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Relaxe de Jawad Bendaoud qui avait logé des jihadistes du 13 Novembre (MàJ : le parquet fait appel)

14/02

Une relaxe, deux condamnations: les réactions ont fusé, tant au Palais de justice que sur les réseaux sociaux. «Je ne m’y attendais pas», a ainsi déclaré au Figaro le père d’une des victimes du Bataclan, sous le choc de la relaxe de Jawad Bendaoud. «Je n’ai jamais vu ça, c’est un scandale. Jawad a embobiné tout le monde. Je suis révolté, j’ai envie de faire justice moi-même.»

«La justice a été bien trop clémente», regrette également Patricia Correia, mère d’une victime du Bataclan. «Je ne suis pas étonnée mais écœurée. La justice d’aujourd’hui n’est pas conforme à la réalité du monde dans lequel on vit, avec ces attaques terroristes» ajoute-t-elle. Avant de déclarer sur la remise en liberté de Jawad Bendaoud: «Savoir que ce type va être dehors, ça me fait peur.»


Le parquet a annoncé mercredi qu’il faisait appel de la relaxe de Jawad Bendaoud et des condamnations contre les deux autres prévenus prononcées par le tribunal correctionnel de Paris.

« Ne partageant pas l’analyse du tribunal, le parquet a interjeté appel de la décision prononcée ce jour par la 16ème chambre » du tribunal, a-t-il annoncé. L’appel n’étant pas suspensif, il ne remet pas en cause la sortie de prison de Jawad Bendaoud, qui aura lieu « ce soir », selon une source judiciaire.

Le Figaro


(…) Comme pressenti par certains avocats présents dans la salle, la présidente clarifie très vite la décision de la cour :

« Il n’est pas prouvé que Jawad Bendaoud a fourni un hébergement à des terroristes (…) afin de les soustraire aux recherches. (…) L’ensemble des charges ne permet pas de prouver votre culpabilité. »
La cour rappelle aussi que le prévenu est resté « constant dans ses déclarations contrairement à Mohamed Soumah ». Isabelle Prévost-Desprez souligne que « rien » dans les écoutes mises en place ne permet d’affirmer que Jawad Bendaoud avait été mis au courant de l’identité de ses deux « locataires » – Abdelhamid Abaaoud et Chakib Akrouh – par Hasna Aït Boulahcen ou son ancien « partenaire en affaires », qui lui avait présenté la jeune femme.

Relaxe. Jawad Bendaoud s’assoit quelques instants, avant de tapoter sur l’épaule d’un des gendarmes qui l’entourent, comme s’il n’y croyait pas. Le prévenu passe la tête par-dessus la vitre du box pour embrasser les mains et les têtes de ses avocats. A l’autre bout de la salle, une voix l’interpelle. C’est celle de Bley Bilal Mokono, l’une des victimes des kamikazes du Stade de France. Les deux hommes s’étaient parlé directement la semaine dernière, lors du témoignage de cet ancien garde du corps, devenu paraplégique depuis les explosions.

« – Jawad, tu te tiens à carreau ! – T’inquiète Bilal, c’est fini maintenant ! »
Jawad Bendaoud quitte la salle à la manière d’un acteur, comme tout au long de son procès. Le poing levé, celui que toute la France, éberluée, avait découvert – le matin du 18 novembre 2015 sur BFMTV – fait de grands gestes et envoie des baisers en direction de ses avocats : « Je vous aime ! »
L’Obs


Jawad Bendaoud a été relaxé par le tribunal correctionnel de Paris, mercredi 14 février. Il était jugé pour « recel de malfaiteurs », après avoir mis à disposition un appartement à deux auteurs des attentats du 13-Novembre. Jawad Bendaoud avait clamé son innocence tout au long du procès.

Jawad Bendaoud, parfois surnommé « le logeur de Daech », est un délinquant multirécidiviste de 31 ans. Il avait mis à disposition d’Abdelhamid Abaaoud, l’un des cerveaux présumés des attentats, et de son complice, Chakib Akrouh, un squat où ils s’étaient repliés à Saint-Denis. Jawad Bendaoud s’était retrouvé sous le feu des projecteurs, le 15 novembre 2015, lorsqu’il avait expliqué face au caméra avoir « rendu service » sans s’avoir que « c’étaient des terroristes », alors qu’un assaut anti-terroriste était en cours dans l’immeuble de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

Le tribunal correctionnel de Paris a en revanche condamné Youssef Aït Boulahcen, le cousin d’Abdelhamid Abaaoud et le frère d’Hasna Aït Boulahcen, à quatre ans d’emprisonnement, dont un avec sursis. Il était poursuivi pour non dénonciation de crime terroriste. Mohamed Soumah, jugé comme Jawad Bendaoud pour « recel de malfaiteurs terroristes », a écopé de cinq ans de prison avec maintien en détention.

France TV Info

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