Plein ecran

Vannes (56) : Hugo est-il parti combattre Daech ?

06/09

Anne est persuadée que son fils, qui n’a pas regagné la caserne du 3e Rima de Vannes, où il est militaire, est parti rejoindre le camp des combattants qui luttent contre Daech.

Hugo, militaire au 3e Rima de Vannes, est porté disparu depuis le 6 avril. « Ce jour-là, on l’a déposé à la gare de Compiègne, à 17 h. Il devait prendre une correspondance à Rennes », explique Anne, la mère du soldat.

Arrivé dans la capitale bretonne, l’un de ses camarades, qui ne le connaît que de vue, l’aperçoit prendre l’escalier, alors que les portes du train à destination de Vannes se referment.

Selon la famille, l’enquête montre que le jeune homme s’est rapidement rendu à Nantes et qu’il a acheté sur internet un billet d’avion pour Londres. « Il a retiré 400 € à Southampton et on ne sait pas où il est parti », ajoute sa mère.

Un faux profil pour communiquer

Mais, quelques jours plus tard, il donne de ses nouvelles d’une manière plutôt étrange. « Ses amies ont reçu deux messages où il explique qu’il vient de créer un profil Facebook provisoire et qu’il sera impossible de lui répondre après », témoigne la maman.

Dans ses écrits, dont le dernier mail remonte à la mi-juillet, « il raconte qu’il est très loin de la France, qu’il est obligé de parler anglais, que son pays lui manque, que son village lui manque, mais qu’il a des choses à se faire pardonner. Qu’il doit en terminer avec ces gens qui commettent des crimes et qu’il doit arriver à son terme », raconte la mère d’Hugo, très inquiète de ces propos.

Malgré une enquête de gendarmerie ouverte pour disparition inquiétante, le procureur de la République de l’Oise a classé l’affaire sans suite en « disparition volontaire ».

Depuis, Anne et la famille d’Hugo sont dans l’attente. « On ne sait pas quoi faire. Faut-il se rendre en Syrie ou en Irak, à la rencontre des combattants kurdes qui parlent anglais ? Mais on ne va pas dans une agence de voyages demander un billet d’avion pour ces destinations… Alors, on espère qu’il reviendra un jour. Mais quand ? »
Le Télégramme

Aidez-nous à administrer ce site

 

 


 

Abonnement mensuel

 

Abonnement hebdomadaire

Commentaires

X