite devant la terre et les bêtes, ils se pliaient à l’unité : ainsi, Naoh y percevait des prolongements de sa propre énergie. Leurs mains étaient adroites, leurs pieds souples, leurs yeux à longue portée, leurs oreilles fines. Un chef en pouvait tirer des services sûrs ; il suffisait qu’ils connussent sa volonté et son courage. Or, depuis le départ, leurs cœurs s’attachaient à Naoh ; il était l’émanation de la race, la puissance humaine devant le mystère cruel de l’Univers, le refuge qui les abriterait, tandis qu’ils lanceraient le harpon ou abattraient la hache. Et parfois, lorsqu’il marchait devant eux, dans l’ivresse du matin, joyeux de sa stature et de sa grande poitrine, ils frémissaient d’une exaltation farouche et presque tendre, tout leur instinct épanoui vers le chef, comme le hêtre vers la lumière.

Il le sentait mieux qu’il ne le comprenait, il s’accroissait de ces êtres liés à son sort, individualité plus multiple, plus compliquée, plus sûre de vaincre et de déjouer les embûches. Des ombres longues se détachaient de la base des arbres, les herbes se gorgeaient d’une sève abondante, et le soleil, plus jaune et plus grand à mesure qu’il glissait vers l’abîme, faisait luire le troupeau d’aurochs comme un fleuve d’eaux fauves.

Les derniers doutes de Naoh se dissipèrent : par-delà l’échancrure des collines, l’abreuvoir était proche ; son instinct l’en assurait, et le nombre des bêtes furtives qui suivaient la route des aurochs. Nam et Gaw le savaient aussi, les narines dilatées aux émanations fraîches.

« Il faut devancer les aurochs », fit Naoh.

Car il craignait que l’abreuvoir ne fût étroit et que les colosses n’en obstruassent les bords. Les guerriers accélérèrent la marche, afin d’atteindre, avant le troupeau, le creux des collines.

À cause de leur nombre, de la prudence des vieux taureaux et de la lassitude des jeunes, les bêtes avançaient avec lenteur. Les Oulhamr gagnèrent du terrain. D’autres créatures suivaient la même tactique ; on voyait filer de légers saïgas, des égagres, des mouflons, des hémiones et, transversalement, une troupe de chevaux. Plusieurs franchissaient déjà la passe. Naoh prit une grande avance sur les aurochs : on pourrait boire sans hâte. Lorsque les hommes atteignirent la plus haute colline, les aurochs retardaient de mille coudées.

Nam et Gaw pressèrent encore la course ; leur soif s’avivait ; ils contournèrent la colline, s’engagèrent dans la passe. L’Eau parut, mère créatrice, plus bienfaisante que le Feu même et moins cruelle : c’était presque un lac, étendu au pied d’une chaîne de roches, coupé de presqu’îles, nourri à droite par les flots d’une rivière, croulant à gauche dans un gouffre. On pouvait y accéder par trois voies : la rivière même, la passe qu’avaient franchie les Oulhamr et une autre passe, entre les rocs et l’une des collines ; partout ailleurs croissaient des murailles basaltiques.

Les guerriers acclamèrent la nappe. Orangée par le soleil mourant, elle apaisait la soif des grêles saïgas, des petits chevaux trapus, des onagres aux sabots fins, des mouflons à la face barbue, de quelques chevreuils plus furtifs que des feuilles tombantes, d’un vieil élaphe dont le front semblait produire un arbre. Un sanglier brutal, querelleur et chagrin, était le seul qui bût sans crainte. Les autres, l’oreille mobile, les prunelles sautillantes, avec de continuels gestes de fuite, décelaient la loi de la vie, l’alerte infinie des faibles.

Brusquement, toutes les oreilles se dressèrent, les têtes scrutèrent l’inconnu. Ce fut rapide, sûr, avec un air de désordre : chevaux, onagres, saïgas, mouflons, chevreuils, élaphe fuyaient par la passe du couchant, sous l’averse des rayons écarlates. Seul le sanglier demeura, ses petits yeux ensanglantés virant entre les soies des paupières. Et des loups parurent, de grande race, loups de forêt autant que de savane, hauts sur pattes, la gueule solide, les yeux proches, et dont les regards jaunes, au lieu de s’éparpiller comme ceux des herbivores, convergeaient vers la proie. Naoh, Nam et Gaw tenaient prêts l’épieu et la sagaie, tandis que le sanglier levait ses défenses crochues et ronflait formidablement. De leurs yeux rusés, de leurs narines intelligentes, les loups mesurèrent l’ennemi : le jugeant redoutable, ils prirent la chasse vers ceux qui fuyaient.

Leur départ fit un grand calme et les Oulhamr, ayant achevé de boire, délibérèrent. Le crépuscule était proche ; le soleil croulait derrière les rocs ; il était trop tard pour poursuivre la route : où choisir le gîte ?

« Les aurochs approchent ! » fit Naoh.

Mais, au même instant, il tournait la tête vers la passe de l’ouest ; les trois guerriers écoutèrent, puis ils se couchèrent sur le sol.

« Ceux qui viennent là ne sont pas des aurochs ! » murmura Gaw.

Et Naoh affirma :

« Ce sont des mammouths ! »

Ils examinèrent hâtivement le site : la rivière surgissait entre la colline basaltique et une muraille de porphyre rouge où montait une saillie assez large pour admettre le passage d’un grand fauve. Les Oulhamr l’escaladèrent.

Au gouffre de la pierre, l’eau coulait dans l’ombre et la pénombre éternelles ; des arbres, terrassés par l’éboulis ou arrachés par leur propre poids, s’étalaient horizontalement sur l’abîme ; d’autres s’élevaient de la profondeur, minces et d’une longueur excessive, toute l’énergie perdue à hisser un bouquet de feuilles dans la région des lueurs pâles ; et tous, dévorés par une mousse épaisse comme la toison des ours, étranglés par les lianes, pourris par les champignons, déployaient la patience indestructible des vaincus.

Nam aperçut le premier une caverne. Basse et peu profonde, elle se creusait irrégulièrement. Les Oulhamr n’y pénétrèrent pas tout de suite ; ils la fouillèrent longtemps du regard. Enfin, Naoh précéda ses compagnons, baissant la tête et dilatant les narines : des ossements se rencontraient, avec des fragments de peau, des cornes, des bois d’élaphe, des mâchoires. L’hôte se décelait un chasseur puissant et redoutable ; Naoh ne cessait d’aspirer ses émanations :

« C’est la caverne de l’ours gris… déclara-t-il. Elle est vide depuis plus d’une lune. »

Nam et Gaw ne connaissaient guère cette bête formidable, les Oulhamr rôdant aux régions que hantaient le tigre, le lion, l’aurochs, le mammouth même, mais où l’ours gris était rare. Naoh l’avait rencontré au cours d’expéditions lointaines ; il savait sa férocité, aveugle comme celle du rhinocéros, sa force presque égale à celle du lion géant, son courage furieux et inextinguible. La caverne était abandonnée, soit que l’ours y eût renoncé, soit qu’il se fût déplacé pour quelques semaines ou pour une saison, soit encore qu’il lui fût arrivé malheur à la traversée du fleuve. Persuadé que la bête ne reviendrait pas cette nuit, Naoh résolut d’occuper sa demeure. Tandis qu’il le déclarait à ses compagnons, une rumeur immense vibra le long des rocs et de la rivière : les aurochs étaient venus ! Leurs voix puissantes comme le rugissement des lions se heurtaient à tous les échos de l’étrange territoire.

Naoh n’écoutait pas sans trouble le bruit de ces bêtes colossales. Car l’homme chassait peu l’urus et l’aurochs. Les taureaux atteignaient une taille, une force, une agilité que leurs descendants ne devaient plus connaître ; leurs poumons s’emplissaient d’un oxygène plus riche ; leurs facultés étaient, sinon plus subtiles, du moins plus vives et plus lucides ; ils connaissaient leur rang, ils ne craignaient les grands fauves que pour les faibles, les traînards ou ceux qui se hasardaient, solitaires, dans la savane.

Les trois Oulhamr sortirent de la caverne. Leurs poitrines tressaillaient au grand spectacle ; leurs cœurs en connaissaient la splendeur sauvage ; leur mentalité obscure y saisissait, sans verbe, sans pensée, l’énergique beauté qui tressaillait au fond de leur propre être ; ils pressentaient le trouble tragique d’où sortira, après les siècles des siècles, la poésie des grands barbares.

À peine sortaient-ils de la pénombre qu’une autre clameur s’éleva, qui transperçait la première comme une hache fend la chair d’une chèvre. C’était un cri membraneux, moins grave, moins rythmique, plus faible que le cri des aurochs ; pourtant, il annonçait la plus forte des créatures qui rôdaient sur la face de la terre. En ce temps, le mammouth circulait invincible. Sa stature éloignait le lion et le tigre ; elle décourageait l’ours gris ; l’homme ne devait pas se mesurer avec lui avant des millénaires, et seul le rhinocéros, aveugle et stupide, osait le combattre. Il était souple, rapide, infatigable, apte à gravir les montagnes, réfléchi et la mémoire tenace ; il saisissait, travaillait et mesurait la matière avec sa trompe, fouissait la terre de ses défenses énormes, conduisait ses expéditions avec sagesse et connaissait sa suprématie : la vie lui était belle ; son sang coulait bien rouge ; il ne faut pas douter que sa conscience fût plus lucide, son sentiment des choses plus subtil qu’il ne l’est chez les éléphants avilis par la longue victoire de l’homme.

Il advint que les chefs des aurochs et ceux des mammouths approchèrent en même temps le bord des eaux. Les mammouths, selon leur règle, prétendirent passer les premiers ; cette règle ne rencontrait d’opposition ni chez les urus ni chez les aurochs. Pourtant, tels aurochs s’irritaient, accoutumés à voir céder les autres herbivores et conduits par des taureaux qui connaissaient mal le mammouth.

Or, les huit taureaux de tête étaient gigantesques – le plus grand atteignait le volume d’un rhinocéros ; leur patience était courte, leur soif ardente. Voyant que les mammouths voulaient passer d’abord, ils poussèrent leur long cri de guerre, le mufle haut, la gorge enflée en cornemuse.

Les mammouths barrirent. C’étaient cinq vieux mâles : leurs corps étaient des tertres et leurs pieds des arbres ; ils montraient des défenses de dix coudées, capables de transpercer les chênes ; leurs trompes semblaient des pythons noirs ; leurs têtes, des rocs ; ils se mouvaient dans une peau épaisse comme l’écorce des vieux ormes. Derrière, suivait le long troupeau couleur d’argile…

Cependant, leurs petits yeux agiles fixés sur les taureaux, les vieux mammouths barraient la route, pacifiques, imperturbables et méditatifs. Les huit aurochs, aux prunelles lourdes, aux dos en monticules, la tête crépue et barbue, les cornes arquées et qui divergeaient, secouèrent des crinières grasses, lourdes et bourbeuses : au fond de leur instinct, ils percevaient la puissance des ennemis, mais les rugissements du troupeau les baignaient d’une vibration belliqueuse. Le plus fort, le chef des chefs, baissa son front dense, ses cornes étincelantes ; il s’élança comme un vaste projectile, il rebondit contre le mammouth le plus proche. Frappé à l’épaule et quoiqu’il eût amorti le coup par une cinglée de trompe, le colosse tomba sur les genoux. L’aurochs poursuivit le combat avec la ténacité de sa race. Il avait l’avantage ; sa corne acérée redoubla l’attaque, et le mammouth ne pouvait se servir, très imparfaitement, que de sa trompe. Dans cette vaste mêlée de muscles, l’aurochs fut la fureur hasardeuse, un orage d’instincts que décelaient les gros yeux de brume, la nuque palpitante, le mufle écumeux et les mouvements sûrs, nets, véloces, mais monotones. S’il pouvait abattre l’adversaire et lui ouvrir le ventre, où la peau était moins épaisse et la chair plus sensible, il devait vaincre.

Le mammouth en avait conscience ; il s’ingéniait à éviter la chute complète, et le péril l’induisait au sang-froid. Un seul élan suffisait à le relever, mais il eût fallu que l’aurochs ralentît ses poussées.

D’abord, le combat avait surpris les autres mâles. Les quatre mammouths et les sept taureaux se tenaient face à face, dans une attente formidable. Aucun ne fit mine d’intervenir : ils se sentaient menacés eux-mêmes. Les mammouths donnèrent les premiers signes d’impatience. Le plus haut, avec un soufflement, agita ses oreilles membraneuses, pareilles à de gigantesques chauves-souris, et s’avança. Presque en même temps, celui qui combattait le taureau dirigeait un coup de trompe violent dans les jambes de l’adversaire. L’aurochs chancela à son tour et le mammouth se redressa. Les énormes bêtes se retrouvèrent face à face. La fureur tourbillonnait dans le crâne du mammouth ; il leva la trompe avec un barrit métallique et mena l’attaque. Les défenses courbes projetèrent l’aurochs et firent craquer l’ossature ; puis, obliquant, le mammouth rabattit sa trompe. Avec une rage grandissante, il creva le ventre de l’adversaire, il piétina les longues entrailles et les côtes rompues, il baigna dans le sang, jusqu’au poitrail, ses pattes monstrueuses. L’effroyable agonie se perdit dans un roulement de clameurs : la bataille entre les grands mâles avait débuté. Les sept aurochs, les quatre mammouths se ruaient dans une bataille aveugle, comparable à ces paniques où la bête perd tout contrôle sur elle-même. Le vertige gagna les troupeaux ; le beuglement profond des aurochs se heurtait au barrit strident des mammouths ; la haine soulevait ces longs flots de corps, ces torrents de têtes, de cornes, de défenses et de trompes.

Les chefs mâles ne vivaient plus que la guerre : leurs structures se mêlaient dans un grouillement informe, une immense broyée de chairs, pétrie de douleur et de rage. Au premier choc, l’infériorité du nombre avait, donné le désavantage aux mammouths. L’un d’eux fut terrassé par trois taureaux, un deuxième immobilisé dans la défensive ; mais les deux autres remportèrent une victoire rapide. Précipités en bloc sur leurs antagonistes, ils les avaient percés, étouffés, disloqués ; ils perdaient plus de temps à piétiner les victimes qu’ils n’en avaient mis à les battre. Enfin, apercevant le péril des compagnons, ils chargèrent : les trois aurochs, acharnés à détruire le colosse abattu, furent pris à l’improviste. Ils culbutèrent d’une seule masse ; deux furent émiettés sous les lourdes pattes, le troisième se déroba. Sa fuite entraîna celle des taureaux qui combattaient encore, et les aurochs connurent l’immense contagion de la terreur. D’abord un malaise d’orage, un silence, une immobilité étranges qui semblaient se propager à travers la multitude, puis le vacillement des yeux vagues, un piétinement pareil à la chute d’une pluie, le départ en torrent, une fuite qui devenait une bataille dans la passe trop étroite, chaque bête transformée en énergie fuyante, en projectile de panique, les forts terrassant les faibles, les véloces fuyant sur le dos des autres, tandis que les os craquaient ainsi que des arbres abattus par le cyclone.

Les mammouths ne songeaient pas à la poursuite : une fois de plus ils avaient donné la mesure de leur puissance, une fois de plus ils se connaissaient les maîtres de la terre ; et la colonne des géants couleur d’argile, aux longs poils rudes, aux rudes crinières, se rangea sur la rive de l’abreuvoir et se mit à boire de si formidable sorte que l’eau baissait dans les criques.

Sur le flanc des collines, un flot de bêtes légères, encore effarées par la lutte, regardait boire les mammouths. Les Oulhamr les contemplaient aussi, dans la stupeur d’un des grands épisodes de la nature. Et Naoh, comparant les bêtes souveraines à Nam et à Gaw, les bras grêles, les jambes minces, les torses étroits, aux pieds rudes comme des chênes, aux corps hauts comme des rochers, concevait la petitesse et la fragilité de l’homme, l’humble vie errante qu’il était sur la face des savanes. Il songeait aussi aux lions jaunes, aux lions géants et aux tigres qu’il rencontrerait dans la forêt prochaine et sous la griffe desquels l’homme ou le cerf élaphe sont aussi faibles qu’un ramier dans les serres d’un aigle.
Chapitre 3
Dans la caverne

C’était vers le tiers de la nuit. Une lune blanche comme la fleur du liseron sillait le long d’un nuage. Elle laissait couler son onde sur la rivière, sur les rocs taciturnes, elle fondait une à une les ombres de l’abreuvoir. Les mammouths étaient repartis ; on n’apercevait, par intervalles, qu’une bête rampante ou quelque hulotte sur ses ailes de silence. Et Gaw, dont c’était le tour de garde, veillait à l’entrée de la caverne. Il était las ; sa pensée, rare et fugitive, ne s’éveillait qu’aux bruits soudains, aux odeurs accrues ou nouvelles, aux chutes ou aux tressauts du vent. Il vivait dans une torpeur où tout s’engourdissait, sauf le sens du péril et de la nécessité. La fuite brusque d’un saïga lui fit dresser la tête. Alors il entrevit, de l’autre côté de la rivière, sur la cime abrupte de la colline, une silhouette massive qui marchait en oscillant. Les membres pesants et toutefois souples, la tête solide, effilée aux mâchoires, quelque bizarre apparence humaine, décelaient un ours. Gaw connaissait l’ours des cavernes, colosse au front bombé qui vivait pacifiquement dans ses repaires et sur ses terres de pâture, plantivore que la famine seule induisait à se nourrir de chair. Celui qui s’avançait ne semblait pas de cette sorte. Gaw en fut assuré lorsqu’il se silhouetta dans le clair de lune : le crâne aplati, avec un pelage grisâtre, il avait une allure où l’Oulhamr reconnut l’assurance, la menace et la férocité des bêtes carnassières ; c’était l’ours gris, rival des grands félins.

Gaw se souvint des légendes rapportées par ceux qui avaient voyagé sur les terres hautes. L’ours gris terrasse l’aurochs ou l’urus et les transporte plus aisément que le léopard ne transporte une antilope. Ses griffes peuvent ouvrir d’un seul coup la poitrine et le ventre d’un homme ; il étouffe un cheval entre ses pattes ; il brave le tigre et le lion fauve ; le vieux Goûn croit qu’il ne cède qu’au lion géant, au mammouth, au rhinocéros.

Le fils du Saïga ne ressentit pas la crainte subite qu’il eût ressentie devant le tigre. Car, ayant rencontré l’ours des cavernes, il l’avait jugé insoucieux et bénévole. Ce souvenir le rassura d’abord ; mais l’allure du fauve parut plus équivoque à mesure que se précisait sa silhouette, si bien que Gaw recourut au chef.

Il n’eut qu’à lui toucher la main ; la haute stature s’éleva dans l’ombre :

« Que veut Gaw ? » dit Naoh en surgissant à l’entrée de la caverne.

Le jeune nomade tendit la main vers le haut de la colline ; la face du chef se consterna :

« L’Ours Gris ! »

Son regard examinait la caverne. Il avait eu soin d’assembler des pierres et des branchages ; quelques blocs étaient à proximité, qui pouvaient rendre l’entrée très difficile. Mais Naoh songeait à fuir, et la retraite n’était possible que du côté de l’abreuvoir. Si l’animal rapide, infatigable et opiniâtre se décidait à poursuivre, il atteindrait presque à coup sûr les fugitifs. L’unique ressource serait de se hisser sur un arbre : l’ours gris ne grimpait pas. En revanche, il était capable d’attendre un temps indéfini, et l’on ne voyait à proximité que des arbres aux branches menues.

Le fauve avait-il vu Gaw, accroupi, confondu avec les blocs, attentif à ne faire aucun mouvement inutile ? Ou bien était-il l’habitant de la caverne, revenu après un long voyage ? Comme Naoh songeait à ces choses, l’animal se mit à descendre la pente roide. Quand il eut atteint un terrain moins incommode, il leva la tête, flaira l’atmosphère moite et prit son trot. Un instant, les deux guerriers crurent qu’il s’éloignait. Mais il s’arrêta en face de l’endroit où la corniche était accessible : toute retraite devenait impraticable. À l’amont, la corniche s’interrompait, la roche étant à pic ; à l’aval, il fallait fuir sous les yeux de l’ours : il aurait le temps de passer l’étroite rivière et de barrer la route aux fugitifs. Il ne restait qu’à attendre ou le départ du fauve, ou l’attaque de la caverne.

Naoh éveilla Nam, et tous trois se mirent à rouler des blocs.

Après quelque hésitation, l’ours se décidait à passer la rivière. Il aborda posément et grimpa sur la corniche. À mesure qu’il approchait, on voyait mieux sa structure musculeuse ; parfois ses dents étincelaient au clair de lune. Nam et Gaw grelottèrent. L’amour de vivre gonflait leurs cœurs ; l’instinct de la faiblesse humaine pesait sur leur souffle ; leur jeunesse palpitait comme elle palpite dans la poitrine craintive des oiseaux. Naoh lui-même n’était pas tranquille. Il connaissait l’adversaire ; il savait qu’il lui faudrait peu de temps pour donner la mort à trois hommes. Et sa peau épaisse, ses os de granit étaient presque invulnérables à la sagaie, à la hache et à l’épieu.

Cependant, les nomades achevaient d’empiler les blocs ; bientôt il ne demeura qu’une ouverture vers la droite, à hauteur d’homme. Quand l’ours fut proche, il secoua sa tête grondante et regarda, interloqué. Car s’il avait flairé les hommes, entendu le bruit de leur travail, il ne s’attendait pas à voir clos le gîte où il avait passé tant de saisons ; une obscure association se fit dans son crâne, entre la fermeture du repaire et ceux qui l’occupaient. D’ailleurs, reconnaissant l’odeur d’animaux faibles, dont il comptait se repaître, il ne montra aucune prudence. Mais il était perplexe.

Il s’étirait au clair de lune, bien à l’aise dans sa fourrure, étalant son poitrail argenté et balançant sa gueule conique. Puis il s’irrita, sans raison, parce qu’il était d’humeur morose, brutale, presque étranger à la joie, et poussa de rauques clameurs. Impatient alors, il se dressa sur ses pieds arrière ; il parut un homme immense et velu, aux jambes trop brèves, au torse démesuré. Et il se pencha vers l’ouverture demeurée libre.

Nam et Gaw, dans la pénombre, tenaient leurs haches prêtes ; le fils du Léopard élevait sa massue : on s’attendait que la bête avancerait les pattes, ce qui permettrait de les entailler. Ce fut l’énorme crâne qui se projeta, le front feutré, les lèvres baveuses et les dents en pointes de harpon. Les haches s’abattirent, la massue tournoya, impuissante à cause des saillies de l’ouverture ; l’ours mugit et recula. Il n’était pas blessé : aucune trace de sang ne rougissait sa gueule ; l’agitation de ses mâchoires, la phosphorescence de ses prunelles annonçaient l’indignation de la force offensée.

Toutefois il ne dédaigna pas la leçon ; il changea de tactique. Animal fouisseur, doué d’un sens affiné des obstacles, il savait qu’il vaut parfois mieux les abattre que d’affronter une passe dangereuse. Il tâta la muraille, il la poussa : elle vibrait aux pesées.

La bête, augmentant son effort, travaillant des pattes, de l’épaule, du crâne, tantôt se précipitait contre la barrière, tantôt l’attirait de ses griffes brillantes. Elle l’entama et, découvrant un point faible, elle la fit osciller. Dès lors, elle s’acharna au même endroit, d’autant plus favorable que les bras des hommes se trouvèrent trop courts pour y atteindre. D’ailleurs, ils ne s’attardèrent pas à des efforts inutiles : Naoh et Gaw, arc-boutés en face de l’ours, parvinrent à arrêter l’oscillation, tandis que Nam se penchait par l’ouverture et surveillait l’œil de la bête, où il projetait de lancer une flèche. Bientôt l’assaillant perçut que le point faible était devenu inébranlable. Ce changement incompréhensible, qui niait sa longue expérience, le stupéfia et l’exaspéra. Il s’arrêta, assis sur son derrière ; il observa la muraille ; il la flaira ; et il secouait la tête avec un air d’incrédulité. À la fin, il crut s’être abusé ; il retourna vers l’obstacle, donna un coup de patte, un coup d’épaule et, constatant que la résistance persistait, il perdit toute prudence et s’abandonna à la brutalité de sa nature.

L’ouverture libre l’hypnotisa ; elle parut la seule voie franchissable ; il s’y jeta éperdument. Un trait siffla et le frappa près de la paupière, sans ralentir l’attaque, qui fut irrésistible. Toute la machine impétueuse, la masse de chair où le sang roulait en torrent, rassembla ses énergies : la muraille croula.

Naoh et Gaw avaient bondi vers le fond de la caverne ; Nam se trouva dans les pattes monstrueuses. Il ne songeait guère à se défendre ; il fut semblable à l’antilope atteinte par la grande panthère, au cheval terrassé par le lion : les bras étendus, la bouche béante, il attendait la mort, dans une crise d’engourdissement. Mais Naoh, d’abord surpris, reconquit l’ardeur combative qui crée les chefs et soutient l’espèce. De même que Nam s’oubliait dans la résignation, lui s’oublia dans la lutte. Il rejeta sa hache, qu’il jugeait inutile ; il prit à deux mains la massue de chêne, pleine de nœuds.

La bête le vit venir. Elle différa d’anéantir la faible proie qui palpitait sous elle ; elle éleva sa force contre l’adversaire, pattes et crocs projetés en foudre, tandis que l’Oulhamr abaissait sa massue. L’arme arriva la première. Elle roula sur la mâchoire de l’ours ; l’une des pointes toucha les narines. Le coup, frappé de biais et peu efficace, fut si douloureux que la brute ploya. Le deuxième coup du nomade rebondit sur un crâne indestructible. Déjà l’immense bête revenait à elle et fonçait frénétiquement, mais l’Oulhamr s’était réfugié dans l’ombre, devant une saillie de la roche : au moment suprême, il s’effaça ; l’ours cogna violemment le basalte. Tandis qu’il trébuchait, Naoh revenait en oblique et, avec un cri de guerre, abattit la massue sur les longues vertèbres. Elles craquèrent ; le fauve, affaibli par le choc contre la saillie, oscilla sur sa base et Naoh, ivre d’énergie, écrasa successivement les narines, les pattes, les mâchoires, tandis que Nam et Gaw ouvraient le ventre à coups de hache.

Lorsque enfin la masse cessa de panteler, les nomades se regardèrent en silence. Ce fut une minute prodigieuse. Naoh apparut le plus redoutable des Oulhamr et de tous les hommes, car ni Faouhm ni Hoo, fils du Tigre, ni aucun des guerriers mystérieux dont Goûn-aux-Os-Secs rappelait la mémoire n’avaient abattu un ours gris à coups de massue. Et la légende se grava dans le crâne des jeunes hommes pour se transmettre aux générations et grandir leurs espérances, si Nam, Gaw et Naoh ne périssaient point à la conquête du Feu.
Chapitre 4
Le lion géant et la tigresse

Une lune avait passé. Depuis longtemps, Naoh, avançant toujours vers le sud, avait dépassé la savane ; il traversait la forêt. Elle semblait interminable, entrecoupée par des îles d’herbes et de pierres, des lacs, des mares et des combes. Elle dévalait lentement, avec des remontées inattendues, en sorte qu’elle produisait toutes les sortes de plantes, toutes les variétés de bêtes. On pouvait y rencontrer le tigre, le lion jaune, le léopard, l’Homme-des-Arbres, qui vivait solitaire avec quelques femelles, et dont la force surpassait celle des hommes ordinaires, l’hyène, le sanglier, le loup, le daim, le cerf élaphe, le chevreuil, le mouflon. Le rhinocéros y traînait sa lourde cuirasse ; peut-être même y eût-on découvert le lion géant, devenu excessivement rare, son extinction ayant commencé depuis des centaines de siècles.

On trouvait aussi le mammouth, ravageur de la forêt, broyeur de branches et déracineur d’arbres, dont le passage était plus farouche que l’inondation et le cyclone.

Sur ce territoire redoutable, les nomades découvrirent la nourriture en abondance ; eux-mêmes se savaient une proie pour les mangeurs de chair. Ils marchaient avec prudence, en triangle, de manière à commander le plus grand espace possible. Leurs sens précis pouvaient, pendant le jour, les préserver des embûches. D’ailleurs, leurs ennemis les plus funestes ne chassaient guère que dans les ténèbres. Le jour, ils n’avaient pas le regard aussi prompt que les hommes ; et leur odorat n’était pas comparable à celui des loups. Ceux-ci eussent été les plus difficiles à dépister : mais, dans la forêt bien pourvue, ils ne songeaient guère à traquer des animaux aussi menaçants que les Oulhamr. Parmi les ours, le plus puissant, le colosse des cavernes, ne chassait pas, à moins d’être tourmenté par la famine. Herbivore, il trouvait dans le terroir de quoi assouvir, pacifiquement, sa voracité. Et l’ours gris, qui ne rôdait qu’accidentellement en dehors des régions fraîches, se décelait à distance.

Toutefois, les journées étaient pleines d’alertes et les nuits terrifiantes. Les Oulhamr choisissaient avec soin les lieux de refuge ; ils s’arrêtaient longtemps avant la chute du jour. Souvent ils se réfugiaient dans un creux ; d’autres fois ils reliaient des blocs ou bien, s’abritant dans un fourré profond, ils semaient des obstacles sur leur passage ; certains soirs ils choisissaient quelques arbres très rapprochés, où ils se fortifiaient.

Plus que tout, l’absence du Feu les faisait souffrir. Par les nuits sans lune, il leur semblait entrer pour toujours dans les ténèbres ; elles pesaient sur leur chair, elles les engloutissaient. Chaque soir, ils guettaient la futaie, comme s’ils allaient voir la flamme étinceler dans sa cage et grandir en dévorant les branches mortes : ils ne discernaient que les étincelles perdues des étoiles ou les yeux d’une bête ; leur faiblesse les accablait et l’immensité cruelle. Peut-être eussent-ils moins souffert dans la horde, avec la foule palpitant autour d’eux ; dans la solitude interminable, leurs poitrines semblaient rétrécies.

La forêt s’ouvrit. Tandis que le pays des arbres continuait à remplir le couchant, une plaine s’étendit à l’est, partie savane et partie brousse, avec quelques îlots d’arbres. L’herbe défendait son étendue contre les grands végétaux, aidée par les urus, les aurochs, les cerfs, les saïgas, les hémiones et les chevaux, qui broutaient les jeunes pousses. Enveloppée de peupliers noirs, de saules cendrés, de trembles, d’aulnes, de joncs et de roseaux, une rivière coulait vers l’orient. Quelques pierres erratiques se bosselaient en masses roussâtres ; et, quoiqu’il fît grand jour encore, les ombres longues dominaient les rais du soleil. Les nomades considéraient le terroir avec méfiance : il devait y passer beaucoup de bêtes, à l’heure où finit la lumière. Aussi se hâtèrent-ils de boire. Puis ils explorèrent le site. La plupart des pierres erratiques, étant solitaires, ne pouvaient pas servir ; quelques-unes, en groupes, auraient demandé un long travail de fortification. Et ils se décourageaient, prêts à retourner dans la forêt, lorsque Nam avisa des blocs énormes, très rapprochés, dont deux se touchaient par leurs sommets, et qui limitaient une cavité avec quatre ouvertures. Les trois premières admettaient l’accès de bêtes plus petites que l’homme – des loups, des chiens, des panthères. La quatrième pouvait livrer passage à un guerrier de forte stature, pourvu qu’il s’aplatît contre le sol ; elle devait être impraticable aux grands ours, aux lions et aux tigres.

Au signe de leur compagnon, Naoh et Gaw accoururent. Ils craignirent d’abord que le chef ne pût se glisser dans le refuge. Mais Naoh, s’allongeant sur l’herbe et tournant la tête, entra sans effort ; il ressortit de même. En sorte qu’ils se trouvèrent avoir un abri plus sûr que tous ceux qui les avaient reçus auparavant, car les blocs étaient si lourds et si durement incrustés qu’un troupeau de mammouths n’aurait pu les disjoindre. L’espace ne manquait point : dix hommes y eussent tenu à l’aise.

La perspective d’une nuit parfaite réjouit les nomades. Pour la première fois depuis leur départ, ils pourraient se rire de tous les carnivores. Ils mangèrent la viande crue d’un faon, avec des noix cueillies dans la forêt, puis ils se remirent à scruter le territoire. Quelque élaphe, quelque chevreuil filaient vers l’eau ; des corbeaux s’élevaient avec un cri de guerre ; un aigle planait à la hauteur des nuages. Puis un lynx bondit à la poursuite d’une sarcelle, un léopard rampa furtivement parmi les saules.

L’ombre s’allongeait encore. Elle couvrit bientôt la savane ; le soleil tombait derrière les arbres, tel un immense brasier circulaire, et le temps fut proche où la vie carnivore allait dominer les solitudes. Rien ne l’annonçait encore. Il se faisait un bruit innocent de passereaux ; solitaires ou par bandes, ils lançaient vers le soleil leur hymne rapide, hymne de regr

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onelawforall
Commentaire Nº110 - 3/7/2009 - 13:00
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Enveloppe
Commentaire Nº111 - 3/7/2009 - 13:06

Aux administrateurs : oui oui, c’est bien moi l’Enveloppe que vous connaissez depuis l’année dernière (cela sera prouvé rapidement par mes posts si nécessaire…). Mon adresse e-mail étant invalide je ne pouvais pas me mettre de Gravatar, donc, pour en mettre un, j’ai dû créer une nouvelle adresse.

J’espère que l’image vous plaît ! :mrgreen:

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Tskvi
Commentaire Nº112 - 3/7/2009 - 13:11

Le Guen Commentaire Nº105 – 3/7/2009 – 10:01

(la flotte d’un coté, un parc de l’autre)

C’est ce qui vous manquerait ici. Il n’y a pas d’eau, pas de rivières. C’est un continent aride. On s’y fait. Mais une rivière à deux pas de chez soi, les libellules… ça me manque. Des petites bêtises comme ça. Ça vous fout le mal du pays.

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sainte Rita
Commentaire Nº113 - 3/7/2009 - 13:11

Bon business la Shoah, les droits du livre Le journal de Gøbbels sont reversés aux victimes de la Shoah…

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Van
Commentaire Nº114 - 3/7/2009 - 13:45

La Californie en cessation de paiement. L’état le plus riche des états unis, désormais en faillite.

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Bebert
Commentaire Nº115 - 3/7/2009 - 13:51

Marseille: grenade dans un commissariat
AFP
03/07/2009 | Mise à jour : 13:35 | Ajouter à ma sélection
Le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a “fermement condamné” aujourd’hui le jet d’une grenade devant le commissariat du 3e arrondissement de Marseille, qui a provoqué des dégâts sur plusieurs véhicules et la porte de l’école voisine jeudi soir, un acte qui aurait “pu tuer”. “Je condamne fermement cet acte inacceptable, qui aurait pu tuer ou blesser”, a déclaré le ministre de l’Intérieur dans un communiqué.

Il indique avoir “dès à présent mobilisé la direction interrégionale de la PJ de Marseille, en particulier le police technique et scientifique, afin de retrouver au plus vite les auteurs de cet acte, les interpeller et les déférer à la justice”. Vers 23HOO, selon les premières investigations, une grenade offensive a été lancée devant le commissariat du 3e arrondissement, dans la cité populaire Félix Pyat.

L’explosion de l’engin a soufflé les vitres de plusieurs véhicules et criblé de billes de plomb la porte de l’école voisine. Une enquête a été ouverte vendredi par le parquet de Marseille, qui l’a confiée à la brigade criminelle de la Dipj de Marseille.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/07/03/01011-20090703FILWWW00355-marseille-grenade-dans-un-commissariat.php

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Esunsis
Commentaire Nº116 - 3/7/2009 - 14:07

@Leon D

L’identité nationale et régionale oui, mais depuis Los Angeles, lol.

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français2souches
Commentaire Nº117 - 3/7/2009 - 15:52
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ArZent
Commentaire Nº118 - 3/7/2009 - 18:01

Algérie: Pas de chrétiens dans les cimetières.

Levée de boucliers à Oran suite à l’enterrement d’un chrétien dans un cimetière musulman

L’enterrement d’un chrétien dans un cimetière musulman à Aïn Turk près d’Oran, dans l’ouest algérien, cette semaine a provoqué la réprobation et la colère de la population locale.

http://fr.novopress.info/22985/algerie-pas-de-chretiens-dans-les-cimetieres/

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iskander
Commentaire Nº120 - 3/7/2009 - 18:58

La Question du jour

Qui a dit :

«Nous nous sommes fait enculer par des Arabes. Nous en sommes fiers et nous recommencerons !»

«Nos trous du cul sont révolutionnaires !»

«On n’est jamais trop pédé.»

«Garez vos culs, voilà les pédés.»

Source sur demande…

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pakc
Commentaire Nº121 - 3/7/2009 - 19:40

Le constat est par ailleurs accablant quand Janet Kellen, présidente de la Réserve fédérale de San Francisco, assène dans les pages du quotidien que “le chômage demeurera terriblement élevé pour plusieurs années”. Les Echos affirment même que le taux de chômage dépassera les 10% d”ici la fin de l’année. Entre état d’urgence budgétaire et ses 14,7 millions de chômeurs actuels, les Etats-Unis dépriment et le plan Obama, devant créer 600.000 emplois, peine à trouver ses marques. The International Herald Tribune dit bien qu’il n’y a à l’heure actuelle absolument rien qui puisse mener vers une possible reprise. Selon le quotidien, il s’agit de la première crise, depuis la Grande Dépression de 1929, parvenant à éliminer tous les emplois créés par le précédent cycle économique. Sans emploi, il n’y a ni de salaires ni consommation, certains salaires d’actifs étant même directement concernés par la montée du chômage. Face à ce marasme économique, les Bourses mondiales réagissent très mal, le CAC 40 en tête de liste perdant 3,13% en clôture hier, toutes ses valeurs étant en baisse, suivi par Wall Street à 2,63%. Le plus dur reste à venir et les entreprises n’ont pour le moment aucune confiance en leur avenir comme en témoigne la réduction des masses salariales. Les Echos confirment cette tendance en ajoutant que les investisseurs “ont brutalement accéléré leurs prises de bénéfices”, signe que la sortie de crise est encore loin. The Financial Times apporte la seule satisfaction de la journée en la personne du président Obama qui vient de réaffirmer toute sa confiance en une guérison prochaine de l’économie. [pouvoir de marabout ?]

http://www.challenges.fr/actualites/finance_et_marches/20090703.CHA5183/un_courtier_en_petrole_victime_dechanges_non_autorises.html

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Jobert
Commentaire Nº122 - 3/7/2009 - 20:49

Dites, vous saviez que les enfants de Fredéric Mitterand s’appellent :

- Mathieu
- Said
- et Jihed ?

Suprenant. :/

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DeZeNal
Commentaire Nº125 - 3/7/2009 - 22:03
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Roger
Commentaire Nº126 - 3/7/2009 - 22:29

LCI 22h10 France > SNCF – Cinq blessés dans le déraillement d’un train près de Limoges

21h49 France > Faits-divers – Un train de voyageurs a déraillé au sud de Limoges, selon la SNCF

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Marbot
Commentaire Nº127 - 3/7/2009 - 22:39

Une librairie du XVIIème arrondissement de Paris, connue pour son engagement en faveur de la cause palestinienne, a été saccagée cet après-midi, a constaté un journaliste de l’AFP.Interrogés, les propriétaires de la librairie ont mis en cause un groupe de la Ligue de défense juive, organisation sioniste réputée pour ses actions violentes.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/07/03/01011-20090703FILWWW00423-une-librairie-pro-palestinienne-saccagee.php

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Marbot
Commentaire Nº128 - 3/7/2009 - 23:08

A quelques semaines de la publication en anglais du livre, un chroniqueur de la chaine ultraconservatrice Fox News appelle à lire ce texte dangereux afin de «connaître l’ennemi».
http://www.liberation.fr/brut-de-net/06011086-fox-news-fait-de-la-pub-pour-l-insurrection-qui-vient

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Léonidas
Commentaire Nº129 - 3/7/2009 - 23:25

Pierre Vial interviewé par Génération FA8

Cette semaine nous recevons Pierre Vial. Il est président de l’association Terre et Peuple. Ancien membre du Front National, ayant participé également à la fondation du GRECE, Pierre Vial avec cet entretien fait le point sur son engagement politique et associatif. Il anime aussi, Europe-Identité qui est un centre d’analyses et de formations politiques. Il nous présente ses vues, ses idées et expose clairement les raisons de son engagement.

Nous le remercions d’avoir répondu à nos questions.

GENERATION FA8 : Bonjour. Serait-il possible de vous présenter en quelques mots ? Pourriez-vous exposer les points saillants de votre engagement politique ?

PV : Né le 25 décembre (eh oui !) 1942, je me suis engagé au printemps 1958 dans les rangs de Jeune Nation. J’ai participé aux combats, officiels (Fédération des Etudiants Nationalistes) et clandestins pour l’Algérie Française. Ensuite Europe-Action (et le passage d’un nationalisme français à un nationalisme européen) puis le choix, en 1968, d’un travail métapolitique avec le GRECE, fondé avec une dizaine de camarades. J’en ai été le secrétaire général de 1978 à 1984. En 1987 j’ai adhéré au Front National (choix très mal vu par Alain de Benoist et ses fidèles, d’où mon divorce avec la Nouvelle Droite, dont les nouvelles orientations, en rupture avec la ligne initiale, ne me convenaient pas). Elu conseiller municipal FN de Villeurbanne ( 2e ville du Rhône, avec 130 000 habitants) de 1989 à 2006, j’ai été par ailleurs conseiller régional de Rhône-Alpes de 1992 à 2004. Membre du Bureau Politique du FN depuis le congrès de Strasbourg, j’ai été de ceux qui ont organisé la scission de 1998, avant d’être vite déçu par Mégret (j’ai rompu avec lui lorsqu’il a refusé de s’engager à ne pas appeler à voter Chirac). En 1995 j’ai fondé Terre et Peuple et j’ai rejoint récemment la direction de la Nouvelle Droite populaire, sur proposition de mon vieil ami Robert Spieler.

GENERATION FA8 : Récemment, vous avez adhéré à la NDP. Si le PDF ou le FN vous avaient par exemple proposé de les rejoindre, quelle aurait été votre réponse et pour quelles raisons ?

PV : J’ai la plus grande estime pour Carl Lang, j’ai incité les membres de Terre et Peuple à l’aider au cours de sa campagne pour les Européennes et j’espère bien voir naître une structure fédérant, d’une façon souple préservant l’autonomie des parties prenantes, la NDP, le PDF, le MNR et, autant que possible, d’autres organisations. Je contribuerai le mieux possible à un tel projet car je crois que le temps des structures monolithiques, n’existant que par et pour un homme (ou une femme…), est fini. Ce dernier point vous donne ma réponse concernant le FN.

GENERATION FA8 : Les perspectives d’avenir sont bien sombres pour notre pays et notre civilisation. Les statistiques économiques, démographiques ne plaident pas en notre faveur. Avez-vous encore de l’espoir que la situation s’inverse ? D’ailleurs comment la chose est-elle possible ?

PV : Maurras disait qu’en politique le désespoir est une bêtise absolue et il avait, sur ce point comme sur bien d’autres, raison. Ceci étant, la situation n’incite pas à l’optimisme. La crise financière et économique, qui démontre la nocivité intrinsèque du libéralisme capitaliste, fait beaucoup de dégâts et beaucoup de victimes et nous n’avons peut-être pas encore vécu le pire… Mais je fais partie de ceux qui considèrent que l’économisme – c’est à dire le fait de placer l’économie comme agent directeur de l’évolution des sociétés humaines, ce qui est le propre aussi bien du libéralisme que du marxisme – est une erreur fondamentale, l’économie étant un outil, certes indispensable mais qu’un pouvoir politique digne de ce nom utilise le mieux possible au lieu d’être utilisé par lui, comme c’est le cas aujourd’hui. Le problème est tout différent avec la démographie, qui est une clé majeure de l’Histoire. Mais il revient là encore à un pouvoir politique compétent d’impulser et de gérer une politique nataliste. Les peuples sans enfants, ou avec trop peu d’enfants, sont condamnés à être submergés par les peuples prolifiques. Ceci étant, je partage le point de vue souvent exprimé par Dominique Venner dans la Nouvelle Revue d’Histoire : l’Histoire n’est jamais écrite à l’avance, elle est ouverte, tout reste toujours possible. A condition qu’il y ait une volonté. Car, comme chacun sait, là où il y a une volonté, il y a un chemin. Comme vient de le rappeler, mot pour mot, Mgr Fellay, qui incarne une fidélité pour laquelle j’ai beaucoup de respect, ce qui n’étonnera que les imbéciles.

GENERATION FA8 : Tout le monde sait que vous êtes païen. Pourtant, nous vous avons vu récemment à Saint-Nicolas du Chardonnet pour honorer la mort d’un camarade parti trop tôt. L’effort que vous avez fait vous illustre. Cependant, les responsables politiques de notre famille de pensée peuvent-ils être capables de faire des compromis ou de mettre de l’eau dans leur vin, afin de se parler pour savoir ce qu’il est possible de construire ensemble ?

PV : Je ferai encore référence à Maurras en parlant du nécessaire compromis nationaliste. Qui repose sur l’impératif de grouper toutes les forces disponibles pour faire face au péril mortel pour notre culture et notre civilisation que représente l’immigration-invasion. Pour utiliser une image simple, quand la maison brûle tous les pompiers sont les bienvenus. Comme j’attache de l’importance à mettre en concordance ses paroles et ses actes, j’ai travaillé sans état d’âme, dans les années 1990, avec de célèbres catholiques de tradition : au FN je travaillais en tandem avec Bernard Antony pour la formation des cadres et j’ai collaboré à Présent en donnant quelques articles à Jean Madiran. J’ai été heureux de converser avec Dom Gérard au Barroux. Je conçois que cela perturbe les a priori de certains mais je n’ai jamais eu de goût pour le sectarisme.

GENERATION FA8 : L’islamisation de notre société est un fait qu’il est difficile de nier. Comment faire pour la combattre ? De même, peut-on être un musulman et Français selon vous ?

PV : L’islamisation est un phénomène de guerre culturelle. Quoi qu’en disent ceux qui refusent de voir en face les évidences, le choc des civilisations est une réalité. On ne peut lutter contre une conception du monde qu’en lui opposant une autre conception du monde (illustration : la place et le rôle reconnus à la femme dans une société…). Islam et culture européenne ne sont pas compatibles.

GENERATION FA8 : Une partie non négligeable de la mouvance nationale voit dans l’islam la principale menace pour la France et l’Europe. Or, dans un système républicain, la religion est affaire privée et ne peut donc être un danger pour le bon fonctionnement de l’Etat. Qu’est ce qui fait la différence entre l’islam et les autres religions implantées depuis beaucoup plus longtemps en Europe ?

PV : L’islam est une religion conquérante : le monde entier doit être, un jour ou l’autre, soumis à la loi d’Allah. Laquelle doit régir tous les actes de l’individu au sein d’une société formatée par les diktats coraniques. L’islam n’est donc pas, ne peut être un simple choix de vie privée puisqu’il s’impose sur le terrain public. Les jobards (ou les complices) qui parlent d’un islam tolérant veulent faire oublier le vieux principe musulman : la main que tu ne peux trancher, baise-la. En attendant le jour où…

GENERATION FA8 : Loin d’un « choc des civilisations » ou une affaire de voile, peut-on raisonnablement penser que les différents peuples européens acceptent de fait d’abandonner leurs prérogatives au profit de coutumes venues des quatre coins du monde ? Comment se fait-il que les différents peuples européens ne rejettent pas massivement des contraintes insupportables imposées par les différents gouvernements œuvrant pour le mondialisme ?

PV : Les Européens sont victimes du conditionnement mental très efficace, qui commence dès l’école maternelle et se poursuit en particulier par le biais des media, en faveur de « l’ouverture à l’autre », le devoir de tolérance, l’impératif de la repentance. Tout cela au nom des « droits de l’homme », religion dont les zélotes ont pour but de faire tomber les défenses immunitaires du mental européen pour le formater à leur guise. Compte tenu des moyens dont disposent ces gens, qui contrôlent toutes les formes de pouvoir (politique, social, économique, culturel) il n’est pas étonnant qu’ils aient réussi à prendre en main beaucoup d’Européens, déboussolés, décervelés, désarmés.

GENERATION FA8 : Dans une perspective d’union des forces nationales, le Front National aurait-il sa place dans cette reconstruction à venir ? De même que pensez-vous des Assises du renouveau national et identitaire proposées par la NDP ? Le Bloc Identitaire et ses nombreux mouvements satellites auraient-ils leur place ?

PV : Les Assises prévues par la NDP seront une excellente occasion de faire le point sur le projet d’union des forces nationales. Nous tendons et nous tendrons la main à tous. Nous verrons bien qui voudra la prendre. La place du FN dans une telle perspective dépendra de Marine Le Pen puisque c’est elle qui, à l’évidence, va recevoir l’héritage paternel. Quant au Bloc, beaucoup de ses militants sont sur la même longueur d’onde que nous, au point qu’un certain nombre d’entre eux sont à la fois membre du Bloc et de Terre et Peuple, ce que je trouve très bien. Il n’y a donc pas de problème à la base. Par contre, chaque fois que j’ai tendu la main à Fabrice Robert, Vardon et Roudier, je n’ai eu aucune réponse (sinon indirecte, par le biais d’un tel qui a dit à un tel, etc, car ces gens ne disent jamais en face ce qu’ils pensent, sur le thème « Vial est trop extrémiste (sic), d’ailleurs Terre et Peuple ne représente rien (resic) et de toutes façons nous sommes les meilleurs, tous les autres sont des crétins). C’est évidemment bien dommage, car ce sectarisme fait , objectivement, le jeu de nos ennemis, qui redoutent pardessus tout l’union des forces nationales.

GENERATION FA8 : Comment concilier les diverses tendances des résistants au système mondialiste. Certains ne sont plus attachés à la France en tant que nation, d’autres si. Il y a des républicains, des monarchistes et des régionalistes autonomistes. Il y a des catholiques, des athées, des protestants et des païens… Dans ces conditions, l’idée d’un compromis est-elle possible voire souhaitable dans le but de travailler tous ensemble ?

PV : Bien sûr, comme je l’ai dit plus haut, le compromis nationaliste est la condition sine qua non pour que notre camp ait une chance de mettre en œuvre le seul programme d’action qui s’impose aujourd’hui : face à l’invasion, résistance et reconquête. Sous ce drapeau doivent se retrouver au coude à coude, en oubliant une bonne fois pour toutes l’esprit de chapelle, tous ceux qui veulent que leurs enfants et petits-enfants aient encore un avenir digne d’être vécu sur notre terre. Tout le reste est littérature. Evidemment, pour cela, il faut un peu d’intelligence et beaucoup de courage…

GENERATION FA8 : Etes-vous d’accord avec cette phrase : L’Europe est une civilisation grecque, latine et chrétienne ?

PV : J’ajouterai la composante germanique, celtique et slave. Quant à la part chrétienne, elle est une donnée de l’Histoire qu’il serait absurde de nier. Il faudrait pouvoir préciser un certain nombre de choses – mais ce seraient de trop longs développements – sur le fait que le christianisme, né dans un milieu juif, s’est européanisé dès la fin de l’Antiquité pour s’implanter en Europe, en utilisant un syncrétisme intelligent avec les religions qui l’ont précédé sur le sol européen. Syncrétisme remis en cause avec l’évolution moderniste ayant abouti à Vatican II.

http://www.generationfa8.com/annonces.php

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Islam-a-bad ?
Commentaire Nº130 - 3/7/2009 - 23:45

Non, la priorité ce n’est pas la crise économique sans précédent.

Non, la priorité ce n’est pas non plus la mort lente de l’occident par l’immigration invasion, ni la disparition, peut-être à jamais, de l’unique race créatrice dont dépend exclusivement l’avenir de l’humanité.

Non, la priorité, pour la soi-disant conscience humaine, ce n’est pas le sort des palestiniens du ghetto de Gaza, ni la faim, ni la misère dans le monde.

Mais la priorité, pour la bonne conscience humaine, c’est l’extradition depuis l’Amérique vers l’Allemagne d’un nazi présumé (sic) de 89 ans pour le juger ! Hé oui, il n’y a pas de prescription pour une bonne vielle propagande, surtout que c’est bientôt la fin ; marche de l’histoire oblige !

Mais on ne va tout de même pas se priver d’un tout dernier petit plaisir !

65 ans après les faits, je me demande vraiment comment les « chargés de l’affaire » vont procéder ?

Peut-être vont-ils mener une enquête de voisinage ?

Ou bien alors, s’il n’y a plus grand monde, peut-être vont-ils ouvrir les livres d’histoire pour voir ce qu’il y a d’écrit ?

Les réécrire, si besoin ?

Etablir un portrait robot ?

Comparer les empreintes papillaires ?

Des tests ADN ?

Ou alors, peut-être, vont-ils le torturer pour avoir des aveux ?

Et si il est trop récalcitrant, l’assassiner en prétextant un suicide ou une maladie (la spéciale Milosevic) ? …

Bref.

Mais, malgré tout, il y a du bon dans cette affaire…

Par son zèle, le “système” nous aide ! Il se trahit et nous montre la voie de la véritable opposition percutante et cohérente, celle qui fait mal et dont ils ont si peur …

A méditer.

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5g5eWW7Kz6YI0vSI8nOXkjG7P9Isg

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Léonidas
Commentaire Nº131 - 3/7/2009 - 23:58

« Adieu ma France… Tu n’es plus celle que j’ai connue – Général Bigeard

« Adieu ma France…

Tu n’es plus celle que j’ai connue, le pays du respect des valeurs, de l’hymne et du drapeau, le pays de la fierté d’être français.

Adieu ma France des trafics en tous genres, du chômage, de l’islamisme, de la polygamie, du laxisme, de la permissivité, de la famille décomposée…

Adieu ma France réduite à l’état d’urgence, ma France déconstruite, en guerre avec elle-même.

Je veux, néanmoins, demeurer optimiste et croire en ton sursaut.

Mais qui te sauvera ? »

Le livre testament du général Bigeard

« (…)Un homme qui saurait se mettre tout entier à son service, sans magouille, sans en retirer pour lui-même le moindre profit, mais qui se donnerait entièrement, et de façon désintéressée, au sauvetage du pays, à la relance de la France. »

Extrait de « Adieu ma France », du général Bigeard, Editions du Rocher

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Jerome
Commentaire Nº132 - 3/7/2009 - 23:59

Je suis tres content d etre un nouvel adherent des identitaires, je suivais leurs actions depuis un moment, etant d accord avec eux et en ces temps de crise et ou la destruction de notre identite s accelere,la priorite etant a l action j ai franchis le pas et les ai rejoins. Sachez que l on m a rapidement contacte pour me remercier et discuter avec moi, je suis d autant plus ravi d etre aussi bien accueilli dans ce groupe prometteur, bref j ai vu une fois encore que ce bloc grandissant etait le fait de personnes consciencieuses et honnetes, n etant pas la pour la gloire mais pour un avenir meilleur, suite a ma conversation. Desormais les identitaires peuvent compter sur moi pour mener avec eux leur noble combat.Je n ai qu un seul regret desormais: ne pas les avoir rejoint plus tot, mais il vaut mieux tard que jamais. Un dernier mot: identitaires, je compte donner le meilleur de moi meme afin de porter vos idees nobles et salvatrices car elles nous sauverons, les identitaires sont l avenir, sachez le. Hate d etre sur le terrain avec vous.
J invite aussi par ces mots a encourager les hesitants , je suis a peine adherent que l on m a de suite fait me sentir en famille et que l avenir est bien devant nous. vous n etes plus seuls, les identitaires sont la.

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Léonidas
Commentaire Nº133 - 4/7/2009 - 0:02

Constitution européenne

Ce texte, j’ai voté contre, parce qu’à mes yeux il ne répond pas à l’attente des citoyens de l’Union européenne. Je revois Chirac et Schröder, se tenant la main, se congratulant d’être les leaders de l’Europe. Or la France et l’Allemagne étaient malades. L’association de deux malades n’a jamais donné la santé !

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Léonidas
Commentaire Nº134 - 4/7/2009 - 0:02

Turquie

Pour moi, la Turquie est le prochain enjeu majeur de l’islamisme. La Turquie est une puissance en partie européenne, qui souhaite s’intégrer très rapidement à la construction politique qui lie vingt cinq États du Vieux Continent.

La Turquie, le rêve inespéré de tout islamiste. À contaminer de toute urgence ! Les grandes manœuvres ont d’ailleurs déjà commencé. On le sait, le parti au pouvoir à Ankara se définit comme « islamiste modéré ». Je ne vois pas très bien en quoi consiste un islamisme qui serait « modéré », mais enfin passons.

La Turquie, c’est le cheval de Troie du fondamentalisme pour tenir l’Europe sous sa coupe, pour faire peser sur notre continent une épée de Damoclès tellement efficace que les Européens préféreront une assimilation, lente et sournoise, à un combat qui ne semble plus à leur hauteur. Voilà pourquoi je m’oppose résolument, totalement, absolument à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne et même à l’ouverture de négociations allant dans ce sens.

Parlons en, des « négociations » !

J’aimerais que l’on m’explique comment « négocier » avec un pays qui se refuse à reconnaître officiellement l’un des États membres de l’organisation dans laquelle il aspire à entrer. Je veux parler de Chypre, bien évidemment. Comment négocier avec un État qui se refuse tout aussi obstinément à reconnaître ses responsabilités dans le génocide qui décima les Arméniens en 1915 ? Et comment négocier avec un pays qui, le plus officiellement du monde, déclare qu’il entend rejeter l’héritage laïc d’Atatürk, le fondateur de la Turquie moderne, pour lui substituer une constitution fondamentaliste ? Quand on me dit que la Turquie est « mûre » pour rejoindre l’Europe, cela me fait bondir.

L’Europe, je le crains, paiera très cher son aveuglement. Il est temps, grand temps d’arrêter de jouer avec le feu. Et plus largement, prenons toutes les mesures d’urgence pour arrêter ce cancer de l’islamisme qui gangrène le monde.

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Léonidas
Commentaire Nº135 - 4/7/2009 - 0:03

Islamisme

Oui c’est sérieux ! Très sérieux même, car le voile n’est qu’une étape, la première, pour imposer à la France, comme à tous les pays occidentaux, des conceptions qui sont radicalement étrangères à notre identité, à notre histoire et à notre culture.

On commence par le voile puis on risque de finir par accepter que certaines femmes adultères soient lapidées. À ce rythme on tolérera un jour la polygamie et, pourquoi pas, l’excision ! Eh bien, je prends le pari qu’en France, d’ici quelques années, les idolâtres du politiquement correct feront passer pour un acte de racisme insupportable le fait de refuser à des musulmans français ou vivant en France de s’adresser à des tribunaux religieux, appliquant un droit à la fois moyenâgeux et inhumain.

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Léonidas
Commentaire Nº136 - 4/7/2009 - 0:04

Immigration

Si un immigré a, bien entendu, des droits, il a aussi des devoirs et l’immigré qui ne veut pas s’intégrer à la culture de son pays d’accueil ne fait que scier la branche sur laquelle, pourtant, il veut s’asseoir. Je reviens sur ma consternation le soir du deuxième tour de l’élection présidentielle de 2002, lorsque j’ai vu une cohorte de jeunes des banlieues, issus de l’immigration maghrébine, brandir et agiter fièrement, place de la République, devant le couple Chirac, des drapeaux algérien et marocain.

Je reviens sur cet événement car cette image, en quelque sorte, résume tout. L’oubli du patriotisme et la disparition de l’identité française. Le danger que fait peser sur l’avenir de notre pays le refus de s’intégrer de millions d’immigrés, ou de leur progéniture. La perte de prestige moral d’une fonction dont le titulaire devrait pourtant être au dessus de tout soupçon. Et aussi, bien sûr, la confusion des valeurs dans un pays qui va à vau l’eau, que plus rien ne structure de manière cohérente, qui semble ne plus avoir d’avenir en tant que nation.

Je reviens également sur l’ascendant que prend, chaque jour un peu plus, l’islam dans notre pays, mais surtout l’islamisme. Qui aurait pu prévoir cela dans ma jeunesse ? Qui aurait imaginé le bouleversement de notre nation ? La nation est, pour moi, une idée essentielle, fondatrice dans la vie en commun d’un pays. On bâtit un État à partir d’un sentiment national, partagé par les habitants du pays considéré.

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Léonidas
Commentaire Nº137 - 4/7/2009 - 0:04

Terrorisme islamiste

Arrêtons-nous encore sur le problème du terrorisme islamiste : L’Europe, l’Europe des 25, croit être une forteresse imprenable, tellement bien défendue qu’aucun danger ne peut la menacer. Elle est fière de sa puissance économique, de sa richesse, du niveau de vie de ses habitants, de ses institutions politiques, des démocraties qui fonctionnent plutôt bien, même si évidemment beaucoup de choses sont perfectibles.

Eh bien l’Europe, ce colosse aux pieds d’argile, ce « tigre de papier » comme diraient les Chinois, se trompe. Elle est en guerre, déjà, mais elle ne veut pas le voir, elle ne veut pas le savoir. Elle se croit protégée, prémunie contre toute attaque et refuse de se confronter à la réalité des faits.

Or cette réalité, c’est qu’elle est encerclée, infiltrée. Une guerre sournoise de subversion souterraine s’insinue un peu plus chaque jour. Pour ne pas en être conscient, il faudrait être aveugle ou stupide. Faut il rappeler le nombre de réseaux islamistes qui trouvent en Europe des bases arrière accueillantes et complaisantes ? J’en ai déjà parlé dans certains chapitres précédents. Et si j’aborde à nouveau ce thème en fin de livre, c’est pour bien insister sur l’ampleur de ce danger car j’ai souvent l’impression que les Français ne veulent pas y prêter attention. Un peu la politique de l’autruche : on ne veut pas regarder en face, la menace qui plane.

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Léonidas
Commentaire Nº138 - 4/7/2009 - 0:05

Repentance

La France est la risée du monde entier. Et parmi nos attitudes, pour le moins discutables, parmi les nombreuses « repentances », comme on jargonne aujourd’hui, la plus récente vaut le détour.

C’était à Madagascar, un pays que je connais bien pour y avoir vécu lorsque je commandais les forces françaises de l’océan Indien. En visite officielle dans ce pays, en juillet 2005, Chirac a présenté les excuses de la France pour la répression musclée de l’insurrection de 1947, répression que je me refuse à qualifier de « massacres ». Cela donnait, dans le texte : « Il faut évoquer les pages sombres de notre histoire commune et avoir conscience du caractère inacceptable des répressions engendrées par les dérives du système colonial. »

Mais pourquoi aller se coucher comme ça, alors que tout le monde sait qu’il s’agissait d’une autre époque ? Pourquoi éprouver le besoin de se repentir, quand les autres ne le font pas, quand les autres, de plus, ne l’exigent pas et comprennent mieux la situation que nous ne la comprenons nous mêmes ?

La réponse du président malgache Ravalomanana en est la meilleure preuve : « C’est du passé. Je suis né en 1949, et non en 1947. Je pense à l’avenir. Ce n’est pas une source de blocage pour travailler ensemble. » (…)

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Léonidas
Commentaire Nº139 - 4/7/2009 - 0:06

Réagir

Alors, la France est elle prête à l’affrontement ?

J’ai bien peur que non. Et cela pour plusieurs raisons. La toute première, c’est que la France n’est plus une société homogène et structurée. Le corps social du pays n’est plus sain. Qu’est ce qu’un corps social sain ? Une population qui sait conserver la mémoire du passé et des combats collectifs qui ont été menés. Ce n’est plus le cas de notre pays. La transmission ne se fait plus et les commémorations les plus solennelles font plutôt rire qu’autre chose.

Qu’il s’agisse de la fête nationale, le 14 Juillet, ou du souvenir des deux guerres mondiales, le 11 novembre et le 8 mai, de la guerre d’Indochine, ou de celle d’Algérie, de moins en moins de Français se sentent concernés.

Je souhaite vivre encore dans une société française fière de ses racines et de sa spécificité. Et ce n’est pas une question de couleur de peau. C’est une question d’état d’esprit, d’attitude. Aujourd’hui, défendre l’identité française vous fait souvent suspecter d’être un suppôt du Front national, ce qui n’est absolument pas le cas en ce qui me concerne. J’ai du respect pour un Le Pen, tout comme pour Arlette Laguillier parce que tous deux sont adeptes de ma devise « Être et durer » !

La seule protection réellement efficace qui vaille, c’est de sortir la France de son inertie, de sa surdité et de son aveuglement.

Je ne cesse de l’écrire tout au long de ces pages, la France est entrée dans un processus de déliquescence. J’ai l’impression tenace que, si le cours des choses ne change pas radicalement, le pays va à sa perte. Qu’il est en voie de désagrégation et que ce n’est pas son identité seule qui est menacée, mais bel et bien jusqu’à son existence. Et je le répète, sans craindre de lasser le lecteur, la France va traverser une crise très profonde, à la fois politique, économique et surtout, morale.

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Léonidas
Commentaire Nº140 - 4/7/2009 - 0:06

C’est donc à un réarmement moral du pays que je veux appeler en rédigeant ces pages, afin de conjurer la menace qui risque de nous engloutir corps et biens. Je pourrais, sur les affaires, rédiger des livres entiers. Mais en résumé, que faut il retenir de ce constat ? Tout simplement que, pour sortir la France de sa torpeur, l’une des toutes premières conditions est de restaurer la morale publique dans le pays.

Morale publique sans laquelle rien ne peut être fait de durable, car les Français n’ont plus confiance dans les hommes qui les gouvernent actuellement. Ils les prennent pour des margoulins et croient que ces responsables politiques pensent d’abord à eux, avant de se soucier du bien commun et du sort de leurs concitoyens.

Nos dirigeants doivent être des gens propres, irréprochables, ce ne sera qu’à cette seule condition qu’on pourra au moins les écouter et les prendre au sérieux.

La démission est allée trop loin, dans tous les domaines, pour que la France n’ait pas besoin d’un choc salvateur, susceptible de lui permettre de retrouver sa vraie vocation.
« Nous sommes dans la merde, mais ce n’est pas une raison pour la remuer. » [ Marcel Bigeard ]

Bigeard toujours … A (re)lire absolument :

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Tancrède
Commentaire Nº141 - 4/7/2009 - 0:27
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fiefienix
Commentaire Nº142 - 4/7/2009 - 0:31

onelawforall
Commentaire Nº129 – 3/7/2009 – 21:35
http://www.ledauphine.com/romans-sur-isere-br/-fadela-amara-vifs-echanges-en-arabe-a-propos-de-la-burqa–@/index.jspz?article=155669

Fiefen pourrait-il nous traduire ?

————————————————

Pour la traduction j’ai demande a fiefien

L’arabe utilise des metaphores, le mot a mot est difficile

Fadela en se retournant : Qui est ce fils du mal ?
« propos ordurier a la limite de fils de pute»

Le type interloque utilise une formule d’invocation et d’apaisement « Que Dieu fasse eloigner le diable de notre conflit»
Propos d’apaisement lorsque le ton monte entre deux personnes

Cette sorciere est franchement monstrueuse et coutumiere du fait
Elle a un caniveau qui lui sert d’orifice pour insulter et manger

Je ne comprends pas a ce jour pourquoi elle ne s’est pas encore prit un parpaing dans la tronche

Maudit soit Sarkozy, c’est un fleau pour cette nation

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Colbert
Commentaire Nº143 - 4/7/2009 - 0:34

118 visites ajjourdh’hui, merci françois, j’adore gonfler mes stats ainsi :)

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fiefienix
Commentaire Nº144 - 4/7/2009 - 0:39

119 maintenant

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Colbert
Commentaire Nº145 - 4/7/2009 - 0:40

yesss

le lobbying, y’a que ça de vrai :D

(sinon, ça serait bien que tu es msn, ça bouge à ER ces jours-ci, j’aurais aimé en parler)

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fiefienix
Commentaire Nº146 - 4/7/2009 - 0:46

Je viens de signer sur msn

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Tancrède
Commentaire Nº147 - 4/7/2009 - 0:47

Dans une semaine sur Paris ! Faut se boire des canons dans les Places To Be natio !

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civitas Parisiorum
Commentaire Nº148 - 4/7/2009 - 0:56

Tancrède
Commentaire Nº148 – 4/7/2009 – 0:27

Pfffff… déprimant

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Colbert
Commentaire Nº149 - 4/7/2009 - 0:58

moi je suis à paris jusqu’au 10, tancrède

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Colbert
Commentaire Nº150 - 4/7/2009 - 0:59

(fiefenix, balance ton msn via un com de mon blog, je le lis, je le copie colle et je valide pas le com, aucune chance ainsi qu’il apparaisse)

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