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Calvados (14) : cherchant l’amour, elle héberge des clandestins rencontrés sur Facebook

10/01

Une femme âgée de 33 ans a comparu jeudi 5 janvier 2017 devant le tribunal de grande instance de Caen (Calvados) pour aide à l’entrée, à la circulation et au séjour irréguliers d’étrangers en France, de 2013 à 2016, à Caen.

Par crainte de la solitude et par besoin d’amour, une trentenaire a hébergéà son domicile, de 2013 à 2016, plusieurs étrangers en situation irrégulière, n’hésitant à devenir leur compagne. Elle a dû répondre de ces agissements devant le tribunal de grande instance de Caen (Calvados), jeudi 5 janvier 2017.
Entrant en contact avec des hommes en situation irrégulière via Facebook et croyant être aimée, plusieurs vivront avec elle en situation maritale en l’espace de trois ans. L’un d’eux deviendra même le père de son enfant, qui décédera au bout de quelques mois. Le couple se sépare, l’homme se montrant violent. La prévenue commence alors à boire cherchant toujours l’âme soeur sur le net. Les hommes se succèdent, parlant d’amour et parlant surtout de lui faire un enfant afin de régulariser leurs situations. Fragile, elle se verra imposer des relations sexuelles.
La prévenue, sous curatelle, souffre de déficience légère. En carence affective et consommatrice d’alcool, c’est quelqu’un de très vulnérable. ce qui fait dire au procureur : « Elle enchaîne les compagnons en situation irrégulière les uns après les autres. Il faut la protéger d’elle-même. » Et le président d’ajouter : « C’est impressionnant le nombre d’hommes de ce genre à votre porte ! On dirait un réseau ! Vous vous rendez compte que ces rapports sexuels imposés, ce n’est pas rien ? »
L’avocate de la défense explique que sa cliente était amoureuse et qu’elle a compris aujourd’hui que ce n’était pas réciproque. « Elle n’avait pas conscience de commettre un délit pénal. Elle était prête à tout accepter pour ne pas vivre seule. Elle était victime des hommes qu’elle hébergeait et subissait les violences psychologiques et sexuelles qu’ils lui imposaient. »
La cour estime les infractions graves. Elle écope d’un mois de prison avec sursis et de 500 euros d’amende. « Ce genre d’infraction coûte très cher à la société, vous pouvez encourir 5 ans de prison ferme, lui explique le président, attention car c’est au-dessus de votre tête ! »

Tendance Ouest

Merci à Stormisbrewing

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