IUFM : l’école publique en ruines
28 août 2008, 14:18 | Auteur : bds | |
|
Aujourd’hui, les parents qui le peuvent fuient l’école publique et tentent de préserver leurs enfants du naufrage. Voir la vidéo “Créer son école“. Voir également cette page
Catégorie : Actualité, Education, Les essentiels |
Voir également :
- Islamisation : A l’école de la République Française…
- Finkielkraut sur le désastre de l’école
- Livres scolaires : appel aux parents
- L’école* de vos enfants : les livres
- L’école* de vos enfants
29 Commentaires

Et encore, dommage que les consignes données aux correcteurs du bac ne le soient pas par écrit… Il faut bien savoir que les notes sont mises non pas en fonction de la qualité de la copie mais de manière à ce que le chiffre de diplômés annoncé par le Ministère soit atteint (actuellement, vers les 80 %). D’où rajout de points, calcul, re-calcul, etc. jusqu’à ce que le compte y soit.
“l’éducation transpersonnelle … est l’équivalent en éducation, de la médecine holiste : l’éducation de toute la personne.” Source: Les enfants du Verseau, Marylin Ferguson, grande prêtresse du Nouvel Âge mystico-gazeux, Flammarion 1981
“Soyons par conséquent, sans perdre un instant, les pionniers et les propagateurs d’une philosophie holistique de l’éducation pour le XXIe siècle …” (source: Rapport UNESCO éducation XXIe siècle, Odile Jacob Paris 1996)
Je nuancerais vos propos, Jean Bart, les consignes de notation sont parfois données de façon très explicite, selon les matières, mais ce qui est le plus étonnant, pour un enseignant comme pour un profane, sont les consignes de dernière minute allant toutes dans le sens du laxisme, de l’acceptation de l’approximation et du bénéfice systématique du doute allant au candidat. Traduit en termes concrets : l’assimilation des mauvaises copies aux bonnes par effet de nivellement, l’augmentation des totaux de points et l’obtention du bac à la clef.
Un petit exemple personnel : à l’époque où j’ai passé mon bac dans ma ville moyenne, il y eut deux mentions “très bien”. Vingt ans plus tard, il y en a une bonne douzaine. Les 19 et 20 ne sont plus du tout une denrée rare au bac. Je ne me rappelle pas même d’un 19 de toute ma scolarité lycéenne.
Je connais toutefois des enseignants que la méthode révulse et qui font de la résistance. A ce que je vois et j’entends, je dirais même que c’est la majorité dans mon coin de l’hexagone. Ils ne sont pas dupes une seule seconde du procédé. Je doute que ma région soit une exception. On enseigne aujourd’hui davantage MALGRE l’Education Nationale qu’avec son aide, c’est la conclusion que j’en retire. Enorme malaise quand même. Il y a quelque chose de pourri au royaume de France. Peut-être un cadavre dans un placard. Il ne peut en être autrement dans un système pyramidal baptisé “république” où les décisions sont prises par des coteries et exécutées par le reste de la pyramide sans discussion réelle possible. Comme si un oeil unique nous surveillait d’en haut.
Authentique, une amie qui est passée par l’IUFM:
le crayon devient “l’outil scripteur” et le tableau noir “le champ graphique”
GAG : je suppose qu’il s’agit d’un bon élève consciencieux. Il met deux D à faridd là où un seul aurait suffi, un accent sur le E, et enfin termine “nike” par un E ,bien que là on ne sache pas trop. Il a pu se servir de ses tennis comme anti-sèche. Brave petit Mouloud, continue comme ça, on compte sur des individus bien formés pour payer nos retraites. Sur ce je vous quitte, je dois écrire ma lettre au Père Noël, un des rares qui ne me déçoive jamais.
@ Claude
“mais ce qui est le plus étonnant, pour un enseignant comme pour un profane, sont les consignes de dernière minute allant toutes dans le sens du laxisme, de l’acceptation de l’approximation et du bénéfice systématique du doute allant au candidat.”
C’est tout à fait ce que m’ont dit des enseignant qui corrigent le bac… Et de toute façon, n’importe qui peut constater que le niveau n’a pas du tout augmenté durant les dernières décennies qui ont pourtant vu le nombre de bacheliers croître de manière spectaculaire.
” Authentique, une amie qui est passée par l’IUFM:
le crayon devient “l’outil scripteur” et le tableau noir “le champ graphique” ”
En attendant que l’élève hier qualifié de “turbulent” et aujourd’hui de “en difficulté” ne devienne, par la magie de l’IUFM : “un champ d’expression potentiel de cultures millénaires” ou “une catharsis vivante des peuples humiliés du continent noir”
@CLAUDE
Un accord complet avec vous sur les pratiques de ” la boutique ” et la façon dont on doit s’affranchir clandestinement des ukases qui tombent des idéologues qui dictent le la dans tous les domaines et en particulier au plan pédagogique : faire de l’élève le ” constructeur ” de son savoir ( sic ) , le mettre en situation ” d’autonomie créatrice ” à partir d’interminables études documentaires et alors que la plupart ne connaissent rien après 4 ans de collège , proscrire toute transmission frontale de connaissances , le cours magistral ( même dialogué ) étant l’abomination de la désolation pour les anciens soixante huitards qui ” tiennent ” les inspections , etc , etc…
J’ai pour ma part résolu depuis longtemps les dilemmes que connaissent les débutants dans le métier , s’ils veulent respecter à la lettre les consignes soviétiques des IPR et de leurs relais.
Je fais cours et je corrige comme je le sens ( et en tenant compte quand même du fait que les élèves qui nous sont confiés sont les premières victimes de ce système ) , avec pour objectif de boucler impérativement tous mes programmes dans une discipline ( l’HG ) assez chargée à ce niveau.
Sans m’envoyer gratuitement des fleurs , je ne pense pas avoir desservi ainsi les générations d’ados que j’ai pu voir passer , même si ma pratique n’entre pas dans les canons officiels.
Claude : “Je connais toutefois des enseignants que la méthode révulse et qui font de la résistance. A ce que je vois et j’entends, je dirais même que c’est la majorité dans mon coin de l’hexagone”
Faux, totalement faux ! C’est uniquement une faible majorité de cette corporation de loques qui est révulsée, et surtout qui ose le faire savoir haut et fort le moment venu.
Les autres s’abritent toujours derrière des faux-semblant : “mouiii… le doute doit profiter au candidat…” “on n’est pas là pour saquer les élèves…” “si on est trop sévères les élèves ne viendront plus dans nos sections…” “l’inspecteur vient de téléphoner au centre de Trifouillis : ils ont 2 points de plus que nous sur la moyenne !” “Ça n’est pas juste si nous plus sévères que dans les autres centres” etc, etc…
La réalité de ce système la voila :
- préparation des sujets d’examen : tout est mis en œuvre pour qu’ils soient le plus lénifiant possible ; les questions ou sujets demandant un minimum de réflexion sont systématiquement écartés ou édulcorés après moultes lectures et relectures d’une commission de quelques profs étroitement surveillés par un inspecteur-kapo.
- correction : les questions “favorables au candidat” (comprenez : pour lesquelles la réponse est à rechercher dans le sujet) font l’objet d’un maximum de points.
- décompte des points : là aussi il est possible de “favoriser” les candidats, et en beauté. Je m’explique : supposons une matière à coefficient 6. Le barème va-t-être établi sur 120 points. Un candidat obtient 61. On ne reportera pas cette valeur sur son décompte de notes : en effet il faut rentrer des notes sur 20, entières, l’arrondi étant favorable au candidat.
Voyons ce que ça donne dans notre cas : 61/6 = 10,17, donc on arrondit à 11. Et sur sa feuille de note on reportera 11*6 = 66 ! Et hop, 5 points gagnés sans rien faire !
- délibération : si c’est un bon petit (sous entendu : il vient à peu près régulièrement, ne perturbe pas trop les cours, apprend un peu avant les contrôles, n’insulte pas les adultes) il peut être rattrapé jusqu’à 9,7 de moyenne !
Et rien n’échappe à ce marasme : sections prétendument “scientifiques”, bts, classes préparatoires, partout le niveau est au ras des pâquerettes. Sauf peut-être dans les quelques rares établissements dans lesquelles la nomenklatura qui nous dirige colle sa progéniture.
Je me souviens d’avoir un jour surveillé une épreuve de merdatique (franchouillardise pour désigner le marketing) : sans rien y connaitre, j’ai pu faire 90% du sujet, tellement les questions étaient niaises et relevaient plus du bon sens et de la culture générale que d’autre chose.
Enfin pour terminer notez dans la vidéo l’odieux Meirieu qui considère qu’il s’agit d’un simple problème de tuyaux…
Concombre masqué
“Faux, totalement faux ! C’est uniquement une faible majorité de cette corporation de loques qui est révulsée, et surtout qui ose le faire savoir haut et fort le moment venu”
Bien que je sois d’accord avec la majeure partie de votre post, je vous assure que c’est pourtant ce qui ressort de mon expérience et de mes discussions. Et la majorité n’était pas faible. Il y avait même un universitaire, président de jury, qui avait la décision dure.
Les dossiers étaient examinés attentivement, les révisions de notes, parcimonieuses, et ceux qui “lâchaient” un point ne le faisaient pas de bonne grâce. Je sais aussi pour l’avoir constaté que les universitaires n’avaient pas d’illusions, et même un certain mépris, pour le niveau des bacheliers qui arrivaient sous leurs auspices.
Maintenant, je me demande vraiment si mon “coin d’hexagone” n’est pas une exception. J’avais la conviction que les enseignants étaient tous de la chair à mai 68 avant d’entendre tout ça.
Voulez-vous m’expliquer à quel niveau et par qui sont fait ces arrondis ? Scandaleux en effet, bien que pas surprenant.
Une conversation récente m’a convaincu que des (je n’ose pas dire LES) correcteurs du bac fignolaient leurs totaux de manière justement à ce qu’aucune contestation des parents ne soit légitimement possible. Ces parents qui ont le culot de venir réclamer aux correcteurs, ça on me l’a confirmé. Je n’arrivais pas à y croire…
Pour rebondir sur votre expérience en mercatique, j’abonde dans votre sens puisque pas plus tard que l’an dernier, une de mes petites cousines m’a montré son sujet de langue en série S. Je ne l’avais pas étudiée cette langue, mais j’ai réussi à comprendre les questions et suffisament de texte pour y répondre (en français) à peu près correctement. La plus difficile ne portait même pas sur de l’implicite. Ahurissant. Je me suis senti vieux.
Je comprends votre exaspération.
Cordialement.
Claude : nos divergences sont minces, et votre coin de France est peut être bien une exception en ce qui concerne le comportement des pédagos.
Quant aux arrondis, ils ne sont faits par personne, c’est simplement l’application mécanique des règles qui veut ça… (et un petit tour de passe-passe tordu)
Maintenant, dire que ceux qui ont pondus ces règles l’ont fait innocemment… je vous laisse seul juge !
Pour ma part je quitte le navire avant qu’il ne sombre définitivement.
Philippe Meirieu nous ment.
Il est clair que, pour lui, “mettre l’enfant au centre du système” revenait bien à ne plus avoir “l’instruction au centre du système”
Il nous prend pour des cons. Il dit que les choses ont seulement été mal dites. Il n’a aucune tenu. Il est l’un des grands vecteurs du pourrissement de l’Education Nationale, qui accélère notre décadence.
L’IUFM est une gagure dans le paysage de notre formation des maîtres. Il suffit pour s’en convaincre de se télétransporter sur Youtube et de taper IUFM. Et là chers amis, restez bien assis sur vos chaises et fauteuils, car la bêtise est vraiment au rensez-vous. Vive la rentrée comme disent les marchands de cahiers.
heureusement des organismes font de la résistance, dans leur domaine, comme FDS dans le sien,
on y trouve par exemple la présentation d’un livre d’un professeur du Collège de France sur la lecture
@ JLV
Vous avez parfaitement raison. Philippe Meirieu nous prend pour des imbéciles et essaie de nous faire croire que c’est nous qui n’avions pas compris ce qu’il voulait dire à l’époque, alors qu’en réalité c’est lui qui a changé. D’ailleurs, ne voulait-il pas faire des établissements scolaires des “lieus de vie”, où ce qui primait était le confort et le bien-être de l’élève, et que l’acquisition de savoirs était accessoire ?
Plutôt que de se déjuger, Meirieu veut nous faire croire qu’il fut incompris… Cet homme est méprisable.
Pour ceux qui veulent en savoir plus sur Meirieu, je mets un lien un diaporama où sont exposées ses idées pédagogiques.
Ca vaut le détour :
Exemple d’une diapositive :
“Principes pédagogiques :
1- La personnalisation prend la place de l’individualisation.
2- L’accompagnement sous des formes diversifiées prend progressivement la place du seul soutien.
3- L ’articulation entre savoir et culture prend progressivement la place de l ’articulation entre savoirs et intérêts des élèves.
Conclusion : Les innovations institutionnelles successives se dégagent ainsi de la « vulgate de l’Éducation nouvelle ».”
…Et il y a 21 diapositives comme cela !!
Le plus important (et urgent pour sauver l’éducation nationale) serait de mettre ce type d’office à la retraite !
http://cpe.paris.iufm.fr/spip.php?article745
puis cliquer sur le diaporama power point
Sur ce sujet, je ne suis pas d’accord avec la plupart d’entre vous. J’ai 18 ans et j’ai eu mon bac l’année dernière…
Tout d’abord, dans l’article, vous déclarez que les jeunes générations sont “dépourvues de tout sens critique”. Je remarque que beaucoup ont été choqué par la comparaison entre les deux copies. C’est bizarre parce qu’à ce moment là, mon sens critique s’est réveillé et je me suis dit que la manipulation était évidente. On aurait aussi bien pu donner la copie d’un autre 6ème et comparer avec le torchon présenté. Ce n’est pas parce qu’on brandit la copie d’un illettré en criant au scandale que toute la génération est aussi nulle.
Je crois que c’est une erreur de laisser à l’écart les jeunes générations prétextant une insuffisance mentale. Vous oubliez que l’éducation nationale n’est pas l’Education. Ce n’est pas parce que tous mes profs d’histoires m’ont dit que seule la gauche a une morale que je suis devenu de gauche…
Il ne faut pas oublier que les jeunes générations sont les générations internet. Quiconque cherche des vrais informations peut les trouver plus facilement. Nous ne sommes pas une masse d’abrutis qui regarde Secret Story en croyant dur comme fer à la véracité de ce qui nous est présenté…
Je voudrais aussi nuancer les attaques sur l’école. Ce n’est pas une telle catastrophe. J’admets que dans certains endroits, le niveau fait peur, mais ce n’est pas le plus fréquent. Il y a encore des écoles, des collèges et des lycées où les élèves travaillent, apprennent et respectent les gens. Et par chance, c’est la majorité des écoles !
Pour le BAC, que dire ? Oui il n’est pas difficile à avoir. Mais il n’est quand même pas donné. Le BAC d’aujourd’hui n’est pas celui d’il y a 30 ans. Il n’est qu’une clé pour pouvoir continuer les études. Je le vois plus comme un contrôle des connaissances que comme un examen. A partir de là, ça ne me paraît pas choquant qu’il y ai un peu de laxisme, qu’on booste la note de tel élève pour qu’il ai son BAC, qu’on mette telle règle pour avantager sur telle matière. Croyez le ou non, on ne peux pas avoir son BAC si on a rien dans le crâne.
J’ai 18 ans, je suis plutôt de droite, j’ai des idéaux et j’ai plein d’amis qui réfléchissent eux aussi. Ne nous prenez pas trop pour des idiots s’il vous plaît !
C’est là qu’on voit les dégâts laissés dans les tronches par 30 années de démagogie socialiste :
ils en viennent même à croire que le malheureux bout de papier qu’on leur a donné a une quelconque valeur…
Putain… baccalauréat… baie de laurier… Même le dernier des abrutis est capable de l’avoir aujourd’hui… Ah, ils sont beaux les lauriers ! Promotion sur les lauriers ! On brade les lauriers ! Qui veut des lauriers ? Lauriers pas chers !
Pour Franck :
tu es surement très naïf, mais crois le ou non aujourd’hui il est très facile d’avoir son bac si on a la tête vide comme une ampoule et/ou si on n’a rien branlé de toute l’année. Tout ce système n’est qu’une vaste mascarade, dans laquelle tout le monde fait semblant de croire que tout va bien, alors qu’il n’en est rien. L’éduc naze, c’est le bal des faux culs. L’éduc. naze est à la médiocrité ce que les trous noirs sont à la gravité.
Alors bien sûr, ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit : il n’y a pas que des idiots dans les jeunes générations. Il a toujours des gens brillants, mais malheureusement pour eux ils le seront un peu moins qu’il y a 30 ou 40 ans. Ou un peu plus tard.
Et le pire c’est qu’on aura enkysté dans la tête des autres qu’ils sont des “bac. +x”, ce qui va nous donner des générations d’incapables avec le melon comme une montgolfière…
L’extrait vidéo est tiré de “Education nationale un grand corps malade”, un documentaire Canal+, pour une fois pas trop malhonnête. Même si d’évidentes manipulations subsistent. Mais tout de même on peut y voir Brighelli ( http://bonnetdane.midiblogs.com/ ) et Laforgue ( http://www.ihes.fr/~lafforgue/education.html ).
@Franck : il ne faut pas le prendre pour vous, mais tout de même le Bac est une vaste mascarade et le niveau est catastrophique. J’irais même plus loin en disant que je vois débouler des bac+5 qui ne savent pas rédiger un document en français compréhensible…
D’ailleurs je vous recommande à tous la lecture de ce texte de Laforgue :
http://www.ihes.fr/~lafforgue/textes/Gaz105Tribune1.pdf
En particulier p5-6, passage très intérressant sur la tradition chrétienne en France et sa relation au savoir.
Cela me rappelle mon année passée à l’IUFM de Grenoble:la responsable de la 1 ere année nous faisait des cours de présentation du système scolaire et de fiches de lectures,tout était pretexte à diffuser une pensée trotskiste!Je me souviens de son :”Charles Martel est un mythe, de toute manière nous avons tous du sang arabe, les fran4ais de souche n’existent pas!”
Du fond de la classe a retentit un grand “non! Tout le monde n’est pas arabe!La conscience de l’identité européenne s’est faite sur les invasions ottomanes et les rapts des barbaresques!” Elle n’a jamais su d’ou venait la bombe…
Je suis sortie me passer de l’eau sur le visage pour ne pas tomber terrassée par autant de connerie et d’inculture!
J’ai du sortir pretextant que
@ Franck
Si vous n’avez que le bac, seulement 18 ans, et déjà une plume aussi alerte, bravo ! Mais ne nous leurrons pas : il semble que ce soit vous l’exception (qu’il ne faut pas généraliser) et pas l’inverse. Je ne sais quel bac vous avez, mais avez-vous déjà vu des copies de bac professionnel ? des copies de bac technique ? Les fautes d’orthographe sont présentes à tous les mots (voire même plusieurs fautes sur un seul mot), la syntaxe n’est absolument pas maîtrisée ce qui rend la lecture totalement incompréhensible, les arguments ne sont pas articulés entre eux (aucune idée de fond ne se dégage…).
Voilà, la règle en dépit d’un nombre d’heures considérables passées sur les bancs de l’école ! (encore que l’absntéisme scolaire soit très élevé !).
Quoiqu’il en soit, tant mieux si de jeunes comme vous font exception, le plus nombreux vous serez, et le mieux ce sera !
Ma sœur a été diplômée de l’IFUM et ce qu’on lit sur l’IUFM n’est pas une caricature :
On dit aux futurs professeurs que la priorité, ce sont les élèves en difficultés quitte à délaisser les élèves “normaux”.
On leur demande de veiller tout particulièrement à l’épanouissement des enfants d’immigrés.
On leur demande de promouvoir le “vivre ensemble” et enseigner que les différences culturelles sont une richesse.
On est mal barré…
L’éducation nationale est une secte. Cette officine en faillite nous coûte les yeux de la tête pour le pire résultat possible. Ce serait une entreprise privée, la liquidation judiciaire aurait été prononcée de longue date. Il est temps de stopper les frais et de foutre la jeunesse au boulot. Seulement l’université aujourd’hui remplace le service nationale de naguère en tant que pare feu contre le chômage. Une jeunesse qui glande à l’université c’est plus glorieux que de la voir glander dehors.
Je plains les profs pleins de bonne volonté, car pour avoir grandi en partie en ZEP j’affirme qu’il faut du cran et de la patience. Les profs passent presque plus de temps à faire la police que de dispenser leur matière. En plus, les techniques employées pour intéresser les élèves sont risibles. Le pire c’est que ce n’est pas des cas isolé au ZEP, c’est atterrant. En même temps ça arrange les ambitions politiques de certains. L’éducation national s’enlise au profit des écoles privées qui pour certaines (et là je pense aux écoles de commerce) sont payantes et de surcroît nul. A quel saint se vouer ? Et bien compter sur le népotisme ainsi qu’une ribambelle de complaisant et hop le tour et joué. Plus sérieusement, vouloir libéraliser l’école est la pire des choses car la conditions social conditionnera la qualité de l’enseignement reçu. Une société pour les riches une autres pour le ghetto et au milieu ceux qui trimeront dur pour tout le monde (la classe moyenne qui n’a aucune reconnaissance dans ce pays).
A vos stylos citoyens !!!
“Mieux vaut mourir debout que vivre à genoux!”
L’IUFM ou l’une des inventions désastreuses de Lionel Jospin avec la CMU.
Ce dernier cherchant toujours les causes de sa cuisante défaite de 2002.
L’IUFM est le lieu le plus inapproprié pour devenir prof. Même si leurs statistiques sont bonnes aux concours, c’est moins lié à la performance intrinsèque de l’école, qu’à la quasi-obligation de s’y inscrire pour tous les étudiants.
L’IUMF est un lieu qui se cherche encore. Les cours de pédagogie sont à se tordre de rire, mais il y a du mieux.
Poster une réponse




























Commentaire Nº1 - 28/8/2008 - 14:33