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Affaire Théo : le jeune homme se confie, « Encore aujourd’hui les policiers me narguent »

Juin
2017

Dans deux entretiens parus ce mardi, le jeune Théo, qui avait été gravement blessé lors d’une interpellation policière musclée en février dernier, évoque le comportement d’agents qui le « narguent » selon lui encore aujourd’hui. Dans cette affaire, quatre fonctionnaires avaient été mis en examen.

Les violences subies en février dernier lui ont valu 60 jours d’Incapacité temporaire de travail. Près de cinq mois après son interpellation dans la Citée des 3.000 d’Aulnay-sous-Bois, et sa très grave blessure au niveau de la zone rectale, le jeune Théo, 22 ans, raconte son quotidien.

Outre l’évolution de son état de santé et sa lente reconstruction, il évoque dans ces deux entretiens respectifs son état d’esprit à l’égard de ses agresseurs, mais aussi l’attitude d’autres policiers qui patrouillent près de chez lui. « Aux quatre policiers qui m’ont fait ça, oui je leur en veux et aussi aux policiers de mon quartier qui se moquent de moi qui me provoquent avec leur matraque« , confie-t-il à BFMTV. Et de poursuivre : « Hier encore, j’étais en bas de chez moi, les policiers sont passés en voiture et il y a un policier qui dit : ’Salut Théo, tu te rappelles de la matraque ?’ Il rigole et il s’en va. Ils le font souvent« .

« Nous, à Aulnay, on a l’habitude de voir beaucoup de policiers qui nous narguent. Ils me narguent aussi. Là où je suis, ils vont freiner, ils vont rigoler sur moi, ils vont montrer leur matraque », assure-t-il aussi à RTL.

Pour l’heure, le jeune homme vit toujours avec la poche médicale qui lui a été préconisée après sa déchirure anale et sa perforation du colon. « Ça me fait très très mal. Ça me dérange au quotidien », a-t-il précisé sur sa convalesence. Et d’ajouter : « Je guéris, mais je guéris en agissant. (…) Si je baisse les bras, c’est un mauvais exemple que je donne aux gens. Je dois rester debout ».

Dans cette affaire, quatre policiers sont mis en examen, un pour viol et les trois autres pour violences volontaires en réunion. Les condamnations de ces violences policières avaient été quasi unanimes : du maire LR d’Aulnay Bruno Beschizza, ancien policier, au président Hollande qui s’étaitrendu au chevet du jeune homme quelques jours après les faits.

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