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Législatives : les proches de Philippot, en force dans un futur groupe FN

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Au Front national, les plus réalistes savent que les législatives s’annoncent moins favorables qu’annoncé et tablent désormais sur une quinzaine d’élus. Parmi les candidats investis dans les circonscriptions les plus «gagnables», les soutiens de Philippot sont largement représentés.

Après une présidentielle décevante, le Front national peut tout de même se réjouir d’avoir poursuivi sa progression constante en nombre de voix. Si le bilan de la défaite laisse poindre d’importantes divergences au sein du parti de Marine Le Pen, sur les sujets économiques et sociétaux notamment, les législatives occupent déjà l’esprit de nombreux responsables.

Le parti de Marine Le Pen sait que la tâche s’annonce tout de même compliquée: les mirages d’un groupe fort de 80 députés véhiculés par les plus optimistes ont vécu. Ces derniers se réjouiraient désormais de 30 à 40 sièges. Les plus réalistes, eux, tablent sur 15 à 20 sièges, «vraiment gagnables». Alors que Florian Philippot a menacé de quitter le FN en cas de changement de ligne, et que Marion Maréchal-Le Pen a pris sa retraite politique anticipée, une inconnue demeure: quels seraient les équilibres entre ces têtes d’affiche des deux grandes tendances du parti au sein d’un futur groupe parlementaire FN?

En janvier dernier, l’Ifop réalisait pour le Figaro une analyse inédite sur les rapports de forces internes au FN. L’aile menée par Marion Maréchal-Le Pen sur une ligne libérale en économie, conservatrice en société, et identitaire, était préférée par 52% des frontistes interrogés. L’aile représentée par Florian Philippot, hostile à l’Euro et l’Europe, interventionniste, moins radicale sociétalement, avait obtenu 29 % de soutiens.

Les 19% restants avaient déclaré refuser de trancher et n’avoir de préférence que pour Marine Le Pen, qualifions-les de «non alignés». Depuis, le dispositif dirigeant du FN s’est trouvé fragilisé: de nombreuses voix reprochent notamment à Florian Philippot et à ses soutiens d’avoir monopolisé le parti, sa ligne et la candidate, en incarnant pourtant une tendance minoritaire. Les mêmes craignent que «les philippotistes» ne soient surreprésentés parmi les candidats dans des circonscriptions gagnables. […]

Le Figaro

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