Le Front Populaire contre les étrangers

2 janvier 2009, 20:25  |  Auteur : Robin  | | Bookmark and Share |

Et la politique des socialistes à l’égard des étrangers ? La gauche l’a inconsciemment effacée de sa mémoire car elle ne correspond pas à sa mythologie. Et pour cause.

Si elle se souvenait, elle croirait que les élections de 1936 ont vu l’accession au pouvoir d’une droite réactionnaire et xénophobe. Elle en viendrait à renier Roger Salengro, ministre de l’Intérieur du Front populaire, érigé en héros après qu’il se soit suicidé à la suite d’une campagne de presse attribuée à l’hebdomadaire d’extrême droite Gringoire.

Le 2 octobre 1936, Salengro répond à une question posée par un député de la Moselle sur les expulsions récentes d’ouvriers étrangers de Lorraine. Sa réponse ferait aujourd’hui scandale :

« Les décisions prises à l’égard des étrangers expulsés à la suite des incidents de Moyeuvre-Grande ont toutes étaient motivées par des raisons graves : l’attitude particulièrement violente des intéressés qui, parfois, ont manqué de la correction la plus élémentaire à l’égard des autorités locales, justifie pleinement de telles mesures. Si le gouvernement entend rester fidèle à tous les principes humanitaires et faire tout spécialement honneur aux traditions d’hospitalité, il ne saurait tolérer que les étrangers abusent de l’asile qui leur est offert en intervenant dans les conflits politiques et sociaux. »

Une expulsion pour un manquement aux règles de la correction. Le refus de voir les étrangers s’immiscer dans la vie politique et sociale de la France. Délires de Jean-Marie Le Pen ? Non, simplement la position d’une des figures légendaires du Front populaire. (…)

Thierry BOUCLIER, La République amnésique

Via Entre guillemets

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Catégorie : Histoire, Les essentiels, Livres |

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21 Commentaires

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grossgege
Commentaire Nº1 - 2/1/2009 - 20:36

proms…. :-)

oh que oui, la gauche n’est pas amnésique, elle ment, c’est surtout cela… elle a toujours menti, et c’est un ancien gauchiotte qui vous le dit.

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Kelt
Commentaire Nº2 - 2/1/2009 - 20:39

Je trouve cela douteux de comparer la gauche d’aujourd’hui et le socialisme français d’avant guerre… C’est le jour et la nuit.

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Jacques Bonhomme
Commentaire Nº3 - 2/1/2009 - 20:45

C’est en relisant ce genre de déclaration que l’on mesure la vitesse avec laquelle les mentalités ont “évolué”.
Cette citation de Salengro ne fait que souligner les devoirs d’un hôte: respecter celui qui l’accueille.
On ne parle aujourd’hui que des prétendus droits des arrivants, fussent-ils clandestins et délinquants, droit de cracher dans la soupe et de se comporter comme des sagouins.

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saskatch
Commentaire Nº4 - 2/1/2009 - 21:19

Le respect, c’est rentrer dans la culture de la population qui accueille. Aujourd’hui, à écouter la gauche et la droite collabos, il suffit de bosser pour être français…pardon, il suffit d’être gentil, de perdurer dans sa culture d’origine et nous pondre des gosses intenables qui foutent la zone et crachent sur mon pays.

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Marc
Commentaire Nº5 - 2/1/2009 - 23:16

N’oublions pas qu’au début des années 1930 la presse syndicale de tendance communiste (CGT/U) lance des invectives contre les étrangers qui volent le travail des français. la SFIO élabore une proposition de loi visant à interdire l’entrée des étrangers en France, le gouvernement herriot vote une loi protégeant la main d’oeuvre nationale.
Pour qu’on oublie ce moment de la vie nationale Mitterand fait abroger cette loi en 1981. Cette gauche si donneuse de leçons !

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arnodu
Commentaire Nº6 - 2/1/2009 - 23:19

Des textes de la 2ème internationale (début du XXème) dénonçaient déjà l’utilisation de l’immigration comme moyen patronal de dumping social. Sans oublier les discours de Georges Marchais (années 70)

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xavier
Commentaire Nº7 - 2/1/2009 - 23:30

l’auteur Thierry Bouclier est un vrai patriote. je l’ai connu lorsqu’il bossait à Paris, il y a une dizaine d’années. courtois, cultivé, une vraie perle !
j’ai voulu acheter le bouquin à la FNAC des Halles, il était en rupture, plusieurs exemplaires sont en commande. pour info, c’est au rayon histoire politique.

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tutae
Commentaire Nº8 - 3/1/2009 - 0:26

On peut en tirer deux enseignements:

-que l’immigration européenne,globalement, ne fut pas la chance pour la France que certains voudraient nous faire croire, ce qui est le cas de toute immigration massive, quelque soit son origine

-que la presse dîte d’extrême droite était puissante.

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gallia celtica
Commentaire Nº9 - 3/1/2009 - 1:10

Pas moyen de faire comprendre ça à mon pauvre pére !!!. Faut dire qu’il croit que Jack Lang est de gauche !!!.

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Anne Onyme
Commentaire Nº10 - 3/1/2009 - 1:27

Bravo pour cette leçon d’histoire.

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Spoon
Commentaire Nº11 - 3/1/2009 - 1:36

C’est pas un scoop: Marx lui meme ne parlait il pas de l immigration comme de l’armée de reserve du Capital??

Cette pourriture de Marchais lui meme preconisait l’arret de l’immigration….

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Sudiste
Commentaire Nº12 - 3/1/2009 - 9:42

Et la politique des socialistes à l’égard des étrangers ? La gauche l’a inconsciemment effacée de sa mémoire car elle ne correspond pas à sa mythologie.

Les deux dernières guerres mondiales ont exacerbé les foutaises humanistes de 1789, puis la culpabilisation post-coloniale a enfanté le dogme de l’antiracisme et ses corollaires -ethnomasochisme, immigrationnisme et auto-flagellation- lesquels bâtissent jour après jour la future mythologie des socialistes cette fois en phase avec la nouvelle immigration exotique. La France est perdue mais ils sont sauvés.

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Gorr
Commentaire Nº13 - 3/1/2009 - 11:22

“Marx lui meme ne parlait il pas de l immigration comme de l’armée de reserve du Capital??”

Non, pour lui c’était le prolétariat, l’armée de réserve du capitalisme.
Marx ne parlait pas de ces sujets. Il traduisit les relations humaines en rapport de classe, comme si chaque individu était pré-déterminé socialement et psychologiquement par l’appartenance à sa classe sociale et “en lutte” contre les autres classes.

Ce à quoi bien des gens ont répondu que, bizarrement, tous les leaders marxistes – et marx en premier – appartinrent à la bourgeoisie et non, comme cela aurait dû être le cas dans la théorie marxiste, au prolétariat.

Sa théorie contient mille contradictions et incohérences dont celle-ci n’est qu’une parmi d’autres…

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Kelt
Commentaire Nº14 - 3/1/2009 - 12:41

Le prolétariat, l’armée de réserve du capitalisme ? Hahaha, c’est évidemment l’immigration pour noyer le prolétariat, et pas l’inverse… Autant le marxisme c’est de la merde, autant faut être cohérent un peu mon petit Jamel LeGorr. :D

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Diacre
Commentaire Nº15 - 3/1/2009 - 12:47

L’armée de réserve dont parle Marx n’est pas le prolétariat MAIS la masse des chomeurs.

En effet Marx pointe du doigt que le chomage permet au patronat de faire baisser les salaires et les conditions de travail.
En créant volontairement des chomeurs, le patronat se crée ainsi une “armée de réserve”.

Or rien de mieux pour créer des chomeurs que de faire venir des masses d’immigrés que le marché du travail n’est pas capable d’absorber.

D’ou le raccourçi:
Immigration = Armée de réserve.

A noter néanmoins que TROP de chomage finit par tuer le concept puisque au final cela finit inévitablement par une révolution.
D’ou le fait que le capitalisme porte en lui les germes de sa destruction, il joue sur un fil tendu.

Quant au fait que les “penseurs” des mouvements révolutionnaires étaient généralement issus de la petite ou moyenne bourgeoisie (mais pas de la haute), c’est tout à fait logique puisque le prolétariat n’avait pas ni accès au savoir, ni le temps pour penser, ni l’envie.
Notons d’aileurs que ces “penseurs” étaient souvent des nationalistes (BLanqui, Proudhon, etc)et que c’est ce nationalisme qui les amenait à trahir leur classe sociale.
[A l'instar de la haute bourgeoisie qui ne pense qu'à sa pomme et qui se contrefous de ses semblables d'en bas]

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fiefien
Commentaire Nº16 - 3/1/2009 - 12:48

C’est du ER dans le texte

fiefienix

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Gorr
Commentaire Nº17 - 3/1/2009 - 12:56

Kelt

C’est quoi le problème ? Relis un peu tes classiques. Visiblement, tu n’es pas très au courant de l’orthodoxie marxiste qui fait complètement fi de la question des migrations…

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Nabulione
Commentaire Nº18 - 3/1/2009 - 15:06

Oui, il y avait des socialistes patriotes ! Mais cela est bien fini !!!

Les sotSSalauds d’aujourd’hui sont xénophiles et homophiles, par détestation d’un occident fantasmé… Mais il faut le dire, d’un occident chrétien ! C’est la lie du peuple !!

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Gorr
Commentaire Nº19 - 3/1/2009 - 15:14

Présenter le Front Populaire comme une entreprise “patriote” fait pleurer de rire les crocodiles. Qu’on voit qui composa ledit “front”, apparu d’ailleurs en réaction aux manifestations patriotiques du 6 février 34…

Quel bilan pour le FP en terme de patriotisme ? => Avoir désarmé la France, pendant que Hitler s’armait comme un fou, avoir continué la politique de ligne maginot, avoir fait les 40 heures, les congés payées pendant que les Allemands construisaient des canons et des chars, avoir IMPOSE la stratégie défensive à l’armée française… bref, le FP a laissé la France dans un état militaire catastrophique. Il est directement responsable de la catastrophe de 40.

Par pure démagogie de gauche et par antimilitarisme pro-Moscou, les socialos-communistes ont livré la France à l’Allemagne, préférant gaver le peuple de discours lénifiants et de congés payés au lieu de remplir les casernes et de faire marcher les usines d’armement.

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Curtis Newton
Commentaire Nº20 - 3/1/2009 - 15:20

La vraie gauche en action, en ce domaine en tout cas. Du syndicalisme national pur et dur.

Malheureusement cette politique desservait des frères européens, et on voit qu’aujourd’hui où elle serait vraiment nécessaire, elle n’est pas faite, et le PS vendu au grand capital est devenu le meilleur soutien de ces “jaunes”, au sens syndical, qui viennent prendre leur emploi aux indigènes européens.

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Diacre
Commentaire Nº21 - 4/1/2009 - 2:51

Euh Gorr, le FP n’a pas “désarmé” la France.

En 1938 le FP lança meme un vaste plan de réarmement (25 milliards de franc-or d’époque par an) avec la nationalisation des complexes militaro-industriels et la création d’un service de ravitaillement (création de la SNCF etc..)

En 1940, les effectifs de l’armée française rivalisèrent ainsi avec ceux de l’armée allemande, en terme de quantité et de qualité (à l’exception des forçes aériennes).

Ce qui a joué dans la bataille de France est avant tout:
1- le moral de l’armée – les français n’étaient pas motivés à se battre pour X raisons légitimes.

2- les généraux français étaient vieux et incompétents et appliquèrent une stratégie désuète et inopérante. (alors qu’Hitler avait procédé à un remaniement de l’armée allemande durant les préparatifs à l’annexion de la tchécoslovaquie et instaura les principes de la guerre éclair sous les conseils de Guderian et Manstein).

Résultat: L’armée Française s’est faite laminée par des encerclements et par l’incapacité des Belges à maintenir un front durant les quelques jours nécessaires.

De plus je terminerais par ceci:
On pointe du doigt les avancées sociales en France, considérant que pendant que les français se la coulaient douçe, les allemands bossaient comme des malades.
C’est bidon.
Toutes les avancées sociales prisent en 1936-1937 en France sous le FP étaient déja appliquées en Allemagne nazi depuis 1934-35 et en Italie depuis 1928-30.
Et c’est justement parce que l’ouvrier allemand était choyé (Le gouvernement allemand mettaient à disposition des classes populaires des séjours en croisière sur la Baltique) qu’il bossait d’autant plus lorsqu’il revenait à son usine.

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Voyageur
Commentaire Nº22 - 10/11/2009 - 21:47

Oui la gauche ne se souviens de rien.
En 1936 mon grand-père a été mis à la porte de son travail sans préavis par des policiers qui lui ont dit “le travail c’est pour les francais”(Boulogne Billancourt – 92 – Chez un coiffeur).
Mais malgré cela il a toujours été heureux de vivre et travailler en France, pays qu’il aimait et qu’il admirait, lui, l’émigré arménien qui savait ce que veut dire respecter le pays qui vous acceuille. 

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