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Arrestation en Syrie de deux djihadistes britanniques qui torturaient des otages français

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Pourquoi l’arrestation en Syrie de deux djihadistes britanniques pourrait intéresser la France

Deux djihadistes britanniques qui torturaient les otages français en Syrie ont récemment été arrêtés par une force arabo-kurde alliée de Washington. Ces arrestation pourraient intéresser la France.

Ils ont été les geôliers des otages français et occidentaux en Syrie. Surnommés les « Beatles » par leurs prisonniers occidentaux, ces djihadistes britanniques faisaient partie du groupe chargé de les surveiller. Sur les quatre djihadistes, ils en restaient encore deux en liberté. Ils ont été récemment capturés en Syrie par une force arabo-kurde alliée de Washington et auraient commencé à collaborer en donnant des informations à la coalition. Les prisonniers occidentaux avaient donné le surnom de « Beatles » aux quatre geôliers en raison de leur accent britannique, et les avaient affublés des prénoms des légendaires chanteurs : Paul, George, Ringo et John.

« C’étaient nos gardes les plus violents », a raconté l’ancien otage Didier François

Le plus célèbre des quatre « Beatles » djihadistes était le Britannique Mohammed Emwazi, connu pour ses vidéos de décapitation d’otages qui avaient marqué l’opinion publique en 2014 et en 2015, sur lesquelles il apparaissait couteau de boucher à la main et vêtu de noir. Surnommé « Jihadi John », il a été tué en novembre 2015 par un bombardement à Raqqa. Un autre membre de ce groupe Aine Davis (surnommé Paul), est lui détenu en Turquie. Les deux autres ont donc été arrêtés et identifiés comme étant El-Shafee el-Sheif (surnommé George) et Alexanda Amon Kotey ou Alexander Kotey (surnommé Ringo).

Sur Europe 1, l’ancien otage Didier François a raconté à quel point ces quatre djihadistes britanniques étaient cruels : « C’étaient nos gardes les plus violents, adeptes de la torture systématique avec une forte prédilection pour ce qui était technique de noyade ou d’étouffement. Ils adoraient aussi tout ce qui était simulacre d’exécution ou de crucifixion. Avec eux, les coups pleuvaient dès qu’ils entraient dans la cellule. C’était des gardes qui frappaient très dur. Comme ils aimaient cela, ça pouvait durer assez longtemps. »

Ce quatuor est aussi accusé d’être responsable de la détention et de la décapitation d’environ une vingtaine d’otages, notamment des Occidentaux parmi lesquels les journalistes américains James Foley et Steven Sotloff et le travailleur humanitaire américain Peter Kassig. Par conséquent, leur capture pourrait intéresser un certain nombre de pays, dont les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France. Quatre journalistes français, Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torres ont été détenus pendant 10 mois par l’Etat islamique. Ils ont été libérés en avril 2014. (…)

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