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Alger : ruée d’étudiants au Centre culturel français pour obtenir un visa (Màj)

31/10

31/10/2017

Le RND, parti du Premier ministre Ahmed Ouyahia, accuse, dans un communiqué, des parties, sans les identifier, d’instrumentaliser les images de la foule d’étudiants massée devant le Centre culturel français (CCF) pour nuire à l’image de l’Algérie.

«Certains ont voulu faire croire qu’il s’agissait de demandeurs de visa alors que la réalité est toute autre. Les foules qui se sont amassées hier devant le CCF étaient là pour passer un concours de maîtrise de la langue française dans la perspective de poursuivre leurs études en France», souligné le communiqué, ajoutant que c’était là, une tentative manifeste de nuire à l’image du pays.

Le RND a également affirme qu’il ne s‘agissait pas de «harraga», mais d’étudiants en quête de savoir, appuyant ses propos par une référence religieuse incitant à faire la quête du savoir même si cela nécessitait d’aller jusqu’en Chine (atlouboo el ‘ilm walaw kana fi ssin).

Le parti d’Ahmed Ouyahia n’a, cependant, fait aucune référence à la déliquescence de l’université algérienne qui demeure en queue des classements internationaux. Aucun mot non plus sur les effets de la crise sur une jeunesse inquiète pour son avenir. Pourtant, le Premier ministre n’a pas été avare de déclarations pessimistes ces derniers temps.


30/10/2017

Une foule impressionnante d’étudiants est massée depuis les premières heures de ce dimanche pour accéder au Centre culturel français (CCF). Tous espèrent pouvoir passer le TCF, le test de connaissance de la langue française, ouvrant droit à une inscription dans une université française. Les images, qui font le buzz sur la toile, donnent un aperçu de l’ampleur de l’angoisse de la jeunesse face à un avenir incertain engendrée par l’échec sans appel des politiques du pouvoir.

Ils étaient peut-être des milliers à espérer franchir le seuil du portail du CCF ce matin. Plusieurs d’entre eux ont même passé la nuit dehors pour être les premiers à être reçus. Ce sont tous des étudiants qui estiment que l’avenir est compromis et que les diplômes délivrés par les universités algériennes ne valent plus rien. Ils tentent leur chance en passant le test de connaissance du français qui ouvre droit à une inscription dans une université française.

(…) Algérie Focus

(Merci à Daudin)

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