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La France, l’Europe, l’Occident, doivent comprendre que leur identité tient aussi dans leur capacité historique à innover, à conquérir d’autres espaces, à repousser les limites du monde connu

Fév
2018

Heavy Falcon X. Un nom de jeu-vidéo. Une fusée plus puissante qu’Ariane ou les dernières productions de la Nasa. Une révolution technologique. Un créateur ressemblant à un personnage de bande-dessinée. Bref, un rêve de petit garçon. Alors que la France a renoncé à concourir pour l’obtention de l’organisation de l’exposition universelle, ne pouvant assumer les coûts cumulés à ceux des Jeux Olympiques d’été 2024 de Paris, un homme dans la quarantaine fait ce que des pays comme le nôtre n’osent même plus rêver.  (…)

La France, l’Europe, allons-y, l’Occident, doivent comprendre que leur identité tient aussi dans leur capacité historique à innover, à conquérir d’autres espaces, à repousser les limites du monde connu. Christophe Colomb a découvert l’Amérique parce qu’il y a cru, parce qu’il a souhaité repousser les frontières et briser les obstacles qui se dressaient sur son chemin. Désormais, des acteurs traditionnellement non souverains peuvent accomplir des prodiges qui étaient jusqu’alors réservés aux Etats. Aujourd’hui Falcon Heavy X, au nom tout droit sorti de la revue Heavy Metal ou d’un roman d’Herbert, demain l’Hyperloop. Quant à nous, pauvres Français, nous ne sommes plus capables de financer des bretelles d’autoroute. Il serait temps d’en prendre conscience, de le comprendre.

La modernité et le progrès ne doivent pas être synonymes de la fin du « fucking white male », de l’avènement du multiculturalisme ou de la destruction en règle des classes moyennes, brisées par le rouleau-compresseur de la finance algorithmique, mais bien du retour de l’Etat stratège, prospectif, sachant capter le zetigeist à son propre profit comme au profit du peuple, utilisant intelligemment les initiatives privées, comme les pays européens surent le faire avec les Compagnie des Indes, ou comme la Chine le fait présentement. Si nous ne voulons pas n’être qu’une nation de seconde zone, dans un continent de seconde zone, tiers-mondisé et vidé de sa substance, il nous faut réhabiliter la notion de progrès, en commençant par la redéfinir, en la dérobant à ceux qui s’en font les promoteurs tout en la travestissant. Les traditions n’étant rien d’autre que des progrès qui ont été durablement profitables à tous.

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