Oswald Spengler : l’idéal pacifiste est une condition terminale
15 septembre 2009, 16:44 | Auteur : Sanglier | |
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« Du peu que nous pouvons connaître des événements du futur, une chose est certaine : les forces du mouvement du futur ne seront rien d’autre que celles du passé : la volonté du plus fort, les instincts vitaux, la race, la volonté de posséder, et le pouvoir.
Il y a une immense différence, que la plupart des gens ne comprendront jamais, entre voir l’histoire future comme elle sera et la voir comme on aimerait qu’elle soit. La paix est un souhait, la guerre est un fait, et l’histoire n’a jamais prêté attention aux désirs et aux idéaux humains.
Parler de la paix dans le monde s’entend aujourd’hui seulement parmi les peuples blancs, et pas parmi les races de couleur, beaucoup plus nombreuses. Quand des penseurs individuels et des idéalistes parlent de paix, comme ils l’ont fait depuis des temps immémoriaux, l’effet est négligeable. Mais quand des peuples entiers deviennent pacifistes, c’est un symptôme de sénilité. Les races fortes et jeunes ne sont pas pacifistes. Adopter une telle position, c’est abandonner le futur, car l’idéal pacifiste est une condition terminale qui est contraire aux faits de base de l’existence. Aussi longtemps que l’homme continuera à évoluer, il y aura des guerres.
Le pacifisme signifie laisser les non-pacifistes prendre le contrôle. Le pacifisme restera un idéal, la guerre un fait. Même si le monde était unifié sous une seule autorité, il y aurait toujours des guerres, qu’on nommerait des rébellions : distinction purement verbale. Si les races blanches sont décidées à ne plus jamais faire la guerre, les races de couleur agiront différemment et deviendront les maîtresses du monde.
L’abondance des naissances dans les populations primitives est un phénomène naturel, dont l’existence même ne peut être remise en question, quels que soient ses avantages ou ses désavantages. Lorsque les raisons de s’interroger sur l’existence de la vie entrent dans la conscience humaine, la vie elle-même est déjà remise en question.
Dans l’histoire ce n’est pas l’idéalisme, la bonté ou la moralité qui règnent — leur royaume n’est pas de ce monde — mais plutôt la résolution, l’énergie, la présence d’esprit, et l’aptitude pratique. On ne peut pas effacer ce fait avec des lamentations et des jugements moraux. C’est la manière dont l’homme est fait ; c’est la manière dont la vie est faite, c’est la manière dont l’histoire est faite. »
Oswald Spengler – Merci à Father McKenzie
Catégorie : La Une, Les essentiels |
Voir également :
- Banlieues : émeutes ou loi du silence
- Motörhead – 1916
- 27 juillet 1214 : bataille de Bouvines
- 1914 : L’affaire des fiches (rediff)
- Guerre à l’Iran : mais où sont donc les intérêts de la France ?
150 Commentaires

La guerre peut avoir au moins l’utilité d’être un indicateur sur l’état de santé d’une civilisation: le refus systématique de la guerre comme le trop plein de guerre indiquent bien qu’il y a de l’eau dans le gaz.
Toutes les guerres d’agression ont pour cause un trop plein de population jeune.
Si les pays du maghreb ne nous envoyaient pas leur trop plein de jeunesse, ils auraient chez eux des guerres civiles, ou des guerres avec leurs voisins.
De ce point de vue, L’europe est blindée, on ne risque pas le trop plein de jeunesse avant longtemps.
@ RG: tout à fait. On appelle cela le Youth Bulge.
http://ethnocide.blogspot.com/2007/11/youth-bulge-la-jeunesse-au-pouvoir.html
Avant le christianisme en Europe, il y avait une civilisation brillante, celle-là :
http://www.jesusneverexisted.com/lost-world1.html
Après le triomphe du christianisme en effet la barbarie commença (faut-il détailler ?). C’est 1500 ans plus tard que la civilisation européenne retrouva le niveau de la romaine. 15 siècles de foutus.
A part ça , on démontre facilement que la paix conduit à la décadence. Une opposition à surmonter, un ennemi à vaincre, nous force à produire le meilleur de nous-même. Sinon le fort, le bon et beau c’est à dire ce qui fonctionne mieux n’ont plus de raison de se voir accorder la priorité et les choses laides et maladives prospèrent.
Mais ne répondons plus à Gorr c’est pas possible une ***** pareille il le fait exprès pour nous agacer.
“C’est 1500 ans plus tard que la civilisation européenne retrouva le niveau de la romaine. 15 siècles de foutus.”
Les conclusions des anti-chrétiens sont également agaçantes.
surtout que vue la décadence de l’empire romain, ca serai venu tôt ou tard
La guerre restera toujours un mal. Ce mal peut être nécessaire; c’est ce qu’explique saint Augustin à propos de la guerre juste, celle qui nous est imposer par d’autres par exemple, légitime défense.
Elle doit cependant rester le dernier recours. S’il n’y a pas d’autres moyen elle doit être menée résolument et avec courage.
Texte intéressant Father, mais sommaire.
Aussi sommaire que le fait de traiter tout catholique d’abruti congénital. Il serait fastidieux de faire l’interminable liste des artistes, savants, penseurs, chefs d’état, officiers brillants qui, catholiques, ont fait notre histoire.
Mettons ça sur le comte de l’énervement.
Vertumne
«Une fois inventée l’idée de « nature » pour l’opposer à celle de « Dieu », il fallait que le mot « naturel » soit synonyme de « condamnable », – cet univers de pure fiction prend ses racines dans la haine envers le « naturel » (-la réalité !-), il est l’expression d’un profond malaise devant le réel…Mais voilà qui explique tout. Qui seul a donc des raisons de s’échapper de la réalité par le mensonge ? Celui qui en souffre. Mais souffrir de la réalité signifie être une réalité sinistrée… La prépondérance des sentiments de déplaisir sur ceux de plaisir est la cause de cette morale et de cette religion fictives : or une telle prépondérance fournit la formule de la décadence. »
Cette citation ne montre qu’une chose : son auteur fait un contre-sens au sujet du christianisme, un contre-sens terrible puisqu’il prête à son ennemi chrétien des opinions qu’il n’a pas, et cela afin de le discréditer.
“Naturel” n’est en rien synonyme de “condamnable”. Au contraire, la religion chrétienne est celle de l’Incarnation ! et de la défense des “droits naturels”.
Si cette citation est de Spengler, le pauvre homme n’a vraiment rien compris. Dans son attaque contre la foi, il en vient à tout mélanger.
Aucune “haine envers le naturel”. Pur délire.
En revanche, ce qui est le propre des païens, c’est l’obsession UNIVERSALISTE pour la nature – sous-entendu : contre la sur-nature, contre l’esprit -. Esprit et nature seraient en conflit, le christanisme serait pour l’esprit et eux seraient les défenseurs de la nature…
Incroyable contre-sens.
Ce que certains n’arrivent pas à comprendre, c’est que la nature n’exclue pas l’esprit ! Que les deux sont indissociables et forment toute la supériorité de l’homme par rapport à l’animal ! Opposer les deux est un non-sens, tout comme se réclamer de l’un contre l’autre !
C’est l’erreur terrible d’un Nietzsche : de voir une opposition entre raison, intellect, esprit et corps, matière, action. Le christianisme enseigne que les pulsions, passions peuvent être dominées, dans l’intérêt même de la société et de l’individu, par l’éducation et l’apprentissage.
C’est toute notre histoire, tout notre héritage. L’amour courtois en est un exemple magnifique : l’instinct naturel est apprivoisé, non pas détruit, mais contrôlé. Non pas rabaissé, ni condamné, mais transcendé.
Toute volonté d’adorer la nature au mépris de l’esprit a conduit et conduira toujours au nihilisme et à l’anéantissement des deux.
@ JB
“Aussi sommaire que le fait de traiter tout catholique d’abruti congénital. ”
Mais je ne ferais jamais une chose pareille , le Catholicisme ne me dérange en rien , en plus de quinze siècles il a eu largement le temps de s’ européaniser et ça serait faire une faute anachronique que de déconsidérer son apport .
Ce qui me dérange , c’est la bétise , bétise de ceux des Chrétiens (largement majoritaires ) qui s’engagent dans un “progressisme” qui fait le lit de leurs ennemis et aussi bétise , plus insupportable encore car venant de notre bord ,de ceux qui ont une lecture restreinte de la réalité , passée au filtre de leur obsession et qui redondent de la crécelle.
Je supporte difficilement de voir à chaque sujet rebondir cet anachoréte zébulonnant qui brandit son crucifix pour un oui ou pour un non ,avec sa réponse unique à tous les problèmes , de la physique quantique à la panne de chauffe-eau . Cet olibrius me fait l’ effet du prophète à gong dans l’ Etoile Mystérieuse . Y’a incompatibilité que voulez vous .
Concernant l’évolution de notre rapport à la guerre et une forme de réhabilitation de celle-ci, vous pouvez écouter un débat intéressant avec Védrine et deux autres intervenants, qui évoque cette question, à partir du thème de l’Europe puissance (j’avais posté le lien une fois hors sujet ; je le reposte “en sujet”) :
http://www.diffusion.ens.fr/index.php?res=conf&idconf=1304
Il y a un aspect un peu rébarbatif (présentation par des étudiants, notamment), mais j’ai trouvé ça intéressant.
Sinon un petit article “philosophique” de 1985 sur la question d’un certain Guillaume Faye…
http://www.angelfire.com/folk/library/faye_fr.htm
Ce que j’aime chez Spengler ou Nietzsche, c’est leur lucidité. Ce qu’il dit est très intelligent. Seulement il ne l’a pas écrit hier, mais dans les années 30. je ne sais pas si “des peuples entiers” devenaient alors pacifistes et voués à la sénilité. Mais 15 ans plus tard, ce ne sont les plus bellicistes qui ont vu leurs villes rasées par les bombes, nucléaires ou au magnésium. Et c’est ces grands enfants d’américains, surement pas plus va-t’en guerre que les Japs et les Nazis, qui s’en sont mis plein les fouilles. Ca relativise.
@ Klaipedia
Nietzsche est mort en 1900 , on ne peut que difficilement faire un lien avec la seconde guere mondiale , sauf peut etre pas la lecture erronéee qu’en on fait les nazis ;
Quand à Spengler , vous etes nombreux à faire un contre sens , encore une fois Spengler n’ est pas belliciste , il constate que la guerre est inéluctable , c’est l’opposé. Il avertit d’ailleurs du caractere commun de ce contre sens dans son texte .
Les propos de Spengler sont, ici, ceux d’un homme de bon sens ayant étudié et réfléchi sur l’Histoire. En tant que tels, ils ne sont en rien opposés à ceux qu’un Kant pourrait tenir (il dit en fait bien pire!).
C’est une foi morale raisonnée qui amène Kant à voir( moralement, par conséquent) dans un état pacifié (et non pas pacifique) des relations internationales (qu’il appelle un “état cosmopolitique”),dans un progrès peut-être infini de l’Histoire, la fin de cette dernière.
En rien, un tel “état cosmopolitique” n’exclut la “capacité à conserver un horizon de guerre”. C’est bien plutôt le contraire que soutient Kant.
“Le vice prépare la guerre.La vertue la fait.”
Vauvenargues
Si vis pacem,para bellum
Si tu veux la paix, prépare la guerre
49
(l’enemi de Bruce Lee dans Big Boss, passage enlevé du montage final)
Pourquoi la force brute est elle la valeur la plus importante?
Parce que c’est celle qui permet à toutes les autres d’exister.
@Father
“Ce qui me dérange , c’est la bétise , bétise de ceux des Chrétiens (largement majoritaires ) qui s’engagent dans un “progressisme” qui fait le lit de leurs ennemis et aussi bétise , plus insupportable encore car venant de notre bord ,de ceux qui ont une lecture restreinte de la réalité , passée au filtre de leur obsession et qui redondent de la crécelle.”
Bêtise de l’engagement dans le progressisme… Là nous sommes largement sur la même longueur d’onde !!
Me considérant comme un disciple de Nietzsche, Schopenhauer et Spengler, j’approuve ce texte à 666%.
Gorr : « Tout ce qui fait la supériorité de l’Europe, c’est le fait d’être peu à peu sorti de la barbarie et du droit du plus fort. »
Et non, c’est justement à cause de çà si nous nous faisons envahir à l’heure actuelle, sans rien mot… au nom des droits de l’homme.
Enfin, c’est ma vision des choses.
C’est notre pacifisme, notre philanthropie, notre compassion, notre altruisme qui nous emmène tout droit au cercueil. Lorsque quelqu’un cherche à te faire du mal, il faut répondre… mais certainement pas se laisser faire sous prétexte « que nous sommes civilisés ». Un philosophe (je ne sais plus qui) disait qu’on périrait parce que notre système de valeur était trop humanistes et tolérants par rapport à d’autres peuples qui n’ont que faire de notre sentimentalité féminine et de nos considérations humanistes et qu’on faisait comme si ces dernières étaient partagées par le monde entier. Mange ou soit mangé, voilà comment se résume la vie. Il est triste que de nombreuses européens aient perdu le sens même de la vie…
« Ce que les Spengler et autres Nietzsche nous proposent, c’est le retour pur et simple à Vercingétorix. Un homme primitif, violent, qui use davantage de ses muscles que de son cerveau… »
Face à la violence, la meilleure défense, c’est la force et l’attaque. Crois tu un seul instant que nous serions envahis par le tiers monde si nous étions un peu plus « hargneux » et intolérant.
Simple constatation, s’ils étaient accueillis avec autre chose que des roses et tulipes, ils ne seraient pas aussi nombreux à vouloir débarquer en France ou en Europe.
Capucin : «Il a dit aussi “Tout Royaume divisé contre lui même est voué à disparaitre”
Et si les musulmant envahissent l’occident c’est parce que on l’aura bien voulu.»
Par pacifisme. Bien à vous.
Vertumne : « La vision de Spengler est loin d’être idiote. La paix revendiquée comme idéal correspondrait alors à une porte de sortie de l’Histoire pour les peuples fatigués. »
N’avez-vous pas remarqué une évidence ? Qui a remplacé les guerriers et les prêtres ? Les marchands… les vendeurs de Soma…
La vie est un combat, une COMPETITION où les plus forts dominent les plus faibles. Ne pas accepter le combat, c’est déjà se mettre dans le camp des faibles, des dominés, exactement ce qui se passe à l’heure actuelle en Europe.
Beygon : « fatalisme que ceci , il ne tient qu’aux blancs de ce pays de changer les choses au lieu de pleurnicher . l’homme blanc n’est certainement pas mort à Stalingrad il suffit justement de jeter un oeil à l’Est et nous ne sommes pas morts jusqu’à preuve du contraire , tous autant que nous sommes !! »
Il faut que cesse son angélisme et son pacifisme désarmant… pour espérer une quelconque amélioration de sa situation.
Pour Sam, oui, je partage ta vision des choses, sauf que à mes yeux la puissance n’est absolument pas le fait de convertir d’autres à ses valeurs (ce qui fut l’une des principales causes de la chute de l’empire romain voir André Lama “des dieux et des empereurs”). Mais simplement de préserver un vaste espace à l’intérieur duquel une civilisation peut s’épanouir, comme l’ont manifesté durant des siècles la Chine et le Japon ; peuples toujours farouchement monotechniques. Je pense fortement que notre salut viendra du Nord (le marteau de Thor, les scandinaves et lapons) et de l’Est ; les peuples slaves, vigoureux, fiers et souverains. Car, l’histoire est une guerre éternelle, un long fleuve de sang, qui n’a pas de fin. Le 21ème siècle se soldera par notre disparition ou par la création de l’EuroSibérie des Nations et de Septentrion pour paraphraser un certain Faye, c’est à dire le regroupement de tous les peuples blancs.
Cordialement.
Pour Gorr, absolument, Spengler prône simplement le retour à une politique de puissance et non pas céder devant l’égalitarisme et “les droits de l’homme”. Dans son oeuvre il définissait clairement qu’une civilisation passe par plusieurs, actuellement le 4ème de la notre s’ouvre. Le déclin est là, démographique, culturel et économique. Je ne vois pas en quoi, il prône le fait d’attauer les autres mais de se protéger et c’est là que je me démarque du commenatire sur les Russes et les américains, les Russes se défendent alors que les américains exportent leur bordel intérieur à l’extérieur comme le faisait l’empire romain.
Être puissant c’est déjà protéger son propre sol et son sang. S’il le faut en expulsant ce qui nous colonisent par le bas.
Untergang des Abendlandes :
USA – La fin des WASP ?
http://plus7.arte.tv/fr/1697660,CmC=2839350,scheduleId=2809258.html
Je me demande pourquoi Arte s’est focalisée sur les USA ?
Sûrement que la chose est impossible en Europe.
Spengler a raison,malheureusement…
Oui à la paix, non au pacifisme
Et c’est d’autant plus valable aujourd’hui ou pas mal de gens confondent paix et soumission, ce n’est pas pour rien que les occidentaux veulent absolument qu’islam soit la traduction de paix en arabe et non soumission
C’est encore très caractéristique de l’occident qui a fait de la tolérance, un aveu de faiblesse, LA vertu
Et NON je ne suis pas belliciste, loin de là, mais il y’a un juste milieu
Bien que je n’aie pas lu la totalité des commentaires, je m’étonne de constater que la raison majeure de notre envahissement n’est pas citée : c’est la médecine, que nous avons apportée à nos colonisateurs.
Sans cet apport gigantesque, les foules hurlantes de l’islam et le grouillement africain ne seraient que des masses misérables rongées d’épidémies, trois à quatre fois moins nombreuses que les chiffres effarants qu’elles ont atteints.
Ces gens n’existent que parce que nous les avons aidés à vivre.
La prétendue “guerre des bébés” est une guerre truquée, où l’occident se trahit lui-même pour des motivations universalistes pleurnichardes et aussi pour le gros pognon que ça rapporte aux labos.
Vivre, et laisser mourir.
Brice
Commentaire Nº120 – 3/10/2008 – 22:12
“Pour Sam, oui, je partage ta vision des choses, sauf que à mes yeux la puissance n’est absolument pas le fait de convertir d’autres à ses valeurs (ce qui fut l’une des principales causes de la chute de l’empire romain voir André Lama « des dieux et des empereurs »). Mais simplement de préserver un vaste espace à l’intérieur duquel une civilisation peut s’épanouir, comme l’ont manifesté durant des siècles la Chine et le Japon ; peuples toujours farouchement monotechniques. Je pense fortement que notre salut viendra du Nord (le marteau de Thor, les scandinaves et lapons) et de l’Est ; les peuples slaves, vigoureux, fiers et souverains. Car, l’histoire est une guerre éternelle, un long fleuve de sang, qui n’a pas de fin. Le 21ème siècle se soldera par notre disparition ou par la création de l’EuroSibérie des Nations et de Septentrion pour paraphraser un certain Faye, c’est à dire le regroupement de tous les peuples blancs.
Cordialement.”
Je suis en partie d’accord avec vous pour ce qui est des slaves, qui effectivement résistent à l’islamisation. En revanche les pays scandinaves sont eux aussi sur la voie de l’islamitsation, je pense plutôt que vous voyez là l’idéal nordique de la race Blanche ?
il y a toujours un ennemi,surtout depuis l’immigration extra europeenne. simplement,nous nous “adaptons” a toutes ses nouvelles cultures,en regnant le passe. les fds pour beaucoup preferent la soumission,le suicide que la confrontation. fds de moins en moins nonbreux………. voire la tele , ecouter la radio ou se promener dans la rue… toujours en defaveurs des fds. malgres tout cela, l’essentiel les vacances,paraitre “fable de la fontaine,la grenouille qui veut… il faut rester humble et tolerance00…
Gorr a écrit :
J’attends qu’on me démontre en quoi la paix (c’est-à-dire l’absence de guerres, de massacres, de boucheries) est porteur de décadence et en quoi nous aurions quelque chose à gagner d’une guerre ou même d’une société « acceptant l’idée de guerre » (boucherie nihiliste)
Pire : je soupçonne ceux qui, comme Nietzsche, font l’apologie de la guerre, d’avoir des difficultés personnelles d’ordre existentiel. Quelque chose à prouver. Quelque chose à cacher. Une rancune contre la terre entière. Une volonté secrète de vengeance (ressentiment) contre ceux qui VIVENT et qui n’ont pas envie d’être ramenés à l’animalité primitive (à leur propre néant, en fait).
Cela est indiscutable chez Nietzsche. Chez Goebbels, dispensé de guerre en raison de son pied bot, la chose est envisageable. A étudier. C’est une piste.
Non, le plus inquiétant, c’est tout le discours « on est des porcs, mais c’est notre nature d’être des porcs, donc, finalement, comme on ne pourra pas s’empêcher d’être des porcs, agissons comme tels et puis ouvrons les yeux : nous ne sommes que des porcs ».
Tout ce qui distingue (DISTINCTION) l’homme de l’animal, c’est bien l’esprit. C’est l’âme. Ce « truc » en plus qui fait que nous avons une raison. Un esprit qui sert à nous faire progresser, à nous faire passer du stade de la tribu primitive avec ses fétiches et son tam-tam, au génie de J.S Bach ou à la plume de Victor Hugo… Transition lente, phénomène de civilisation, passage du barbare au civilisé.
C’est là notre seule supériorité culturelle. Le fait d’avoir été éduqué par des siècles de christianisme, qui nous a sortis des ages premiers de l’humanité, ce que d’autres peuples commencent seulement à faire, lentement, copiant nos réalisations.
C’est là qu’enragent les partisans de la nostalgie pour la barbarie : le réel les agresse. Le réel apporte un démenti à leurs pronostics. Alors ils se retirent du monde et rêvent… d’autrefois… d’avant, lorsque l’homme n’était pas encore éduqué, lorsqu’il était naturel, instinctif, mal dégrossi, disons-le : inculte.
C’est le fait qu’en réalité, ces « forces nostalgiques » (elles sont de gauche comme de droite) supportent mal de voir la nature être dominée par l’esprit. Elles deviennent nerveuses lorsqu’elles constatent que la nature s’efface devant l’intellect. Que l’intellect dompt la nature. Bref, qu’il a quelque chose au-dessus de la nature, qui la couronne, qui la surplombe, qui ne la rabaisse pas, mais qui la transcende.
En fait, ce que ces gens-là font, c’est insulter et rabaisser l’être, c’est poser la nature (et l’ « état de nature » fantasmé à la Rousseau) comme indépendante, voire centralisante. Finalement, ils nient l’homme et lui opposent un concept de philosophe. Et par là même ils se contredisent puisque c’est par leur esprit et leur intellect (la sur-nature) qu’ils veulent contraindre la nature. Ce sont leurs philosophies (Nietzsche, etc) qui codnamnent la philosophie au nom de l’anti-philosophisme et du naturalisme. Problème de cohérence. Se voulant anti-universalistes, ils développent dans leur coin une vision du monde et de l’homme absolument universaliste, déshumanisée et totalisante. Seconde contradiction.
De même, ils ne comprennent pas en quoi leurs rêves sont vains. Ils regrettent la disparition des dinosaures. Ils sont comme l’alcoolique qui, furieux de voir la bouteille vide, empoigne la bouteille et la casse sur le sol.
On ne construit rien avec de tels concepts. On ne bâtit pas d’ordre, et surtout pas de société – mais leur doctrine EST anti-sociale et anarchisante au sens d’individualiste- en affirmant la primauté de la nature et surtout, en prétextant qu’il faut laisser libre-court aux excès de la nature (l’esprit étant présupposé impuissant par eux). On ne construit que des rêves, de beaux rêves peut-être, de beaux romans, mais c’est tout.
Le combat n’est pas « la nature contre l’esprit », mais « l’esprit et la nature contre la maladie nihiliste moderne » qui, niant la sur-nature (l’esprit) tue en même temps la nature (humaine).
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Magnifique, tout est dit, bravo à Gorr
Non, ce n’est pas tout à fait ça !!! Nous, occidentaux étions peu nombreux, et c’est le progrès que nous avons créé qui a fait de nous un peuple de plus en plus nombreux.
Pour les Africains ou autres, ce n’est pas du tout cela, ils se reproduisent encore et encore mais sans création de progrès. C’est-à-dire grâce à notre contribution aides alimentaires, hygiène, etc.. vaccins..) Si l’occidental disparait, il ne faut pas croire qu’il va jaillir de ces peuples si nombreux un essor qui va anéantir tous les occidentaux. Pas du tout. Si vous voyez ce que je veux dire.
J’attends qu’on me démontre en quoi la paix (c’est-à-dire l’absence de guerres, de massacres, de boucheries) est porteur de décadence
Il ne faut pas confondre état de paix et pacifisme.
Je ne souhaite pas la guerre, mais serait prêt à la faire pour défendre mes intérêts. Et c’est justement parce que certains souhaitent à tout prix la paix, que nous sommes dans cette situation. Et ça se vérifie à tous les niveaux :
Au niveau personnel. Si on nous rackette, la plupart des gens vont donner leur portefeuille et perdre 30 € plutôt que tenter quelque chose.
On se contente de baisser les yeux si les CPFS nous fixent. On préfère rentrer plus tôt le soir si on a été voir un ami en banlieue etc…
On déménage si le voisinage devient trop bronzé
Politiquement c’est pareil, des regrets de Hortefeux pour apaiser les muzz, les chameaux de Khadafi
Au niveau des Etats, par exemple les accords de Munich. De pseudos négociations avec pleins d’aide financière contre le nucléaire etc
Faut pas confondre un état en guerre pour son expansion contre un état soucieux de ses intérêts.
Et il s’avère que depuis 50 ans, la France ne fait qu’abandonner du terrain, de la richesse, perdre ses vrais habitants au non du pacifisme, de la tolérance etc… Alors ça oui c’est de la déquadence
Je pense que ce pays est dans la situation la plus critique de son histoire. Pire que l’affrontement avec les Romains, pire qu’avec les Anglais ou les muzz en 1400. Pire qu’avec les nazis.
La France est en guerre avec elle-même. Elle ne tient que grâce à l’abondance des biens de consommation.
Ce qui nous arrive en 50 ans de pacifisme est plus grave que ce qui nous est arrivé en 2000 ans de période de paix-guerres.
Cet Oswald Sprengler a du se prendre sa ration de baffes, de violence et de mépris dans son enfance pour croire que la vie se condense en cela.
Nous vivons pleinement quand nous pouvons aimer et être aimer.
Pas besoin de s’appeller bouddha ou Jésus pour s’en appercevoir, mais ils y aident quand même bien.
Je ne suis pas membre d’un mouvement non-violent, et peut être faut-il distinguer entre pacifistes et non-violent, mais ayant fréquenté aussi ces milieux, je peux affirmer que les tenant de la non-violence ne sont ni passifs ni lâches. J’ai simplement l’impression qu’ils voient plus loin que ce type et que la plupart d’entre nous.
Ils agissent ,souvent à visage découvert et prennent des risques pour leur idéal. et la plupart son d’accord tout de même que dans certains situations, en cas de risque génocidaire immédiat, il convient d’user de violence s’il n’y a pas d’autre solution.
Vous pouvez laisser ce type dans les poubelles de l’histoire.
S’il y a bien une chose qui caractérise l’espèce humaine, c’est justement la capacité à ne pas tuer ses rivauxet à vivre en société.
Les tigres tuens leur rivaux , sont de redoutables prédateurs, mais doivent fuir devant une bande de singes.
L’Homme est une espèce extraordinairement efficace car l sait agir en collaborant et parce qu’il a mis au point des mécanismes qui permettent aux humains de vivre ensemble sans se tuer ou se blesser. cela peut passer par de la soumission, par l’alliance, par le partage, ou la conquète. Pour ma part j’observe que les société qui ont le mieux avancé dans tout les domaines (sauf les techniques d’extermination de masse) sont souvent les plus démocratiques, et les plus égalitaires comme les société scandinaves, ou l’État d’israël des années 50-60.
Les société du tiers monde ne sont pas marquées par la démocratie et l’égalitarisme, mais par la tyrannie, l’arbitraire, la corruption et la différence de richesses.
Pour ma part je préfère largement vivre en Suède qu’en Somalie ou la guerre étant permanente, cet Oswald et ses admirateurs devraient se sentir à leur aise.
SYNERGIES EUROPEENNES – BRUXELLES – Décembre 2005
Avant de clôturer l’année du 125ième anniversaire de la naissance d’Oswald Spengler, cet article de la fin de sa vie où se dessine une perspective “eurasienne”, si chère à Alexandre Douguine, venu nous exposer son point de vue “eurasiste” à Anvers et à Bruxelles les 11 et 12 novembre 2005.
Robert STEUCKERS:
Les matrices préhistoriques des civilisations antiques dans l’œuvre posthume de Spengler: Atlantis, Kasch et Turan
Généralement, les morphologies de cultures et de civilisations proposées par Spengler dans son ouvrage le plus célèbre, Le déclin de l’Occident, sont les seules à être connues. Pourtant, ses positions ont changé après l’édition de cette somme. Le germaniste italien Domenico Conte en fait état dans son ouvrage récent sur Spengler. En effet, une étude plus approfondie des textes posthumes édités par Anton Mirko Koktanek, notamment Frühzeit der Weltgeschichte, qui rassemble les fragments d’une œuvre projetée mais jamais achevée, L’épopée de l’Homme.
Dans la phase de ses réflexions qui a immédiatement suivi la parution du Déclin de l’Occident, Spengler distinguait quatre stades dans l’histoire de l’humanité, qu’il désignait tout simplement par les quatre premières lettres de l’alphabet: a, b, c et d. Le stade “a” aurait ainsi duré une centaine de milliers d’années, aurait recouvert le paléolithique inférieur et accompagné les premières phases de l’hominisation. C’est au cours de ce stade qu’apparaît l’importance de la “main” pour l’homme. C’est, pour Spengler, l’âge du Granit. Le stade “b” aurait duré une dizaine de milliers d’années et se situerait au paléolithique inférieur, entre 20.000 et 7000/6000 avant notre ère. C’est au cours de cet âge que naît la notion de vie intérieure; apparaît “alors la véritable âme, inconnue des hommes du stade “a” tout comme elle est inconnue du nouveau-né”. C’est à partir de ce moment-là de son histoire que l’homme “est capable de produire des traces/souvenirs” et de comprendre le phénomène de la mort. Pour Spengler, c’est l’âge du Cristal. Les stades “a” et “b” sont anorganiques.
Le stade “c” a une durée de 3500 années: il commence avec le néolithique, à partir du sixième millénaire et jusqu’au troisième. C’est le stade où la pensée commence à s’articuler sur le langage et où les réalisations techniques les plus complexes deviennent possibles. Naissent alors les “cultures” dont les structures sont de type “amibien”. Le stade “d” est celui de l’“histoire mondiale” au sens conventionnel du terme. C’est celui des “grandes civilisations”, dont chacune dure environ 1000 ans. Ces civilisations ont des structures de type “végétal”. Les stades “c” et “d” sont organiques.
Spengler préférait cette classification psychologique-morphologique aux classifications imposées par les directeurs de musée qui subdivisaient les ères préhistoriques et historiques selon les matériaux utilisés pour la fabrication d’outils (pierre, bronze, fer). Spengler rejette aussi, à la suite de cette classification psychologique-morphologique, les visions trop évolutionnistes de l’histoire humaine: celles-ci, trop tributaires des idéaux faibles du XVIIIième siècle, induisaient l’idée “d’une transformation lente, flegmatique” du donné naturel, qui était peut-être évidente pour l’Anglais (du XVIIIième), mais incompatible avec la nature. L’évolution, pour Spengler, se fait à coup de catastrophes, d’irruptions soudaines, de mutations inattendues. «L’histoire du monde procède de catastrophes en catastrophes, sans se soucier de savoir si nous sommes en mesure de les comprendre. Aujourd’hui, avec H. de Vries, nous les appelons “mutations”. Il s’agit d’une transformation interne, qui affecte à l’improviste tous les exemplaires d’une espèce, sans “causes”, naturellement, comme pour toutes les choses dans la réalité. Tel est le rythme mystérieux du réel» (L’homme et la technique). Il n’y a donc pas d’évolution lente mais des transformations brusques, “épocales”. Natura facit saltus.
trois cultures-amibes
Dans le stade “c”, où émergent véritablement les matrices de la civilisation humaine, Spengler distingue trois “cultures-amibes”: Atlantis, Kasch et Turan. Cette terminologie n’apparaît que dans ses écrits posthumes et dans ses lettres. Les matrices civilisationnelles sont “amibes”, et non “plantes”, parce que les amibes sont mobiles, ne sont pas ancrées dans une terre précise. L’amibe est un organisme qui émet continuellement ses pseudopodes dans sa périphérie, en changeant sans cesse de forme. Ensuite, l’amibe se subdivise justement à la façon des amibes, produisant de nouvelles individualités qui s’éloignent de l’amibe-mère. Cette analogie implique que l’on ne peut pas délimiter avec précision le territoire d’une civilisation du stade “c”, parce que ses émanations de mode amibien peuvent être fort dispersées dans l’espace, fort éloignées de l’amibe-mère.
“Atlantis” est l’“Ouest” et s’étend de l’Irlande à l’Egypte; “Kasch” est le “Sud-Est”, une région comprise entre l’Inde et la Mer Rouge. “Turan” est le “Nord”, s’étendant de l’Europe centrale à la Chine. Spengler, explique Conte, a choisi cette terminologie rappelant d’“anciens noms mythologiques” afin de ne pas les confondre avec des espaces historiques ultérieurs, de type “végétal”, bien situés et circonscrits dans la géographie, alors qu’eux-mêmes sont dispersés et non localisables précisément.
Spengler ne croit pas au mythe platonicien de l’Atlantide, en un continent englouti, mais constate qu’un ensemble de sédiments civilisationnels sont repérables à l’Ouest, de l’Irlande à l’Egypte. ‘Kasch” est un nom que l’on retrouve dans l’Ancien Testament pour désigner le territoire de l’antique Nubie, région habitée par les Kaschites. Mais Spengler place la culture-amibe “Kasch” plus à l’Est, dans une région s’articulant entre le Turkestan, la Perse et l’Inde, sans doute en s’inspirant de l’anthropologue Frobenius. Quant à “Turan”, c’est le “Nord”, le haut-plateau touranique, qu’il pensait être le berceau des langues indo-européennes et ouralo-altaïques. C’est de là que sont parties les migrations de peuples “nordiques” (il n’y a nulle connotation racialisante chez Spengler) qui ont déboulé sur l’Europe, l’Inde et la Chine.
Atlantis: chaude et mobile; Kasch: tropicale et repue
Atlantis, Kasch et Turan sont des cultures porteuses de principes morphologiques, émergeant principalement dans les sphères de la religion et des arts. La religiosité d’Atlantis est “chaude et mobile”, centrée sur le culte des morts et sur la prééminence de la sphère ultra-tellurique. Les formes de sépultures, note Conte, témoignent du rapport intense avec le monde des morts: les tombes accusent toujours un fort relief, ou sont monumentales; les défunts sont embaumés et momifiés; on leur laisse ou apporte de la nourriture. Ce rapport obsessionnel avec la chaîne des ancêtres porte Spengler à théoriser la présence d’un principe “généalogique”. Les expressions artistiques d’Atlantis, ajoute Conte, sont centrées sur les constructions de pierre, gigantesques dans la mesure du possible, faites pour l’éternité, signes d’un sentiment de la vie qui n’est pas tourné vers un dépassement héroïque des limites, mais vers une sorte de “complaisance inerte”.
Kasch développe une religion “tropicale” et “repue”. Le problème de la vie ultra-tellurique est appréhendé avec une angoisse nettement moindre que dans Atlantis, car, dans la culture-amibe de Kasch domine une mathématique du cosmos (dont Babylone sera l’expression la plus grandiose), où les choses sont d’avance “rigidement déterminées”. La vie d’après la mort suscite l’indifférence. Si Atlantis est une “culture des tombes”, en Kasch, les tombes n’ont aucune signification. On y vit et on y procrée mais on y oublie les morts. Le symbole central de Kasch est le temple, d’où les prêtres scrutent la mathématique céleste. Si en Atlantis domine le principe généalogique, si les dieux et les déesses d’Atlantis sont père, mère, fils, fille, en Kasch, les divinités sont des astres. Y domine un principe cosmologique.
Turan: la civilisation des héros
Turan est la civilisation des héros, animée par une religiosité “froide”, axée sur le sens mystérieux de l’existence. La nature y est emplie de puissances impersonnelles. Pour la culture-amibe de Turan, la vie est un champ de bataille: “pour l’homme de ce Nord (Achille, Siegfried)”, écrit Spengler, “seule compte la vie avant la mort, la lutte contre le destin”. Le rapport hommes/divin n’est plus un rapport de dépendance: “la prostration cesse, la tête reste droite et haute; il y a “moi” (homme) et vous (les dieux)”. Les fils sont appelés à garder la mémoire de leurs pères mais ne laissent pas de nourriture à leurs cadavres. Pas d’embaumement ni de momification dans cette culture, mais incinération: les corps disparaissent, sont cachés dans des sépultures souterraines sans relief ou dispersés aux quatre vents. Seul demeure le sang du défunt, qui coule dans les veines de ses descendants. Turan est donc une culture sans architecture, où temples et sépultures n’ont pas d’importance et où seul compte un sens terrestre de l’existence. L’homme vit seul, confronté à lui-même, dans sa maison de bois ou de torchis ou dans sa tente de nomade.
Le char de combat
Spengler porte toute sa sympathie à cette culture-amibe de Turan, dont les porteurs aiment la vie aventureuse, sont animés par une volonté implaccable, sont violents et dépourvus de sentimentalité vaine. Ils sont des “hommes de faits”. Les divers peuples de Turan ne sont pas liés par des liens de sang, ni par une langue commune. Spengler n’a cure des recherches archéologiques et linguistiques visant à retrouver la patrie originelle des Indo-Européens ou à reconstituer la langue-source de tous les idiomes indo-européens actuels: le lien qui unit les peuples de Turan est technique, c’est l’utilisation du char de combat. Dans une conférence prononcée à Munich le 6 février 1934, et intitulée Der Streitwagen und seine Bedeutung für den Gang der Weltgeschichte (= Le char de combat et sa signification pour le cours de l’histoire mondiale), Spengler explique que cette arme constitue la clef pour comprendre l’histoire du second millénaire avant J.C.. C’est, dit-il, la première arme complexe: il faut un char (à deux roues et non un chariot à quatre roues moins mobile), un animal domestiqué et attelé, une préparation minutieuse du guerrier qui frappera désormais ses ennemis de haut en bas. Avec le char naît un type d’homme nouveau. Le char de combat est une invention révolutionnaire sur le plan militaire, mais aussi le principe formateur d’une humanité nouvelle. Les guerriers deviennent professionnels, tant les techiques qu’ils sont appelés à manier sont complexes, et se rassemblent au sein d’une caste qui aime le risque et l’aventure; ils font de la guerre le sens de leur vie.
L’arrivée de ces castes de “charistes” impétueux bouleversent l’ordre de cette très haute antiquité: en Grèce, ils bousculent les Achéiens, s’installent à Mycène; en Egypte, ce sont les Hyksos qui déferlent. Plus à l’Est, les Cassites se jettent sur Babylone. En Inde, les Aryens déboulent dans le sous-continent, “détruisent les cités” et s’installent sur les débris des civilisations dites de Mohenjo Daro et d’Harappa. En Chine, les Tchou arrivent au nord, montés sur leurs chars, comme leurs homologues grecs et hyksos. A partir de 1200, les principes guerriers règnent en Chine, en Inde et dans le monde antique de la Méditerranée. Les Hyksos et les Kassites détruisent les deux plus vieilles civilisations du Sud. Emergent alors trois nouvelles civilisations portées par les “charistes dominateurs”: la civilisation greco-romaine, la civilisation aryenne d’Inde et la civilisation chinoise issue des Tchou. Ces nouvelles civilisations, dont le principe est venu du Nord, de Turan, sont “plus viriles et énergiques que celles nées sur les rives du Nil et de l’Euphrate”. Mais les guerriers charistes succomberont aux séductions du Sud amollissant, déplore Spengler.
Un substrat héroïque commun
Cette théorie, Spengler l’a élaborée en accord avec le sinologue Gustav Haloun: il y a eu quasi simultanéité entre les invasions de Grèce, des Hyksos, de l’Inde et de la Chine. Spengler et Haloun estiment donc qu’il y a un substrat commun, guerrier et chariste, aux civilisations méditerranéenne, indienne et chinoise. Ce substrat est “héroïque”, comme le prouve les armes de Turan. Elles sont différentes de celles d’Atlantis: ce sont, outre le char, l’épée ou la hache, impliquant des duels entre combattants, alors qu’en Atlantis, les armes sont l’arc et la flèche, que Spengler juge “viles” car elles permettent d’éviter la confrontation physique directe avec l’adversaire, “de le regarder droit dans les yeux”. Dans la mythologie grecque, estime Spengler, arc et flèches sont autant d’indices d’un passé et d’influences pré-helléniques: Apollon-archer est originaire d’Asie Mineure, Artemis est libyque, tout comme Héraklès, etc. Le javelot est également “atlante”, tandis que la lance de choc est “touranique”. Pour comprendre ces époques éloignées, l’étude des armes est plus instructive que celle des ustensiles de cuisine ou des bijoux, conclut Spengler.
L’âme touranique dérive aussi d’un climat particulier et d’un paysage hostile: l’homme doit lutter sans cesse contre les éléments, devient ainsi plus dur, plus froid et plus hivernal. L’homme n’est pas seulement le produit d’une “chaîne généalogique”, il l’est tout autant d’un “paysage”. La rigueur climatique développe la “force de l’âme”. Les tropiques amolissent les caractères, les rapprochent d’une nature perçue comme plus maternante, favorisent les valeurs féminines.
Les écrits tardifs de Spengler et sa correspondance indiquent donc que ses positions ont changé après la parution du Déclin de l’Occident, où il survalorisait la civilisation faustienne, au détriment notamment de la civilisation antique. La focalisation de sa pensée sur le “char de combat” donne une dimension nouvelle à sa vision de l’histoire: l’homme grec et l’homme romain, l’homme indien-aryen et l’homme chinois, retrouvent tous grâce à ses yeux. La momification des pharaons était considérée dans Le déclin de l’Occident, comme l’expression égyptienne d’une volonté de durée, qu’il opposait à l’oubli impliqué par l’incinération indienne. Plus tard, la momification “atlante” déchoit à ses yeux au rang d’une obsession de l’au-delà, signalant une incapacité à affronter la vie terrestre. L’incinération “touranique”, en revanche, indique alors une volonté de concentrer ses efforts sur la vie réelle.
Un changement d’optique dicté par les circonstances?
La conception polycentrique, relativiste, non-eurocentrique et non-évolutionniste de l’histoire chez le Spengler du Déclin de l’Occident a fasciné des chercheurs et des anthropologues n’appartenant pas aux milieux de la droite allemande, notamment Alfred L. Kroeber ou Ruth F. Benedict. L’insistance sur le rôle historique majeur des castes de charistes de combat donne à l’œuvre tardive de Spengler une dimension plus guerrière, plus violente, plus mobile que ne recelait pas encore son Déclin. Doit-on attribuer ce changement de perspective à la situation de l’Allemagne vaincue, qui cherche à s’allier avec la jeune URSS (dans une perspective eurasienne-touranienne?), avec l’Inde en révolte contre la Grande-Bretagne (qu’il incluait auparavant dans la “civilisation faustienne”, à laquelle il donnera ensuite beaucoup moins d’importance), avec la Chine des “grands chefs de guerre”, parfois armés et encadrés par des officiers allemands? Spengler, par le biais de sa conférence, a-t-il cherché à donner une mythologie commune aux officiers ou aux révolutionnaires allemands, russes, chinois, mongols, indiens, afin de forger une prochaine fraternité d’arme, tout comme les “eurasistes” russes tentaient de donner à la nouvelle Russie soviétique une mythologie similaire, impliquant la réconciliation des Turco-Touraniens et des Slaves? La valorisation radicale du corps à corps “touranique” est-elle un écho au culte de l’“assaut” que l’on retrouvait dans le “nationalisme soldatique”, notamment celui des frères Jünger et de Schauwecker?
Enfin, pourquoi n’a-t-il rien écrit sur les Scythes, peuples de guerriers intrépides, maîtres des techniques équestres, qui fascinaient les Russes et sans doute, parmi eux, les théoriciens de l’eurasisme? Dernière question: le peu d’insistance sur les facteurs raciaux dans ce Spengler tardif est-il dû à un sentiment rancunier à l’égard des cousins anglais qui avaient trahi la solidarité germanique et à une mythologie nouvelle, où les peuples cavaliers du continent, toutes ethnies confondues (Mongols, Turco-Touraniens, descendants des Scythes, Cosaques et uhlans germaniques), devaient conjuguer leurs efforts contre les civilisations corrompues de l’Ouest et du Sud et contre les thalassocraties anglo-saxonnes? Les parallèles évident entre la mise en exergue du “char de combat” et certaines thèses de L’homme et la technique, ne sont-ils pas une concession à l’idéologie futuriste ambiante, dans la mesure où elle donne une explication technique et non plus religieuse à la culture-amibe touranienne? Autant de thèmes que l’histoire des idées devra clarifier en profondeur…
Robert STEUCKERS.
Domenico CONTE, Catene di civiltà. Studi su Spengler, Edizioni Scientifiche Italiane, Napoli, 1994, 394 p., Lire 58.000, ISBN 88-7104-242-924-1.
Post 132 et 133
Désolé , mais vous n’avez pas compris ce texte , Spengler , encore une fois , ne fait pas une apologie du bellicisme , pas plus qu’il ne condamne la pacifisme . Il constate uniquement que les mécanismes de l’histoire sont fondés sur un processus selectif qui utilise la force et que les constantes du passé sont celles de l’avenir , le pacifisme étant une condition unilatérale et terminale dans cette compétition , qu’on le veuille ou non .
Il n’ y a là ni jugement moral , ni projet politique , juste la froideur glaciale des faits . Decrire n’est pas souhaiter .
Différence “Que la plupart des gens ne comprendront jamais “
Goumilev décrit les sociétés comme des groupes humains disposant d’une énergie vitale en relation avec leur environnement, mais qui subissent d’autres influences que le déterminisme géographique et dont l’évolution obéit à des cycles. L’énergie vitale de certaines sociétés serait ainsi à l’heure actuelle ascendante (cas de la Russie, de la Chine, du monde arabe) alors que l’énergie vitale occidentale serait descendante, voire en phase de destruction. Goumilev crée le concept de « passionarité » qui peut se comprendre comme l’« énergie vitale d’un groupe humain ».
Eblouissant de clarté et d’évidence. On en a le souffle coupé.
Il faut dire qu’on n’a plus l’habitude, à force d’être abreuvés de contre-vérités et sommés de marcher sur la tête.
Le pacifisme ne vaut quelque chose que s’il est universellement partagé (ce qui n’est jamais arrivé et n’arrivera à mon avis jamais); si ce n’est pas le cas, il se contente de contribuer à la perpétuation de l’éternelle danse de la proie et du prédateur en créant simplement un type de proie quasi-consentante. Cela paraît si simple et pourtant…
Sur le pacifisme moderne: http://www.surlautrerive.com/article-5035839.html
les pacifistes n’ont jamais empêché une guerre, à l’époque du Vietnam les manifestations monstres -massives!- contre la guerre n’ont rien changé… il y a ceux qui la faisait dans les deux camps et les politiques qui tiraient les ficelles et les marrons du feu… les combattants alimentant le hachoir… On n’a rien vu de semblable en 14/18 où même ceux qui désapprouvaient la guerre la faisaient néanmoins valeureusement (comment faire autrement pour sauver sa peau?) On évoque la supériorité numérique en oubliant que nous ne sommes plus au temps des charges nombreuses baïonnette au canon! la supériorité technologique des armes de destruction massive (pas celles de Saddam!) faisant la différence, aurait pu assurer encore la sécurité de l’Europe! mais les ADM sont vaines contre l’invasion “pacifique” et l’effondrement des peuples envahis… (FMcK tjrs au top!)
@ Rosco N° 95
il est exact que le but des Etats-Unis n’est pas la guerre totale en Irak, mais je doute qu’ils en aient les moyens militaires – sauf à recourir à la bombe nucléaire, ce dont ils n’ont pas encore les moyens MORAUX, dans la mesure où ils ne sont pas l’hyperpuissance omnipotente que l’ont croit.
Ceci dit, le but des Etats-Unis est bien plutôt le MAINTIEN DU DÉSORDRE, car le chaos favorise leurs intérêts. L’Irak de Saddam était bien plus ordonné que ne le sera jamais la pseudo-démocratie iraquienne, mais c’était une entité capable de résister partiellement aux US.
C’est exactement ça. Créer et ensuite maintenir le désordre…pour rester l’hyper puissance et pouvoir piller sans entraves.
C’est, historiquement, la transposition des vieux procédés talmudique à la Théorie de la Firme, puis à la géopolitique. C’est un des fondements de la stratégie Néocons, c’est aussi leur devise : ORDO AB CHAO, qui mène le monde au désordre absolu.
@ Vertumne N° 96
«Une fois inventée l’idée de « nature » pour l’opposer à celle de « Dieu », il fallait que le mot « naturel » soit synonyme de « condamnable », – cet univers de pure fiction prend ses racines dans la haine envers le « naturel » (-la réalité !-), il est l’expression d’un profond malaise devant le réel…Mais voilà qui explique tout. Qui seul a donc des raisons de s’échapper de la réalité par le mensonge ? Celui qui en souffre. Mais souffrir de la réalité signifie être une réalité sinistrée… La prépondérance des sentiments de déplaisir sur ceux de plaisir est la cause de cette morale et de cette religion fictives : or une telle prépondérance fournit la formule de la décadence. »
Très beau texte.
Mais, pourquoi veulent-ils rendre méprisable le mot naturel ?
Un début d’explication réside dans la propagande révolutionnaire des “lumières”.
Le sens commun opposait aux théories fumeuses des “philosophes” pour créer une nouvelle société utopique, le fait que les sociétés développées de l’époque étaient, malgré toutes leurs imperfections bien réelles, le fruit d’un lent travail expérimental forgé par des centaines de millions d’hommes au cours des siècles.
C’est le concept de société naturelle, outils patiemment formés pour le service des individus, opposé aux sociétés artificielles, issues de simples constructions idéologiques. De sociétés réalistes ou réelles, au contraire des collectivités idéelles, chimériques ou totalitaires.
Une révolte contre la nature et le réel.
Il fallait donc changer, en l’inversant, le sens du mot “naturel”pour le rendre méprisable.
La démarche fut la suivante :
Parler d’une “nature” initiale, en termes vagues et confus, mais chargés de sentimentalisme et d’émotions “positives”. Ainsi toute la littérature bisounours sur le mythe” du bon sauvage”. L’homme aurait été “naturellement” bon, mais la société l’a corrompu. Il s’agit donc de retrouver l’ “état de nature” etc…
La conclusion implicite (procédé toujours utilisé aujourd’hui) du postulat que la société de nature –et non plus la société “naturelle” – était belle et bonne, c’est que la société de l’époque, elle, était mauvaise et qu’il convenait donc de la détruire.
Depuis, on sait bien que le bon sauvage pratiquait l’esclavage et que les bons anthropophages se dévoraient entre eux. Mais le mal était fait.
La propagande contemporaine dont nous sommes gavés ne procède pas autrement.
Voici les Hommes dont nous avons besoin aujourd’hui pour redresser notre civilisation. De vrais Hommes.
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18920115&cfilm=131751.html
“Après le triomphe du christianisme en effet la barbarie commença”
Faudra en parler a l’empereur Constantin, a Charlemagne, a Ferdinand le Catholique, a Louis XI etc… tous catholiques de choc: Ca va surement les amuser.
Du choc des civilisations au choc des races, l’avenement d’un occident métissé
premiere partie:
la lutte des races,
le suicide /sacrifice de la race blanche par altruisme multiculturel
il ne sagit ni detre pacifiste ni guerrier, il sagit detre guerrier quand il faut defendre notre survie, et aimant, compasionnel quand il faut assurer notre survie . Oui l’amour est un outil de la survie aussi.
Il s’agit donc toujours de s’adapter de facon flexible a chaque situation , afin toujours, d’assurer notre survie au final. La survie sous tend toutes nos actions et pensées. La survie se base sur la compassion juste et avisée, et sur la guerre prudente et avisée.
Sur l’equilibre dans l’utilisation de ces deux outils de facon raisonnée et raisonnable . L’un uniquement ou l’autre uniquement sont des extremes.
tout ce que dit Spengler est vrai factuellement… mais il y a quelque chose de désespérant et de profondément nihiliste dans le fait d’en rester là et de condamner l’avenir au nom du passé, l’homme en compréhension, l’Homme, au nom de l’homme en extension, tel qu’il se présente dans l’histoire empirique; disons qu’il y a les deux chez Spengler : quelque chose de profondément tonifiant, et quelque chose de profondément nihiliste.
Il y a autre chose dans l’ humanité et donc dans l’histoire que les pures luttes pour l’espace vital , la puissance ou le prestige. Il y a quelque chose AU DESSUS de l’instinct vital et racial : il y a D-IEU, non pas le Dieu des religions, mais le Dieu des philosophes et des savants…
et c’est un philosophe français, d’origine juive mais ayant dépassé le judaïsme comme son inspirateur Spinoza , qui répond à Spengler : Léon BRUNSCHVICG (1869-1944);
il lui répond rien que par son ouvrage le plus important : “Le progrès “, qui démontre, si vous connaissez encore le sens de ce mot, que le “Déclin de l’Occident”, s’il est réel, n’est pas le dernier mot du destin…et d’ailleurs au niveau de l’Esprit il n”y a pas de destin…”je crois aux forces de l’Esprit”…
quant au christianisme historique, son eul tort est den’être pas chrétien !
là encore ce sont Spinoza, Fichte, Brunschvicg et Einstein qui nous mènent, si nous savons les lire, et surtout les mettre en pratique, vers le christianisme purement spirituel des philosophes et des savants…un christianisme entièrement débarrassé de ses fables (incarnation, crucifixion, résurrection de la chair, etc…)….
lechristianisme à venir….car ‘il ne vient pas, c’est à dire : si NOUS ne travaillons pas pour qu’il vienne (inutile de prier , le Dieu des philosophes est RAISON, pas Idole toute puissante que l’on peut fléchir par des prières ou des sacrifices) , alors nous aurons l’ISLAM
oups…. le titre de l’ouvrage de Brunschvicg est :
“Le progrès de la conscience dans la philosophie occidentale”
on peut le lire ici:
http://classiques.uqac.ca/classiques/brunschvicg_leon/brunschvicg_leon.html
le problème c’est que la plupart du temps quand entre jeunes on évoque des sujets tels que la guerre, la plupart pensent que parce que l’arme nucléaire est hyper-destructrice il ne pourra plus jamais y avoir de guerre, ils n’envisagent meme pas que ça puisse arriver!!
ou alors ils nous sortent le fameux “si y avait pas d’armée il n’y aurait pas de guerre”…..ils oublient juste que ce sont les armées qui naissent de la guerre et non l’inverse.
bonne semaine a tous.
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