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Pepe : l’histoire d’une grenouille devenue la mascotte de l’extrême droite

18/01

Cette grenouille, apparue dans une bande dessinée dans les années 2000, a été récupérée dans la campagne présidentielle américaine par certains partisans de Donald Trump. […] Pepe est un exemple unique d’une blague en ligne devenue malgré elle vecteur d’un message politique. Pendant des années, il fut le symbole de personnes jeunes revendiquant une certaine exclusion de la société, fiers de leurs codes inconnus du grand public. Pepe leur a échappé.

La popularité soudaine de Pepe a en effet coïncidé avec les prémices de l’élection présidentielle américaine. En juin 2015, Donald Trump annonce sa candidature. Le premier «Trumpepe», un Pepe inspiré du magnat de l’immobilier, est publié un mois plus tard sur 4chan, d’après le site spécialisé Know Your Meme. En octobre 2015, Donald Trump partage à ses millions de followers le message d’un partisan, qui comprend une image de Pepe devant un podium présidentiel. En août 2016, lors d’un discours donné par Hillary Clinton, un homme dans la foule hurle «Pepe».

Il s’agit d’un utilisateur de 4chan mis au défi de perturber l’évènement, diffusé en direct sur YouTube. En septembre, le fils de Donald Trump publie sur son compte Instagram une parodie du film Expandables: on y voit un homme à tête de grenouille à côté de Donald Trump. Deux jours plus tard, l’équipe de campagne d’Hillary Clinton publie sur le site de la candidate un article dénonçant Pepe comme un symbole de l’extrême droite blanche.

La grenouille figure désormais dans la liste des symboles de haine de l’Anti-Defamation League. Même après la victoire de Donald Trump, elle reste aujourd’hui le symbole de l’extrême droite en ligne. Et commence à faire des émules ailleurs. En France, Pepe est encore un meme relativement confidentiel, car provenant du Web anglophone. Reddit et 4chan n’y ont pas beaucoup d’influence. Leur équivalent français serait plutôt à chercher du côté du site jeuxvideo.com, dont les forums très actifs produisent leurs propres memes. […]

Le Figaro

Merci à Lilib

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