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Melun (77) : trois jeunes jugés pour « séquestration », « tentative de viol » et « actes de barbarie » (Màj : 10 à 13 ans de réclusion)

21/04

21/04/2017

La cour d’assises de Seine-et-Marne, à Melun, a condamné, ce vendredi, Khaled Hamdi, 21 ans, et Christ Maouabona, 21 ans, à treize ans de réclusion criminelle et Madassa Doucouré, 22 ans, à dix ans de prison. Actes de torture, tentative de viol, séquestration, menaces de mort et vol en réunion : ils avaient fait vivre un véritable calvaire à deux jeunes, alors âgés de 17 et 22 ans, dans des rues de Beauval, à Meaux, dans la nuit du 9 au 10 septembre 2014.

L’avocat général Alexis Bureau avait requis vingt ans de réclusion criminelle à l’encontre de Khaled Hamdi et Christ Maouabona, ainsi que quinze ans à l’encontre de Madasse Doucouré. Il est revenu sur « chaque interminable minute de cette soirée, où les victimes ont été livrées à l’imagination sadique de leurs tortionnaires » : «Elles se sont demandé ce qu’elles avaient fait pour mériter cela, si les violences et les humiliations allaient empirer et quelle attitude adopter. Combien de fois se sont -elles vues mourir ? » Il a également requis un suivi socio-judiciaire d’une durée de trois ans, peine complémentaire prononcée par la cour.

Me Jean-Charles Nègrevergne, l’avocat du mineur victime d’une tentative de viol, l’a martelé face aux jurés : « Cela aurait pu arriver à vous, à moi, à nos enfants». Quant à Me Natacha Haleblian, l’avocate de la seconde victime, elle a souligné la volonté des accusés « d’humilier et de briser des hommes » : « Mon client pensait y rester physiquement, il y est resté psychologiquement ».

Pas question pour Me Emmanuel Giordana, qui défendait les intérêts de Khaled Hamdi, de « mettre en doute une seule seconde les déclarations des victimes ». Suivant l’avis d’une psychologue, l’avocat estimait qu’il n’y avait « pas de connotation sexuelle dans la tentative de pénétration» et qu’il s’agissait d’une « humiliation ». Aucun des accusés n’a endossé la responsabilité de cet acte. Pour expliquer le passage à l’acte de son client, il a évoqué « l’alcool et le cannabis qui se potentialisent ». Avant de citer la « dynamique de groupe », reprenant les mots du Dr Frantz Prosper, psychiatre : «Chaque action de l’un sert de caution à l’autre, chaque action de l’un stimule l’autre. »

Me Karine Chevalier, l’avocate de Christ Maouabona, a insisté sur la transformation, au cours de sa détention provisoire, de son client, « cet homme qui se cache derrière ses cheveux » : « Il est capable d’auto-critique, même s’il y a encore du chemin ». Quant à Me Florent Dejonge, il a martelé que Madassa Doucouré était resté « en retrait ». « Il n’a pas pris d’initiative même s’il n’a rien empêché. Il avait peur du regard des autres. C’est très difficile de quitter un groupe ».

Le Parisien


19/04/2017

Trois jeunes hommes comparaîtront à partir de mercredi devant les assises de Melun pour séquestration, actes de barbarie en réunion, tentative de viol, vol en réunion et menaces de mort. Les faits s’étaient déroulés à Meaux en septembre 2014.

Depuis les faits, décrits comme « une virée à l’Orange mécanique » par l’avocate de la défense, l’une des victimes a vu sa vie détruite. La cour d’assises de Seine-et-Marne, à Melun, juge à partir de mercredi 19 -et jusqu’à vendredi 21- trois jeunes hommes pour séquestration, actes de barbarie en réunion, tentative de viol, vol en réunion et menaces de mort.

Les faits, particulièrement violents, remontent au 10 septembre 2014 à Meaux, en Seine-et-Marne. Ce soir-là, Khaled Hamdi, 21 ans, Christ Maouabona, 21 ans également, et Madassa Doucouré, 22 ans vont faire vivre un calvaire à leurs deux victimes. Ils alpaguent leur première, un homme de 22 ans, au hasard dans la rue. Sous l’emprise de stupéfiants, du cannabis, ils commencent par lui faire les poches et lui voler son téléphone avant de le menacer pour qu’il se rende dans une épicerie pour leur acheter de l’alcool.

A son retour de la boutique débute un déchainement de violence. Le jeune homme, conduit sur un parking, est déshabillé, roué de coups, humilié. « Ils vont même jusqu’à l’écraser avec une palette en bois, crachent et urinent sur lui », explique même Le Parisien. Puis obligé de s’allonger au milieu de la nationale, dans le but de faire s’arrêter des automobilistes que les voyous espèrent bien dépouiller.

L’équipé barbare ne s’arrête toutefois pas là. Le trio infernal agresse un jeune mineur de 17 ans qui passait par là. Conduit de force sous un pont, les deux victimes sont forcées à se battre entre elles. L’adolescent est roué de coups, piétiné, et victime d’une tentative de sodomie avec une branche par les trois jeunes hommes.

Le calvaire prend fin vers 1h du matin quand les victimes parviennent à s’enfermer dans l’appartement de l’un d’entre eux, où ils avaient été conduits, selon leurs témoignages, en vue d’un cambriolage.

Les trois délinquants ont partiellement reconnu les faits mais tentent de minimiser leur implication. Tous encourent la réclusion criminelle à perpétuité.

France Soir

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