Mythes et mensonges : “Les femmes ont-elles une âme ?”
12 juin 2009, 16:00 | Auteur : bds | |
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Extrait (abrégé) de Alain Decaux, Histoire des Françaises, Librairie Académique Perrin, Paris, 1972, pp.133-134.
« On affirme qu’en 585, un concile s’est tenu à Mâcon pour trancher d’une épineuse question : la femme a-t-elle une âme ? On écrit là-dessus comme s’il s’agissait d’un fait historique démontré. D’autres interviennent pour s’écrier qu’il s’agit d’une légende.
Il faut dire la vérité. Si l’on consulte la liste des conciles, on s’aperçoit qu’il n’y a jamais eu de concile de Mâcon. On trouve en 586 un synode provincial à Mâcon. Les “Actes” en ont subsisté. Leur consultation attentive démontre qu’à aucun moment, il ne fut débattu de l’insolite problème de l’âme de la femme.
Alors ? D’où vient cette légende si solidement implantée ? Le coupable est Grégoire de Tours. Il rapporte qu’un évêque déclara que la femme ne pouvait continuer à être appelée “homme”.
Il proposa que l’on forgeât un terme qui désignerait la femme, la femme seule. Voilà le problème ramené à son exacte valeur : ce n’était point un problème de théologie, mais une question de grammaire. Cela gênait cet évêque que l’on dît les hommes pour désigner aussi bien les femmes que les hommes.
On lui opposa la Genèse : “Dieu créa l’homme mâle et femelle, appelant du même nom, homo, la femme et l’homme.” On lui rappela qu’en latin, «homo» signifie : créature humaine.
Personne ne parla plus du synode de Mâcon jusqu’à la Révolution française. En pleine Terreur, le conventionnel Charlier demanda si l’on était encore au temps où on décrétait, “comme dans un ancien concile, que les femmes ne faisaient pas partie du genre humain”.
En 1848, une citoyenne devait franchir une nouvelle étape dans l’altération des textes. A la tête d’une délégation du Comité des “Droits de la femme”, elle remettait une pétition tendant à obtenir le droit de vote pour les femmes et commençant par ces mots : “Messieurs, autrefois, un concile s’assembla pour décider cette grande question : savoir si la femme a une âme…”
Les quelques lignes de Grégoire de Tours, définitivement déformées, étaient entrées dans le patrimoine définitif de la crédulité publique.” (via Dia)
L’extrait non abrégé a été archivé ici .
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Voir également :
- «La femme a-t-elle une âme ?» et le “Concile” de 585
- Mythes et mensonges : «les immigrés ont reconstruit la France»
- Parité : mythes et réalités
- Plus le mensonge est gros… (redif)
- Banlieues : une marche contre les violences faites aux femmes
207 Commentaires

Papy Brossard,
Sa condition de soumise lui convient parfaitement,et elle ne comprend pas, ne conçoit notre mode de pensée et notre mode de fonctionnement, c’est étrange mais ce sont ces mots.
Le carcan religieux familiale, l’éducation bien particulière du bled et au moins tout autant de préjugés et d’aprioris. C’est l’homme qui pense et réfléchis la femme obéis,c’est tout , c’est accepté, tel le système patriarcal et archaïque du bled.
Maintenant je m’en fou un peu mais je voulais le signaler au passage.
Je comprends bien ce que vous dites mais le fait est qu’elle n’a rien à foutre chez nous. Il faudra un jour être en mesure de le leur dire politiquement, d’une manière ou d’une autre qui pourrait ne pas présenter toutes les garanties de politesse et, comment dit-elle déjà, de civilisation.
Exactement, j’acquiesce,
mais si pouviez voir l’arrogance et le mépris, même fraichement arrivé, qui est ouvertement affiché pour nos institutions et pour nos fêtes vous en tomberiez des nues.
Avec en prime tous les passe-droits qui vont avec (j’en dit pas plus vous allez être énervé) elle le sait en plus, terrible de malhonnêteté et de provocation, mais le pire je pense quelle le fait naturellement.
Et ça prolifère, et c’est même encouragée par nos administrations.
Femmes Françaises la concurrence arrive et elle va être féroce, ne craignez pas pour vos âmes mais pour votre condition.
Jean Bonblanc “emmes Françaises la concurrence arrive et elle va être féroce, ne craignez pas pour vos âmes mais pour votre condition”
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On en est bien conscientes Jean Bonblanc, c’est probablement pourquoi nous sommes plus anti islam que pas mal d’hommes qui peut-être finiraient par s’en accomoder y voyant peu de contraintes à part prier le fondement dangereusement exposé.
Se demander si les femmes ont une âme et navrant.
Et quand je vois tout ces discours sur la décadence de la société qui serait dûe pour beaucoup au féminisme et à la libéralisation, émancipation de la femme et caetera;
j’ai l’impression d’assister à un discours rétrograde du type traditionaliste à la Bonald ou la Le Play de la France de l’Ancien Régime;
ou bien à un argumentaire vichiste (dans la même veine)…
@ Delta
Moi aussi, cela m’agace quand j’entends attribuer tous nos problèmes à une prétendue décadence qui serait elle-même causée par le féminisme et l’émancipation de l’individu en général.
Mais malgré tout, ce courant de pensée n’est pas majoritaire sur Desouche, même s’il est bruyant et pénible.
Ma grand mere a eu la medaille de la résistance et oui !! Elle a une ame et plus de couille de beaucoup de gauchiste de nos jours, de dhimmis ou de speudo machos qui battent les femmes pour se prouver leur courage… Se demander si les femmes ont une âme et une question de minable décérébré …
Faudrait pas oublier que la plupart des Algériennes ne rêvent que d’une chose : se barrer de chez elles et se trouver un Européen qui la traite autrement qu’en esclave. Allez faire un tour à Alger. Il vous suffit d’avoir un passeport européen pour qu’elles écartent les cuisses. Elles ne sont pas dupes, seules quelques femmes incultes veulent encore de ces “mâles” sans cervelle là-bas, et c’est pour cette raison qu’elles cherchent à repousser leur mariage.
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