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Le New-York Times accuse les opérations de sauvetage des migrants d’avoir des conséquences mortelles inattendues

19/06

Les plans de sauvetage des migrants dans la mer Méditerranée et mettre fin aux réseaux de passeurs ont eu des conséquences mortelles inattendues, selon les associations de gestions de crises.
En effet, toute initiative pour endiguer la crise des migrants peut se retourner contre leurs instigateurs en incitant les passeurs à adopter des tactiques encore plus dangereuses.
Voici comment ces plans ont poussés des migrants désespérés dans des situations encore plus désespérées.

La réponse des passeurs aux plans de sauvetage.

Les corps de 10 migrants ont été découverts, et plus de 100 migrants ont été portés disparus ce samedi, à proximité de la côte Libyenne. 8 des corps ont été trouvés sur une embarcation gonflable en Mer Méditerranée dans une zone dangereuse à la navigation, entre la Libye et l’Italie, connue comme la route maritime principale de Méditerranée centre.
Chaque année, les ONG patrouillent dans la zone et sauvent des milliers de migrants en danger de noyade.

Effectuer des opérations de sauvetage proche des côtes libyennes a permit de sauver des centaines de vie. Mais des critiques ont pointé le fait qu’elles incitent encore plus les migrants à tenter le voyage, et les passeurs à envoyer plus d’embarcations.
D’après un analyste de Frontex « les migrants et réfugiés – déjà encouragés par les récits des migrants ayant déjà réussi à passer – tentent la dangereuse traversée car ils sont au courant des opérations de sauvetage, et comptent sur elles pour atteindre l’UE »

Les passeurs utilisent des coquilles de noix, et fournissent juste assez de carburant pour atteindre la sortie des eaux territoriales libyennes. Les pilotes prennent le moteur et retournent en Libye sur une autre embarcation, laissant les migrants à la dérive jusqu’à ce que l’aide arrive.
Frontex s’attend à ce que le nombre de morts de 2017 surpasse les chiffres des années précédentes. Cela s’est confirmé chaque mois de cette année jusqu’à récemment : Une série de noyade sur trois jours a coûté la vie à 700 personnes en Mai 2016

« Nous savons que ce que nous faisons ne constitue pas une solution » affirme Stefano Argenziano, coordinateur des opérations de sauvetage des migrants chez Médecins sans frontières (MSF), qui a porte assistance aux migrants près de la côte libyenne depuis 2015. « Ce n’est pas la source du problème, ce n’est pas non plus la solution. C’est la nécessité impérieuse de sauver des vies, lorsqu’elles sont en danger. »

En dépit des critiques, il n’y a aucune preuve qu’une réduction des sauvetages réduirait les pertes humaines. Après l’arrêt du financement européen au programme italien de sauvetage Mare Nostum en 2014, les tentatives de passages et le nombre de noyés ont atteint des records.
L’ONU est partisante d’une augmentation des plans de sauvetage, affirmant que les taux de mortalité seraient plus grands sans eux.

La qualité des embarcations se dégrade

Les autorités avaient commencé à detruire les embarcations en bois utilisées par les passeurs, espérant que cela endiguerait les réseaux criminels.
Mais cela a eu un effet inattendu : Les passeurs utilisent de plus en plus d’embarcations « poubelles »

Le conseil Européen avait commencé à coulé les embarcations en 2015, en détruisant plus de 500 depuis.
D’après Mr Argenziano, « la mise en place de ces opérations anti passeurs a accéléré la dégradation de la qualité des embarcations »

Les embarcations de 10 mètres en plastique pas cher sont montrés du doigt comme la cause de la hausse du nombre de noyés car elles ne sont pas adaptées à un long trajet, et se retournent facilement, selon l’Agence aux Réfugiés des Nations Unies

Mesurant à peine deux voitures de large, ces embarcations sont destinées à transporter environ 60 passagers. Mais Frontex a pu observer plus de 150 personnes à bord. Les chiffres ont augmentés depuis 2015, selon Europol.

« Si vous avez des embarcations avec 170 personnes à bord, elles peuvent chavirer en quelques secondes » affirme Izabella Cooper, porte parole de Frontex. « Et cela ne prend que quelques secondes à ces gens pour se noyer. Beaucoup de gens venant d’Afrique n’ont jamais vu la mer de leurs vie »

Toutes les parties sont d’accord pour dire que la solution se situe en Libye et dans l’Afrique profonde, où l’amélioration du niveau de vie pourrait empêcher les populations de s’embarquer dans ce voyage mortel.

Des gouvernements ont pris des décisions pour décourager les migrants de prendre la mer, comme de celle de l’Italie d’entrainer les gardes côtes lybiens afin qu’ils puissent intercepter et sauver les migrants avant qu’ils atteignent les eaux internationales.

« Il ne fait aucun doute que la situation en Libye est assez dégradée pour permettre à des milliers de migrants de s’echapper » affirme Frederico Soda , le directeur du bureau coordination pour la Méditerranée, de l’organisation internationale pour les migrations.

« Il est vraiment temps de commencer à étudier des politiques à long terme » ajoute t’il. « L’Afrique et l’Europe seront toujours voisins. Les mouvements de populations entre les deux est une réalité pour les décennies à venir »

Ny Times

(Merci à Monsieur L pour la traduction)

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