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Interdits de donner un prénom breton à leur enfant

Mai
2017

Jean-Christophe est jeune papa d’un petit Fañch depuis jeudi. Un prénom d’origine bretonne qui n’a pas été accepté par l’état civil lors de son enregistrement à Quimper (Finistère). Motif : l’État français ne reconnaît pas la lettre « ñ » dans les prénoms.

Ce devait être un moment de bonheur : jeudi 11 mai, à la maternité de Quimper (Finistère), Jean-Christophe devient papa d’un petit garçon. Son prénom ? Le couple l’a choisi depuis 9 mois. Ce sera Fañch. Un prénom breton que portent deux écrivains (Fañch Peru et Fañch Broudig).

L’hôpital se charge des formalités, mais le vendredi après-midi, le couple reçoit un appel dans la chambre d’hôpital. « L’état civil nous annonçait qu’il était impossible d’enregistrer le prénom », raconte Jean-Christophe.

Le problème ? Cette petite vague que l’on appelle tilde, qui coiffe le ñ. Une lettre de l’alphabet breton qui n’est pas reconnue dans l’orthographe française. Une circulaire datant du 23 juillet 2014 et publiée au Journal officiel énumère en effet les signes diacritiques autorisés dans l’état civil : le ñ n’en fait pas partie.

« C’est pourtant comme cela que s’écrit le prénom », assure Jean-Christophe. Cette lettre modifie en outre la prononciation de la voyelle qui la précède. « On nous a dit qu’il fallait changer de prénom, nous avons jusqu’à mardi pour prendre une décision. »

Une difficile décision : « Toute la Bretagne sait qu’il s’appelle comme cela ! » plaisante le papa. D’ailleurs, le petit a déjà un surnom : « Fañch tilde ! »

(…)

Ouest France

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