L’Aio de Roso
1 juillet 2009, 22:32 | Auteur : François | |
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Chants d’Auvergne est un recueil de chants folkloriques de la région d’Auvergne mis en harmonie par Joseph Canteloube entre 1923 et 1930. L’harmonisation originale est réalisée par Canteloube pour une voix de soprane en interprétation classique. Canteloube n’a pas recherché à faire authentique.
Il commença dans les années 1900 à rassembler les airs traditionnels de l’Auvergne, du Carladez et du nord du Quercy, puis les mit en harmonie. Il continua sa collecte sur l’ensemble de la France pour publier plusieurs recueils. Canteloube permit ainsi de conserver ce patrimoine artistique qui aurait pu disparaitre lors des deux guerres mondiales et à cause de l’exode rural. Ces chants très connus ont acquis une stature internationale et sont interprétés par les plus grands chanteurs du monde.
Les chants qui sont en occitan ou langue d’Oc, couvrent une période de trois cents ans.
Exemple avec l’Aio de Roso. En première partie, l’interprétation de Martin Cayla qui correspond à ce que l’on chantait dans nos villages. En seconde partie, la même chanson revisitée par Joseph Canteloube.
Catégorie : Notre identité, Vidéo, patrimoine |
Voir également :
- Bernard de Ventadour – Can vei la lauzeta mover
- Hortefeux inaugure la mosquée de Clermont-Ferrand
- 1943 : Le Chant des partisans
- De nouvelles découvertes relancent l’intérêt d’un site gaulois en Auvergne
- 22 août 1862 : naissance de Claude Debussy
23 Commentaires

Merci pour ce post.Nos campagnes possédaient de bien jolies pierres qui en les taillant correctement deviennent de vrais joyaux.
Pour rester dans la tradition mais dans un autre style, je ne me lasse pas d’écouter ‘La fille au roi Louis ‘
“Romances & Complaintes de la France d’Autrefois”
http://passacaille.blogspot.com/2009/06/aux-marches-du-palais.html
Preuve en est, une fois de plus, que lorsqu’une “culture” est authentique, le fossé entre son versant “noble” et sa facette “populaire” est plus qu’aisément franchissable. J’aurais des milliers d’exemples.
Merci à F.Desouche.L’aigo de roso dans la version d’origine est comme je me souviens de l’avoir entendue dans mon pays d’Auvergne.La version Canteloube chantée par Kiri Te Kanawa ne s’en approche pas.Pour Savate,ce n’est pas du biniou mais de la cabrette.
Adessias Compaires.
Dauvergne,
Je n’ai pas tout saisi à la chanson; auriez-vous l’amabilité d’en traduire (ou du moins résumer) les paroles?
Merci d’avance!
Voici comme on le chantait dans le Livradois autrefois.
L’aigo de roso te fara morir pecaire
L’aigo de roso te fara morir
Te fara morir aquela aigo aquela aigo
Te fara morir aquela aigo de vin.
Fara se prononçait faro et vin:vi.Impossible de vous indiquer les accents toniques.
J’ai essayé de faire la traduction moi-même, mais j’ai du mal, il faut que je me renseigne :
L’eau de rose te fera mourir, ma pauvre/mon pauvre,
L’eau de rose te fera mourir
Elle te fera mourir cette eau
Elle te fera mourir cette eau de vie/de vin (?)
Il veut t’épouser, ma pauvre
La nuit de noces te fera …
Un article par jour pendant l’été concernant une langue et une culture régionale de France serait un bonheur!
Une des premières chose vers une réappropriation de nos identités serait justement de mieux connaitre la langue et la culture de nos ancêtres
On retrouve un peu beaucoup de la musique Cajùn. La cabrette (de peau de chèvre) est de la grande famille des “sac à vent” (cornemuse, bignou, musette…) se réapproprier nos terroirs pour mieux savoir qui nous sommes…
Ca y est, j’ai trouvé les paroles, en oc et en français :
L’aiga de ròsa te farà morir pecaire
L’aiga de ròsa te farà morir
Te farà morir aquela aiga aquela aiga
Te farà morir aquela aiga de vin / vitz ?
Se una filhèta te vòl maridar pecaire
Se una filhèta te vòl maridar
N’i cau pas donar d’aquela aiga d’aquela aiga
Donas-li de vin per la faire degordir
L’òli de nose te poiriá garir pecaire
L’òli de nose te poiriá garir
te poiriá garir aquela òli aquela òli
te poiriá garir si ti te vòl pas morir
L’eau de rose te fera mourir pauvre
L’eau de rose te fera mourir
Elle te fera mourir cette eau cette eau
Elle te fera mourir cette eau de vin / de cep ?
Si une fillette veut t’épouser pauvre
Si une fillette veut t’épouser
Il ne faut pas lui donner de cette eau de cette eau
Donne lui du vin pour la dégourdir
L’huile de noix pourrait te guérir pauvret
L’huile de noix pourrait te guérir
Elle pourrait te guérir cette huile, cette huile
Elle pourrait te guérir si tu ne veux pas mourir
J’aime beaucoup Canteloube.
Les “Chants d’Auvergne” sont disponibles en CD chez EMI, collection “Great Recordings of the Century” (soliste Victoria de los Angeles, direction J.-P. Jacquillat, Orchestre des Concerts Lamoureux).
Voici le préface de son Anthologie des chants populaires français en quatre volumes :
http://www.rassat.com/textes/Texte_Canteloube.html
À lire absolument !
Les recueils n’ont semble-t-il pas été réédités depuis les années 50-60, comme on pouvait s’y attendre… À bon entendeur.
Ecoutez aussi Canteloube, les chants d’Auvergne, par Kiri te Kanawa : splendides….
Bon m’en voulez pas de massacrer ce jolie chant mais j’ai mélangé les deux à ma façon pour une expérimentation.
Savate_à_L.Eau_de_Rose.mp3
Dauvergne “Pour Savate,ce n’est pas du biniou mais de la cabrette.”
Ok pardon je ne savais pas
pourtant j’ai habité 2 ans en Auvergne, au Puy-en-Velay.(trou bien paumé faut avouer mais, jolie)
Un des chants d’Auvergne de Canteloube remplacerait avantageusement la Marseillaise qui n’est après tout que le chants des révolutionnaires déicides et régicides qui ont juridisé et vidé de tout son contenu charnel l’identité de la France,la préparant ainsi à toutes les invasions; je recommande la très émouvante version de la grande Victoria de los Angeles
Joseph, Henri, Armand, Roland, Hubert, Georges … Où sont – ils, tous nos Français ? Au cimetière …
Aujourd’hui on s’appelle tous Kevin …
Merci pour cette vidéo très dynamique et intéressante.
Peut être que les anglois et leurs descendants d’outre océan ont sur mieux que nous garder le contact entre leurs musiques anciennes et actuelles.
Cela m’a inspiré ceci
http://unvoyageauliban.bafweb.com/index.php?2009/07/02/468-les-deux-voix-et-les-deux-voies-du-chant-liturgique-et-traditionnel
Les deux voix et les deux voies du chant liturgique et traditionnel
Le même chant traditionnel auvergnat, est chanté sur cette vidéo de deux manières très différentes qui mettent bien en évidence deux manières de chanter des mélodies anciennes.
Le premier, Martin Cayla, attaque bille en tête, imprime un rytme rapide et dansant, utilise aussi les sonorités nasales de la voix, fait des tremblements sur certaines notes et certains passages indiqués par la mélodie.
C’est un auvergnat monté à Paris et devenu muscien qui a(urait) gardé la manière de chanter en usage traditionnellement. cela ressemble en tout cas à la façon de tenir la voix des corses et des vieux chantres d’Eglise qui conservaient dans les villages le plain chant de l’Ancien Régime que Marcel Pérès voudrait voir revenir dans l’usage liturgique (comme pour les chants de Saint Jacques de Compostelle).
La transcription de Joseph Canteloube respecte les notes, mais y superpose une harmonisation, et dans cette interprêtation, un port de voix qui fait penser à l’opéra classique, aux chanteuses de l’entre deux guerres et à la musique médiévale des années 1970.
Tout est dans la vague. Les phrases et les notes même montent, enflent et se reposent les une après les autres. La voix elle aussi est transformée, sans résonnance, elle est plus haute et plus éthériée.
Cela ressemble au “chant grégorien” auquel nous sommes habitués.
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Commentaire Nº1 - 1/7/2009 - 22:43