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Nouveau procès des meurtriers de Jean-Claude Irvoas

Jan
2010

Jean-Claude Irvoas, âgé de 56 ans, est mort suite à une agression à Épinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) en octobre 2005. Ses agresseurs, jugés en 2007, avaient fait appel. Le Figaro nie d’emblée un éventuel racisme antiblanc dans cette affaire et affirme que trois des quatre individus concernés sont d’«origine européenne».


Dans l’après-midi du 27 octobre 2005 à Épinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), Jean-Claude Irvoas, voulait photographier un lampadaire pour des raisons professionnelles. Suite à une brève altercation avec quatre individus, il chutait lourdement sur le trottoir et succombait peu après, en dépit de tentatives de réanimation. Sa compagne et sa fille ont assisté à la scène tragique, filmée de surcroît par une caméra de vidéosurveillance.

L’extrême droite avait tenté de la récupérer pour crier au racisme antiblanc, alors que trois des quatre agresseurs sont d’origine européenne.

Jean-Claude Irvoas est mort car Samba Diallo, Sébastien Béliny, Benoît Kusonika et Icheme Brighet, qui ont reconnu leur participation, voulaient lui dérober son appareil numérique. Le premier, en effet, «dealait» du cannabis : il a cru que M. Irvoas le photographiait. Celui-ci, espérant effrayer ses agresseurs, avait prétendu qu’il était «flic à Nanterre»…

À l’issue du procès de novembre 2007, l’avocat général avait requis des peines allant de cinq à dix-huit ans d’emprisonnement pour les quatre comparses. Après un délibéré de plus de sept heures, la cour et les jurés ont revu à la baisse les sanctions : deux ans de prison pour Sébastien Béliny, simple guetteur, douze années de réclusion pour MM. Diallo et Brighet, complices du crime, et, enfin, quinze pour Benoît Kusonika, son auteur. Ce jeune homme né à Limoges, 25 ans lors des faits, se montrait parfois violent avec sa compagne d’alors. Il avait passé une nuit blanche et fumé quelques joints lorsque son chemin a croisé celui de la victime.

Au procès de Bobigny, le père de M. Kusonika avait demandé pardon à la partie civile. Évoquant la victime, il déclarait ainsi : «Cet homme-là, c’est moi, c’est nous, c’est tout le monde ici ! Ç’aurait pu être n’importe qui.»

Source : Le Figaro
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